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Tome second. C - F.
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de cette ifle Sc à six milles de Mazare; elle a titre deprincipauté. Baudrand.

CASTELANE , ville de France en Provence fur lariviere de Verdon , & dans une plaine entre deux mon-tagnes a deux lieues de Senez au levant d’hiver en allantvers Grasse,, Sc à six lieues de Riez; Sc on y a depuispeu transféré la résidence del’évêque de Senez.

Cette ville esib nommée Castellane par de Longuerue;& ce qui décide en faveur de cet orthographe, c’est queles ordonnances Sc mandemens des évêques de Senezfont datés de Castellane. Voyez, ce mot.

CASTELAUN ou Castelhun, ville Sc châteaud’Allemagne au cercle du haut Rhin dans le Hunfruckauprès de Simmern entre le haut Wefel Sc Beilstein.Quelques-uns la donnent au palatïnat > d’autres au mar-quisat de Bade, y ayant encore d’autres lieux du comtéde Spanheim qui appartiennent aces deux maisons.Lestroupes de France 8c celles du duc de Weymar prirenten 1639 cette ville Sc celle de Bern-Castel. * Zeyler,Palat. topograp. p. 61.

CASTËL EN, château de Suisse au bailliage deSchenkeberg dépendance du canton de Berne & dans laparoisse de Schinzenach. II fut bâti fous le régne de LouisXIII. par Charles-Louis d’Erlach, gouverneur de Brisach8c maréchal de camp en France.'On volt un magnifiquetombeau de ce gentilhomme dans l’églife de la paroisse.* Délices de la Suisse , t. 1 , p. 155.

CASTELIUM , nom d’un lieu quelque part vers laPalestine, selon Ortélius; qui cite la vie de saint SabasPar Métaphraste.

1. CASTELLANE, ville de France en Provence audiocèse de Senez. Elle étoit autrefois fur une montagneélevée, laquelle étoit commandée par un rocher escarpé,fur lequel étoit le château des barons qui ne vouloientpas reconnoître les comtes de Provence pour leurs sou-verains , mais seulement les empereurs rois d’Arles. Al-phonse roi d’Arragon , comte de Barcelone Sc de Pro-vence , entreprit de soumettre Boniface,seigneur de Cas-tellane, 8c le contraignit l’an n8t à lui rendre homma-ge, comme firent ses successeurs , qui renoncèrent auxPrivilèges qu’ils avoient eus des empereurs dont ilsEtoient vassaux immédiats. Le dernier de ces seigneursttommé Boniface^, qui avoir pris les armes contre Char-les d’Anjou, ayant été vaincu Sc pris , Charles lui fittrancher la tête à Marseille l’an 1257 , Sc unit Castellaneau domaine du comté de Provence. Les habítans de Cas-tellane, quatre ans après la mort de leur seigneur, aban-donnèrent l’ancienne ville , 8c descendant de la monta-gne dans la vallée, Rétablirent fur la riviere de Verdondans un terroir fertile Sc agréable. Cette ville a droit deeputer aux états Seaux assemblées. Les succefieurs deharles I. s ous lequel elle a été bâtie y ont institué un<mliage royal, Sc il y a une sénéchaussée depuis l’an. 41 . Le domaine Sc la seigneurie utile de cettee * a Ppartiennent entierement au roi; l’évêque deenez y f a ; t aujourd’hui sa résidence; on y volt un cou-vent d Augusti ng Sc un de filles de la Visitation. Je neçais lur quel fondement Piganiol de la Force la nommer* > civitas Salïnarum , 8c civitas Salincri-

de B S ■ j ^ ia S e Castellane confine à ceux de Digne Sct*» 9^69 * Longuerue , description de la France, part.

nonimptt S 'r ELLA ^E, ville dTtalie. Les Italiens ladp L Q k- \ T u~^ stellana - Elle est dans une partie\ a lllea occident du Tibre, 8c presque enclavée,. e e P A ^timoine de 8. Pierre Sc le petit état de Ron-ig.ione qui appartient au duc de Parme , au nord de larig ia, a vingt milles de Rome. Cette distance suffitdp^v e ” Uter Ceux ont cru que c’étoit l’ancienne villea . eiens ' fitie les Romains assiégèrent pendant dixl j ’ F e , te ville , selon Denys d’Halicarnasse , ant.feroien,- 01 a C j nt àdes de Rome ; car ces cent stades ne«oderneS® f™ 26 ^Hes Sc demi, Sc les vingt millestance de GastpH^'^u'u^ romains; ainsi la di's-

ne ville des Veifi^/p^n^ ^ ladîstance de Fancsen-quels est Léandrp ' ,. 1 ss leurs Maliens, au nombre des-l’ancienne Fescenn,. 1 qUe Castellane a succédé àlices d’Italie dit qu’on 1 ^ ce mot - L’auteur des dé-de toutes parts de vallée munie & environnée

foirés . &

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dans le Tibre a quelque distance delà... Au-dessus deCastellane est une grande forêt qui s’étend jusqu’au pieddu mont Soracte, nommé aujourd’hui Monte di San SU-vestro. On ne pouvoít autrefois traverser cette forêt fansdanger d’y être tué ou volé.

