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îes anciennes notices des provinces St cites des GaulesCivitas Catalaunorum , tient le troisième rang de la se-conde Belgique. Ce nom se trouve écrit Catueílaunorum ,au lieu de Catellaunorum , Sc Catalaonorum, par un chan-gement de VU en O ; Sc Cadellaunorum , en changeant ten d, Sc a en /, Nitard, /■ 2, dit Cadeelonica urbs,8 c l. 3 , Cadelonenfis urbs , & /. 4. Cadhellonensis urbs.Glaber Rodulfe dit Catalanos pour Catalamos. *. Fatefnotit. Gall. p. izd.
Cette ville u donné le nom de Campi Catalaunici à íacampagne , Sc ce nom se trouve dans les chroniques d’I-dace Sc de Caffiodore , 8c dans Jornandes. Ce derniernomme ces mêmes campagnes Mauriacos (de Mery),Sc dit qu’elles s’étendent cent lieues en longueur , Scsoixante Sc dix en largeur. Ce qu’il faut entendre delieues de 1500 pas, c’est-à dire, d’une petite demi-lieuechacune.
On demande , i°. si le mot Catalauni est le nom d’unpeuple qui auroit été ensuite donné à sa principale ville,comme Rbemit Parijìi, Turones , 8cc. Sur cette questionon peut dire que rien n’empêche qu’il n’y ait eu dans laBelgique un peuple nommé Catalauni , de même qu'ily avoit dans l’Aquitaine les Velauni , Sc dans la provincede Narbonne les Segovellauni Scies Segalaunì. z°. Quelétoit l’ancien nom de la ville Sc même du peuple, puis-que ni César , ni Strabon, ni Pline, ni Ptolomée, ni au-cun ancien historien géographe n’a parlé du nom Cata-launi avant Eumene ? Hadrien de Valois, après avoirrapporté la conjecture de Sanson , la méprise commen’ayant aucun fondement. .11 donne ensuite la sienne quel’on peut voir au mot Vddicajses , qu’il croit être l’anciennom du peuple, Sc au mot Noviomagus, qui selon, luiest l’ancien nom de Châlons. Voyez, i’article de Chalonssur Marne.
CATALOGNE , ( La) province d’Espagne avectitre de principauté. Elle peut avoir dans fa plus grandeétendue, du midi au nord, soixante lieues communes deFrance, 8c quarante-huit d’Espagne,-Sc, d’orient en occi-dent , environ cinquante de France Sc quarante d’Espa-gne. Les Pyrénées la bornent au septentrion , la Mé-diterranée à l’oríent 8 c au midi; les royaumes d’Arra-gon Sc de Valence à ('occident.
Louis, fils aîné 8c successeur de Charlemagne , n’etantencore que roi d’Aquitaine , se rendit maître de Barce-lone l’an 8 oï , selon de la Forêt Fourgon , qui ajoutequ’il donna le gouvernement de cette ville Sc de la Ca-talogne à Bera ou Bernard , après avoir fait arrêter Zadprince Maure qui y commandent. Cela ne me paroít paséxact- Eginhard, /. 3 , c. 15 , dit : Barcinona civitas ïnlimite Hispanico Jîta qu a alternante rerum eventu nuncErancontm nunc Saracenorum ditioni Jubjiciebatur ,cadem per Zatum Saracenorum qui tune eam invajerat"régi reddita cfí■ Ainsi Barcelone ne vint pas alors pourla premiere fois à la France » mais elle étoit tantôt à cetteMonarchie ,. tantôt aux Sarrasins , Sc Zat, qui s’en étoitemparé, (a rendit au roi de France. Baluse dit à l’an 801»que, dans le tems que Charlemagne étoit à Rome, ou ilfut couronné empereur, Louis son fils étant allé vers lesfrontières d’Espagne , prit Lérida , Barcelone 8c Tarra-gone. C’est en ce tems-là, dit-il, que le gouvernement deBarcelone fut donné au comte Berra > qui dans la fuitefut accuse du crime de lese-majesté. II y a plusieurs re-marques a faire fur ce Bera. x°. fa qualité de comte étoitpersonnelle, Sc non attachée au gouvernement de Bar-celone , qui n étoit encore pas un comté , au sens quenous entendons ce mot. 2 0 . son gouvernement s’étendoitsimplement sur Barcelone 8c son territoire ; car il y avoiten même tems Suniefred comte d’Urgel. 3 0 . Ce ne futque l’an 820, que le comte Bera de Barcelone , ayant étéconvaincu de félonie » perdit le gouvernement qui futdonné à Bernard, fils du comte Guillaume.'Ce Bernarddevint très-puissant ; car, outre le gouvernement de Bar-celone ,» on trouve qu’il avoit encore celui de Septima-nie, Sc en 824 il épousa , à Aix la Chapelle, Dodane, quequelques-uns croient avoir été sœur de Louis le Débon-naire ; Sc , cinq ans après, il fut fait chambellan de cet em-pereur , & gouverneur de Charles son fils. Ce fut lacause de sa perte ., car, comme après la mort de Louis leDébonnaire, Lotbaire son fils aîné eut pour son partagela dignité impériale & le royaume de Lombardie ; 8cCharles que nous appelions le Chauve, la couronne de
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France, ou plutôt d’Austrasie Sc de Neustrie, Bernardservit Charles avec tant de zélé , que Lotbaire fut en-nemi implacable de cette famille. Un fragement d’An-bert, rapporté par Baluse , nous apprend qu’il étoit quel-que chose de plus que le gouverneur du jeune prince,8 c qu’il avoit plus contribué à íà naissance que l’empe-reur , qui passoit pour en être le pere ; cependant ('ingratle poignarda l’an 844, ce fut même par une lâche trahi-son mêlée de sacrilège, selon ce fragment d’Ariberí. Lesannales de saint Bertin racontent la chose autrement, Scle pere Daniel a préféré ce dernier témoignage. Quoiqu’il en soit, ce que nous appelions aujourd’hui la Ca-talogne, se trouva partagé entre plusieurs comtes ; Ber-nard comte de Barcelone, Suniefred comte d’Urgel, ScBera comte de Rouffillon, &c. L’an 85S. Aimoin nom-me Sunifrid , qu’il qualifie civitatis Barcinonenfispofi co-mitem primum , ce que Baluse explique par la qualitéde vicomte de Barcelone. Ces gouvernemens possédéspar des comtes , quoiqu’amovibles à la volonté du roi,furent peu à peu appelìés des comtés. * Marc a Hisp.lib.4,p. 345.
