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Tome second. C - F.
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râbles est quelques endroits. Les autres Canaux qu’ostvolt à l’extrémité da nord-ouest du lac,font tous a uneplus grande distance de la mer. H y en a plusieurs quipassent à une demi - journée du mont Ptoos. Ce lac quiest étroit au milieu , s’élargit ensuite , & se sépare eutrois bayes. Celle qui est le plus au nord , se sépare en-core en trois autres , dont la premiere entre fous la mon-tagne par deux canaux, & les deux autres chacune partrois canaux ; il y a encore dans ce même endroit uneautre baye qui se partage aussi en diverses bayes , Sc cesbayes en plusieurs canaux; ce qui fait dire, avec beaucoupde vraisemblance , qu’il y a du moins cinquante de cescanaux souterrains par où le lac se décharge dans la mer.Depuis Proscrira, pendant une partie du chemin que l’onfait le long de ces canaux , on trouve des ouvertures endifférens lieux; mais on ne peut ní voir ni entendre l’eauqui y passe, parce que le canal est entierement couvertSc fort profond. Lorsque l’on monte la partie la plusépaisse de la montagne , on passe auprès de dix ou douzepuits quarrés, taillés dans le roc , environ à cent vingt -cinq pieds l’un de l’autre. On les a approfondis à pro-portion de la montagne. II y en a dont la profondeurdoit être de plus de cinquante brasses, ce qu’on juge parle tems qu’il faut aux pierres que l’on y jette pour par-venir jusqu’au fond. On ne les entend point tomberdans l’eau, ce qui fait croire que le canal est couvert au-dessous de ces puits, qui ont à peu près quatre pieds enquarré à l’etnbouchure. Ils ont été faits autrefois pournettoyer les cinquante canaux , s’il arrivoit qu’il^trouvassent bouchés , ou qu’ils se remplissent. * Ifhehr ,Voyage d’Athènes , t. 2 , 1. 3.

CATABEDA, Voyez. Latameda.

CATABITANUS , siège épiscopal d’Afrique dansia Mauritanie Césariense , selon la notice des évêchésd’Afrique qui nomme l’évêque Patera Catabitanus •

CATABOLUM, lieu de la Cilicie. Antonin le metentre TEga» 8 c Bais , en allant de Tyane à Alexandriede Syrie , à quatorze mille pas d ’JEga - Sc à seize millepas de Bais. Dioscoride cité par Ortélius écrit Cata-BALUM.

1. CATACECAUMENE , lieu d’Asie , selon Stra-bon, L i2 , p. 579 , qui dit que les Mysiens Sc les Ly-diens le possédoient ensemble-.

2. CATACECAUMENE , collines de la Mysie.Vitruve , l. 2 , c. 6 , dit qu’o n y trouvoit de la pierrePonce. C’est peut-être la même chose que le lieu de i’ar-îicle précédent

3- CATACECAUMENE, ifle du golfe Arabique,íelon Ptolomée , l. 6 , c. 7 , Sc Etienne le géographe.Ses interprètes Rappellent Combufia, c’est-à-dire brûlée,qui est une traduction du nom.

CATACETI, peuple de la Sarmatie Asiatique. VoyezCatazeti.

CATACOMBES , lieux souterrains creusés dans levoisinage de plusieurs grandes villes d’Italie. Les sçavansne conviennent pas de leur premiere destination. II y ena aux environs de Rome , de Naples » de Syracuse en Si-cile , Sc même dans l’isle de Malte. Cependant le plusgrand nombre des sçavans conviennent que ces souter-rains ont servi a la sépulture des morts; Sc les corps quel’on en tire souvent ne laissent pas lieu d’en douter.

Les plus fameuses de ces catacombes font celles desenvirons de Rome , parce qu’on est persuadé qu’ellesfont la sépulture d’un très-grand nombre de martyrs.Les Protestans désapprouvant l’honneur que l’on rendaux saintes reliques , plusieurs d’entr’eux ont écrit pourdémontrer que ces lieux ont servi ausiî de cimetièresaux payens; & que les marques ausquelles certaines per-sonnes pieuses croient distinguer les martyrs d’avec lesautres íbnt équivoques. Je laisse cette discussion qui neregarde point la géographie. Les catacombes de Rome{bnt divers cimetières. Antoine Bosius , dans ía Romesouterraine , en décrit plusieurs , entr’autres , celles de S.Ciríaca ,p- 37°. L’ancien cimetíere de S. Anastase ,pape,-est auprès de l’églif e de sainte Bibienne. On dit q U e dansce lieu il y a 52<56 martyrs , fans compterdes femmes &les enfans. Le cimetíere de Calisto est le même lieu queS. Grégoire pape , epifi. L 3 , c . $6 , nomme catacom-bes. Bosius l’appelle les saintes grottes. On prétend qu’ily a dans celles-là 174000 corps des saints martyrs. Ungentilhomme françois dit , dans son voyage d’Italie »

