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Tome second. C - F.
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LZO GÁZ

Du Loir dans la relation de son voyage , observe qu 11îi’y a point de cygnes fur le Caystre. Le pere de la poësiea bien eu le crédit d’établir une tradition poétique. Spon,voyage, t. i, p. 190, ditdu Caystre : Nous commençâ-mes à voir cette riviere deux heures avant que d’arriverà Ephèse .... Nous suivîmes une heure 8c demie cettepetite riviere, laquelle 'fait de grands contours, Sc vatellement en serpentant, que cela a porté la Valle, duLoir, Sc Monconys à la prendre pour le Méandre ; mais•c’est une erreur qui doit être corrigée. Ce que j’y trouvede plaisant, c’est que comme on la volt deux fois en allantà Ephèse > 'Sc qu’à cause des tours qu’elle fait, on la perdde vue lorsqu’on fuit le grand chemin, & qu’ensuite onla passe sur un pont, quelques-Uns' ont cru avoir vu deuxrivières différentes, appellant Tune le Méandre, Sc l’au-tre le Caystre; mais il est certain qu'il n’y a qu’une ri-viere dans cette plaine ; que le Méandre est à une journée-delà, 8c qu’il se décharge dans la mer proche des ruinesde M île t; que celle-ci enfin est le Caystre , comme Stra-bon 8c les autres géographes la nomment ; 8c pour plusample confirmation de cela, on trouve des médailles deValérien, de Gallien 8c de Salonius, avec ces mots au re-vers, jjítËSíQN Kayztpos , Sc la figure qui représentecette riviere de Kaystros, que les Ephésiens mettoientfur leur monnoie. J’en trouvai deux semblables à Smyrne.Les Turcs donnent au Caystre deux ou trois noms diffé-rons : Carasuo , c’est-à-dire , eau noire : Coutchouk-jyXiNORE , ou Mindresgare, c’eík-ì-dhe,le petit Méan-dre , ou Méandre noir , à cause de la ressemblance qu’íla avec le véritable Méandre qu’ils appellent simplementMindre ou Bajoue-Míndre, le grand Méandre.

De Tournefort dans son voyage du Levant, lettre 22 ,■p. 202, qui a aufii traversé le Caystre en allant à Ephese,dit : On passe le Caystre à demi-lieue en-deçà d’Ephèse.Cette riviere qui est fort rapide coule sous un pont bâtide marbres antiques & fait moudre quelques moulins. Onentre ensuite dans la plaine d’Ephèse, c’est-à-dire, dansun grand bassin enfermé de montagnes de tous les côtés,st ce n’est vers la mer. Le Caystre serpente dans cetteplaine, mais il s’enfaut bien que ses contours ne soientauífi fréquens que dans le dessein que Spon, en a donné;& ceux du Méandre, qui font bien plus entortillés, n ap-prochent pas des contours que la Seine fait au-destous deParis,

Le Caystre, continue le même, a été représenté surdes médailles ; on en voit aux têtes des empereurs Com-mode, Septime-Sévére, Valérien, 8c Gallien.

, o n nous dit à Ephèse que le Caystre recevoit une ri-viere assez considérable au-delà des montages dunord-est;ce qui «'accorde fort bien avec une médaille de Septime-Severe, fur laquelle le Caystre est représenté fous la formed’un homme, comme étant un fleuve qui se dégorge dansla mer; 8c le Kenchrios qui est la riviere dont sss’agit,fous la figure d’une femme , pour marquer qu’elle sè jettedans 1 autre. Outre ces deux figures , la Diane à plusieursinammelles est représentée d’un côté sur le même revers,& de 1 autre est une corne d’abondance. Tout cela mar-que la fertilité que ces deux rivières procuroient au ter-roir d’Ephèfe.

CAY TARIS, siège épiscopal d’Asie, fous Amida mé-tropole, selon Qrtélius. Une ancienne notice du patríar-chat d’Antioche, l a nomme Kitaris ou KicaRis.

CA/ALEGAS. y^yez. Casllagas.

CAZALLA , petite ville d’Espagne en Andalousie,dans la Sierra Moren a . On écrit aufii ce nom Caçalla.Elle est à quatorze lieues de Sévisse en allant vers To-lède. * Baudrand.

CAZAMANCE. l'oyez, Casamance.

CAZAR 1 A. Voyez. Chaz AR iA- .

GAZBAT , ville ancienne d’Afrique au royaume deTunis. C’est une ancienne ville que les Romains ontbâtie dans une raie campagne, à huit lieues de Tunis ducote du midi. Les successeurs de Mahomet l’ont ruinéeplusieurs fois, 8c les Arabes, qui errent par les champs »ont achevé de l a détruire , fans qu elle íe soit repeupléedepuis ; los murailles restent encore, a cause qu’elles fontfaites de grosses pierres de taille. La contrée est fortfertile en bled Sc en troupeaux ; tuais la plupart est fansculture, parce que le roi de'Tunis n est pas assez puissantpour en chasser les Arabes qui la poíîedent. Mais quandjls permettroienî qvf on la cultivât, le peuple de Tunis

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est fi fainéant, qu’il aimeroit mieux mourir de faim qu6de travailler ; ainsi il n’en demande point la permission;& quoique ce pays soit proche de Tunis , il est en friche,8c ne sert que de pâture aux troupeaux des Arabes. *Marmol, Afrique, t. 2, /. 6, c. 33.ê CAZECA, village maritime de la Chersonnèse Tau-ríque, entre Pantícapée & Théodosie, à 420 stades dela premiere, & à 280 de la seconde, selon le périple duPont Euxin par Arrierí, p. 20.