L’histoire des comtes de Barcelone fait mention deGuifroy ( Guifredus ) d’Arrïa , maison de campagnesituée au nord de villa Franca de Confiant , lequel, s’é-tant distingué par ses exploits militaires Sc par ses riches-ses, obtint du roi de France le comté de Barcelone. Unjour que , s’étantrenduà Narbonne avec son fils de mêmenom , surnommé le Velu, pont s’aboucher avec les dé-putés du roi, il s’éleva une sédition • 8c un soldat Françoisayant manqué de respect jusqu’à le prendre par la barbe,le comte tira l’épée Sc le tua : on le saisit, Sc comme onle menoit au roi, il se fit sur le chemin une nouvelle mu-tinerie, ou il fut tué. Son fils que l’on conduísoit aveclui ayant été présenté au roi, lui raconta comment touts étoit passé. Le roi fut sensible à la perte de cet officier,Sc envyya ce fils au comte de Flandre , & lui en re-commanda ('éducation. La veuve du comte de Barce-lone étoit restée dans le pays. Le jeune Guifroy y retour-na en cachette , se fit connoître à sa mere qui lui ména-gea un parti considérable. II tua Salomon, qui étoit alorscomte de Barcelone , Sc se saisit de ('autorité qu’avoiteu son pere. * Gefla comit. Barcinon. publiés par M. Ba-luse avec Marc a , Hispan. c. 1 , 8 c se q.
Etant en Flandre, il avoit pris avec la fille du comtede Flandre des engagemens pour l’époufer dès qu’ilpourroit être rétabli. II tint parole ; cette alliance con-tribua à le mettre dans les bonnes grâces du roi de Fran-ce , qui lui conféra en fief le comté de Barcelone , Sc leretint à fa cour. Pendant le séjour qu’il y fit, il appritque les Sarrasins avoient envahi Sc ravagé fa patrie • ildemanda au roi des troupes pour aller contre eux. Le rotqui avoit lui-même d’autres affaires fur les bras, ne put lutaccorder ce secours; mais il lui dit que s’il pouvoir fanscela repousser les Maures St en nettoyer le pays, il le lutabondonneroít pour lui 8c pour ses descendans à perpé-tuité. Le comte trouva entre les principaux de la nobles-se françoise des amis qui ('aidèrent dans cette entreprise ;il marcha contre les Sarrasins, remporta fur enx plusieursvictoires , Sc les chaíla au-delà de Lerída. Voilà dequelle maniéré la Catalogne devint une souverainetéhéréditaire. II fonda ensuite le monastère de Ripollo,qui fut dédié l’an 888. On a les actes de cette dédicaceSc de plusieurs donations que ce comte Sc la princesse f*femme firent à ce monastère: elle y est nommée Wi'dinildis ; un autre acte de donation porte, Ego Wifii'dusgratia Dei cornes & marchio & uxor mea Guinez,el Jles donatores, 8cc, II est de 890 , l’an 3° d’Otton, c’est'à-dire du roi Eudes ; par où l’on volt que l’on n’avostpoint encore changé l’uíage de dater les actes en ce pay s 'là de l’année du régne du roi de France. Tout cela està peu près conforme à ce que dit Mariana, hifi. Hisf‘lìb. 8, cap. 1. Pampelune Sc Alabaétant, dit-il, tombée spar le malheur des tems fous la puissance des Maur eS ’Arista s’en rendit maître, Scie qualifia roi de Pampelust e '
(C’est.l’origine du royaume de Navarre.) Dans ce tes 5Salomon, comte de Cerdagne, gouverna neuf ans la vinde Barcelone par ordre de Louis II, pendant la irsistOríté du fils de Guifroy. Parla fuite ce jeune prince ob íin ,de Charles le Gros le comté de Barcelone , pou*
Sc ses héritiers, Charles ne se réservant que R c * r0 'd’appel.