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conférences commencerent le 22 Mars 1660, & finirentle 24 Avril de la même année. M. de Marca ., un descommissaires françois, fil pour cela de savantes recher-ches , dont il a composé l’excellent livre Marco. His~panica , que je cite souvent dans ce livre. II croit que'Ceret est le lieu appelìé par Antonin, ad Centnriones.* Piganiol de la Force, d esc. de la France , t. 6,p. 449.
CERET Ai, ancien peuple de fille de Crète , selonPolíbe, /. 4, c. 53' '
CERET AN A, bourg de la vallée de Noto en Sicile,sur une montagne, à 9 lieues de la ville de Syracuse, ducôté du couchant. Mat. Dîct. On écrit auffi Cerre-tana.
CERETANI ou Cerretani, ancien nom latin deshabitans de Cerdagne.
CERETANI A , nom latin de la Cerdagne.
CERETAPA, ancienne ville de la Phrygie Capa-tiane , comme parle Hierocles dans fa notice. Ortéliusá eu une médaille de Commode avec l’empreinte d’Her-cule en bronze, fur laquelle onlisoit
CERETES,le8 mêmes que Ceretani.CERETHEI,ou
CERETHIM ou Cretim. Ces termes dans récri-ture sainte marquent les Philistins, comme on le voitpar Ezéchiel & par Sophonie. J’étendrai ma main fur lesPhilidins, dit Ezéchiel, c. 25 , v. 1 dT ; je ferai mourirles Cerethim ; j’exterminerai les restes des pays mari-times. Et Sophonie, c. 2, v. 5 , invectivant contre lesphilistins : Malheur à vous qui habitez les côtes de lamer, peuple Cerethim. II est dit dans le premier livredes Rois, c. 30, v. 14 , que les Amalécites firentIrruption dans la partie méridionale dupays de Cerethim,c’est-à-dire, des Philistins. David Sc quelques-uns deses successeurs, rois de Juda, eurent des gardes étran-gers nommés Cerethim 8c Pelethim , qui étoient du paysdes Philistins. On demande d’où font venus les Philis-tins , où les Cerethims, dans la Palestine? L’écriturenous dit expressément que les Philistins sent venus dePiste de Caphtor. Voyez, la dissertation où D. Calmet tâ-che de prouver que c’est l’ifle de Crète. Les Septantetraduisent Cerethim par Cr et enfer , 8c Cereth par Creta,On remarque dans les Philistins > poursuit ce savant Bé-nédictin , dans leurs coutumes 8c dans leur religion ,plusieurs vestiges de leur origine Crétoise. On a doncsujet de croire qu’ils viennent originairement de cetteifle. Voyez. Caphtor. * D. Calmet * Dict.
CERETIUM, dans Frontin, est la même chose que
C JE R R.
LEREURA. Voyez. Coreur.
^ CERF (L’ifle du), ifle de France, en Bretagne, fur lacôte de l’évêché de Treguier, 8c une des sept istes ap-pellees par les anciens SiAOL.
CERFENNIA, lieu d’Italíe,sur la voie Valeríenne,entre Alba Feucentía 8c Corfiníum, à vingt-deux millepas de la premiere, 8c à dix - sept mille pas de l’autre.L’exemplaire de Bertius porte Cerfinnia, celui duVatican Cere emua . j e copiste a pris aisément pour mu.deux tint mal peintes. * Anton, itiner.
CERFROI ou Cerfroid, Cerfus Frigidus , lieu deFrance, fur les confins du Valois 8c de la Brie , entreGandelu 8c la Eerté-Milon, 8c du diocèse de Meaux. IIa pris son nom, dit-on, d’une fontaine qu’on nomme leCerfroid, parce qu’u n cerf y mourut de froid. Ce fut au-près de ce lieu que S. Jean de Matha, Provençal, alla seretirer avec un saint hermite nommé Félix de Valois,du diocèse de Meaux : ils conçurent ensemble le desseinde la rédemption des captifs, Sc trois ou quatre ans après,Gaucher de Châtillon III à nom, £d’autres le nom-ment Hugues de Châtillon, seigneur de Gandelu, con-nétable de France], qui étoit seigneur du pays, leurdonna un petit fonds de la terre même de Cerfroí, où ilsjetteront les fondement du premier monastère de Per-dre connu fous le nom de religieux de la Trinité, pourla rédemption des captifs. On les appelle auffi Mathurins.C’étoít a une demi-iieue environ de leur premier héri-tage. Cet ordre fut approuvé par Innocent III. p an l20 p.Le général ne demeure pas en ce lieu, quoique chefd’ordre ; mais à Paris aux Mathurins.
CERIGNOLA, bourg-dTtalie, au royaume deN a -ples, dans la Capitaliste , à deux ou trois lieues de l’Of-íante, 8c de la terre de Bari. * Corn. Dict.
