L-H'L CAS .
le Boloneze aux confins de laToícane > entre Bologne■& Pystoíe.
CASIOPE. Voyez. Cassiopé.
'CASIRQT./E, peuple de l’Arie, contrée de l’Ásie.félon Ptolmée l. 6, c. 1.7 , qui le place au nord du côtéde la Drangiane.
CAS 1 S , (La Vallée de). Voyez. Vallée Casir.
X. CASIUS, montagne d’Asie. Entr’autres montagnesde ce nom ïl y en avoit deux très-différentes l’une deVautre, qui chacune étoient aux deux bouts.de la Palestinequ’elles bornoient, l'une au nord, l’autre au midi. IIlèmble même , dit D. Calmet, que le nom de Casi'us 'qui leur étoit commun, vienne , de l’hébreu (yp Ketz.)Jicz. ou Cas > qui signifie extrémité , terme , limite ; cetteétymologie est effeéììvement très-vraifemblable.
2. CASIUS, montagne d’Arabie à Pextrémité méri-dionale de la Terre-Sainte , entre elle Sc l’Egypte. Stra-bon dit, /. 16, p. 759 , depuis-là ( Joppé) jufqu’au Ca-sius, montagne voisine de Pélufe , la distance de millestades , Sc un peu plus , 8c depuis cette montagne jus-qu’à Pélufe il y en a trois cens autres. Ensuite après avoirparlé du lac Sirbon , il ajoute : Le mont Casius ressem-ble à des monceaux de fable , Sc s’avance dans la mer»n’ayant point d’eau lui-même. C’est fur cette montagneque repose le corps du grand Ponjpée, & on y volt letèmple de Jupiter , surnommé Casius. Ce fut près decet endroit que Pompée'ayant été trompé par les Egyp-tiens fut égorgé. Delà il y a un chemin qui méne a Pé-lufe , Sc lur lequel font les châteaux de C erra Sc de Cha*bnas , Sc le ( s gouffres voisins de Pélufe , formés pat lesdébordemens duNil; ce pays étant bas 8c marécageux.Cela s’accorde parfaitement avec ce que dit Pline ,/• 5 -c. 12 , qui ne va pas comme Strabon de la Palestine "versPEssypte, mais de l’Egypte vers la Palestine. Depuis Pe-lùfe on trouve, dit-il, les forts de Chabrias, le mont Casius,le temple de Jupiter Casius, le tombeau du grand Pompee.
DionCaffius, 1.42 ,p. 188, dit aussi que Pompée fut tue de-vant le mont Cassius,, c’est ainsi qu’il écrit ce nom par une
double 88. usa tù KxmL Pline ni Strabon ne disent point
qu’il y eut à cette montagne ni ville , ni bourg ; & jlparoît qu’il s’y forma vers le déclin de l’empire Romainquelque chose de pareil; car AmmíenMarcellín, lib.z 2 »P a g. 251, ed. Lindébrog. Parlant des villes de la provinceAuguflamnica met Cajsium où est, dit-il le tombeau dePompée. Cela est conforme aux anciens Itinéraires.
AntoNiM la table vE PeU-
TINGER.
Rhinocorura Rbinocorura
Oflracena XXIV. M. Pas. Ofiracine XXIH-
Caffo XXVI. M. P. Cajsio XXM.
Rentascino XX. M. P. Gerra .
Rclusio XX. M. P. Pelusio VIII.
II n’est pas ïcî question de la monstrueuse différence , quiíe trouve dans les chifres qui marquent les distances.Je traite cette matière plus commodément dans moncommentaire fur Antoniri ; il ne s’agit que du nom decette ville , également nommée dans Ammien Marcel-lin,& dans ces deux itinéraires , Cassium par deux 88.La notice de Hiérocles nous apprend de plus qu’elleétoit véritablement une ville , Sc même une ville épis-copale de la Province Augustamnica I.
Le P. Hardouin, ï n / 0(f . plinii. a raison de taxerd’erreur ceux qui se sont imaginés que cette montagne estle mont Sinaï. Hérodote, /. 3 , n . 5 , étend le lac Sirbonjufqu’auprès du mont Casius ; Sc Pline qui rapporte ionopinion , ne dit pas qu il se fut trompé ; mais il ajouteque ce n’étoit plus qu un marais médiocre , nunc efl Pa-lus- modica.
3 - CASIUS , montagne de Syrie près de Séleucíe.Pline, l. 5 , c. 22 , distingue très-bien ce mont Casiusde l’autre. Car après avoir parlé de Séleucie surnomméePíeria, ( du nom d’une montagne voisine du mont Câ-lins ) d ajoute : Au-dessus de cette ville est une mon-tagne qui porte le nom de Casius » qui est aussi celuid’une autre montagne. Elle est si haute qu en pleine nuit,trois heures avant que le soleil íe léve , ellefe voit Sc quedans un petit circuit de fa masse , elle montre égalementle jour Sc la nuit > c est-a-dire qu’il est déja jour pour lapartie du sommet qui est vis-à-vis du soleil, tandis que
CAS
la partie qui est derrière Sc le bas de la montagne , oittencore l’obfcurité de la nuit. Solin ,c. 36, 8c Martia-nus Capella, /. 6, ont dit la même chose après Pline.Pomponius Mêla, l. i,c. 10. ledit auífidumont Casius;mais de celui qui est près de l’Egypte, & non pas de ce-lui-ci; en quoi Lucain s’accorde avec lui dans fa phar»sale, l. 10, v. 434.
