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groílîe de deux ruisseaux nommés F u n & l’autre Sortìno,prend le nom d’Alfeo en tombant dans le port de Syra-cuse , d’où cette principauté est éloignée de vingt millesd'Italie, comme de l’ìfle le marque tres - bien dans fa■carte de Sicile, Elle tient la place de la Cacyron de’Ptolomée.
CASSE, [Le Banc de la] c’est ainsi queMaty Sc Corneille appellent un écueil qui est, disent-ils , fort dangereux. Il est selon ces auteurs dans la Mé-diterranée entre l’ifle de Sardaigne 8c celles de Major-que & de Minorque. Corneille donne de plus une expli-cation puérile de ce nom. Le nom de Casse qu’on lui adonné, signifie > dit-íí, que tous les navires qui en appro-chent de trop près, y font casés ou brisés . Est-ce auffipour cette raison que le'cap de l’ifle de Sardaigne, àj’occídent duquel ce banc de fable est situé, se nommeCapo de la Cassa (Cacca ?) [c’estl’ Hermeumpromon-torïum des anciens. ] H y a effectivement entre l’ifle deMinorque - 8 c le cap Monfalcon, qui est au nord de lacôte occidentale de Sardaigne un ba,nc de fable, à vingtlieues marines , de trente au degré du cap de la Cassa, ils’étendd’occident en orient l’efpace deyingt-huitde cesmêmes lieues, Sc peut en avoir cinq dans fa plus grandelargeur. Comme il y a quatorze brasses d’eau qui le cou-vrent , il n’est pas dangereux pour quantité de vaisseaux.Son nom n’est pas le banc de la Casse, comme le disentles deux auteurs cités. Le Sr Berthelot l’appelleK raaldans fa carte de la Méditerranée.
CASSECOMBE. Corneille dit, ville d’Angleterredans le comté de Wíth.EUe est située fur une rivierequife décharge dans l’Avon 8e éloignée de Chipuam d’envi-ron cinq milles, 8 c cite un Atlas. II n’y a ni ville de Cas-fecombe ni province de With en Angleterre ; mais bienun chateau nommé Gast-Comee en Wiltshire ou dansla province de Wilt, à la source de la rivière qui coule aBath , qui est l’Avon ; ce château est au nord-est 8 c à sixmillesangloís d’une bourgade nommée Chipenham , com-me Aliard l’atrès-bien marqué dans fa carte d’Angleterre.CASSE!, bourg d’Italie au Milanez dans la Laumeline,aux confins du Tortonez, à deux lieues de Tortone ducôté du nord. *Baudrand , édit. 1705.
!• CASSEE. Vìyez, Cashel.
2-CASSEE, ville de France dans la Flandre occiden-tale, à six lieues de la mer , entre Saínt-Omer, Aire,Saint-Venant, Báilleul, Poperingue, Bergue, Saint-Vinox 8 c Waeten, dont elle n’est éloignée que de qua-tre lieues ; Sc entre Graveline, Dunkerque, Furnes »Ypres, Estaire, Sc Merville dont elle est à six lieues.Cassel veut dire parmi les Allemands & les Flamands lamême chose que Cafiel , le nom latin de cette ville estCafiellum , & Cajlellum Morïnorum ; fa situation estexactement marquée dans l’itinéraire d’Antonin 8 c dans ,la carte de Peutínger. II s’y est néanmoins glissé unefaute, 8c on a écrit Menapiorum pour Morinorum : car lesMenapiens n’appartenoient en rien à la ville de Teroua-ne 8 c n.en étoient pas voisins. On voit auprès de cetteville plusieurs grands chemins que les Romains firent pa-ver , 8 c que l’on nomme encore aujourd’hui Steen Straa-ten , qur veut dire chemins de pierre ou pavés. L’un deces chemins aboutit à la mer, ouest â présent la grandeécluse ou embouchure du nouveau canal de Mardycic;un autre aboutit à la ville de Waeteft fur la rivíered’Aa, à deux lieues de Saint-Orner ; un troisième à laLis , près de la ville d’Aire, 8 c un quatrième à la villed’Estaire. * Mémoires communiqués.
La ville de Gassel est limée fur une haute montagne,d’ouon la nomme souvent Mont-Casel s elle est bâtie enlongueur, ayant la place ou grand marché au milieu ,ornée d’une belle fontaine , dont les eaux viennent dusommet de la montagne ou étoit bâti l’ancien château.Cette ville a cinq portes , fçavoir, celle d’Ypres , cellesde Bergue s, d’Aire Sc de Waeten, qu’on nomme auffiîa porte occidentale. D’un cote de la place est la maisonde ville , 8 c de l’autre la cour. Il y a auffi deux collégia-les de chanoines j fçavoir, celle de Saint Pierre, fondéepar Robert le Frison, comte de Flandres, dans laquelleíly a vingt-deux chanoines, y compris le prévôt 8 c ledoyen ; l’autre est celle de Notre-Dame, composée deneuf chanoines, dont six ont été fondés en 1071, p a rRobert de Castel, fécond fil s de Robert de Béthune ,vingtième comte de Flandres, les autres ont été fondés
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. par Robert d’Orgemont, quarante-septieme évêque deTérouane. Ces deux collégiales font auffi paroisses. Ony volt un couvent de religieuses Hospitalières, 8 c un collè-ge où on enseigne les humanités. Ily a encore à un quartde lieue de la ville un couvent de Recollets, situé fur lamontagne nommée Nieuwembergh, au milieu d’un bois.Elle dépend pour le spirituel de l’évêché d’Ypres, 8 celle étoit autrefois fous celui de Térouane.
