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Tome second. C - F.
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passages fait juger que dans le premier Casphor est lamême chose que Carbon dans le seconds ; ainsi ce íèra lamême ville qu ’Efebon ou Esbus au-dela du Jourdain. D.Calmet est de ce sentiment, 8c remarque que le grecporte Chascor, 8c Joseph nomme ce même lieuChasphon.

CASPIA REGIO. Voyez. Caspiens.

ÇCASPIE, ou - A ,

La mer ^ CASPIENNE^ Vo ^ Mer “

CASPïENNES. (Les portes) Voyez. Derbent,^ portes Caspiennes, à Particle Caucase.

CASPIENS ( Les ), ancienne nation d’Asie. Commeles anciens géographes n’avoient qu’une connoissancetrès-confuse, de la mer Caspienne & des pays voisins, l’onne doit nullement s’en rapporter à ce qu’ils en ont dit :On pouroit même croire qu’ayant entendu parler de lamer Caspienne , ils ont donné son nom à différens peu-ples qui habitoient fur ses bords , & qui en avoient detout différens. Depuis que plusieurs savants nous ont faitconnoître ce Pays , nous n’y trouvons point de nationdésignée sous le nom de Caspiens.

CASP^- ^yez. Casphin.

CASPINGIUM. La table de Peutinger nomme celieu entre le Rhin 8c la Meuse. Entre ce lieu 8c Addecirnum , elle met Grinnes ; mais Alting juge que c’estune faute du graveur qui a apporté là mal-à-propos celieu qui devoit être dans une autre route le long du Rhin.II croit que c’est présentement Asperen. Voyez, ce mot.Les anciens Allemans aimoient extrêmement une aspi-ration gutturale ; on en a des preuves dans les change-jnens de ces deux noms Lodovicus 8c Lotharius , que nousdisons Louis 8c Lothaire ; dans quantité d’Actes ontrouve la lettre L précédée d’une aspiration »

Hlotharius; Chlodovicus , Chlotharius, Clodovicus > Clo-tharius ,• ainsi les Romains ne sçachant comment expri-mer Paspiration d’ Asperen, Hhasperen , ont écrit parun C. Et pour ce qui est de la terminaison Ingiurrit e ^ erépond à la terminaison ingen, qui est très - fréquentedans les noms de lieux en Allemagne. Baudrand, édit.1682 , rapporte deux sentimens très-différens : i°. Celuide Cluvier qui croit que c’est Giessembourg , entreGorcum Sc Dordrech^ ; 8c celui de Sanson qui croit quec’est Scherpenzeel dans le Weluve, aux limites de laseigneurie d’Utrecht. Je m’en tiens au sentiment d’Al-ting. * Notit. infer. Germ. 1. part. p. 28.

CASPIRA, ville de l’Inde en deçà du Gange, versles sources de l’Indus fur l’Adris qui tombe dans l’Hy-daspe, un peu au-dessus de la jonction de ce dernierfleuve avec l’Indus, selon les cartes dressées par Merca-tor fur les notices de Ptolomée, A fia , tab. X. Mais cescartes ne font nullement exactes, &l’Hydaspe y est fortmal placé. Ses interprètes, 1. 7 , c. 1, lui donnent pourîiom moderne Cospirio , nom inconnu aux voyageurs.Ortélíus dit Cospetir 8 c cite Mercator, peut-être out-ils voulu dire que c’est la même chose que Caspatyrusd’Hérodote. Voyez, ce mot. Baudrand dit que d’autrescroient que c’est Cachemire, qu’il nomme en latinCassiM eRI , A 5 c est trop dire. On risque moins en disantque Casperia etoitla capitale du peuple CaspiR-SI > dontle pays répond a peu près au royaume de Cachemire.Ce peuple avoit pour ses autres villes, selon Ptolomée,

Salagisa ,

Astrajfus,

Labocla ,

Catanagra , OU Bdtânegra ,Arippara ,

Amac astis ,

Stobalasara , ou Astobâlasar a ,

Caspira,

faste ana ,

D^drtla »

Ardone ,

Indabara ,

Liganira ,

Chonnabarara ; ouChonnamagara ,Modura ,

Gagasmira ,Cragaufa ou Rarajfa,Cognai ara.

Quoique j’aye dit q Ue Caspira étoït la capitale. e ll e nel’étoit néanmoins que parce qu’elle donnoít son nom àtoute la nation j 8>c Ptolomée donne pour métropole auxCaspiréens la ville de Cragaufa , ou comme ce nom setrouve dans quelques exemplaires, Erarasa.Sih ressem-blance de nom suffiíòit pour fonder une conjecture » je

GAS

dirois que Gagasmira , est présentement la capitale ; caren retranchant la premiere syllabe il reste Gasmire, quipour la prononciation diffère peu de Cachemire , qui estaujourd’hui le nom de la capitale 8c de tout le pays.CÂSi IRsEI. Voyez, l’article précédent.

