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lîieœe projette d’y construire un fort, maïs outre que íahauteur des remparts dans un lieu si étroit en auroít ôtéFair & suroît fait une fournaise de ce fort dans lequel iln eut pas été pofiibíe de demeurer : comme le terre!n decette Caye étoit tout chancelant 8 c trernbloit d’un bouta ! autre quand on y tiroit un coup de canon > à quoi onpeut ajouter la disette d’eau Sc Pimpaffibllité d’y pou-v oir faire des citernes, parce que Peau s’y perd aussi-tôt, Sc y paffe comme si elle tomboít dans un crible, tousces inc'onvéniens ont apparemment détourné de l’entre-prife. * Le P. Labat , voyage aux iíles de l’Amérique,t. i. p. 258.
CÀYEM. Voyez. Caxem.
CAYEMITËS , petites îstes de l’Amérique à l'ouestde Piste espagnole , entre le quartier du nord Sc le quar-tier du sud. Elles font partie désistés Antilles; on les ap-pelle ainsi pance qu’elles ressemblent à un fruit qui portece nom, ies habitans de S. Domingue y vont pêcher destortues.
CAYENNE. Voyez Caienne.
CA jsEAWIS, bourg d’Angleterre, dans la principautéde Galles au comté de Flint, est le seul lieu de marchéste toute la province.-
CAYLAR , [ Le ] petite ville de France en Lan-guedoc, à trois lieues de Lodève & à la source d’un desruisseaux qui se joignent à Lodève, & qui forment l’Er-gue : onl’appella le Caylar de le Jou . * Baudrand , édit.
*705.
CAYLUS, petite ville de Guienne en France, dansle bas Querci, fur les frontières du Rouergue, a sixlieues de Vílle-Franche vers le couchant. * Baudrand ,édit. 1705.
C AYMAN. Ce nom est commun à trois istes de PA-mérique septentrionale, au rnidi de l’iste de Cuba, 8 c àl’occident septentrional de la Jamaïque. Lapremiere, quiest la plus petite est éloignée du cap de Sainte Croix en-viron de 27 lieues, & à 19 dégrés 45 minu. selon.DeLaet, Ind. occid. U 1. c. 14. II y a six lieues de cettepremiere iste à celle qui est au milieu, 8 c qu’on appelleBracas. [ de Piste fait cette seconde plus petite que lapremiere, qui est proprement le petit Caïman.] Decette seconde iste jusqu’à la grande, nommée communé-ment. Elgrande Ciyman , ou en fr-ançoís le grand Çay -'‘nan, on compte douze lieues. II a été observé par lesHollandoís qu’eîle est à 19 dégrés 35 min. de la ligne.[Les tables hollandoifes en mettent la pointe occiden-tale à 19 dég. 44 min. de latitude, 8c à 292 dág. 17min. de longitude. II falloit dire 297 de longitude. JC’est une terre basse Sc couverte de rudes buissons; il nes y trouve aucun animal, si ce ne font des Iguanes,C forte de lézard dont je parle, entr’autres à l’articleCuba,] & U ne certaine petite bête aíîez semblable ailrenard, qui vit des œufs des tortues qui ont accoutuméde terrir dans cette iste en fort grand nombre, depuis MaiDsqu’en Octobre, pour y éclorre leurs petits dans le fa-ble. Elle est d’un accès facile, parce que la mer qui l’en-vironne, est assez profonde , Sc qu’elle n’a ni roches ni“ a sse. II y a un bon ancrage du côté du sud, proche d’unebaye de sable. * Corn. Dict.
, Ces istes font inhabitées & presque fans aucune eau° Uce - Quelques-uns ont dit qu’íls’en trouvoit en quel-st U£ s endroits de la grande, mais ces eaux pour la plupart0t E bastctées de marais salés, Sc dégoûtantes.p CAYNO [ iste de ]. Quelques-uns disent Piste del^ N o . petite iste sur la côte méridionale de l’isthme deAmérique, à l’extrémité de la province de Costaricaan s la mer du Sud, entre la Herradura Sc Golfo Doice.d w* parle a ‘ ní ' 1 às le supplément ajouté au voyagep Wodes Rogers ,p. 14. Du cap de Herradura à Rio de'm Stella , il y a on £e li eue no rd-ouest Sc sud-est, & delàr\ OEL Cano , huit lieues en suivant la meme route.
