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Tome second. C - F.
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•cabanes font belles , longues de quarante ou cinquantepieds-, dressées en maniéré de ruches a miel. On y plante■des arbres , qui se rejoignent en haut par les >branchesque l’on couvre d’herbes. Les lits font placés autour descabanes élevés de terre d’envíron trois ou quatre pieds,le feu estau milieu, & chaque cabane sert à deux familles.Les chevaux y font communs. * Voyage en un pays plusgrand que l’Europe, troisième relat. du P. Hennepin.

5.CENIS , rivíere d’Italíe dans la Calabre ultérieure.Elle prend fa source au mont Appennin , d’où prenantson cours vers le couchant, elle se rend dans le Fare deMessine, proche le bourg de Gatona.

CENNABA ouGinnaba , montagne de la Mauri-tanie Céseríense, selon Ptolomée, /, 4, c. 2.

CENNESSERI , ville des Amathéens , peuple de• P Arabie Heureuse, selon Pline, 1 . 6 , c. 28.

CENNÏ. Xiphílín parlant de Caracalla , dit : II fit laguerre aux Cennis , peuple d’entre les Celtes. Comme lemême historien fait mention des Osrhoeniens , il n’estpas fort sur de quels Celtes il a voulu parler.

CENOBOSIUM. Voyez. Chenoboscia.

1. CENOMANI , surnom d’une partie du peupleAulerci de l’ancienne Gaule, 8c cette partie répond à cequ’on appelle aujourd’hui le diocèse du Mans. Sansonveut qu’on retranche la virgule, qui est dans les éditionsde Jules César, entre Aulerci 8c Cenomani ; parce ayìAil-ler ci Le Cenomani ne différent que comme le tout de lapartie.

2. CENOMANI, peupled’Italie. Les Gaulois ayantpassé les Alpes , gardèrent les noms de leur pays natal,St les donnerent aux lieux de leur nouvel établissement.Ainfi on retrouve aux bords du golfe Adriatique desSenonois, dfes Venetes , des Cénomans , Sc autres peu-ples Gaulois. Les Cénomans, selon Ptolomée, 3, c- 1 ,avoient pour villes

Bergomum,

Forum Jutuntorum,Brixia,

Cremona, Colonia,

Verona,Mantua,Tridentum,Butrium.

C EN

CENTENARIUM BURGUM. Voyez BorguMCentenarium.

CENTESIMÓ, [Ponte] bourgd’Italie, dans l’étatde EEglise,auduché.de Spolete, fur la rivíere de Topino»à deux lieues de Foligno , 8c un peu plus de Nocera.*Baudrand, édit. 1705.

CENTESIMUM. Foyez.. au mot Ad , Particle AdCentensimum.

CENTHIPPE , lieu dans le pays d’Argos, selonl’étymologie 8c le léxique de Phavorin.

CENTIPAC, petit pays de l’Amérique, dans la nou-velle Espagne, vers la nouvelle Biscaye, à cinquantelieues de Guadalajara , 8c à cent cinquante d* Mexico ,selon Baudrand, 1705.

CENTIPOLIS. Valaterran dit que Jésus, surnomméle Juste, l’un des soixante & dix disciples du Seigneur,fut évêque de Centipolis.

CENTO, petite ville d’Italie, dans l’état de l’E-glise, au Ferrarois, proche du torrent de Reno » fur lesconfins du Bolonez 8c du Modénois. Elle a été autre-fois fortifiée ; mais depuis on a rasé ses fortifications.

CENTOBRICA , ancienne ville d’Espagne, dans laCeltibérie. Valere Maxime , /. 5, c. 1, dit qu’elle futassiégée par Q. Métellus. Paterculus & L. Florus lanomment Contrebia. Tite-Live en parle aussi fous cenom ; seroit-ce la Contributa de Ptolomée , demandeOrtélius? Je ne veux le nier ni l’assurer, pouríuit-il:mais je fais bien que la Contrebia de Tite-Live , estla même chose que laCoMPLEGAd’Appien. Voyez.. Con-trebia.

CENTON , fort de Thrace, dans la basse Mysie. Legrec porte LCousin écrit Cinton , conformément àl’u sage corrompu des Grecs modernes. II fait le mêmechangement; mais sens en avoir le même prétexte, dansle même chapitre de Procope, de Edifie. I. 4, c. 7 , àl’occasion du fort de Centodeme k mahsio ,, forteresseque Justinien fit relever dans le même pays. Cousin tra-duit Cintodeme. Veselius l’avoit rendu par Ouintodeme.

