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Tome second. C - F.
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L’histoire dêja citée dit que Guifroy II, dit le Velu,eut quatre fils, sçavoir, Radutphe , Guifroy , Miron, &Suniaire. Le premier, si on en croît les historiens espa-gnols , étoit né en Flandre avant le mariage, il fut moineà Ripollo, 8c ensuite évêque d’Urgel. Le second mourutempoisonné 8c ne laissa point de fils.Le troisième fut comtede Barcelone, Sc le quatrième fut premier comte d’Ur-gel. * Gefta Comit. cap. 2.

Miron eut trois fils, entre lesquels il partagea ses états.Seniofred, l’aîné fut comte de Barcelone; le second Olí-ba , surnommé Cabretta , eut Besalu Sc la Cerdagne ;Miron, qui étoit le troisième, fut évêque Sc comte de Oi-sone. Seniofred, mourut Fan 967 fans postérité, âpresavoir possédé 17 ans le comté de Barcelone , 8c le comtepassa à Borel » fils aîné de Suniaire comte d’Urgel, quiavoit été son tuteur. Les comtés de Besalu 8c de Cer-dagne furent divisés entre les deux fils d’Oliba Cabretta,íçavoir, Bernard qui eut le premier , 8c Guifroy qui'eut .le second. Je laisse ces détails à l’histoire pour ne suivreque la principale branche qui est celle de Borel.

II fut, comme j’ai déja dit , comte de Barcelone 8cd’Urgel. 11 laissa le premier de ces deux comtés à sonfils aîné Raimond , 8c l’autre à soir second fils Ermen-gaud , 8c mourut en 993. Raimond fut pere deBeren-ger, dont le fils fut aussi nommé Raimond , surnomméBerenger.il y en a eu plusieurs de ce nom. L’an xojd, aumois de Juin, Ermesende comtesse de Barcelone , ven-dit à Raimond Berenger, comte de Barcelone son parent,íncpoti Juo ) , 8c à Adalmode sa femme, les comtés deBarcelone , de Girone , de Manresa Sc de Vich , 8c lechâteau de Cardone pour la somme de mille onces d’or.L’histoire remarque de ce Raimond que c’étoit un par-faitement homme de bien » 8c qu’il avoit acquis une sigrande autorité , qu’entre autres souverains qui étoientaiors en Espagne , douze princes Sarrasins lui payoientUn tribut annuel comme à leur seigneur. C’est ce mêmeprince, qui, assisté du cardinal Hugues, du légat dupapeSc des grands du pays , fit dresser un code de loix parti-culières , que l’on appella les Usatiques , il mourut Fanïo 7<5, après avoir gouverné quarante-deux ans. Les di-verses branches de cette maison qui possédoient des étatsparticuliers s’éteignirent. Celle de Bernard le Groscomte de Besalu, finit Fan 1111, Sc ce comté fut dévo-lu à Raimond Berenger III du nom , qui hérita aussi ducomté de Cerdagne après la mort de Bernard dernier^mte, décédé en U17. Le comté d’Urgel fut réuni*l c |ux-là Sc à celui de Barcelone Fan 1x54, par le décèsd Ermengaud, qui ne laissa point de fils. Ainsi RaimondBerenger IV , à qui il fut dévolu, se vit maître, non-soulement de l’ancien domaine de ses peres, mais encore.j^ a y°rque q Ue Raimond Berenger III avoit con-ssuiíe conjointement avec les Pisans. Son mariage avecetronille d’Arragon,fille de Ramire II, dit le Moine,lui apporta la couronne d’Àrragon. ( Jusques-là les preu-Ves de cet article font dans le livre Mure a Hispanica »fuhhe par M. Baluse. )

fisopuis ce tems , l’histoire de la Catalogne fait partiee ce “ e des rois d’Arragon. II est important de remar-quer, que l’usage de dater les actes publics de l’année due gne des rois de France subsista dans la Catalogne jus-R Êms d’Aphonse II, roi d’Arragon , fils de Raî-

urnvîn7 r , enger IV - Ce monarque fit assembler un synodefur S Il8i * dans la ville de Tarragone , où. UHoraires ? sa S e seroit aboli ' & siu'à Pavenir les

. de Catalogne ne dateroientplus les actes qu’íls

р, , r ? ient P ar les années du régne des rois de France,etoit renoncer assez folemnellement au souverain do-aine qu ils avoient eu jusqu’alors fur cette province ,

res^L Ct01 ^ l j n V? es bondirions des premieres investitu-re h rois „f Elance protestèrent contre ce décret quirent ^ exécuté; mais les choses s’accommode-

