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Tome second. C - F.
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312 fostt pas si belles que celles de Baharem ; mais en ré-compense il n’y a point ailleurs de si bel ivoire. II y vientdu poivre, Sc on y trouve du bois 8c des pierres à bâtir; laterre y produit du bled, de í’huile 8c même du vin, du co-tonplusieurs racines pour la teinture, du gingembre, ducardamon, des mírobolans , du corcoma 8c plusieurs autresotogues médicinales , mais particulièrement du riz quiy vient en si grande quantité qu’elle en fournit to«te lacote de Coromandel. Le plus grand commerce des habi-tans est celui de la canelle.

CEIRA, caverne dans le voisinage du Danube au paysdes Gétes. Dion, l. 51, p. 463 , dit de Crassus : II menaensuite son armée vers la Caverne nommée Ceira, ( ou^ ir e) ce lieu surpassent tellement tous les autres engrandeur 8c en force, que l’on a feint que les Céans vain->c ? us par les dieux s’y réfugièrent; les habítans du pays® en étoient saisis en grand nombre , 8c y avoient retirésieurs troupeaux Sc tout ce qu’ils avoient déplus précieux,vjraslus en ayant fait chercher 8c boucher toutes les ave-Kues y les affama 8c les obligea ainsi de fe rendre. II allaensuite assiéger Genucla ville des Bastarnes fur le Da-nube.

CEIRESTE , village de France en Provence fur lac °re , entre Marseille Sc Toulon, sur une petite rivieretombe dans la baye de la dotât; ce nom ressemblebien Citharijla ., qui est celui d’un port du voisinage;? n c roit cependant, avec plus de fondement, que ce vil—a ge est le Catoluca d’AntonioCEIUM OPPIDUM, x*?» Moschus, poète grec,dans l’épitaphe de Bion, dit: O Bion, toutes les villesrameuses , tous les bourgs pleurent votre nom ; Ascran’est guère moins sensible que quand elle perdit Hésio-de : les forêts ne regretteront pas tant Pindare, 8c la forte^ille de Lesbos ne s’afflígea point tant à cause d’Alcée,bi la ville de Céos ne répandit pas tant de larmes aprèsta perte de son poète; Paros eut moins de chagrin lors-qu’ Archiloque mourut, 8c Mitylene chante encore vosVers préférablement à ceux de Sapho. Je crois qu’il s’agitde Céos, quí étoít la patrie de Simonide.

CELA. Voyez Geïla.

CELADONE.KíTiatárç ville de Grecedans la Locrí-de, selon Etienne le géographe » quí cite le premier livrede la gigantiade de Denys.

1. CELADUS , petite riviere du Peloponnefe dans* Arcadie. Elle fe perd dans l’Alphée , Sc a fa source auMont Licée. Pausanias en fait mention , in Arcadicis.

Ortélíus a cru que Strabon en parloít aussi. Ce géo-graphe en effet dit, /. 8, p. 343 , que l’Alphée reçoit le^ e tadus, ou Céladon, l’Erimanthe , Lee. Cafaubon trou-Vant qu’il ne seroit pas naturel que Strabon eút parlé duj-Madus , qui n’est presque qu’un ruisseau 8c eût oubliéE ,~ ae >on , qui est une riviere plus considérable , croîtssb u faut lire a«J w* Sc non pas YLoMÌtm*.

. z - CELADUS, petite riviere d’Espagne ,selon Me-ss 1 ’ ^ 3 ,c. 1 , n . 50. Quelques éxemplaires portent Ce-a AN ?bs ; 8c c’est ainsi qu’écrit Ortélíus, qui dit avoirPPns d’Emmanuel Barbosa portugais, que le nom mo-Cavado. Voyez, ce mot.

s ,^LADUSA , c’étoit l’un des noms de la petite isleenedans le voisinage de l’ííle de Delos , selon Pline,

Mel ^DOSSTE, ou, comme on lisoit autrefois dansdes ifl Ceía dufe , Pline met dans la mer Adriatiquele S a ssb’d nomme Ceiadussi. Mêla de qui ille ivf? eS ^ bomme aussi; mais Vbssius ayant lu dansrvre d Apollonius le Rhodien ce vers :

ÍWíí ?£ ^«ITkÍìmSÌs XMI ÌiUíÇt'h Ultiu».

celados ssu’au lieu de Celadujsœ , il faut lire Dys-crit n owme ce mot ne fe trouve dans aucun manus-j’ ppT e 'ï.sf^ e * :t:er í'opinion de Voffius.

tanes dont 1 Y°y eZ - Apamée 3 , où je parle de Ce-quoi p ^ babitans surent transportés à Apamée; àCelenes a ^uter ceci qui regarde l’ancienne ville de1, c. 2. Cvr ^opbon dit dans la retraite des dix milles, /.lieues , vintTr n i tr /r^ ans ^. a Phrygie , 8c, ayant fait huitpeuplée , où ïi p,? les Mi est une grande ville riche 8clieues en trois iours'ï° a ^ e ^’ t í ours • • • • delà on fit vingtqui est une autre grandi & ^ on vint à Celenes,

Cyrus avoir un palais 11 € de laPhrygie, dans laquelle* ' rempli de bêtes fau-

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vages, où il s’éxerçoit à la chasse. Le Méandre y prendfa source 8c passe delà dans la ville, où est un fort châteaudu roi au-dessous de la Citadelle, dans lequel font lessources du Maríyas , qui est une petite riviere d’envíronvingt-cinq pieds de large, quí passe aussi dans la ville Scfe va décharger dans le Méandre. C’est-la que Xerxès feretira après fa défaite , 8c y bâtit le château 8c la for-teresse.

