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Tome second. C - F.
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2.64 C A T

Il y a quantité de Baronics , dont les plus Considérablesfont

Monte-Cadena » Cervera,

Pinos , Lc Metaplana.

Autrefois le baron de Monte-Cadena étoit grand séné»

-chai de toute la Catalogne.

Elle est divisée en quinze jurisditlions ou vigueries »qui sont

Tortose, Gírone, Agramont*

Montblanc, Campredon, Tarrega,

Tarragone, Puicerda, Cervera,

Víllafrancade Balaguer, Manresa»

Panadés, Lerida, Le V ich.

Barcelone »

Elle est arrosée par 5 2 rivières. Les principales font

Le Franeolí, -

Le'^Befos f 1 UÎ se jettent dans la mer»Le Ter , A

La Segre,

La Noguera Pallaresa,

La Noguera Ríbagorçana »Le Cardonero,

La Cervera,

La Noya,

Et le Corp,

qui se perdent dansd’autres rivières.

L’airy est pur 8c sain , un peu froid en hiver daslS lapartie septentrionale , à cause des montagnes qui s° ntpresque toujours chargées de neige , mais tempéré dansla partie méridionale, particulièrement fur les cotesde la mer. Le tenein y est inégal & raboteux , si on enexcepte les vastes Sc belles plaines d’Urgel, de Cerda-gne, de Vicb, de Gírone , de Tarragone Sc de PanadesLes montagnes font presque toutes couvertes de bellesforêts de haute futaye 8 c de divers arbres fruitiers. Lehêtre, le chêne commun Sc le verd, le pin , le sapin » lechâtaignier & le liège y abondent ; on y trouve quantitéde simples propres pour la médecine. Outre la quantitéde rivières qui tombent de leurs sommets dans les val»lées ou dans les plaines, elles font arrosées par un nom-bre presque infini de ruisseaux Sc de fontaines qui y en-tretiennent une fraîcheur agréable Lc une fertilité mer-veilleuse.

Tout le pays y est abondant en vin, en bled , en lé-gumes, en toutes sortes de fruits, en huile, en lin, Scen chanvre; de forte que la Catalogne n’a besoin du se-cours d’aucun autre pays pour les choies nécessaires à lavie. On y trouve abondamment tout ce qu'il faut pourcomposer Sc pour équiper un navire; on y découvre quan-tité de carrières de marbre de toutes sortes de couleurs »de crystal, d’albâtre, de jaspe, d’amethystes, de lapis,de topazes, de rubis, Sc de quelques autres pierres pré-cieuses^- II y a auíîi des mines d’or Sc d’argent : ce qui estindique par des pailletés que l’on trouve dans le fable dela Segre Lc de quelques autres rivières; on y trouve aussides mines d’etaim 8c de plomb , de fer, d’alun, de vitriolLc de sel , Sc on y pêche de beau corail sur la côte orien-tale. Tant d’avantages font que cette province est pluspeuplée qu’aucune autre de la monarchie d'Espagne.

Les Catalans font actifs, laborieux » courageux, maispeu susceptibles de discipline , ils se donnerent à laFrance en 1649» mais,par le traité de paix de 1659, en-tre la France Sc l'Espagne, il f ut décidé que les Pyrénéesferoient la borne des deux royaumes.

CATAMANA , ville de Syrie dans laComagene;selon Ptolomée, /.,5, c. 15.

CATANAGRA, ville de l’Inde en-deçà du Gange»--lonle même,/. 7, c. i. Quelques êxemplaires portentBatanagra.

CATANE. Quelques-uns disent Catanée , villede Sicile sur la cote orientale, dans le golfe de Catane,mais elle n’a point de port. Elle est ancienne. Strabon,l. 6 , dit que les habitans de Naxe la fondèrent. Scymnusde Chio dans fa periegese, v . -85 , que Cluvier 8c plu-sieurs autres fa van s lui attribuent mal à-propos, lui donnela même origine. Thucydide, /.6, dit plus précisément