CASPIRIA. Ptolomée donne ce nom à l’une des isiesFortunées. Mais comme il y a de l’erreur dans la posi-tion , il n’est guéres possible de déterminer laquelle desílles Canaries il nomme ainsi : heureusement la géogra-phie n’y perd pas beaucoup-, 8c l’histoire n’y perd riendu tout.

CASPIRUS , ancienne ville des Parthes aux frontiè-res de l’Inde, selon Etienne le géographe. Cet articleest corrompu dans cet auteur ; car il cite le troisième livred’Hérodote, où il n’vst nullement question de Caspírus,mais de Caspatyrus, qui étoit bien loin de la Parthie, 8cjusqu’où les Parthes n’ont jamais étendu leur domina-tion. Il y a apparence que Caspirus n’est point différentde Caspira de Ptolomée. L’empire des Arsacides en ap-procha d’assez près. Le même Etienne nomme le peupleCasphi, 8c rapporte des vers de Denys tirés du troisiè-me livre de ion poème des Bestariques, dont voici lesens. Ce font de tous les Indiens ceux qui ont le jarretI e plus souple , telle qu’est la force & l’agilité des lionsdans les montagnes, celle des dauphins dans la mer »celle de l’aigle entre les oiseaux, celle des chevaux enpleine campagne , telle est la légèreté des Caspiriensqui surpassent à la course toutes les nations orientales. SIon accorde qu’ils font les mêmes que les Caspirœi , onus peut pas dire de même que Caspira soit la mêmechose que Caspatyrus, puisque la premiere est à l’occi-dent des montagnes que côtoie l’Indus, assez près de fasource , au lieu que Caspatyrus doit avoir été fur leGange ou du moins fur une rivíere navigable qui s’yjette.

CASPIUM Mare. Voyez. Mer, à l’article MerCaspienne.

CASPIUS Mons. Voyez, les articles Caspiens;Caucase, 8c Taurus.

1. CASR , palais , maison , ou château dans lequel unroi ou un prince fait son séjour ordinaire dans les paysorientaux, sur-tout en Perse 8c dans les pays voisins.* D’Herbelot , Bibl. orient.

2. CASR-AHMED , petite ville de la province d’A-frique, proprement dite. Elle est considérée comme lemagasin des bleds de tout ce pays qui en abonde. Onles y conserve dans des voûtes bâties exprès Sc non pasfous terre, comme dans la plupart des autres provincesde l’Afrique. C’est tout ce que nous en apprend d’Her-belot, qui cite une géographie Persienne au quatrièmeclimat.* D’Herbelot , Bibl. orient.

Z. CASR BEN HOBEIR AH, ville d’Asie dans la pro-vince d’Erakh ou Chaldée [ d’Iraque] à deux lieues del’Euphrate , fort près de la plaine de Kerbela , fameusepar la défaite de Hussain fils d’Hali. Cette ville fut bâtiepar Abu Jezid Ben Amru Ben Hobeirah, qui comman-doít dans le pays d’Eraich fous le régne de Marvan der-nier R alise des Ommíades ; c’est-à-dire , vers l’an del’égire 125 ou 130. * D’Herbelot , Bibl. orient.

4. CASR FIROUSEH > c’est-à-dire , le palais ouïechâteau de la Turquoise ou bien Casr-Firuz, le châ-teau du Bonheur. C’est le nom du palais superbe, queMahmud fils de SebeKteghin fit bâtir en la ville de Gaz-nah, 8c où il fut aussi enterré. Le fondateur de ce palaisrégna depuis l’an de l’égire 389 jusqu’à l’an 421 , quifut celui de fa mort. * D’Herbelot , Bibl. orient.

CAS S Aï. Voyez. CasjE.

CASSAGNEBERE, châtellenie du Nebouran dansle diocèse de Comminges. Elle n’est remarquable quepour avoir été la patrie d’Arnault d’Ossat , cardinal évê-que de Rennes, puis de Bayeux, & ambassadeur de Fran-ce à Rome. II naquit en ce lieu le 23 Août 1536, 8cmourut à Rome le 13 Mars 1604. * Amelot de la Hous -saie , vie de ce cardinal, édit. de ses lettres.

CASSA GNETTES , gros bourg de France dans feRouerge au diocèse de Rodez, dans la généralité deMontauban , élection de Rodez * Carte des généralitéde Montauban & de Toulouse.

CASSAIGNE, village de France en GascogneCondomoís , fur la Losse à trois lieues de Condom. P' eFlste le néglige, Baudrand » édit. 1705 en fait une ville*