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Tome second. C - F.
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íu Atmaidan pour Ahnaïàan , parce qu*AI est Tafticífisans lequel les Persans 8e les Arabes ne prononcent ja-ínais le mot de Maídan. Le plus grand de ces maídansou marchés a du côté du midi plusieurs grands palais ,bâtis par dissérens kans 8c seigneurs Persans. On y re-marque entr’autres ceux d’AllaWerdi - Kan, gouverneurde Schiras; d’Alliculi - Kan, président de la justice , deMahomet-Kan., gouverneur de Kentze , de S'chid-Ach-met - Kan , grand prévôt fous le régne de Schàch-Abas.

L’autre marché est nommé Sen\e Maidan , & est versPoccident de la ville. Dans l’un & dans P autre marché,auffi bien que dans les bazars ou boutiques & magasinsqui sont dans les rues couvertes , on volt grand nombrede marchands & quantité de marchandises qu’on y acheteà un prix fort raisonnable. On y a des turquoises qu’ílsappellent Firusc, 8c qui se trouvent en grande quantitéauprès de Nisabur Sc de Fìrus-Cuh , de la grosseur d’unpois 8c quelques-unes de la grosseur d’une feverole, pourvingt ou trente fols au plus; les rubis Sc les grenats fontaussi à fort bon marché. Le soir, après que les boutiquesfont fermées, on expose du côté du levant une autreforte de marchandises ; ce font dés Cahbeha , ou descourtisanes qui se prostituent au premîér venu. Ellesfont toutes assises de rang, ayant le visage voilé, &derriere elles une-appareilleuse.qu’ils appellent Dehal ;elle est chargée d'un matelats & d'une couverture pi-quée , 8c tient à la main une chandelle éteinte qu’elleallume > quand quelqu'un se présente, afin qu’il puissevoir au visage, 8c choisir celle qu’il trouve le plus ason gré.

Du côté oriental de la ville est le cimetière, où seVoit dans une belle mosquée le tombeau de Schahesade-Hosseín, un des fils de Dessein, auprès duquel on a ac-coutumé de faire les íermens que l'on exige en justice,ce qui s’observe par toute la Perse , aux lieux où il y a desfépulchres de saints ou de leurs parens. Outre cette .mosquée ou Metz.id, il y en a encore environ cinquanteautres , dont la principale est celle qu'ils appellentFc.ame-Metz.id , où ils s’assemblent le vendredi pourfaire leurs prières.

Il y a auffi dans la ville de Caswin plusieurs Cara-'Vanseras pour la commodité dès marchands forains » StUn grand nombre d’étuves publiques : il y en a uneétriere le jardin du palais du roi, qu’ils appellentMaman Charabe ; elle est à demi ruinée.

La ville a, vers le fud-fud-est , la montagne d’£7-wend , q U i e st un rejetton du mont Taurus, & la plusconsidérable de toute la Perse, à cause de ses gran-rf s ^ belles carrières , dont on tire tant de marbrelanc, qu'st v a de quoi fournir aux bâtimens de toutle T r °yaume/

La relation de Taverníer est différente. C’est, dit-il,ne grande villace, dont les maisons font basses Sc mal^ aties, à i a réserve de sept ou huit qui accompagnents )ardi ns du roi, Sc qui ont quelque apparence; ellee p 3 P°ffit de murailles , 8c plus de la moitié de la villelX en jardinages ; il y a trois caravanleras avec desazars a l’entour, 8c il y en a un des trois qui est fortjyj a ? ^ fort commode ; elle n’est habitée que par des^ahometans ; Sc s’ily a quelques Chrétiens mêlés par-CacKnf ' font en ttès-petit nombre. La»terroir deîmeres j-f oduit des pistaches ; l’arbre qui les porte n’estg eres pius grand q u ' un noYer de dix ou douze ans, &

es viennent par bouquets qui ressemblent à une grap-

P de raisin. En partant d e Casbin pour aller à Ispahan,

n va camper a un petit village accompagné d’un cara-

aniera, Sc on marche ce jour-là environ six lieues dans

es campagnes assez fertiles 8c traversées ste quantité

ruisseaux. Pietro délia Valle ( b ) observe que la ville

les v e ,. 0rt ^ u ì ett e à de grandes pluies , Sc qu el-k ci> y iûntíl Ordinaîroo o- r. , r -

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2.27

■ k- ;6z.

Sur la même route de Caswín à Ispahan, environ adix heoes de l a premîere est ArasenG. Olearius aitque c ost tm beau village, Sc qu’il y trouva, dans un jar-din quietoit situé su r i e g 01 .q d’un torrent, force grena-des 8c amandes, oi Pon. íavoit qu’íl s ? y trouvât des rui-8c qu’il fût bien prouvé r 5 * - • •

; - -A " . j aes rui-

• qu Arfacie étoit une riviere,

le nom de ce village n y conviendroít pas ftial. On recueille auprès de cette ville les meilleurs raisins déPerse. *

Cette ville a produit plusieurs auteurs célébrés , en-*tr’autres Locman, auteur des fables semblables à cellesù’Efope. ,

Otter, voyage en Turquie Sc en Perse, t, i , nousapprend une particularité. Á trois lieues, dit-il, deCasbin, il y a une fontaine, dont l’eau fe gèle en été-.Quand la glace manque dans les glacières, on y en vaprendre.