CASTELLANIA , Castelnia. Voyez. Châtel-lenie.

CASTELLANNETE, ville du royaume de Naplesdans la terre d’Otrante , avec un évêché suffragant de l’ar-chevêque de Tarente , sur la riviere de Taívo. Elle atitre de principauté, est petite Sc située à six milles deMotula , Sc presque au milieu entre Matera Sc Tarente,a dix-huit milles de chatune. On croit que c’est la Cafta-nia d’Etienne le géographe.

CASTELLANI, ancien peuple de l’Espagne Tar-ragonnoise selon Ptolomée. Ses villes étoient selonlui.

Sebendunum , Besalu ,

Basi, Bas ,

Egosa, Cajhlfollit ,

Besida ou Beíèda , S. Juan de las Badesas .

II est aise par-là de voir quelle partie de la Catalogneoccupoit ce peuple.

- CASTELLANTJS. Plusieurs évêques de p églised’Afrique font ainsi qualifiés du nom de leur siège dontle nom étoit Castellum. Voyez, ce mot.

CASTELLE, Callidratia■ Petite ville de Turquiedans la Natolie sur la côte méridionale de la mer Noireentre les villes de Sinopeàl’est, Sc Penderachí, ou He-raclée à l’ouest.

CASTELLENSE MUNICIPIUM. Le livre deslimites nomme ainsi un lieu municipal. Ortélius ne doutepoint qu’il ne sût en Italie.

CASTELLETUM. Guillaume de Tyr cité par Or-télius > nomme ainfi un lieu de la Palestine , fur la merde Galilée près de Tibériade.

CASTELLI, [Li] village d’Ttalíe au royaume deNaples dans l a Calabre ultérieure , avec un port fur lacôte de la mer Ionienne. II est proche de la ville d’Isola& du cap Rizzuto, Sc il donne le nom au golfe DelliCastelli , qui en est proche. éd. 1705,

(JASTELLIO. Nom latin commun aux villes de

CastiGlione Sc de Chatillon.

(JASTELLO. Ce mot dans la langue italienne a dessignifications très-équivoques. Elles ont souvent trompéles géographes qui n’étoient pas assez fur leurs gardes ,

Baudrand tout le premier. II faut les sçavoir pour nepas tomber dans la même erreur. II se prend quelque-fois pour un bourg , pour une petite ville , pour un amasde maisons entourées dans l’enceinte d’un même mur.II se prend aussi pour une forteresse ; Sc enfin pour unchâteau ou maison de plaisance où il s’agit plus de labeauté de l’habitation Sc des jardins qui l’accompagnentque d’aucunes fortifications. On peut juger aisément parla différence de ces trois sens quel inconvénient il y a àprendre l’un pour l’aure.

CASTELLON ou Castellon d’Ampurias ,ville d’Espagne dans la Catalogne, près de l’ancienneville d’Empuries fur la côte de la mer Méditerranée, àcinq lieues de Giron ne vers le levant d’été, Sc à huitd’Elne au midi. Les François la nomment Castillon.Elle n’est qu’â deux lieues de Roses. * Baudrand.

CASTELLON DE FARFANIA, bourg d’Espa-gne en Catalogne , avec un vieux château fur une côteprès de Balaguer, près du ruisseau de Farfagne , d’oùj u í vient ce nom. * Baudrand.

CASTELLON DE LA PLANA, ville d’Espagneau royaume de Valence dans une plaine fur la côte de lamer Sc près de la riviere de Mïjares, qui se rend un peuaprès dans le golfe de Valence. Elle est à neuf lieues deValence. * Baudrand.

CASTELLUM. Ce mot qui est un diminutif de cas-trum, un camp , signifie dans les écrits de la bonne aI st I Tquité un lieu fortifié, un château , un fort , un efortérefte ,une citadelle. En un mot , dès qu’une place est qua i eeca(íellum parles anciens Latins, cela signifie toujoursque c’étoit une place forte. Voyez. Chasteau.

1. CASTELLUM, ancienne ville épiscopale d Afri-que dans la Numídíe. La notice à’A■ ”° mîrie Ho-

' ■ • de ce lieu. Honorants Cajtellanus.

qui se jette noré évêque