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Tome second. C - F.
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de l’an i x 15 , par Hamelín d’Ingrande, Sc augmentéepar Hugues de Mathefelon, Jeanne de Sable fa femme,& Thibaud leur fils , l 3 an 1127- Elle est en régie. [ * ]Baudrand, édit. 1705. [ b ] Ftgœniol de la Force , Desc.de la France , t. 6, p. 105». x

CHALONITIS, contrée d Afie,a l’oríent du Tigre.Pline, L 6, c. 26 , dit que les Parthes avoient bâti Cté-siphon , à trois mille pas de Seleucie dans la Chalo-nitíde, & que de íon tems elle étoit la capitale de leurroyaume. Polybe écrit k xixmlnç Callonitis ; mais luversion latine de Cafaubon rend le nom , selon l’ortho-graphed« Pline, /. 5 , n. 54, p- 555. Denys le.Periégete,v- i©i 5 > met les Chalonites au dessus de Babylone d’As-syrie, vers le septentrion. Ce nom est inconnu à Ptolomée.

1. CHALONNE , bourg de France, en Anjou, aubord méridional de la Loire , & àl’occidentde l’embou-ehure du Layon , dans cette riviere , à quatre lieuesd’Angers. Outre la quantité de vins blancs que le ter-roir de ce bourg produit, 8c les mines de charbon deterre du voisinage , ce bourg a un commerce assez re-marquable , c’est celui des viperes que l’on y prend enquantité , 8c que l’on envoie de tous côtés pour la com-position des remèdes.

2. CHALONNE, iste de France, en Anjou, dans lariviere de Loire. Sa partie supérieure ou orientale com-mence vis-à-vis du bourg dont elle porte le nom. Ellea environ une lieue 8c demie de 24 au dégré en sa lon-gueur. Dans la partie inférieure, est le village de SaintHervé.

CHALOSSE , [La] petite contrée de France» enGascogne, dans le Turían , auquel on la joint ordinai-rement, ou comme partie ou comme annéxe. Elle est depetite étendue ; fa principale ville est S. Sever, elle estdu diocèse d’A ire , aux environs de l’Adour.CHALTAPITIS. Voyez. Chalapetis.

ï. CHALUS , riviere d’Asie , dans la Syrie , à vingt-cìnq lieues du détroit, qui est entre la Syrie 8c la Cilí-cie. Xenophon , Retraite des dix milles, 1 .1 , dit qu’ellea quelques cent pieds de large. On voyoit dans 1 eaude grandspoisiòns tous privés , qui étoient respectes parceux du pays comme des dieux, auffi bien que les-co-lombes , desorte qu? o n n’en ofoit prendre. Xenophon,est le seul qui nomme ainsi cette riviere : fur quoi del’Iíle remarque que parla route de Cyrus, elle paroîtêtre celle que l’on appelle aujourd’hui Riviere d’Alep»d’autant plus que le nom d’sílep ou de Chalib , commeles Arabes appellent cette ville , semble être dérivé decelui deChalus, que Xenophon donne à cette riviere.* Histoire de l’académie des Sciences, année 1721.

2. CHALUS, en latin Cajìra Lucii, Caftellucius 8cCaflucium, ville 8c château de France, au Limousin. Del’Iíle écrit Chaslus, 8c le met à la source de la Tar-douere , l’une des rivières qui vont grossir la Charente,sur la grande route de Limoges à Périgueux 8c à Bour-deaux- Scaíîêz près des confins du Périgord. Cette petiteville qui a le titre de comté, a autrefois appartenu auxvicomtes de Limoges.

Henri, roi de Navarre, donna Chalus à Charlotted’Albret fa sce Ur , pour fa part de la succession d’Alaind’Albret, 8c de Françoile de Bretagne, leur pere 8cmere. Elle fut mariée à César Borgia , duc de Valenti-nois, & leur fille Louiíè Borgia, porta le comté de Cha-lus à Philipp e de Bourbon Busset, dont la postérité enjouit encore. Cette petite ville est le lieu de la naissanced’Emerie de Chalus , cardinal-archevêque de Ravenne ,& évêque de Chartres. On tient tous les ans à Chalus,le jour de S. George, une foire pour les chevaux qui estfort renommée. ( a ) Rnpin, Hist. d’Angleterre, t. 2 , p.27 Z- ( b ) Richard I, l es Anglois possédoient alors laGuyenne, dont le Limousin étoit une dépendance. Long.Ip > 2. Lat. 4S > 16.

CHALUSUS, nom que les anciens ont donné à laTrAVE , riviere d’AIIemagne, qui coule à Lubec.

