CAS
distingue dans cette province deux fortes de blancs >sçavoirles Zafferahimina , & les Zaffecasimam-eou ou Casimambou. Ces derniers font tous ombias-fes ou écrivains, & la plus art maîtres de village. Ils feservent d’une tablette f ur laquelle ils étendent du sableblanc, & avec le doigt ils marquent de certaines lignesa ondes, & de ces lignes ils en forment de certainesfigures fur lesquelles ils font leur jugement, en obser-vant l’heure, le jour de la lune Sc l’année , Sc en font despronostics. Les Zafferahimina ont été fi avilis par lesCasimambous, qu'ils n’en font plus que les esclaves.Vers le commencement du siécle passé les Zaffecasimam-bous voyant que les Zafferahimina les vouloient maîtri-ser , les tuerent tous , Sc ne réservèrent que les enfansavec les femmes, à qui ils donnerent de certaines istespour habiter, & où ils plantent, cultivent la terre 8cnourrissent des troupeaux. On les appelle maintenantO n tanpasse ma Ci , comme quidiroit: hommes venusdessables de la Méque , parce que ce font des ArabesVenus de la mer Rouge. Ces Casimambous font venusen cette iíle dans de grands canots , Sc y ont été envoyés,a ce qu'ils disent, parle calife de la Méque pour instrui-re ces peuples vers le commencement du seizième sié-cle. Leur chef épousa la fille d’un Nègre , grand sei-gneur de la province de Matatane, à condition que lalignée qui en viendroit, porteroit le nom de cette fillequi étoit Casimambou; car c’est la coutume que dans lapartie méridionale de l’iste les enfans portent le nom dela mere. Ces Zaffecasimambous ont beaucoup multiplié,enseignent à lire Sc l’écriture arabe, en tiennent écoledans les villages, où les garçons vont apprendre. Ilsfont plus basanés que les autres blancs : cependant ilsfont les maîtres, Sc les autres n'oseroient égorger unebête , ni une volaille, quoiqu’elle soit à eux, fans ap-peller un Casimambou. Les Oritampassemaci dont il estparlé ci-dessus > s’adonnent fort à la pêche, & y font très-adroits. * Flacourt. Hist. de Madagascar, ch. 7 , p a g. 16
C'ASIMOMAGUM ou
CASINOM AGUM, ancien nom d’un lieu particu-lier de la Gaule, dont il est fait mention dans un frag-ment de la table de Peutinger. Velser qui en a donné** n e explication, hasarde une conjecture, Sc dit que c’estPeut-être Salomacum qu’Antonio met sur la route^-Acqs [ Aqiu Tarbellica ] à Bordeaux, & que c’estpeut-être aujourd’hui Gausalion. 11 témoigne assez. *l u dn’est pas fort persuadé de ce sentiment; Sc à direVra i, on ne sçait aujourd’hui ce que c’est; car pour trou-Ver Casinomagum dans Salomacum , il est obligé de direq^e l a premiere syllabe de ce nom a péri dans Antonin,les autres lettres font corrompues. De bonne foi" rf A st ^ssìté y a-t-il que ce soit le même endroit ?
f AQI O' Voyez, l’article suivant.
yASlNUM, ancienne ville d’Italíe au pays desaio ' f^lâ voie Latine à l’extrémité du Latiumg o p' ^Insieurs exemplaires marquent ce nom par deuxtio .f Ssiì j u M : mais dans toutes les anciennes inscrip-de nS .A par une S. Ce lieu étoit aux frontières
s ufones ou Aurunces, Sc des Samnites , entre
Jl ulno municipe , 8 c ad Flexitm , lieu ainsi nommé ,Sou?,(T h voie Latine s’y détourne vers le sud-esta la voie 1 A V ^ nasre > & delà à Casilínum où elle se jointsinatfs ?î£! enne - LeS babitans étoíent appellés Ca-= hal. *«./. 3 .?- >-
son tfl f,. * 2 '»»<i nombre de témoignages &
, f noirnnê agir Casas, par Caron . R Rn - * t L. 1.6, donne ponr étymo.