Lucifer à Cafia projpexit rupe , diemqueMijtit in JEgyptum primo quoque fole calentcm.
Ce n’est pas feulement par la hauteur, par les circon-stances d’une illumination anticipée , & par le nom queces deux montagnes fe ressembloient. C’étoit encorepar un temple de Jupiter surnommé Cafìut , qui étoitauffi sur cette derniere. Diveríes médailles de Séleucieportent le mont Casius qui étoit , comme on a dit »voisin de la ville avec cês mots : Ceaetkeîîn n. Cypiac ,zeïckacioS , c’est-à-dire, des habitant de Séleucie »surnommée Pierie , de Syrie, Jupiter Casius. L). Calmetcroit que celle dont il est ici question, est désignée parMoïse , au livre des Nombres , par la montagne de lamontagne, ou, comme la vulgate traduit très-bien, mon -tem altíjfimum. C’étoit la maniéré des Hébreux de re-doubler le mot pour en augmenter la force; ainsi ils disentune montagne-montagne, pour dire une montagne très-elevëe. Ammien Marcellin, /. 14,p. 22 , ed. Lindébrog.parle aussi de cette montagne; mais il la nomme Cassiuspar une double 88. II dit que le fleuve Oronte coule aupied. Pline dit que jusqu’au sommet le circuit est de díx-neuf mille pas, Sc qu’en droite ligne la hauteur n’estque de quatre milles. La montagne de Pierie dont j’aíparlé', Sc qui donnoit le surnom distínctif à la ville deSéleucie, est l’Anticasius de Strabon. Voyez. Píeria.
4. CASIUS, montagne d’Asie dans' la Mésopotamie.Voyez. Masium.
5. CASIUS , rivière d’Asie dans l’Albaníe , selonPtolomée , /. 5 , c. 12. qui en met l’embouchure entrecelles du Gherrus , & de l’Albanus ; ce dernier est leGohan d’aujourd’hui , au nord duquel il faut chercherle Casius. Pline, 1.6, c. 12 , le nomme auffi entre lesrivières de ce pays-là.
6. CASIUS , montagne d’Espagne. Voyez. Cassius;
7. CASIUS , ville Sc montagne d’Egypte » selonEtienne le géographe. C’est la même chose que Ca-sius , qui, comme on a remarqué en son lieu, n’étoitpas d’abord del’Egypte proprement dite ; mais qui en fut,lorsqu’on y, eut ajouté la Province Auguflamnica où 'il étoit.
CASLONA , village d’Espagne dans l’Andalousieprès du Guadalquivir , entre Jaën & Baeça ; à deuxlieues de la derniere vers l’occident septentrional, estl’ancienne Cafiulo qui tenoit un rang considérable dansJa Bétique, Sc qui avoit donné son nom à cette partiede la Sierra Choréna, qui est dans son voisinage, qu’ortappelloit Saltus Cafiulonenfìs ; elle n’a plus d’évêché.On y voit les restes d’un magnifique aqueduc. Son ter-roir est des plus abondans de toute l’Espagne; il y avoitune mine d’argent , Sc l’on y en a découvert une deplomb. Voyez. Castulo.
CASLUIM ouChasluchim ,' peuples descendus deMisraïm , on n’en sçait pas le pays ni la demeure : ilshabitèrent apparemment dans la haute Egypte. D. Cah.met, dict. Voyez. í >on commentaire fur la GenesX, 14,8c 1, Parai. 1 , 12.
CASMARE, ancienne ville d’Afrique dans
la Mauritanie Césarienne , selon Ptolomée , l. 4 , c. z-Elle étoit dans les terres.
CASMENE , ancienne ville de Sicile. Etienne lsgéographe écrit comme Hérodote K a smene au singulier*Thucydide l’appelle KAxmenai au pluriel. Hérodote dit»
/. 7, Gélon s’empara de Syracuse , en y ramenant de I 3ville de Casmene quelques Syracusains nommés Garno"resquele peuple en avoit chassés. Ces Gamores, conn* 1 ®le remarque Cluvier , Sicil. ant. 1 .t.,c. 10 , p. 3s’étoient réfugiés à. Casmene , parce que c’étoit n 11 .®ville bâtie par les Syracusains. Thucydide le dit pon £1 "vement. Acra Sc Casmene furent, dit-il, /. 6, bâties P arles Syracusains , ícavoir Acra, 70, ans après Syracule»Sc Casmene près de 20 ans après Acra ; Camarín® n^commença auffi à être bâtie par les Syracusains, f