CER
Ce lieu est remarquable par la bataille qui y fut gagnéel’an 1J03 , par Gonsalve contre le duc de Nemours., quifut tué au commencement de Faction, 8c en qui finit labranche d’Armagnac , descendant de Caribert, fils deClotaire II. Cette défaite entraîna la perte du royaumede Naples,long. 20. 21 , lat. 42. 23.
CERIGO. Quelques François disent Cerigue, ifle deF Archipel, au midi de la Morée, dont elle n’est séparéeque par un petit détroit, Sc au nord occidental de l’iflede Candie, avec une petite ville de même nom quePiste. Cette ifle est très-fameuse dans les écrits des an-ciens poètes, fous le nom de Cythere , 8c ils ont sup-posé qu’elle étoit la patrie de Venus Sc d’Hélene. Spondans ses voyages , tom. 1 > p- 96, qui y a été , la décritainsi. C’est une ifle montagneuse 8c un terroir sec, qui
n’a rien de fort charmant.Nous montâmes près
d’une heure avant d’arriver à la citadelle, qui n’est forteque du côté de la mer, qu’elle regarde comme d’un pré-cipice. Delà, quand le tems est clair, on entrevoir l’íflede Candie, qui en est pourtant éloignée de quarantemilles ; Sc environ à moitié chemin on voit la petite iflede Cerigoto ... Les vivres y font à grand marché, il y aquantité de lièvres, des cailles 8c des tourterelles, Scces dernieres étoient les oiseaux de Venus. Devant leport de la citadelle, il y a un petit écueil que l’on appelleI’Oeuf , à cause de se figure, 8c l’on y prend auffi bienqu’à Cerigo d’excellens faucons. Ce port ne vaut rien,car il est entierement exposé aux vents du midi, 8c n’aplace que pour sept ou huit bâtimens. Auffi n’est-ce pascet endroit, qui a fait dire à Strabon, que cete ifle a unbon port. 11 entendoit fans doute parler de celui de SaintNicolas. Car outre le port des grands vaisseaux, qui ontlà bon ancrage 8c bonne tenue ; il y a une darse enfon-cée naturellement dans le rocher, capable de contenirquarante galères , qu’on pourroit aisément fermer àchaîne. Nous reconnûmes le long de ce port les masu-res de l’ancienne ville du roi Menelas , presque toutesa rez-de-terre. Ce que nous y vîmes de plus entier, estune voûte creusée dans le roc, que les gens du pays di-sent avoir été les bains d’Hélene. Comme nous avionsouï parler des ruines d’un palais d’Hélene qui étoit dece côté-là, nous fîmes trois ou quatre milles pour y aller;mais nous n’y trouvâmes autre chose que deux colom-nes debout sens base 8c sens chapiteau, 8c que nous jugeâ-mes avoir été de Perdre dorique. Selon Robert , enson voyage du Levant, p. 277, qui défigure presquetous les noms des ifles dont il parle; Serigo forme unedes entrées dans P Archipel: le canal qui est entre cetteifle 8c le cap Angelo , peut avoir huit milles de large.L’ifle ne produit qu’autant de bled, de vin 8c d’huilequ’il en faut pour la subsistance des habitans. II y a unpetit fort planté fur un précipice [ c’est la citadelle dontparle Spon, ] qui domine le havre de S. Nicolas, sens ypouvoir faire aucun mal. La meilleure de ses rades, qui nevaut pas grand’chose, est celle de Sainte Hélene, où l’onne seuroit tenir quand le vent souffle entre l’est 8c lenord. Le havre de S. Nicolas, situé au nord-est de Pille,ne peut contenir que quatre ou cinq vaisseaux; 8c il estformé par trois petites ifles ou rochers raboteux, qui sentdevant la crique, à un mille de distance est-íud-est. Onles appelle les dragons, 8c on peut les voir distinctement,lorsqu’onestà Feutrée du canal. L’ifle a un évêque Grec.
GERIGOTO, petite ifle de l’Archípel, au midioriental de Cerigo, 8c à distance presque égale entrecette ifle 8c celle de Candie. Quelques-uns la nommentmal CeceriGO. Les Latins Font connue fous les nom®d’EPLA 8c d’sEGiLiA. II n’y a que des chèvres sauvages»selon Spon, en ses voyages, t.i ,p. 96.
CERII, peuple d’Italie, dans la Toscane. Diodorel 0nomme fur la fin de son quatorzième livre. Ortélius con-jecture qu’il nomme ainsi les habitans de Cjere.
CERILLIANO , Ciguano ou Cerigeiano »bourg d’Italie, au royaume de Naples, dans la BasilícateJc’est la Cdianum des anciens. II est situé près de la rivies 0d’Agri, à quatre lieues de Tricarico vers le midi. *drand , éd. 1682-
CERILLUM, lieu dTtalie, dans la Lucaníe , & oíl
Strabon < 5 , p. 256.
CERILLY > petite ville de France, dans le BoUtbon-nois , au diocèse de Bourges, dans une plaine envis® 11à deux lieues de Bourbon PArchambault.