e i a ^inte Mala au Golfe Doice, il y a sept lieues nord-oueit & s u d-est. Du cap Blancoà l’isle del Cano, íl y aû hUlt lieues iud-est 8c nord-ouest. Cette iste est à unesentent?’ COl { tinent sous le 8° degré 35 min. de latitudeBÍrica q°u; a a r ° ur aller de Ëiíle -sol Cano à la pointe
-orà de latitude sep-est-quart au sud. De cette^ì°r^'^" a nnord,Scsud-quatre lieues nord-ouest & P s u d-est? ^ ^
Mala six lieues nord-ouest, strd-est. e a a a poini ' e
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CAY ONNÉ, rivière de P Amérique daftS Piste.de S.Christophe. Elle a fa source près de la montagne ronde,Sc coulant vers Porient, servoit de bornes entre les An-glois qui posiedoie-nt le milieu de Pisse, & les Françoisqui en occupoient les deux parties qui sont à P orientée àl’occidení; mais comme cette iste est présentement touteentiere aux Anglois, elle n’a plus besoin de cette division.Au midi de l'on cours est un lieu nommé PHermitage > Scauprès de son embouchure un autre qui est aussi norfiméCayonne. * Le P. Labat , carte de .Piflg.de S. Chris-tophe. . '
CïiYOR , royaume d’Afrique, su r fa côte Occidentaleaux pays des Jalofe-s ou Oualors, entre le Ç.ap-Verd, Sc làBarre dq Sénégal. Le souverain, 8c à qui le cap appartient,s’appelleDAMEL.Saeapitale est Rufisko,; où lesFrançoisavoient autrefois un. établissement. L’étendue du royaumeest environ de trente lieues le long de la côte. Le roi deCayor, ou l e Damel a plusieurs O i liciers ;qui résident àRufisKo, fous un chef de la même nation , appelle parlesPortug als ' Alcayde ; il est en même-tems juge de laville, avec un lieutenant appelle Jerafa. Outre Rufisko,il y a encore les villes de Mangor, d’Emboul Sc deBiyurt.Le reste n'est que des villages, ou des hameauxqui font en grand nombre. Voyage d’Iíïìny , par Loyer en1701.
CAYOR. fsosoe de] Lac d’Afrique, au nord duSénégal à P est de Portendíc, Sc presque vis-à-vis celuide Pania Fouii, l a riviere entre deux , à cinquante lieuesdu fort Saint Louis. Il est formé .par les débordemens duSénégal ; so canal qui fait la communication, a fur fesbords les villages de Queda 8c d’Ingrín. Le pays estagréable, Sc bien cultivé. Ce lac afleche pendant une partíede i’année Sc est eníemencé. Voya. de Brue , fur le Sénégal.
1. CAYPD MO, ville de l’Iride au-delà du Gange.Elle s’appelle autrement la Canarane. Voyez. Cana-rane.
2. CAYPUMO, rivíere d’Asie dans l’Inde au-delàdu Gange. Quelques cartes nomment ainsi la riviere dePégu- Voyez, Pégu , rivíere.
CAYRAC, petite ville de France en Guienne dansle Querci, íur la rivíere du Lot, à huit lieues au-dessusde Cabors. * Baudrand , édit. 1705.
CAYSTRE, riviere de P Asie mineure dans Píonie.Elle a fa source dans la Lydie , assez prés de celles duMéan dre & àns la même chaîne^ de montagnes. De-làserpentant dans des plaines ,q ue Pon nomme , à cause delui, Cayftri campi, les campagnes du Caystre, les mon-tagnes qui entourent ía ville de Colophon lui font chan-ger vers le midi son cours qui etoit vers l’occident, en-suite il se rend auprès d’Ephèse en Ionie, où il s e perddans la wer. L’Acmonia de Lydie étoit au nord & assezprès du Caystre. Larisse dans la même province étoit aumidi de cette rivíere. Les anciens poètes ont pris plaisirà y mettre le rendez-vous des cygnes; 8c rien n’est plusfameux dans leurs ouvrages que le chant des cygnes duCaystre- Homere, iliad- B■ v. 460 , y met de nombreu-ses troupes d Aies sauvages , de grues ou de cygnes ; 8cc’est so fond d’une de fes comparaisons. Virgile en a imitéles vers dans fes géorgiques , l. 1 ,v. 383.
Jarn varias- Pelagi volucres & qus, Asia circumDulcibus infiagnis rimamur prata Cayftri.
Ovide-dit dans fes métamorphoses, l. 5, v. 379.
Non illo plura CayfìrosCarmina cygnorum labentibus audit in unâis.
Sur quoi, xl faut remarquer qu’ii dit Caystros au no-minatif. Mêla , l. 1, c. 17 , le dit auffi : Ovide fe sert deces mots Cayftriusales, c’est-à-dire, Poiíeau du Caystre,pour dire un cygne. Martial, dit dans la 54 e du liv- 1,de fes épigrammes,
Sic Niger , in ripis errât cum forte Cayftri ,
Inter Ledetos ridetur corvus olores.
Notre Malherbre a dit de même
Que ce misérable corbeau,,
Comme oijeau d’augure sinistre,
Banni des rives de CaystreS’aille cacher dans le tombeau.