CAT

que Théocle Lc les Chaîcidiens étant partis de NaxSsept ans après la fondation de Syracuse , & ayant chasséles Sicules par les armes, bâtirent Leontines Sc ensuiteCatane , dont les habitans choisirent Evarque pour éta-blir cette colonie. On fçait Tailleurs , comme l’obíerveCluvier ( a ) que Théocle vint en Sicile avec la coloniedes Chaîcidiens la premiere année de la XI olympiade.Syracuse fut bâtie l’année suivante ; ce fut donc huit ansâpres, c’est-à-dire, l’an 728, avant l’ere vulgaire, qu’ar-riva la fondation de Catane. Strabon ajoute : Catane per-dit ses premiers habitans. Hieron, tyran de Syracuse» yen ayant mené d’autres, il changea même le nom de lacolonie en celui d’Etna ; mais , vers le tems de la mort d©Hieron, les Catanois chassèrent ceux qu’il y avoif éta-blis , 8c renversèrent le tombeau du tyran. Diodore deSicile, /.11, qui marque de plus grands détails de cetterévolution, dit qu’elle arriva dans la LXXVI olympia-de. Quinze ans après, les Sicules irrités de ce que les Ga-îanois avoient envahi leurs terres , se joignirent auxSyracusains qui vouloíent recouvrer la ville où Hieronles avoit établis Sc d’où ils avoient été chassés. Les Ca-tanois après bien des pertes abandonnèrent leur ville quirentra au pouvoir de ceux qui l’avoient déja possédée.Strabon, /. 6 , fait entendre qu’Auguste la répara. Denotre tems, dít-il, Pompée ayant maltraité quelquesvilles, Lc entr’autres Syracuse, Auguste y envoyant unecolonie rétablit une grande partie des anciens ouvrages,puis il ajoute peu après : César rétablit donc cette villeSc celle de Catane. 11 dit plus précisément qu’elle devintcolonie romaine. Messine est, dit-il, assez habitée, maisCatane est plus peuplée, ayant reçu des colons Romains.Tauromeníum est moins peuplée que ces deux. Pline,/• 3 » c. 8 , Sc Ptolomée, /. 3 , c. 4, lui donnent aussi letitre de colonie. II faut remarquer que ce font les Grecsqui l’ont nommée Catane, car les Latins disent constam-ment Catina, Sc on ne trouve pas ce mot autrement dansles manuscrits de Pline. Cette ville conserva sòn ancien,ne dignité, car Auíòne ( b ) dit,

Quis Catinam Jìleat ? Quis quadruplices Syracujàs ,

(*) Sicil. ant. 1 . 1, p. 117. ( b ) De Claris urbilus.

On sçait que les routes romaines aboutissoient toutesà quelque ville célébré. On en trouve deux dans l’itiné-raire d’Antonin ainsi marquées.

Centuripa. Tauromenîo xxxu;

Ethna xvm; Catina xxxii.

Catina xn. Syracusis xliv.

Messana.

Cicéron* rend témoignage de la rîchesse& de la beautéde Catane, en ces termes : Catina oppidum locuplps , ho-nestitm , copiojitm , Dìonìfiarcbum : il ajoute ensuite quel’on y voyoit un temple dédié à Cerès, pour lequel onavoit la même vénération que pour celui qui étoit àRome ; on y conservoit l’image de cette Déesse ; maisaucun homme ne pouvoit se vanter de l’avoír vu » parcsque l’entrée de ce lieu n’étoit permise qu’aux dames Scaux filles à qui la garde en avoit été confiée. * In Ver-*,rem , 1. 11.

Aujourd’hui cette ville n’est pas moins célèbre par lesreliques de sainte Agathe qu’elle possède, Sc dont ellea ressenti la protection en différentes occasions. * On yvoit un château élevé fur un rocher qui défend l’entréede la plage. La plupart des rues font longues Sc droites ,Sc aboutissent à une grande place. II y avoit de grandsrestes d’antíquité , tels qu’un amphithéâtre & plusieurstemples; l’église cathédrale en étoit un. La magnificencede cet édifice étoit admirée de tout le monde ; on yvoyoit dix colomnes de marbre granite qui en foute"noient l’entrée ; ces colomnes étoient si grosses que deU^hommes n’en pouvoient embrasser une. Elles portoiefltun architrave où ces mots étoient gravés : Laberiolusio Cos. Thermas Catania ; ce qui fait connoîtf 0que Laberius, consul romain , Sc peut-être proconsul 0l ígouverneur de Sicile, avoit fait bâtir cet édifice pour .h**servir de bains. Dans la fuite on en a fait l’église cathdrale, où l’on conserve le corps de sainte Agathetyre dans une chapelle qui lui est dédiée ; ce sainta préservé plusieurs fois Catane du feu du mont-G^e >