Prérf.n^ n Les rois d’Arragon ayant acquis des

de Besip° nS , ur T es v "dles de Carcassonne , dé RhodeZ»Gille. u r L’u £ Leucate » d’Albi, de Nîmes Sc de saintdes deux par t “ n p^. r . mutati ° ia de droits 8c de prétentionsayant époufô Is a Sí hp ,?! le Hardî > ^ de saint Louis,te princesse lui donna ^ A rra & 0n ’ Jacques I, pere de cet-gneurie utile de Carcasse» 01 C o S Prétentions avec la seí-

se départit pour toujours^ í de Be . si ® rs Philippe

с, .! p . 1 r v. T , J , T> s * ur so comté de Barcelone &

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Cette province, déja incorporée avec le royaume d’Ar-ragon , fut unie en même tems que lui avec la Castiiièjusqu’à Fan 1640 : les habítans du pays avoient eu diversdémêlés avec les troupes espagnoles qui n e les ména-geoient pas assez à leur gré. Les feules milices de la pro-vince n’étantpas capables de repousser les François horsdu comté de Roussillon, Sa M. C. y envoya une partieconsidérable de ses troupes. La mésintelligence se mitentre elles 8c les habitans. Ceux-ci chagrins, de ce quelés étrangers (ils appelloient ainsi les Espagnols) nesecondoíent pas la bravoure de ceux du pays, se retíre-rent chez eux. Le comte-duc d’Olivarez fit entendre auroi que les Catalans étoient mal intentionnés , 8c queleur retraite mettoit l’armée espagnole hors d’état d’ar-rêter les progrès des françois. Prévenu depuis long-temscontre eux , le roi consentit que, sans avoir égard auximmunités d’une province qui lui paroissoit avoir si peude zélé dans une occasion pressante , on obligeât leshommes Sc les femmes à des corvées extraordinaires, 8cà fournir ou à porter au camp des Espagnols les fourages8c les provisions nécessaires pour reprendre la ville deSalces. Ces nouvelles impositions, jointes aux violencescommises par les soldats , acheverent de les irriter. Ilsvoulurent maintenir leurs privilèges , & remontrèrentl’impuisianee de la province entierement épuisée. Leurplainte fut méprisée à la cour, qui ferma les yeux à lalicence des officiers Sc du soldat. * Suite de Mêlerai »Louis XIII. an. 1640, p. 454.

C’étoít le tems que les paysans , selon la coutume,8'étoient rendus près de Barcelone , afin de se louer auxhabitans pour la coupe de leurs bleds. Des soldats quialloient a la ville ayant passé au milieu de ces paysansattroupés , ceux-ci en ayant reconnu quelques-uns pouravoir été complices des excès commis dans un bourg oules officiers Sc les soldats avoient mís le feu , ils se jet-èrent sm eux au nombre de trois ou quatre mille, Sc lespoursuivirent jusques dans la ville en jettant de grandscris. Une partie de la populace mutinée se joignit à eux»Lc quelques coups tirés par les domestiques du vicerol»acheverent de soulever l’autre. Telle fut l’orígine de larévolution qui livra la Catalogne aux François. Les trou-bles du Portugal qui prit ce tems pour se révolter contrel’Espagoe , acheverent de rompre les mesures qu’onrauroit pu prendre pour la réduire, Sc elle demeura aupouvoir de la France jusqu’à Fan 1652.La paix des Py»renées en détacha le RouffiHon que la France a conservédepuis ce tems , avec le Confiant Sc uhe partie de la

Cerdagne.

La Catalogne , selon Fétat présent de l’Espagne parl’abbé de Vayrac, t. 1 , p. Uî, comprend un Arche-vêché qui est Tarragone.

VII. Evêchés y qui font

Barcelone, Urgel, Lerida, Sc Solsone.

Girone, Vich, Tortose,

XXVIII. abbayes des ordres de saint Benoît ou deCîteaux.

Une principauté, qui est Tarragone.

II. duchés qui sont Montblanc 8c Cardone.

V. marquisats , sçavoir »

Lerida, Pallaresa,

Tortose, Camaraça,

8c Aytona.

XVII. comtes , qui sontBarcelone, Pradas,

Girone, Palamos,

Urgel, Peyralada,

Cerdagne, Santa Coíoma de Queralto»

Bessalu , Santa Coloma de Sentillas ,

Ampurias, Savallano,

Vich, Vaile Fogona,

Manresa, Guimerano,

Sc Monte Agudo.

XII vicomtés » qui font

Cabrera »Bassi,

Rocabertino,

£anet t

Isola,

Castel bon o,Erilio,

jQuersoratO »

Vstkmuro,

Scornalbona»

Ager,