Cette ville , qui a été une des plus fortes des Pays-Bas , est aujourd’hui fans fortifications 8 c ouverte de touscôtés. Son ancien château qui étoit si fort, qu’on le re-gardoit comme imprenable, a été auffi détruit, ainsi quefa belle tour nommée la. Tour grise , qui a servi long-tems de fanal pour faire connoître les côtes aux vais-seaux qui étoient en mer. C’est de ce château dont il nereste plus que la terrasse élevée » que l’on a une des plusbelles & des plus étendues vues de l’univers. L’onapper-çoit de cette éminence jusqu’à trente-deux villes à laronde, avec tout l’espace de la mer, depuis Ostendejusqu’à Douvre en Angleterre, dont on dé couvre facile-ment les côtes.
Cette ville est fur-tout renommée par les trois batail-les qui fe font données aux environs contre trois Phi-lippes de France. La première à demi-lieue de la villefur le chemin de Saint-Orner en 1071, où les Flamandsfous le commandement de Robert le Frison, remporte-rentune victoire signalée sur le roi de France Philippe 1 .dont touÇe l’armée fut taillée en pièces. La seconde futgagnée par Philippe VI. dit le Valois en 132,8, qui étoitvenu au secours du comte de Flandres , dont les sujetss’étoient révoltés. Ce fut à cette occasion que le peuplede Cassel lorsque le roi Philippe affiégeoit leur ville , fitun coq de laine qu’il mit fur une perche au haut d’une destours avec cette inscription : Quand ce coq chanté aura ,Áe roi Cajsel conqueter a. La prédiction cependant fe trouvafauste , car lorsque l’armée des rebelles vint pour secou-rir Cassel > le roi gagna la victoire, prit la ville, la saccagea& ia brûla. La troisième bataille s’est donnée à prèsd’une lieue de la ville en 1677, 8c Philippe d’Orléans »frere unique du roi Louis XIV. y défit le prince d’O-range , qui commandoit les armées d’Espagne 8c de Hol-lande. Elle a été cédée à la France par le traité de Nímé-gue en 1678. * Flandria illuftrata , p. 468.
Les armes de Cassel font d’argent au château de fable ,la porte ouverte dans laquelle on voit une épée posée enpal à côté de deux clefs de même.
CASSEL. [Châtellenie de] Elle est fort éten-due , puisqu’outre la ville de ce nom , elle en contientencore quatre autres qui font HazebroncK , Waeten,Estaire 8c Merville , avec cinquante-deux grands villa-ges, dont quelques-uns pourroient passer pour des villes.Cette châtellenie la plus grande après celle de Lille dans-la province de Flandres , s’étend depuis la ville de Wae-ten fur la rivíere d’Aa jusqu’à la Lis , ce qui forme unespace de dixlíéues, depuis Saint-Omer jusqu’aux con-fins d’Artois , 8c depuis "Waeten jusqu’à Saínt-Venant,8c fe trouve entre les châtellenies de Bourbourg, Ber-gues, Furnes, Báilleul, 8c celle de Lille; elle est bor-dée de trois rivières navigables, fçavoir la Lis, depuisAire jusqu’à Estaire; del’Aa, depuis Saint-Omer jus-qu’à \faeten, 8c de la Colme, depuis ce dernier lieutirant vers la ville de Bergues. Elle contient auffi prèsde vingt-cinq châteaux ou maisons seigneuriales.
Cette châtellenie avec ses cinq villes, est régie par uflmagistrat que l’on nomme la Cour de Cassel, 8c qui ré-side en cette ville. Ce titre lui a été accordé par les sou-verains de Flandres » parce que ce magistrat est composéd’un grand nopibre de gentilshommes. II consiste dansun bailli 8c un haut-justicier ,. pris du nombre des prin-cipaux seigneurs du pays, parmi lesquels fe trouvent desprinces , Sc l’évêque de Saínt-Omer; les conseillers fontau nombre de douze, dont six doivent être gentils-hommes. ê *
La grande forêt de Nieppefe trouve dans cette châ-tellenie le long de la Lis, entre Aire 8c Merville. Elleabonde en faisans 8c en toute forte de gros & menu gi-bier ; c’est cette forêt qui fournit une grande partie dttbois que l’on brûle à Lille, 8 c que l’on fait descend^fur la Lis ; elle est après la forêt de Soigíes, la pl uSgrande 8c la plus belle de tous les Pays-Bas.
On trouve que le comte Robert de Béthune, dou na