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Débonnaire » le ftom de cette maison royale est écrie•GusiaCum : dans le cartulaire de Eleury Sc dans les let-tres de Louis le Begue on lit Caciacum, il faut liredans l’un Sc dansl’autre 2.£tc'CaJiacum,z moins qu’il neìs trouvât dans les originaux (Jauciacufn , qui est un au-tre palais tout différent, non fur la Marne, op. doit êtrecelui-ci , mais fur l’Aísne , dans le département deNoyon.-L’auteur ( b ) de la vie de S. BSifrid , roi d’An-gleterre, dit que les Payerís entrerent dans l’embouchû-.te de la Marne , Sc s’avancerent jusqu’au lieu CaZiel »maison royale, où ils séjournèrent toute une année. Onlitla même chose dans la chronique des Normands. At-tenant ce Palais étoitun monastère, dédié à $. Pierre»que l’on dit avoir été autrefois élevé dans le bourg demême nom, & qui est présentement au bord occidentalde la forêt, auprès de la Marne, fur une colline à la vé-rité; mais dans un lieu agréable , oùl’ona une vue char-mante. II est parlé du monastère de ’Cafìacum dans leslettres , 8 c dans la vie de S. Bernard. ( a ) De re Diplométìca , 1 . 4 , art. z x , pag. 268. ( b ) Asfer Menevenfis, adannum 88/.
Ce lieu est présentement Chezy l’Abb aye en Cham-pagne fur le bord oriental de la Marne que l’on y pastèsur un pont, à deux lieues au dessous de Château-Thier-ri, dans sélection de cette ville, 8 c au-dessous de No-gent l’Arteau.
II ne faut pas confondre Cafìacum ou Cazâacur/i > 8 111.est Chezy , avec Cagiacum , qui est aussi fur la Marnea ufauxbourg,de Meaux, 8 c où est une abbaye de chanoi-nes réguliers de S. Augustin, le nom françoís de ce Ca~giacum est Chage , au lieu que Cheíy est du diocèsede Soissons.
CAS 1 GLIANO , autrefois ville épiscopale, présen-tement bourg d’Italie dans l’état de l’église, au duché deSpolette , à deux lieues de la ville d’Amelia, selon Bau-drand. Iln’estpas sûr que Carsuli ou Carsuli dontCluvier y cherche les ruines ait été épiscopale. Auvolume de l’Italíe Sacrée on lit,p. 39, Carsuli ouCarsul® , ville autrefois dans l’Ombríe. Strabon,Pline & Tacite en ont parlé; elle est à présent tout-a-fait détruite ; elle étoit presque à moitié chemin entreNarni 8 c Mevagna dans la voie Flaminienne , environ adix mille pas de l’une Sc à douze de l’autre : Cluvier croîtqu’elle étoit à l’endroit où l’on volt encore le village deCassigliano ; 8 c où l’on trouve quantité d’inscrip-tions 8c de monumens anciens. Quelques-uns assurent,que lorsque cette ville étoit florissante, elle fut honoréed’un siège d’unévêché, quoiqu’íl n’en reste aucun vesti-ge. Il est vrai que Ferrarius, dans le Catalogue desSaints au 2 Janvier , dit fur la foi de quelques manus-crits de f église de Terni, que S. Volusien étoít évo-que de Carsuli [ Carsulanum Episcopum. ] CependantUghelli compte ce même Saint entre les évêques deTerni , Sc assure qu’il occupa ce siège immédiatementâpres la mort de S. Procule vers l’an 3 10; ainsi ne se trou-vant qu un seul évêque qui ait occupé ce siège félon Fer-raríus , 8c ce même Saint en ayant occupé un autre selonpjghelli, qui avoît particulièrement étudié cette matiè-re' , on peut hardiment nier que Carsuli ait jamais étéville épiscopale.