CASBON, ville, de la Falestine, la même qu’EsE-BON. Voyez. Esbus.

CASCAES, ville de Portugal dans l’Estramadtire,à l’embouchure du Tage, à cinq lieues de Lisbonne;elle n’est point fortifiée, Sc n’a qu’une citadelle bâtiefur la pointe de quelques rochers. Cette place n’étoitpas encore achevée lorsque le sieur Lequein de la Neu-ville écrivoit son histoire générale de Portugal; quandelle fera achevée, dit-il, elle formera une losange com-posée d’un bastion entier Sc de deux demi bastions. Hy a fur le quatrième angle une vieille citadelle que l’ondoit abattre, parce qu’elle est trop éloignée de la passedes vaisseaux pour les pouvoir incommoder par son ca-*non. II n’y a point de gouverneur, 8c le régiment deCascaes y est en garnison. La rade de cette place est ftdangereuse, a cause des vents d’ouest qui y règnent, queles vaisseaux courent risque dans les marées d’être pous-sés contre les roches qu’on nomme Cachopfes. Lamarquis de Cascaes, qu’on a vu ambassadeur extraordi-naire de D. Pedro II, roi de Portugal, à la cour daFrance » est seigneur » Sc porte le nom de cette terre. Iíest de la maison de Norofía, qui descend de D. Alphon-se , fils naturel de Henri II, roi de Castille. * Corneille ,Dictionnaire.

CASCANDRUS, ifle déserte de la mer, vers ía côtede Carmanie , en tirant vers l’Inde, selon Pline , /. 6 *c. 25. Le P. Hardouín juge qu’il faut lire Caican-drus. Voyez, ce mot. Ce ne fauroit être la CaíàndradesPline qui les.distingue très-bien.

CANCANE, bourg du royaume Naples , fort peu-plé , Sc distant également de Mola 8c de Capoue, à seizemilles de l’une 8c de l’autre. Avant que d’y arriver, ona le plaisir de voir grand nombre de maisons de plai-sance, qu’ils appellent Casait di Case an 0. Au sortir du;bourg» on passe fur un pont la riviere de Vulturne, qusest extrêmement profonde & rapide. Pimentel, vicerolde Naples, fit construire ce pont k an 1608, comme ilparoít par l’inscription que l’on y lit. * Corn. Díct. Jon-win de Rochefort , voyages.

CASÇANTE, Cascantum, bourg d’Ëspagne dansla Navarre, dans la Merindade de Tudele, fur la petiteriviere de Queiles, entre Taraçonne 8cTudele, à deuxlieues de l’Ebre, Sc un peu plus des frontières d’Arragongc de celles de la vieille. Castille A Baudran , éd. 1705.

CASCANTENSESÍ, ancien peuple de J’Espagnescitérieure, selon Pline, /. Z > c. z . Ortéiíus dit avoir enune médaille de Tibère » avec ces mots Municipium:Cascantum , Patin la rapporte auffi, p. 616. Ptolo-mée, l 2 , c. 6, place chez les Vascons la ville de Cas*canton : Antonin met Cascantum entre Saragosse ScCalagorra, à cinquante mille pas de la première Sc àvingt-neuf mille pas de la seconde ; 8c enfin le P. Har-doin trouve dans les décrets du pape Hilaire, Tyrias -sonenfìum , Ascantensium , Calaguritanorum , au lieu dequoi il faut lire Turiasonensium , Cascantenfìum , Scc.Furiaso est présentement Taraçona, Sc Cascantum con-serve son ancien nom, Sc s’appelle Cascante en Na-varre., Quelques exemplaires de Ptolomée portent Bas-contum ì 'H*e*.tm<>'t • d’autres beaucoup mieux Cascanton,

, r- CASCAR O, (en latin Chascara, orum ), villed’Asie dans la Mésopotamie. Les Romains y avoieslCune garnison pour les frontières de l’empire. S. Arche-laus ( b ) en étoit évêque du tems d’Aurélien Sc àe essuccesseurs. Marcel, homme admirable par ses chantes ,étoit alors le premier de la ville, le plus riche & e p uspuissant du pays. ( a ) Baillet, topogr. des Saints , p.

( b ) U Eglise en sait- mémoire le z.6 Ps c / rn J e ' ^

2. C AS C A K, ville 8ç royaume d Asie. Voyez. CasCs-

2. CASCAR, ville Si royaume

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