Jflf T T" k j mot Casctím qui (igniBe Vieux, &Eve 7If " , g 7 ’bez fes Sabins.T te-
nibaj’ r, >P? r 'ede cette v ;|) e J l> occa siond An-
Sire f e r 8 f éra í Pm S“ide pou, le mener an terri-rendrr„ Ca ' ! f , où il vouloir fe
que leo-uïrl? . " prononça ce mot si mal,
Men?L?L qu’st vouloItaUer à’Cafilin, Sc il Yj
jours fous Casin Q r ’ C '' q u ’Annibal campa deuxguerre des Samnite? í f ur p^ ea , le P a ys voisin. Après larésolurent, fous le có n n j a T In t ffiaîtres de Casinumrûus l’an de Rome 44 í at ,^ e L ’ Pa Py rius & de C.Ju-
CaCnum émir du noutbA
C À S 2.31
destinées ; tnais ce ne fut que l’année suivante fous leconsulat de M. Valérius Sc de Publíus Décius, que cescolonies y furent menées. II paroît par cette inscriptionque rapporte Cluvier QuiNC. IN Municipio suoGasinx, qu’elle fut municipale. Cette ville donna sonnom à la montagne devenue fameuse par la vie angéli-que que S. Benoît y a menée. Voici l’état où étoit celieu lorsque ce Saint s’y rendit, comme nous Rappre-nons de íà vie écrite par S. Grégoire pape, au secondlivre de ses dialogues. Le bourg ou le village de Caffinest situé fur le côté d’une haute montagne où est uneplaine qu’occupe ce bourg. La montagne a encore bienune lieue de hauteur. Il y avoir alors íur son sommet unvieux temple, où les paysans adoroient encore Apollon.Dès que l e Saint fut arrivé en ce lieu, il brisa l’idole,renversa l’autel. II bâtit une chapelle de S. Martin dansle temple même d’Apollon, Sc une autre sous le nomde S. Jean-Baptiste» dans la place où étoit l’autel decette fausse divinité; Sc prêchant fans cesse, il instruisitles payens du voisinage, 8c les attira heureusement à lafoi. Ce fait arriva vers l’an 529. Ce n’estpas que le montCaffin n’eut été jufques-là habité que par des payens ; onobserve ^ a ttin hermite , qui y demeuroit, céda
la place n S. Benoit, 8c alla demeurer au mont Marsiqueproche de Carinole, m’est ce que remarque l’historienfrançoís de 1 ordre de S. Benoît, /. 2 , c. 3 , p. 94, s’ap-puyantsur le petit poème de Marc, disciple de S. Benoît.
Le même historien /. 2, c. 1, p. 88., reconnoît quec’est une chose presque incroyable qu’on adorât encoreApollon en ce lieu de Caffin, Sc que dans le sixième siécleune fausse divinité y eut encore un temple, des autels;cependant le fait est attesté d’une maniéré si positive parun S. Pape presque contemporain , que l’on ne peutguéres en douter. Le village ou le bourg ne perdit rienà ce nouvel établissement. On continua de l’appellerCasinum avec une seule S. L’Anonyme de RaVenne,l. 4, c- 33 » écrivain du septième siécle, Rappelle Casi-no n. IÍ eut encore un autre nom ; mais on ne fçauroitdire fort au juste comment il se doit écrire. Paul Diacre,de gejî■ Langobard. I. 1 , c. 26, dit de S. Benoît qu’iíéclata par des vertus apostoliques dans le lieu nomméSuhlaque, & ensuite au mont Caffin , & soft e à. in caftroCaftìni ì H °d Ha ru m appellatur. Les manuscrits va-rient ; quelques-uns portent in Casino quod aurum , d’au-tres Cittrum , d’autres j Sacrum- Âimoin , rer. Franc. U1, c, 2* f /* 2, c. id. Sigebert, ad ann. 651 , O- 714,8c Reginon, ad ann. 746, joignent toujours le mot ca-y?n/»zaunom propre de la montagne > ce qui ne convientni à la montagne ni au monastère, mais à la ville même »ou á un château qui le défendoít. Niger 8c San-Félice di-sent que c’est présentement S. Germano , selon le trésord’Ortélius. Ils se trompent. II est prouvé que Casinum.étoit sur la montagne, Sc S. Germain est au pied. Ma-gin dans fes cartes le distingue très-bien ; mais il metcomme une ville qu’il nomme Monte Cassino ; 8cLéandre dit formellement qu'elle ne subsiste plus , 8cqu’il n’en reste que la place. Voyez, au mot Mont ,l’article Mont-CassiN * Descr. di tutta VItalia , p.274, fol. rect.
CASINUS , rivière d’Italie. Strabon, /. 5 , p. 237,dit que la Ville d’interamna étoit située à l’endroít où larivíere Lirís & le Casinus se joignent. Le Liris est au-jourd’hui le Garïglan, & la ville d ’Interamna porte dansson nom une détermination aisée du lieu qu’elle occu-poit ; le nom de Ylsoletta qu’elle a maintenant, signifieaussi bien que Fancien qu’elle étoit enfermée par une ouplusieurs rivières. Ce Casinus qui s’y doit perdre dans leGarïglan ne peut être la riviere de Melsa , comme ledit Ortélius ; car i°. Ce nom convient beaucoup mieuxà la rivíere de Melpis dont parle Strabon au même lieu,8c qui tombe dans le Garïglan au-dessous 8Interamna ;2 0 . Parce qu’Interamnan’est pas au confluent de la Melse8c duGariglan. II faut donc que ce soit une des rivières quiviennent de la campagne de Rome se joindre au Gan-glan précisément auprès de l’Ifoletta. II se peut que Stra-bon ait nommé Casinus la même riviere, que quelquesautres momment Trerus , qui reçoit beaucoup e riviè-res , entre lesquelles Casinus étoit peut-être.
Le Casinus dont parle Strabon ne sçauroi e re diffé-rent du Sacco qui se joint au Garïglan-
CASIO , bourg d’Italíe dans 1 état de 1 Lghf e> Jans