CAZENSIS , pour Casensis. Voyez. Casa 8c Cas s.Í 1 y avoit en Afrique plusieurs églises Sc sièges de cenom. '

*■ CAZERES. Voyez. Caceres.

2i CAZERES ( a ), petite ville de France en Gasco-gne fur la Garonne, à deux lieues au-dessus de Rieux,Sc a neuf au-dessous de S. Bertrand de Comminges. Va-lésius prétend ( b ) que c’est le Calagorgis de l’itinéraired Antonin; mais ce n’èst pas le sentiment du plus grandnombre. ( a ) Batidrand, édit. 1705. ( b ) Not. de D. Bou-quet au nouv. rec. des hist. de France, tome 1, page109.

3‘ CAZERES, petite ville de France en Gascognefur l’Adour, deux lieues au-dessus de la ville d’Aire , 8ca six au-dessus de S. Sever. * Baudrand, édit. 1705.

CAZERNE, forteresse de Pologne dans la basse Po-dolie fur le Niester, vers les confins des Tartares d’Oc-zako-w Sc de Budziac, environ à seize lieues au-dessusde la ville de Bialogrod ; on croit que c’est l’Ophiusa desanciens. Voyez, ce mot n° 4.

CAZEROM ouCazeron ( a ), ville de Perse, capi-tale de la province de Sapeur, qui fait partie de celle dePars. Les géographes du pays lui donnent 87 degrés delongitude, Sc 29 degrés 15 min. de latitude. D’Herbelot

( b ) dit Cazerun ville de la province de Fars, qui est laP erse proprement dite; elle appartient à une petite contréenommée Kurcb Schabur, à cause que Sap or roi de Perseen a bâti la principale ville : l’air de cette ville est très-pur, car il n’y a dans son enceinte que des eaux de sour-ce. Plusieurs gens de lettres en font sortis, qui tous enportent le surnom de Cazeruni. Oléarius ( c ) écrit Kasi-RUN. Taverníer la nomme Kazeron, la met à 88 degrés30 min. de longitude, Sc à 28 degrés 30 min. de latitude,Sc ajoute : Le terroir de cette ville porte quantité de ci-trons Sc de limons dont se fait une liqueur qu’o u débiteen divers lieux : on y voit aussi beaucoup de cyprès, quiviennent parfaitement beaux la terre leur étant propre.( a ) filift. de Timur-Bec. t. 4 , p. 436. ( b ) Biblioth. orient.

( c ) Voyage, 1 . 4, P- Z6i.

Cette ville est entre les rivières de Boschavfr Sc deBendemir.

CAZIMIR ou Kasimiers, ville de Pologne dans lepalatinat deLublín, près de la rive droite de la Wistuleau couchant de Lublin, 8c au nord de Sandomir. Elle estbien bâtie 8c pourvue de toutes les choses nécessaires ,avec les meilleures caves Sc les seules bonnes eaux defontaine qu’il y ait fur cette route ; élle a été autrefoisune des plus considérables de Pologúe, toute de bri-ques , les maisons d’autour de la place orneés de bas-re-liefs Sc de statues de pierres, dont il ne reste que des ma-sures ou des morceaux avec deux églises assez belles, lereste ayant été ruiné dans l’irruption des Suédois. Elleest située fur une colline couverte de bois , formant urtamphithéâtre jusque fort près du rivage de la Wistule,ce qui fait un fort beau coup d’œil 8c un morceau de pay-sage enchanté. Au-dessus de la montagne qui commandeà la ville , il y a encore un vieux château de pierre demédiocre structure, 8c tombant aussi en ruine ; c’étoit ap^paremment la maison du seigneur, 8c c’est aujourd’huicelle du Staroste, Cazimir ayant été un Starostie de quin-à seize milles livres de rente, y compris le passage dstbac. * Chevalier de Beaujeú , mémoire y, 1 . 2 , c. 2.

CAZMA, port de l’Amérique méridionale au Pérou fdans l’audience de Lima, entre Guanbacho Sc Mongon*à cinq lieues du premier Sc à quatre du second. Ëntr 0Guanbacho 8c Cazma, on voit certaines petites iíles ^bayes où l’eau est fort profonde ; mais , lorsque vous ète sau large vous ne sçauriez distinguer ces bayes, parce ‘ssifle rivage les couvre. Cazma est un excellent port -quoiqu’il y ait de violentes bouffées dé vent, depu* smidi jusqu’à la nuit, les houlçs n’y font pas grosses- R J *dans la baye un petit rocher blanc Sc rond qui parost