CENTORES ,peuple de Scythie. Valerius Flaccus»Argonaut. » /. 6, v. 150, dit :

Pline fait mention des Cénomans, qui demeureront au-trefois près de Marseille , entre les Volces , c’est-à-direarmi le peuple qui habitoit les deux rives du Rhône.1 s passerent delà en Italie, oh ils sondèrent les villes deBresce, de Verone , de Crémone Sc de Mantou e. Voyez.le P. Laccari, Jésuite , de Coloniis Gallorum , /• 2. , c.

6, p. 94.

CENON, ancienne ville d’Italíe ; elle dépendoit dela ville d’Antium , selon Tite-Live , /. 2 , c. 6z.

CENOPOLIS, ville de la Palestine. V. C/ENopolis

CENSIS , siège épiscopal d’Afrique, dans la Tripoli-taine , selon Victor d’Utique, cité par Ortélius. Ce géo-graphe soupçonne qu’il faut lire Ocenfis.

CENT A, ville méditerranée de la Mauritanie Tin-gitane , selon Ptolomée. Marmol, l. 4 , c. 114, dit quec’est Béni Buhalul , ville à quatre lieues de Fez.

CENTAL , petite ville d’Italie, en Piémont, dans lemarquisat de Saluces , fur le torrent de Malia , presqueau milieu, entre Coni au midi, Sc Savillan au septen-trion; elle étoit autrefois íortiûéeABaudrand, éd. 1705.

CENTAUROPOLIS ,forteresse de Grece, dans laThessalie » au montOssa , jîrès de Tempe. Procope, deJEdifi. /. 4 , c - 3 > en parle ainsi : II s’éleve tout prochedes montagnes escarpées 8c couvertes de forêts , qui ser-virent autrefois de demeure aux Centaures , Sc qui fu-rent le champ de bataille qu’ils donnerent aux Lapithes,si nous en voulons croire la fable, qui parle d’une espèced’animaux monstrueux qui étoient à moitié hommes Scbêtes à moitié. L’antiquité a laissé dans le lieu mêmeune marque de la creance qu'else a ajoutée à cette fable ;le fort qui est bâti fur cette montagne s’appellant encoreaujourd’hui Centauropole. L’empereur ( Justinien ) afait réparer les murailles de ce fort qui étoient ruinées.

CENTAURUS. Voyez. Lycormas.

CENTENARIENSIS , siège épiscopal d’Afrique ,dans la Numidie. La notice nomme Florentins Cente-narienfis ; la conférence de Carthage fournit Cresconius»évêque du même siège : on lit dans la table de Peutin-gerAD Centenarium , & dans l’anonymede RavenneCentenarias , c’est le même lieu.

Impulit & duhios Phrixei velleris ardor.

Centoras , ©“ diros magico terrore Choatras.

Masier, son fcholiaste, dit que ce même peuple est nom-mé Cendones par Pomponius Mêla, dont il cite le com-mencement du second livre; mais on n’y trouve aucunemention de Centaures ni de Cendones. On y lit Essedo-nes ; dans les éditions des Aides 1518 Sc des Juntes*5 *9 j cependant il faut que Cendones se soit trouvédans quelques exemplaires; car Hermolaiis Barbarus faitune note exprès pour avertir qu’au lieu de Cendones us -que ad Mœotída, il faut lire Efifedones , ce qu’il prouvepar un passage de Pline. Cependant, comme je viens deremarquer, les éditions de 1518 Sc 1519 portent Effe-dones.

CENTORVE ou Centorbi , bourg de Sicile, dansla Vallée de Demona, au pied du Mont Gibel, du côtédu couchant, fur la rivíere de Chiarma, à trois lieuesau-dessus de Paterne. C’étoit autrefois une assez gran-de ville ; mais ayant été ruinée par Frédéric II, elle n’apu se rétablir dans se premiere grandeur.

La rivíere qu’on appelle ici Chiarma est nommée parCorneille Ch.iarama ; ce n’est aucun des noms de cetterivíere que je crois être l'a même que Cluvier nommeFiume d’Aderno.

CENTO V ALLE, village de Suisse, aux confins del’Italie, fur un ruisseau, qui tombant dans la Maggia»se perd avec elle dans le lac de Logarno. La vallée oucoule ce ruisseau est aussi nommée Centovalle. * ScheU -chz.er , carte de la Suisse.

CENTR 1 TES, riviere d’Asie. Xenopon dit qu’elsesépare l’Arménie du peuple Carduchi. L’armée se logea»dit-il, dans les villages qui sont au-dessus de la plaine »laquelle borde la riviere de Centriste, qui a quelqu eSdeux-cens pieds de large, 8c sépare l’Arménie des mon-tagnes des Carduques, dont elle est éloignée d’envíi 'O* 1un quart de lieue. Diodore de Sicile, /. 4. dit de cet 1 ®même riviere , qu’elle coule entre l’Arménie Sc la ^die. * Retraite des dix mille , liv. 4.

1. GENTRONES , ancien peuple des Gaules » d aJlS