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Tome second. C - F.
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C À T

dont ies flammes étoient souvent arrivées jusques-là,Sc l’avoient quelquefois endommagée , mais l’horribietremblement de terre qu’on y ressentit en 1693, fut fifurieux que la ville en fut entierement renversée, en sor-te qu’il n’y est pas resté pierre íur pierre ; il commençale p de Janvier & détruisit tout. Le 11 , la terre s’ouvriten plusieurs endroits , 8 c engloutit ceux que la ruine des ,édifices avoit épargnés. Presque en un moment onzemille personnes qui s’étoient retirées dans la cathédralepour implorer le secours divin , périrent fous les maté-riaux de l’égliíe qui les couvrit dans le tems qu’un cha-noine leur donnoit la bénédiction du saint Sacrement.Ce chanoine resta íeul avec les ministres de l’autel 8 cune centaine de personnes qui étoient à genoux dans lacroisée où font deux magnifiques chapelles, l’une de laVierge & l’autre de Ste Agathe. Ces deux chapelles Scle maître autel resterent de bout. Corn. Dict.

Strabon dit que les endroits les plus bas des environsde Catane font couverts de cendres, qui proviennent desembrasements du mont Actna. Avec le tems elles ontrendu la terre si fertile, que, dans les endroits où l’on aplanté de la vigne, le riasin y vient avec une abondanceétonnante, Sc le vin que l’on en fait surpasse en bontécelui des autres contrées de l’isle : les campagnes y fontsi grasses Sc y produisent une herbe si propre pour le bé-tail , que quand on les y a mis paître pendant quelquetems , on est contraint de leur tirer du sang pour em-pêcher que la graisse ne les étouffe ; ce qui arrive prin-cipalement aux bêtes quí avaient souffert quelque temsauparavant.

Le territoire de Catane est si fertile que le pays se re-peuple peu à peu. Le 5 de Février, fête de sainte Aga-the » il se fait une procession solemnelle où l’on porte lecorps de la sainte sur un brancard, dans une chasse d’ar-gent enrichie de pierreries. On tient à Catane dans cetems-là une foire célébré où il vient quantité de mondede Sicile Sc des pays étrangers. * Corn. Dict.

La vallée de Catane est extrêmement peuplée à causede sa fertilité. Elle est remplie de gros bourgs que l’onprendroit pour des villes ; entr’autres , le long de la ri-vière Gabella ou Jarreta qui est l’ancien Sïm<zthus , ily a ceux d’Aderno Sc de Paterno, qu’on appelloit autre-fois Adranum Sc Hybla. Ce dernier est renommé par lemiel qu’on y recueille, si estimé des anciens ; d’où Vir-gile a dit dans une de ses églogues, v. 55.

HybUu apibus fiorem depafta saliEh.

A l’une des extrémités du golfe de Catane on trouvtPancienne vill e Lentínt. , , ,

II faut remarquer que la Jarreta qui est le Simœthitf deanciens, est nommée Fíume di Catania > quoique cet*,rïviere ne passe point à Catane , mais beaucoup plus aïmidi. Celle quí coupe la ville en deux a été appellée pales anciens Amen anus. Voyez, ce mot L’évêque d ;Catane est premier suffragant de Syracuse , selon h notice de Nilus Doxapatríus Archimandrite ; mais il observe qu 3 elle fut érigée en archeveche a cause de S. Léo.sen évêque. Une notice postérieure de deux siécledonne à ^archevêque de Mont Réale deux éveches fusfiagans, savoir, ceux de Syracuse 8 c de Catane.

CATANGIUS SINUS , golfe à bosphore dThrace fur le rivage d’Asie , selon Pierre Gilles . qus appuie fur l’autorité de Denys de Bysance ,duquel :avoit tout le livre du bosphore de Thrace - dont noun avons plus que quelques fragmens. Pierre Gilles d;que c’est présentement Golfo Castacio.

CATANIou Catanni. La seconde maniéré e!^Etienne le géographe, qui dit que c’étoit unpeupvoisin de la mer Caspienne. Ortélius dit que Pline I»omme Cataríì. J e trouve dans N ' '^on du P Hardoum

c. 7 ,Catoni peuple au-deladuTanais,

CATANIDIS PROMONTORIUM, cap d Afi

dont parle Diodore de Sicile , l. IZ. H étoit voisin d

1 ìfle de Lesbos , mais en terre ferme - vers les âArgitmses.