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p. 412. Ces Catacombes font divisées en cimetíere publicSc cimetíere secret. J’entra-i dans le premier , . . .il estcreusé dans un tuf extraordinairement dur , & j’y vis lestombeaux d’un côté & d’aurre dans la muraille , dépouil-lés de leurs titres » épitaphes Sc autres ornemens, quel-ques chambres, Sc en quelques endroits bouchés de peurque le monde s’y engageant témérairement ne s’y per-de , comme il est arrivé quelquefois.L’autre qpartie

de ce cimetíere, appellée sécrette, le fut véritablementpour moi, parce .que je n’y entrai point. Mais je tâcheraide la rendre publique , en rapportant ici ce qui m’en aété dit par un homme d’esprit , qui a pénétré tous leslieux les plus cachés de ces catacombes. II m’a assuré quecette partie a une étendue bien plus considérable quel’autre; qu’il y a en plusieurs endroits quelques chambresfans peintures Sc fans ornemens, Sc même plusieurs lieuxfans tombeaux Sc monumens ; qu’il y a des passagesbouchés, qui donnoïent entrée dans les cimetières voi-sins ; que l’on y marche long-tems ; que l’on ne volt quele tuf, & des tombeaux fans titres , inscriptions , &frag-mens , quoiqu’en plusieurs endroits l’on trouve encorequelques beaux vestiges des anciens martyrs. . .. Sur lafin du seizieme siécle , une personne curieuse & hardiealla vers une grande maison qui est de l’hôpital de S.Jean de Latran , à un demi-mille de S. Sébastien » où,ayant trouvé une ouverture, il entra dans les lieux sou-terrains , 8 c , après avoir fait des tours Sc des détours enplusieurs endroits , il remarqua une infinité de chosesdont voici les principales. II apperçut quelques grottes,les unes creusées dans une terre dure » Sc les autres dansle tuf. II vit de côté Sc d’autre des tombeaux dans la mu-raille , creusés aussi dans le tuf, les autres dans une terrepins tendre ; quelques-uns, à plate terre , couverts demarbre; d’autres ,en arcade , destinés pour les personnesqualifiées , fur lesquels on célébroit la messe ; les unsouverts , Sc les autres à demi-ouverts ; dans ceux-ci desos extrêmement durs, & dans ceux-là des os qui, au seultoucher, se réduisaient en cendre. D’espace en espace., iivoyoit des chambres fans peintures & fans inscriptions »dépouillées de tons ornemens.. . En plusieurs endroitson voit des piles de tuf, qui se sont détachées des mu-railles » d’autres qui font prêtes à tomber » qui gâtent lestombeaux , Sc autres monumens » ou qui bouchent lepassage ; que la hauteur de ces catacombes pour l’ordí-naire est de six pieds , 8 c en quelques lieux elle est plusconsidérable, y ayant huit ou dix tombeaux-les uns furles autres ; en d’autres il faut se baisser Sc presque ram-per à terre pouf y entrer.

Mislon parle ainsi des catacombes de S. Sébastien UCe font , dit-il, les plus grandes ; pour l’ordinaire lesVoûtes n’en font pas moins exhaussées que celles de Na-ples , mais la largeur des caves n’est que deux pieds &demi ou environ. En quelques endroits on voit encorebeaucoup de niches murées dans les hauts étages ....Les caves de ces catacombes n’ont pas beaucoup de lar-geur, parce qu’elles manqueroient de soutien; ce n’estque du sable. Ce sont des labyrinthes , des rues souter-raines , qui tournent, qui biaisent 8 c qui se croisent. Cesmêmes catacombes font à deux milles de Rome. Lahauteur des galeries en est ( en quelques endroits ) d’en-viron quinze pieds, Sc j’y ai compté jusqu’à sept rangsde niches , l’un fur l’autre , dit fauteur d’iine lettreinsérée à la fin des voyages de Burnet , p. 530. Les al-lées , poursuit-il , n’ont que deux pieds jusqu’à deux Scdemi de large , tant pour épargner le terrein, que parcequ’étant peu solides les voûtes tomberoient toutes in-failliblement, si leurs jambages étoienî plus éloignés,ce qui n’a pas laissé d’arriver en beaucoup d’endroits,parce que la pluie y pénétre aisément, 8 c cela a confondules divers étages dans celles-ci ; mais nous ne descendî-mes pas dans celles de dessous, parce que les endroits oùelles étoíent ouvertes étoienttrop embarrassés des ruinesde celles de dessus , où nous vîmes beaucoup de nichesqu’on appelle Bicorpi , parce qu’apparemment on Senterroit ensemble le mari & la femme. Au reste , nousvîmes beaucoup de ces niches dont l’entrée est taillée e»feuillures pour y maçonner plus aisément les grandisbriques Sc morceaux de marbre dont ils fermoiefit l aniche, quand ils avoient mis le corps dedans. * Voy a í ed’Italie, t. 2, p. 241. .

Les catacombes de Naples *sonthors la ville» proci