1. CASH. Voyez. Casos.
2. CASH- Voyez. Cassii.
CASILINUM, ancienne ville d’ïtalie dans la Cam-panie , selon Ptolomée, /. 3 , r. 1 , sur les deux bords duVulturne à l’endroit ost e jp ; a nouvelle Capoue, selonCellarius ( a ) qui a suivi l e sentiment de Cluvier, dontje rapporterai les preuves dans un moment. L’ancien iti-néraire compte trois milles entre Casilínum 8c l’ancienneCapoue. Asconíus Pedianus fst r la troisième verrine deCicéron, dit que le Vulturne est à trois milles de Ca-poue. Strabon, /. 5 2 37 ' P ar lantdes voies Appienne,
Latine & Valerienne, dit que la voie Appienne , Sc laLatine se joignent à la ville de Casilin , à dix-neuf sta-des de Capoue. II dit ensuite, f- 238 , que Venafre étoítsituée Pur une haute colline au pied de laquelle passe leVulturne , qui coulant auprès de Casilin s e jette dansla mer à une ville nommée Vulturne comme lui. Il estvrai que dans le premier de ces passages on lit CafsinpourCasilin danS le Crec; mais c’est une faute , car la villede Cassm ou Casilin ( b ) étoit uniquement fur la voie
Latine fans aucun rassort avec l’AppienuQi au lion
CAS
qu’il s’agit ici d’une ville où ces deux routes íè jói-gnoient. Casilin étoit des deux côtés du Vulturne, &séparoit le territoire de Falerne d’avec la campagne diteproprement la Campanie. Cicéron , Philip. 2, nous ap-prend que Jule César y avoît mené une colonie, Scqu Antoine y en a volt mené une autre. Elle déchut peuaprès, 8 c Pline la nomme les restes d’une ville mourante.Quoique cette ville eut été abandonnée 8 c détruite , il yresta un pont furie Vulturne ,parce que c’étoit toujoursla grande route ; Sc la rivière elle-même prit le nom decette ville, Sc fut nommée Casilinus. VibiusSeques-terdansson catalogue des Rivières dit: Cajìlinum viviersde Campanie d’ou la ville a pris son nom. II devoir diretout le contraire. Agathias, /. 2 , parlant de Butilin roides Francs dit : Etant venu dans la Campanie , il campapeu loin de la ville de Capoue au bord du fleuve Casilin »qui coulant de l’Apennin, Sc circulant dans les campa-gnes voisines íè jette dans la mer Tyrrhéne. ConstantinPorphyrogènete dit ( c ) : Bucelín fut défait par Narsésauprès de la rivière de Casulin ; d’autres auteurs nousapprennent comment 011 y rebâtit une ville. Dans cetems-là, dit une ancienne chronique ( d ) la ville de Ca-foue que l’on appelloit aussi SicoPOLis, bâtie près dequinze ans auparavant furie mont Trefisco, ayant étéplusieurs fois brûlée à cause des crimes de ses habitans ,le comte Tandon, Sc l’évêque Landolfe ayant tenu con-seil avec leurs voisins, la bâtirent au pont de Casulin »telle qu’on la volt aujourd’hui. Selon la chronique.ee futentre les années 851, Sc 85 6. Constantin déja cité dit :Capoue étoit une grande ville, les Vandales Sc les Afri-cains l’ayant prise elle fut détruite : comme elle étoitabandonnée les Lombards l’habiterent. Les Africainsétant revenus à la charge, l’évêque Landolfe éleva uneforteresse au pont de la riviere, 8c la nomma CapanterrtKzzsxvrw - On volt bien, dit Cluvier, que ce nom estcorrompu ; mais il n’est pas si facile de Ravoir quel motl’auteur avoît écrit. Il est clair que ce n’est qu’une abré-viation de Campanï& pontem , c’est-à-dire pont de laCampanie. Léandre Sc San-Felice disent que Casilin estprésentement Castellucio. Les interprètes de Ptolo-mée disent de même. ( a ) Geogr. ant. 1 . 2 , c. 9 , p. 851.( b ) Tite-Líve , 1 . 26, c. 9. ( c ) Them. Imp. orient. 1 . 2,th. xi. ( d ) Chron. Cajìnense , 1 . x » c. 33.
CASILIRMAR. Baudrand appelle ainsi 1 ’Halys desanciens, 8c dit : riviere de laNatolie : on la nomme ainsi,comme qui diroit la riviere Rouge selon Bellon : lesTurcs l’appellent aussi Aytozu selon Busbeque, Sc d’au-tres Laly. Elle a fa source dans la province de ChiangareVers la ville de même nom , d’où coulant au septentrionelle se rend dans la mer Noire près de Símiso 8c dans legolfe de ce nom.
Deliíle dans fa carte de la Gréce fuît une partie dacette idée, Sc met auprès de Cangri ou Chiangari, lasource d’une riviere qui coule delà vers l’orient, & il lanomme Iechel Irma , c’est-à-dire, la riviere vertesc’est constamment le même nom que Casil-Irmar deBaudrand , que celui-ci a trouvé défiguré dans Partielsd’Ortélius dont il a pris ce qu’il en dit. C’est le fameuxPierre Gylle, qui croît que l’Halys des anciens est lsCajïl-Irmar qu’il explique par riviere rouge dans unalettre qu’Ortélius dit avoir eue entre les mains : ainsic’est Ortélius qu’il falloít citer, Sc non pas Bellon. Bus-beque a raison d’expliquer Halys par Aytoz^u , qui est en.effet son nom moderne. Pour Niger qui le nomme Laly»il n’est d’aucune autorité en géographie , Sc il ne vautqu'autant qu’il a d’illustres approbateurs. La source quedonne Baudran au fleuve Halys ne lui convient pas»jnaís à la riviere d ’ Iechel-Irma qui ne coule pas vers lenord, mais vers l’orient, où il fe joint au Caraíou ou.riviere Noire, qui est le Mêlas des anciens, avec lequelil se va perdre dans l’Euphrate. Pour 1 ’Halys fa sourceest très-différemment situés. J’explique ailleurs les fau-tes dont de Tournefort reprend la plupart de nos géo-graphes à l’occasion de cette source de l’Halys. Deliflsne s’y est pas trompé dans fa carte de Turquie.
Le Casilirmar de Baudrand est le même que Casai-mach , appellé anciennement Iris.
CASIMAMBOUS, [ Les] nation particulière d’A-fríque dans l’ifle de Madagascar 8c dans la province d eMatatane. C’est moins une nation qui occupe feule unpays, qu’une tribu qui vit avec quelques autres. 0»
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