c
17 T>ÍL K
<ì’Amietls, à quatre d’Aumale, dans une campagne fer-tile en grains , Sc à trois de l’abbaye des Bernardins deLannoy, L’églife de la paroisse est dédiée à S. Pierre, &considérable par plusieurs fondations qui font des titrese benefices. Quoique ceux qui en font pourvus ne por-tent point d’aumuce , & qu’ils ne chantent pas tout l’of-ce canonial, on ne laisse pas de les appeller chanoines.P'C marquis de Brosses est seigneur de ce bourg , ou ily a un château environné de fossés avec de belles ave-nues d’arbres. On y tient une foire à la S. Matthieu. *Corn. Dict. Mémoires dressés fur les lieux en 1705.
CERCUS. Cedréne semble nommer ainsi une collineue Bithynie. * Ortel. Thefaur.
CERCUSIUM. Voyez Circesium.
CERCYRA. Voyez. Corcyra.
CERDAGNE, (La) provinced’Espagne ,annexée àL Catalogne dont elle est regardée comme une partie.Les Pyrenees la séparent du Rouffillon au levant ; la Ca-talogne la borne au midi &au couchant; Sc les Pyrénéesa terminent au nord. Pomponius Mêla n’en parle point;mais Strabon , Pline & Ptolomée en font mention.Pline, l- 3 , c. 3 , dit : Le long des Pyrénées font les Cer-retains & les Vascons. II distingue ce peuple CerretaniJuliani , 8c en Auguflani. Les Cerretains de JulesLeiar, font les Cerretains proprement dits, à qui ce gé-ueral donna le droit de bourgeoisie ; delà vient que leur. P rit le nom de Julía Livia. Auguste agrandit cettedation en y joignant quelques peuples, Sc l’étendant jus-stues aux Vascons. Dion Cassius , remarque que c’étoit. a c °utume de ce prince d’accroître les peuples qu’il neJ u geoit pas assez nombreux. G’est ainsi , par exemple,S. u il augmenta l’Aquitaine, en y ajoutant quatorze na-tlQ sts. Strabon, /. 3 , p. 162., qui écrivoít fous Auguste,Parle des Cerretains , dans l’état où Auguste les avoit11118 j niais il semble dire qu’il n’y en avoit que la plusS r ande partie d’Espagnols. C’est le sens que lui donne^Marca, Marca Hisp. I. 1, c. 12 , n. 3 , pour prouverune partie de la Cerretanie, ou de l’ancienne Cer-pS tt e appartenois à la Gaule. Cependant Xilander Scalaubon , qui n’avoient point cet intérêt en vue, ne°uvent autre chose dans Strabon , sinon que la plusScande partie du pays ,dont il vient de parler, étoit occu-p e par les Cerretains , nation espagnole. Ptolomée auc °mraire n’a aucun égard aux bornes changées par Au-« Ure , 8c comprend fous les Ilergétes , le pays que ceE'mce avoit ajouté du côté de l’occident à la Cerdagne.l ç a PP e ll e la ville des Cerretains Julía Libyca , cette vil-o s a Ppelle encore Llivía, fur la Ségre. Quand je disi e la Cerdagne est véritablement de l’Espagne, je parle^ ms bornes naturelles; caries rois de France ont1uefoi s étendu leur domination au delà des Pyre-£s ' ^harles le Chauve dans un privilège accordé aufur? 3 T' 6 c ^ xa ^ at ì'un 872. ( ce monastère étoit. situén e E . t » qu’une inondation détruisit en 878. Les moi-Une ^ Ul- rechapèrent de ce malheur állerent s’établir à^a-sson de campagne nommée dans l’histoire Cuxa-Ce roi, dís-je, parle ainsi du monastère d'Exalat.(i 1 j°- Clls fi e P r d diBus eíifîtus in confìnio Ceredaniœ noflrs,chi la í ce fi Credaldi, Narbonenfis archiepíscopi & paro-iiv^ ^ U ^ e P n dì Helnenfìs episcopi. A présent même ilfrançais ^ artl . e dela Cerdagne , qu’on appelle Cerdagnecédé à 1 îR un démembrement de la Cerdagne,
Y trouve M ranCe T Par le traité des Pyrénées en 1659. Onrenépo °. nt 'Coui s , place forte fur un rocher des Py-est npcV^ Ue C . rc ? 1 .Couis XIV fit bâtir en 1680. La villeliere r & il len fortifiée, avec une citadelle régu-
p„ ! arol ou Querol , estime autre petite ville de laCepq/" 2 rrun^oife. Voyez. Querol. Cette partie de ladarw I g p ^ ans ^ Rouffillon. L’autre partie qui est
PourcapitaleP? 6 ’ f ^.appartient aux Espagnols , aqui ] >áF - . Ulcer da , qui a enlevé cet honneur à Llivía
bien 0I L ancienneme nt ; toutes deux fur la Ségre, auífiuiarquaKi E Ce font les trois seules places re-
travS'ií k espagnole. La Ségre ,»i la
lant de I. r ss™™ 8 J Ms 1, Cerdagne françolse. En par-qui est cm S " 3 ^ ne f. S P a gno!e, je n’ai traité que de cellep" les ZZZTc 1 ? ' & î elle a élé postédée
îalogne. Car on com j>° nt parie l’histoire de Ca-
Cerdagne le comté d °fdinaire fous le nom de
ticuliers, dont je traite ses {qì &^ s P ai ’-
C'E'R 307
CERDANIA & Certadánia. Selon Corneille lesLatins appellent ainsi la ville de Puicerda en Catalogne.
