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Tome second. C - F.
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baonítes ; elle fut ensuite cédée à la tribu de Benjamin,Josué, c. 9 , v. 17 , c. 18 , v. 2(5. * D. Calmet. Dict.

1. CEPHISE, -en latin Cephiffus. II y avoit plusieursrivières 8 c ruisseaux de ce nom.

2. CEPHISE, -ruisseau de Grece, dans Y Attique. IIa son embouchure dans l’anse qui Formoit le port du

Pirée. , .

3. CEPHISE , en latin Cephijfus , grande rivîere deGrece. Elle avoir fa source chez les Doriens , d’où, cou-lant dans la Phocide au nord de Delphes 8c du mont-Parnasse , elle entroit dans la Béotie & tomboit dans lelac Copaïde, où elle se perdolt avec quantité de ruis-seaux. C’estde cette Cephise que Strabon, /. 9, dit qu’ellea fa source à Lilëe > ville de la Phocide; ce qui revientà ce vers d’Homere, llliad. /. 2 , v. 30.

y\'s _ « A ri

Ceux qui habítòient Lilée au-dessus des sourçgs du Ce-phise ; 8c Stace dit de même dans fa Thébaïde, /. 7, v. 348.

Propellentemque Lilaam ,Cephissi glaciale Caput.

4. CEPHISE, rivîere du Peloponnefe, au pays d’Ar-gos, selon Pauíânias, /. 2, c. 20. Ortélíus en trouveencore quelques autres , savoir :

z. CËPHISE, riviere dans la Salamine.

6. CEPHISE, riviere dans Sicyone.

7. CEPHISE, riviere dans Scyros.

CEPHISIA , village aux environs d’Athènes, danss Attique ; c’est où étoit la maison de campagne d’He-rode le Sophiste, selon Aulugelle , noct. Attic. I. i.c- 2 -Spon,p. 349, dans fa liste de l’Attique, dit que Ce-p'hisia de la tribu Erechteide retient encore son nom,Sc n’est qu’à cinq ou six milles d’Athènes. Cette petiteville, poursuit-îl, dans fa décadence , étoit devenue unesimple maison de plaisance d’Hérodes Atticus » commeon peut voir dans Aulugelle. Le poète Ménandre y étoitïië, comme il paroît par une inscription citée dans Gru-ter,p. 918. Ce lieu prenoit son nom de Cephise, ruis-seau que Pline dit avoir eu sa source dans le territoired’Athènes. Les Nymphes nommées Cephisiades avoientune chapelle dont parle Diogene Laërce, dans la vie dePlaton. Ce lieu a conservé presque son nom, & s’ap-pelle Gifissia.

CEPHISSIS, lac dont parle Homere au premier livrede l’Iliade ; c’est le même que le lac Copaïde.

CEPHISSIUS FONS, riviere qui coule à Apollo-nie, près d’Epidamne.

Denys le Periégete nomme Cephise une riviere quicoule du Parnasse, c’est la même que Cephise de Béotie.

CEPHRO ou Kephro, village & désert d’Egypte ,-du côté de Loasis, à l’entrée des déserts de la Libye ;c’est le lieu où furent bannis saint Denys d’Alexandrie ,saint Maxime 8c divers confesseurs de la foi, dont quel-ques-uns y moururent. La notice de l’empire, Je£l. 18,nomme Cefrum, comme un lieu où la troisième cohortedes Galatea avoir ses quartiers d’hiver en Egypte.* Baille *. tópogr. des Saints, p. 573 , & Í13.

1. CEPE Kotoi ; ce nom veut dire les jardins. Cedrene,cité par Ortélíus, nomme ainsi un lieu maritime à l’ern-bouchure du Méandre.

2. CEPI. Ëóycx. _Cepus.

CEPIANA, ville d’Espagne , chez les Celtiques ,qui habítòient dans la Lusitanie , selon Ptolomée , 1. 2 ,r. 5 ; quelques exemplaires portent Caepina. Voyez.ClZEMBRA.

CEPIDA. Voyez. Gentiaba.

CEPINA, juridiction en Suisse , la seconde en or-dre dans la communauté de Thuflis. Elle est dans unlieu solitaire 8c íauvage, au-deílùs du territoire deThuffis, 8c ne se trouve composée que de hameaux 8c demaisons écartées dans les montagnes. Elle appartient àl’évêque 8c aux chanoines de Coire, qui l’acheterent en1475. Le bailli del’évêque, qui fait ía résidence à Furs-tenau, près de l’autre côté dit Rhin , a droit d’établíràCepina unministral,ou chef de juridiction, Sc de tirertoutes les amendes ; du reste le peuple se choisit songouverneur. * Délices de la Suisse , p. 59 *^’

CEP 1 TA, bourgade de l’Amérique méridionale > au

CER

Pérou » dans la- province ou audience de los CharCaS,au midi du lac dans lequel se décharge celui de Titicaca,assez, près du pont de Cordes.

CEPOE. Voyez Cefus.