2. CELiENAi., lieu de Grece aux Confins de l’Attí-que 8c de la Béotie. Suidas, ad vocem Attnngfiit, en parle.

CELfENUS , montagne de Galatie , selon Ptolo-mée, l. 5, c , 4,

1. CELAÏTHI, Peuple de laThesprotie au voisinagede la Thessalie, selon Etienne le Géographe.

OELAiTHRA, ville de la Boétie, voisine de la villed’Ame, selon le même.

x. CELAMA, ancienne ville d’Afrique datts la Mau-ritanie Céfariense , selon Ptolomée , /. 4, c 2. Marmolcroît que c’est présentement Nïd-Roma. Voyez, cemot.

2. CELAMA , ville des Indes dans l’iíle de Banda,l’une des Moluques. L’histoire de la conquête des Molu-ques, f- Z , ?> H6, observe que les Hollandois étant oc-cupés à bâtir un tort dans l’iíle de Nera, qui est presquecontiguë à celle de Banda , leur amiral Verhoeven futmassacré par les Bandanois; il raconte ce que l’on fit pourvenger cette mort. On attaqua la petite ville de Lampe-taque »" qui est au nord de l’isse de Nera, 8c qui fut pil-lée ; delà Us allèrent à celle de Célama ; mais les habi-tans des villes de Lontor Sc de Jotarto s’y étant jettés »la défendirent fi bien qu’on ne la put prendre : enfin lao-uerre ayant duré depuis le mois de mai jusqu’à la mí-août i6op , la paix fe fit ; ies Bandanois fe soumirent,8cc. La ville de Lontor est à la pointe orientale de Banda.La Jotarto del’Historíen est l’Ortatan du P. Coronelli,quí fe trouve au milieu de la même iíle. C’est ce qui meporte à croire que la ville de Célama est aussi dans l’iílede Banda.

CEL AN O, , petite ville d’ítalíe au royau-

me de Naples dans l’Abruzze ultérieure , au pied dumont Apenniníùr une montagne assez près du lac de Cé-lano avec titre de comté. Elle est environ à quinze missesdes frontières de l’état de l’Eglise , 8c à douze de la villed’Aqussa. Esse donne son nom au Lac. Quelques géo-graphes la prennent pour l’ancien Cliternum , que d’au-tres croient avoir été fur le lac de Célano, 8c être entie-rement ruinée. * Baudrand , I 7 0 5 ’

CELANO, (Le Lac de) lac d Italie dans l’Abruz-ze ultérieure au royaume de Naples. Son circuit est devingt milles, selon Baudrand, 1705. II dit que la vissede Célano est au bord de ce lac , ce qui n’est pas éxact.Célano est près de la source d’une petite riviere quí tom-be dans ce lac, 8c la visse esta deux misses 8c demi du lac.II reçoit sept petites rivières , qui descendent des mon-tagnes de i’Apennín , 8c un ruisseau qui coule a fiez prèsde Luco. Je parle plus au long de ce lac à l’Article Fu-cinusLacus, quí est son ancien nom. * Magin, Ital.

CEL AU RIA, petite iíle de Peloponnefe, qui appar-tenoit aux Troezeniens. Elle etoit au devant du port ap-pessé Pogonpar Strabon. /. 8> x. 373.

CELBIANUM- Voyez Cilbanum.

CELBIS. Voyez, Gelbis.

CELDALES. Voyez- Zeldat.es.

ÇELEA , ancien bourg du Peloponneso à cinq millesde Phlius, selon Pausanias , 2 , c. 14. On y célébroit

tous les quatre ans les mystères de Gérés ausquels pré-sidoitun prêtre dont le sacerdocen’étoit point â vie; caron en choisissoit un nouveau vers le tems que 1 , initiationfe devoir faire ; on ne l’empêchoit point de fé marier ,s’il le vouloir. Ortélíus qualifie ce lieu une ville : Pau-fanias le nomme XaJcv mot qui signifie un village, oumême une simple métairie, une maison de campagne *un château; la circonstance des mystères de Cerès prou-ve que c’étoit quelque chose déplus, 8c que ce devoitêtre un bourg, ou du moins un gros village.

CELEBAND 1 CUM JUGUM, promontoire d Es-pagne, dans le voisinage de Barcelone , selon ^^ us 'Seroit-ce le Lunariunrpromontonumà.e Ptolom e. ra.

Mark. v. 525.

CELEBENI, peuple nommé dans le Léxique d e F a -

vorinus.

Tome II- Ooij