I. CHALYBES , peuple d Afie , entre la Colchide,l’Iberie & l’Arménie G)> Chirifophe 8cXenophon, in-terrogerent 1 hôte du premier par le moyen de leur tru-chement, tant du pays où ils étoient, que des chevauxqu’ils avoient trouvés, pour savoir ce qu’il eri faisoit. 11répondit qu’ils étoient en Arménie > 8c que le pays voi-sin étoit celui des Chalybes, 8 c dit même le chemin,pour y aller...... Après avoir marché troís journées

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leur guide s’énfuit.... ensuite ils marchèrent sept jour-nées , 8c âpres avoir fait trente-cinq lieues , ils vinrent àla riviere du Phase , [ Xenophon donne ce nom à l’A-raxe , comme on verra au mot Phase ] , qui a quelquescent pieds de large, d’où ils firent dix lieues en deuxjours, 8c apperçurent les Chalybes, les Taoques 8c lesPhafiens, qui tenoientle passage des montagnes pour lésempêcher de descendre dans la plaine. De l’isle ( b ) araiíon de dire que le nom des Taochi, est ieconnoíssabledans celui de Taochir, province de Géorgie. Ces tha.yíesfont les mêmes que les Chaldéens de la Cyropédie.[ Voyez. Chaldée 2,] 8c à moins que l’on ne stqpofequ après la paix qu’ils firent avec le roi d’Arménie, ilssortirent de leurs montagnes , 8c s’établirent le lorg duPont-Euxin, il faut dire qu’ils étoient différens des au-tres Chalybes, que les autres historiens mettent 'ur lacote méridionale de cette mer; 8c à dire vrai, il est né-cessaire de reconnoître au moins deux peuples Chalybesséparés l’un de l’autre. On verra même dans les articlesqui suivent, que ces deux peuples ne insistent pas, 8cstu il faut en reconnoître un troisième ; mais avant quede venir aux autres , poursuivons la description que Xe-nophon , Retraite des dix mille , fait de ceux-ci.

Après avoir fait trente lieues dans la province des Tao-siues.on marcha delà à travers le pays des Chaly-

bes , qui font les plus vaillans de tous les Barbares deces quartiers , 8c l’on fit en sept jours cinquante lieues.Us étoient armés de casques, de greviéres, 8c d’un cor-selet de lin piqué , garni de tassetes faites de cordes rou-lées avec un petit coutelas à la ceinture, comme celui desLacédémoniens , 8c une pique de vingt pieds de hautferrée seulement par un bout. Quand ils avoient niéquelqu’un ils lui coupoient la tête , 8c en faisoient mon-tre, en chantant 8c dansant. Ils se tenoient enclos dansleurs villes, 8c lorsque l’armée marchoit, ils venoientfondre fur la queue. On vint delà à la riviere d'HAR-pase, [elle garde encore l’ancien nom, 8c est nomméeArpasou. Elle coule du nord au sud jusqu’à l’Aras oùelle fe perd. On ne peut mieux désigner où étoient cesChalybes que fait Xenophon. lis étoient donc selon luientre Taochir, province de Géorgie, 8c l’Arpafon ri-viere connue.] D’où l’on entra dans la province des

Cythíniens, 8c l’on fit vingt lieues en quatre jours.

Delà on fit encore vingt lieues en quatre autres jours ,8c l’on vint à une grande 8c riche ville ncmir.ée Gym-

nie, d’où le gouverneur.promit de montrer la mer

aux soldats dans cinq jours. II paroît que l’Harpaíustermino't les Chalybes à l'occident; 8c selon le calcui deXenophon évalué par d’Ablancourt, les dix mille firentquarante lieues en huit jours , après quoi ils étoient en-core à cinq journées de la mer Noire; or ces cinq jour-nées íur le pied des autres , font encore vingt - cinqlieues, en tout soixante Sc cinq lieues, depuis ces Cha-lybes ou Chaldéens , jusqu’à ia mer Noire. Je crois quecela suffit pour les distinguer de ceux qui étoient au bordde cette mer ( a ). Retraite des dix mille , 1 . 4. ( b ) Hift>de l académie royale des Sciences, 1721.

L’exactitude exige que je fasse ici remarquer que dé-valuation de d’Ablancourt ne vaut rien; en ce qu’il sup-pose que les ssades de Xenophon, font les stades com-munes , dont trente feroient 3750 pas; ce cu’il entendpar une lieue; mais il y en a environ la moitié à rabat-tre, les stades de Xenophon éta-tít de moitié jlus petitesque les stades du tems des Romains , comme on ei*verra les preuves à l’article MesuresItinéraires?mais cette diminution de distance n’affoiblit po nt I 3preuve, qui distingue ces Chalybes de ceux quiétoieistau midi de la mer Noire.

2. CHALYBES, ancien peuple de l’Asie Mineure»fur le rivage méridional du Pont-Euxin , dans la pars®orientale de la Paphlagonie. Mêla, /. 1 , c. 19 ,qui 6"^cette province à Armené dit : Les Chalybes quivoisins possèdent les plus fameuses villes, lavoir A 131 ^sos Sc Sínope. Il est certain que cette derniere étoitcore de la Paphlagonie. Ainsi les Chalybes en ét^ e ° gauffi. C’est de ces Chalybes qu’il faut entendre le pau a ss,d’Hérodote, /• t - n.'28. Avec le tems Crœfús s° u J^ r0tous ceux qui font en-deçà du fleuve Halys ; car 0lès Ciciliens 8c les Lyciens, il subjugua tous les a l1t j £ ’savoir ,ies Lydiens, les Phrygiens, les Mariand> nS - ^Chalybes, les Paphlagoniens, les Thraces, les Tssy 0