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ioís une ville, qui a été long-tems possedee par diversgentilshommes du pays. On y professe la religion Ca-tholique, auffi bien que dans tout le reste de ce canton.* Délijses de la Suisse, t. 2 , p- 339 *
4. CHAM-, ville 8c riviere. Voyez. Chamb.
CHAM A, village ou simple métairie \VÌlla ] au pied■des Alpes Pennines. II en est parlé dans la vie de SaintMeinhard. ' + Ortél. Thefaur.
CHAMAAM , pays de la Palestine , dans lé voisinagede Bethléem. Jérémie , c. 41 » v. 17, en fait mention.
CHAMAEGEPHYRA, , c'est-à-dire, se
■Pont de Terre , lieu particulier de l’Epire. Sozomene ,bist. ecclés 1- 7, c. 26, en parle à l’occafion d’un miracleque fit Donat, évêque d’Eurée en Epire, en délivrantd’une maniéré surnaturelle ce pays d’un dragon, qui yfaisoit de grands ravages.
CHAMAITA, contrée d’Asie, aux environs de laPerle , proprement dite, selon Ortélius, qui cite Ce-drene , Sc le 18 e . livre de l’histoire mêlée.
CHAMALIERES ou Chamelieres, en latin Ca~melaria , abbaye de France en Auvergne, près de Cler-mont. II y avoit des religieuses, 8 c elle fut fondée par lecomte Genès, fous S. Prix ; mais on l'a changée en unchapitre de chanoines. Elle est célébré par le culte desainte Thecle. * Baillet, Topogr. des Saints, p. 574-
CHAMANE, contrée d’Asie, dans la Cappadoce,selon Ptolomée. /. 5, c. 6. Les lieux qu’il y met font :
Zarna, Yadata,
Andraca, Sarlena,
Gadiana ou Gadafena , Odogra ou Odoga.
CHAMAVES, [Les ] en latin Chamavi , ancienpeuple de la Germanie inférieure. D'Ablancourt dit lesChamaviensj mais, de même que d e Batavi, nousdisons les Bataves , l'analogie demande que nous disionsChamaves de Chamavi. Boiocalus dans fa harangue aAvitus, rapportée par Tacite, Annal. I. 13, c. 55 , nousapprend qu’ils babitoíent anciennement le pays que pos-sédèrent après eux les Tubantes 8 c ensuite les G sipiens.On ne fait ni pourquoi ils quitteront ce pays-là, ni oùils allèrent d’abord , mais on les trouve dans la fuite unis& contigus aux Angrivariens. Ils s'écarterent du Rhin.Ptolomée , /. 2, c. 11, dit : au-dessus des Bructeres , fontles Frisons jusqu'à l’Ems , ensuite les Chaud , surnom-mes Mineurs, jusqu'au Weser, puis les Chaud, surnom-més-Majeurs jusqu’à l’Elbe; 8 c après avoir parlé de quel-ques autres peuples » il poursuit : entre les Chaud » sur-nommés Mineurs, 8 c les Sueves » il y a de moindres na-tions , savoir, les Bructeres majeurs, fous lesquels fontles Chamaves, [ on lit dans Ptolomée Chemœ, mais ilfaut lire Chamavi, ] 8 c entre les Chaud Mineurs 8 c lesSueves, font les Angrivariens. Ptolomée parle juste,-car comme l’observe le docte Spener, Notit. Germ. ant.1 . 4 > c - 3 » P- 263 , il n’y avoit que i’Ems qui séparât lesBructeres 8 c les Chamaves ; de forte que les derniersétoient au midi des autres ; c’est ce que Ptolomée entendpar ce mot de Sous. Car nous dirions au contraire qu’ilsétoient au-dessus, eu égard au cours de la riviere. Stra-bon semble étendre les Chamaves, presque jusqu'au bordde la mer. Vers l’Océan, dit-il, /. 7» font lesSicambres8 c les CHaubes.T ous les savans conviennent que parlesChaubes » H entend parler des Chamaves, & cela con-vient à leur position, puisqu’aussi-tôt après eux il nommeles Bructeres , les Cimbres , 8c les Chaud. Tacite, Ger-man. c. 23, nous apprend que les Chamaves 8 c les An-grivariens , passèrent à l a place des Bructeres; 8 c il mar-que ailleurs, c. 34 » ^ es Angrivariens étoient enferméspar derriere par les Dulgibins, 8c par les Chafuariens :c’est-à-dire, que ces peuples s’étoient placés au-delà del’Ems à l’endroít qu’avoient occupé les Chamaves 8c lesChafuariens. On voít que 'fous le régne de Julienl’A-postat, auquel tems écrivoit Ammien Marcellin, /. 17,c. 8, & 9 * les Chamaves etoient retournés vers le Rhin.Julien dans fa harangue des Athéniens, Eunapius, dansun fragment de son histoire conservé dans les extraits desambassades, décrivent l’expeditíon de l’empereur Julien,contre les Chamaves , qu’ils s’accordenta mettre auprèsdu Rhin. Ce retour des Chamaves vers le Rhin, est en-core confirmé par la table de Peutinger, ou ils sont pla-cés près de ce fleuve, 8c par Sulpice Alexandre, dansGrégoire de Tours » /. r, e. §. Ils s e joignirent aux
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Francs ; après quoi il n’est plus fait mention d’eux. Sul-pice Aléxandre 8c Eumene, dans le panégyrique de l’em-pereur Constantius, les comptent entre les Francs; il y aapparence que leur nation fe fondit dans celle-là.