CATANII, peuple de l’Arabie déserte, selon Ptclomee , t. 5 , c. 19. Q ue lques éxemplaires portent B/

. CATANIRA , ville. Théopompe en ayant fak metion.au 3 5 e livre de ses philíppíques » Etienne eu avo

_ CAT 26s

fait un article où 11 marquoít, íans doute , de quel payselle étoit. Hermolaiis ne s’en embarrassant pas , s’estcontenté de nous apprendre que ce mot est du genreneutre. La belle remarque !

CATANÎT/Ej peuple de l’Arabie heureuse, selostPtolomée, /. 6 , c. 7.

CATANNÏ. Voyez . Catani.

CATANZÁRO, ville d’Italie aù royaume de Na-ples , dans laCalabre ultérieure dont elle est la capitale »nvec un évêché suffragant de l’archevêché de Regio.Elle est située sir r une montagne près du golfe de Squil-lace, à cinq milles de Tavçrna , 8 c presqu’au milieu en-tre Belcastro Sc Squíllace, environ à onze milles de cha-cune. Elle est une des plus peuplées du royaume > Sác’est où demeure le gouverneur ou íe président de laprovince

CATAONIE , province d’Asie dans la Cappadoceselon Strabon , de l’Arméníe mineure selon Ptolomée.Ce qui s’accorde assez ; car » comme je l’ai remarquéailleurs , la Cappadoce a compris autrefois l’Arméníemineure Ptolomée , 1 . 5 » c. 7, la met entre le Taurus &PAntitaurus aux environs du fleuve Cydnus. Ses villesétoient.

Cabajfus ,

Tynna ,Jirallis »Cybiftra ,CUudiopolû,

Dalifandus ,

Polyandus ou Palyandos %Comana de Cappadoce ,Tazadaris ,

■Sc Leandis.

II y place aussi la source du Mopse.

Strabon dit, /. ï2 , p. 533, que les anciens ont prís laCataonie pour un pays distingué de la Cappadoce... Iiajoute qu’elle en est la dixième partie, selon l’usage dela partager en dix provinces. C’est ainsi , dit-il, que denotre tems les rois qui ont précédé Archelaìis ont diviséla Cappadoce; Sc la Cataonie est une des dix portions.j) e notre tems, poursuit ce géographe , les Cataoniensne différent en rien des Cappadocíens pour le langage , &g ne reste plus de traces de la différence qu 5 il y a pu avoirautrefois. Il s ont donc été divisés. Ce fut Ariarathe Idu nom, roi de Cappadoce » qui joignit les Cataoniensaux Cappadocíens.

Ariarathe, premier du nom, 8 cc. C’est ainsi qu’il fautentendre Strabon ; car les traductions latines qui fontentendre ces mots, comme si Strabon avoit dit qu’Aria-rathe fut le premier roi de Cappadoce , lui prê-tent une fausseté démentie par le témoignage de Dio-dore j car ìln’est pas vrai qu’Ariarathe ait été premierroi de Cappadoce , comme le remarque très-bien Ca-saiibon sur l’endroit cité de Strabon. „

CATAPTELEA » ville marchande de JDithyme íurle Pont-Euxin. II en est parlé dans la vie de S. Parthe-

nius,,cité par Ortélius.

CÀTAQUENSIS, siège épiscopal d’Afríque dansla Numidie, dont il est parlé dans la conférence de Car-thage, p. 275 ,ed.Dîipin- S. Augustin, dans ses lettres,dit que L o ni face avoit succédé à l’évêque Paul. II enparle encore dans fa lettre à Olympíus. La notice épis-copale d’Afrique met entre les évêques de NumidiePascentius. Ce mot a été corrompu par deux copistes.Le premier ayant écrit Cethafuensis , quelqu’un a mar-qué qu’il devoit y avoir Ca 8 c non pas Ce à la premierssyllabe, & s’est contenté d’écrire ca en marge ; Sc un au-tre copiste ne sachant que faire de ces deux lettres, lsáa mises à la fin, comme le remarque Dupírt.

1. CATARÁ, ville de l’Arabie heureuse > selon Pto-lomée, l. 6 , c. 7.

2. CATARA , siège épiscopal Sc ville de la Lycie ,selon la notice de Léon le Sage.* Schelftfate , ant. eccleí*

t. j , p. 677.

CATARACTA, ville d’Italie au pays des Sa moi-tes. Diodore de Sicile, /. 20, dit qu’elle fut prise pat àRomains.

CATARACTE, grande chute d’eaux d’urie granderivîere , lorsque son lit venant à lui manquer tout àcoup,pour ainsi dire, elle tombe avec bruit & impétuo-sité íur un terre!n beaucoup plus bas. Le Nil a deux cata-ractes,savoir, la grande 8clapetite. FsycL le Nil. Le Da-nube» le Borysthenë Sc quantité d autres rivières ont des

Tome 11 , L 1