H fe trompe; cette ville est nouvelle, & les Latins n’enont point parlé; mais, comme je le remarque ailleurs »les Latins chez Corneille ne signifient que le dictionnairede Baudrand.
CERDANITVE, peuple de l’Arabie Heureuse, selonEtienne le géographe. Voyez Cerbani.
CERDICEATES. Tite-Live , /. zr , nomme ainsiun peuple de la Ligurie.
CERdoN, bourg de France, dans le Bugey. L’égliíecollégiale a été érigée en 1479. La paroisse de ce bourgest du diocèse de Lyon. Les privilèges de Cerdon, fu-rent concédés en 1260, par Humbert, seigneur de Thoi-rée Sc de Villars. Ce bourg députe aux assemblées de Bu-gey. Carreau , descr. de la Bourgogne.
CERDYLIUM , lieu des Argiliens , c’est-à-dire ;près d’un bourg maritime , voisin d’Amphipolis , auxconfins de la Thrace, Sc de la Macédoine. Thucydide, l.5, Sc Lycophron le nommentCERE ou Cervetere. C’étoit anciennement uneville considérable de l’Etrurie ; présentement ce n’estqu’un petit bourg d’Italie, dans le Patrimoine de S. Pier-re > à trois lieues de Bracciano 8c à une de la mer deToscane. Voy. Agylia & CiERE,qui font les anciensnoms. C’est dela que prirent leurs noms certains Regis-tres , appellés Cœrites Tabula, ou les censeurs falsifientmettre ceux qui étoient privés du droit de suffrage. B.m-dranà , ed. 1705. Voyez Cerítes.
CEREAPOLIS. Voyez Tainarium.
CEREATìE. Voyez Cernetani.
CERE 1 AS. C’est ainsi qu’on lit dans l’Antonirides éditions des Aides & des Juntes; cet endroit estperdu dans l’exemplaíre du Vatican, où il y a une lacune.Sigonius lifoit Cere , fur l’autorité d’un manuscrit, Scfa correction est juste.
CERELLI. VoyezCARn-tx-CERENZA [La], ville du royaume de Naples, dansla Calabre citérieure, fur un rocher escarpé , à quatramilles des frontières de la Calabre ultérieure, à douzede Sainte Séverine vers le septentrion, & à six d’Om-briatico au couchant. Elle avoit un évêché suffragant deSainte Séverine ; mais il est uni avec l’evêché de Cariati ;8c la Cerenza n’est plus qu’un village, long. 34, jo ,lat. 39 > 2 3 -
CEREPUM, ville de la Palestine, selon Guillaumede Tyr cité par Ortélius.
CERESIUM , étang dans le territoire de Milan,selon Grégoire de Tours,/. 10.
j.CERESSUS, place forte de Gréce, dans la Béotie.Elle appartenoit aux Thespiens, selon Pausanias, /. 9,c. 14. Elle étoit bien plus fortifiée que leur ville.
2..CERESSUS, ancienne ville de l’Espagne Tarra-gonoife, au pays des Jacetains , félon Ptolomée, l. 2,c. 6. Le P . Briet , Parai. /■ 2, part. I. 4 ,p. 269 , conjectureque c’est peut-être Solsona.
CERESTE. Voyez Ceireste. Village de Provence,entre Marseille 8c Toulon.
CERET ; en latin Cerifldum Sc Ceretum , petite villede France, dans le Rouffillon au pied des Pyrénées, à undemï-quart de lieue de la rivière du Tec , fur la droite,à cinq lieues de Perpignan. On passe le Tec à Ceret, furun pont d’une feule arche de pierre, qui est la plus large,la plus hardie qu’il y a >t peut-être en France. Quand onest au milieu, il est difficile de regarder en bas fans fré-mir- II est pavé, Sc les voitures passent par dessus. Ondit dans le pays que c’est le diable qui l’a fait. On trouveau bout une chapelle , où, en tems de guerre, il y a tou-jours un corps de garde. II y a dans Ceret une paroisseavec nombre d’ecclésiastiques quí y font l’office ; les ruesy font petites Sc la place auífi. On volt au milieu decette place une fontaine qui jette continuellement del’eau par huit côtés en forme d’arc. Elle tombe dans ungrand bassin rond de pierre , Sc forme une belle napped’eau. Le fauxbourg est plus grand que la ville, les ruesen font belles 8c la place en est assez grande. On y volt uncouvent de Carmes, 8c fur une hauteur un couvent dscapucins, dont la vue est charmante. Ceret est principa-lement connu dans l’Histoire pour avoir te e lieu oùs’assemblerent les commissaires de France d Espagnepour le reglement des limites des deux royaumes. Leursr Tome II- Q q 1)