Ptolomée , l. z , c. 11, avoit remarqué que les Cha-maves s’étendoíent jusqu’au mont Melibocus ; c’est-à-dire, jusqu’au-delà du Weser où commence cette mon-tagne. Bertius, Comment.Ber. Germ. 1 . 1 , p. 175 . en apris prétexte de déplacer ce peuple , 8c de dire qu’il occu-poit le pays qu’on appelle présentement la Misnie. Ledocteur Rudbec n’a pas plus heureusement rencontré.Les visions géographiques de ce bon homme, qui luiavoient fait transporter en Suede l’Atlantique de Pla-ton, lui ont servi à trouver les Chamaves, non pas furl’Ems ou fur le Rhin, où ils ont été effectivement, maisau-delà de l’Elbe , près de l’Oder, où ils ne furent ja-mais.
Alting, Notit. Batav. & Fris. ant. p. 44, croît queles Chamaves occupoient le rivage de l’Ems, entre lesrivières de Lede 8c de Hafa. Selon lui, ceux qui habi-tent ce canton Rappellent Humlingen ou Hemlin-gen , à cause des campagnes que ces trois rivières cou-vrent quand elles viennent à fe déborder. Hat-Auwenveut dire des prairies exposées aux débordemens, 8c enredoublant l’aspiration h, il en vient Cham-Auven, quia été vraisemblablement en usage, 8 c dont les Romainsont formé le nom de Chamavi.
i. CHAMB, ville d’Allemagne, au.cercle de Baviè-re. Zeyler écrit simplement Cham. Cette ville qui est duhaut Palatinat, est à sept milles d’Allemagne de Ratis-bonne, fur la riviere de Regen, à l’endroít où elle re-çoit la riviere dè Chamb, fur la frontière de Bavière 8 cau Nordgow. Elle est petite; mais cependant capitaled’un comté annexé du haut Palatinat, 8c qui a été à sé-lecteur Palatin jusqu’aux guerres de Bohême , qu’il futcédé à sélecteur de Bavière , à qui il fut confirmé par letraité de Westphalie.* Baudrand, éd. 1705.
Les Autrichiens ont brûlé entièrement cette ville dansla derniere guerre. Long. 30, 30. Lat. 49, 14.
z. CHAMB, petite riviere d’Allemagne, en Bavière.Elle íè jette dans la Régen, auprès de Chamb, 8c va íêperdre dans le Danube avec elle à Ratisbonne.CHAMBADES. ^sey^TAURus.
CHAMBÉ, gros village d’Asie ,• fur la route d’Erx-'van à Taurís, entre l’Aras 8c le monastère saint Etien-ne, fur un coteau. Tavernier dit, que tous les habitansde ce lieu , tant hommes que femmes, dès l’âge de dix-huit ans, entrent en une eípéce de folie qui n’est pas mé-chante. Ceux du pays croient que c’est un châtiment duciel, depuis que leurs ancêtres eurent persécuté dansces montagnes S. Barthélemi 8c S. Matthieu. * Voyagede Perse.
CHAMBERY, ville capitale de Savoye , dans le du-ché de Savoye propre, dans une plaine, furies ruisseauxde Laisse 8c d’Albans, avec un château fur une petitehauteur , à deux lieues du lac de Bourget, en allant versMontmelian, à cinq des frontières de France à l’orient »8c à dix-huit de Lyon. C’est, dit de Longuerue, uneville assez grande & peuplée, où est le siège du sénat Scde la chambre des comptes de Savoye. L'évêque deGrenoble en est le prélat diocésain, 8c il y a une courecclésiastique pour la jurífdiction épiscopale contentieuse.Il y a à Chamberyune collégiale, que l’on nomme la sainteChapelle comme celle de Paris. Le chef du chapitre a letitre de doyen de Savoye. Elle a été fondée par le du®Amédée 8c fa femme Yolande de France, avec de beauxprivilèges, 8 c cette fondation a été confirmée par le papePaul H, l’an 1467. * Dejcr. de la France » seconde part-pag. 319.
La ville n’est pas ancienne , 8c les comtes de Savoy®ou de Maurienne, n’y demeuroient pas ordinairement,quoique Humbert III soit mort à Chambery , le 4 d®Mars J188 ou 1189, que le comte de Maurienne y a#fait en l’an 1199 » un traité avec l’abbé de saint RaM"bert en Bugei, 8c que ses successeurs y ayent passé que*'ques autres actes, elle n’étoit point le lieu où ils tenoFjfleur cour: cette ville même, qui étoit alors peu confis'rable, avoit ses seigneurs particuliers, appellés vicomtes,mais le comteThomas acquit cette vicomté d’un seig í fs T .’nommé Berlíon. Ce fut le même Thomas qui fi £ u atI .à Chambery un château pour lui & ses successeurs, & *