CEPGL, bourg de Hongrie, situé dans l’ifle de Mar-guerite, vis-à-vis de la ville de Bude, selon Maty. Labelle carte du Danube du comte de Marsiili, n’a ni bourgni village, ni hameau dans cette iíle. Mais Sigismondde Bircken dans fa description du cours du Danube, levecette difficulté; on y voit qu’a u dessus de Bude, le Da-nube forme une troisième iste, nommée Cepelia ou sainteMarguerite, ou même l’ifle aux Lièvres Dajen Injel.Ainsi Cepol est le nom de l’ifle même ; quoi qu’il ensoit, on y cherche YAncìncum ou Aquincum des anciens.* Der Donaugrand , Nuremb. 1664 , ín-i2,p .66.

1. CEPUS, ville furie Pont-Euxin, dans la presqu’iflede Corocondama, selon Strabon , /. 11, p. 495, qui dit.Gepus, KíV«í au singulier; d’autres, comme Pline, 1.6,c. 6 , nomment cette ville Cepi au pluriel > 8c Díodorede Sicile, l. 20, dit KPomponius Mêla > dit Cepoe.L’édition des Juntes 8c celle des Aides portent Cepo »Ephanagoria, 8cc. L’E n’appartient pas à Phanagoria,mais au nom qui précédé; scavoir, Cepoe , Phanagoria.Strabon dit de même Phanagoria. Pline observe que Ce-pus étoit une colonie de Milesiens.

2. CEPUS. C’est ainsi que de l’ifle , dans íà carte dpHongrie 1703 , écrit un comté de Hongrie. II faut Sce-pus. Voyez ce mot.

CER ACE, ville de Macédoine, près du lac Lichnyde,selon Polybe, /. 5.

CERAM ou Ceiram, iíle d’Asie, dans la grande merdes Indes , 8c dans l’Archipel des Moluques, entre lesifles de Gilolo, de Banda, d’Amboine, 8c les Moluquespropres , selon Baudrand, ou plûtôt à l’occident de lanouvelle Guinée , dont elle n’est séparée que par un dé-troit; elle a au couchant méridional l’ifle de Burro , Scau midi, les ifles d’Amboine 8c de.Banda. Nicolas deGraaf ( a ) lui donne 5 6 lieues de long, 8c 15 ou 1 6 delarge. Les Hollandois ont dans cette iíle , la redouteSoera 8c le Pagger Kayboble. Par le mémoire du com-missaire Gilles Seyst en 1627, se roi de Ternate , pos-sédois presque toute cette iíle. La Compagnie a ( b ), dit—il, des sujets fur la côte qui la reconnoissent débouché,mais qui de cœur tiennent pour les Ternatois ... II y atrois Negreries le long de la côte de Céram , àl’est deCoacq, dont les habitans , quoique Maures , ont prêtéle serment de fidélité au fort » plus par crainte que paraffection » parce que leur croyance les unit tellement avecles Ternatois, qu’on ne peut se fier à eux. 11 y a six censsoixante hommes capables de porter les armes ; il y ena quatre autres plus éloignées de la côte qui reconnois-sent relever du fort; mais qui n’obéissentqu’autant qu’illeur plaît. On ne fait précisément quel est le pombre deshabitans ; toutes ces Negreries seroient soumises 8c de-meureroient dans l’obéissance 8c dans la fidélité, fournis-sant plus de 5000 hommes capables de porteries armes » sil’onpouvoit chasser les Ternatois deLucíelle , de Lohou8c de Cambelle... Les Ternatois ont un lieu de rési-dence sor la côte de Ceram, au nord-ouest de Híttou ,dans une place nommée Lucielle, où il y a environquatre-vingt-dix familles ; elle est située fur une monta-gne, 8c l’on ne sauroit y aborder par devant, mais parderriere il y a un chemin où six personnes peuvent mon-ter de front; ils y ont quelques pièces de canon de fer;il y a un commandant ou gouverneur de la part du roi deTern'ate, 8c environ quatre-vingt-dix hommes capablesde porter les armes. Sous ce gouverneur sont les bourgssuivans, Lohou d’où relevent les villages d’AuGEN 8cde Locki ; on y recueille beaucoup de clou; il y a dusagu suffisamment pour les habitans, qui sont au nombr sde 2500 hommes; Thiel est à la pointe la plus méri'dionale de Ceram. Pendant la mousson d’ouest, on ípeut ancrer fur quarante ou cinquante brasses » mais oi>n’est qu’à une portée de mousquet du rivage ; on n yrecueille point de clou, il y a environ 200 hommes,Cambelle Sc Liffidí n’en sont pas loin. Savary, dans se 11dictionnaire du commerce,p. 1211 , parle ainsi de cetteiíle : une partie des côtes a long-tems appartenu au rOÍde Ternate, & ont été long-tems un sujet de g°. es î®entre ce prince Sc.íes Hollandois , à cause du clou q uícultive. Depuis la paix faite entre eux en 1638. Gers