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septentrional que trois de ces istes, qn’il nomme lez troisMaries ,vis-à-vis du village de Chiametla , qui est enterre ferme au midi de i’entrée de la mer Vermeille.Corneille trouvant dans d’autres-mémoires ces mêmesistes de Chametlí, déterminées par leur latitude , les acru différentes, en quoi il s'est trompé.
CHAMIGNY , village de Brie , dans le diocèse deMeaux , proclie de la Ferté-sous-Jouarre. L’église pa-roissiale est fous le titre de saint Etienne. II y a dans cetteéglise la chapelle souterraine de Notre-Dame de la Cave,que l’on regarde comme une des plus anciennes églisesdu diocèse. On y descend par un escalier de seize mar-ches , 8 e la voûte porte fur seize colomnes de pierre d’unefeule piece. C’est un assez beau morceau d’architecture,$c un lieu de dévotion assez fréquenté. La présentationà cette cure appartient au prieur de Rueil. Un des an-ciens seigneurs de ce lieu est nommé Nivardus de Ca~•yniniaco, lequel est dit avoir donné en 11 6j , à l’églisede Ste Magdeléne de Chamigny , 8c aux moines deRueil, qui y demeuraient, toutes les noix qui lomboientdes noyers lu r les terres que ses prédécesseurs ramassaientde droit,&le io e poisson de l’étang voisin de fa maison.Dece don fut témoin Robert, chapelain de Chamigny. Letitre du bénéfice de la Magdeléne, ne subsiste plus ; maisl’église est encore sur pied à quelques pas de l’église pa-roissiale. En n do. Rainaud, évêque de Meaux, avoítaccordé cette église paroissiale aux moines de Rueil, Scleur avoít confirmé celle de la Magdeléne. II y a dans^étendue de la même paroisse un autre prieuré simple ala collation de l’abbé de Chambre-Fontaíne. II est nom-mé R o u ge l , dans le testament de Gílon de Cuiíy ,chevalier, de fan 1238, 8 c c’étoit alors une communau-té. On l’appelle aujourd’hui Rouget.
CHAMLEMY , petite ville de France, au Níver-nois, fur une des sources de la rivière de Nyevre à huitlieues de Nevers au nord. A Bouras , village voisin, ily a une abbaye de l’ordre de Cîteaux. * Piganiol de laForce , descr. de la France, t. 5 » P- 2.37.
1. CHAMP , étendue de terre bornée , ou par deslimites naturelles ,comme font les rivières, les monta-gnes , ou par des bornes artificielles, pour la distinguerdes champs voisins. Le mot de Champ s’entend ordi-nairement des lieux situés dans des plaines ; mais aupluriel il signifie seulement tout ce qui est hors de laville, Sc dans ce sens on dit une maison des champs, Sec.
2. CHAMP. [Le grand] Onconnoît dans la Pales-tine , deux grandes vallées , connues dans les historiens8c dans les géographes sous le nom de Grand Champ. D.Calmet, Dict.
L’une qui s’étend , selon le cours du Jourdain , de-puis Tibériade, jusqu’à Segor, a la longueur d’environdouze cens stades, 8c la largeur de cent vingt-cinq. * Jo-seph. antiq. I.9, cap. u. Paralip.L 2, cap 4 , v. 17, &Joseph, de hello, lib. 5 , cap. 4.
L’autre , qui est appellée , le Champ ou la Cam-pagne b’Esdrelon , ou de Légion , à cause de cesvilles qui y sont situées, ou la vallée de Jezraël, à causode la ville de Jezraël, s’étend de l'orient au couchant,depuis Scythopolis , assise fur le Jourdain, jusqu’à Lé-gion au pied du Carmel, à la longueur d’environ vingt-cinq lieues.
• Eusebe 8 c S. Jérôme, donnent encore une plus grandeétendue au : Grand Champ qui s’étend fur le Jourdain,puisqu’iîs disent qu’il commence au Liban 8 c finit au dé-sert de Pharaji. La campagne de Jéricho étoit dans leGrand Champ , & en faisoit partie, comme on le voitpar Eusebe ,e y/iU;. On appelle quelquefois ces GrandsChamps Aulon , ou Autos , ou Araba , qui veutdire plaine.
CHAMP D’ATTILA , campagne de France , enChampagne, dans le Chaalonoïs. Voyez, au mot Chaa-
X.ONS.
CHAMP DE BATAILLE, château de France , enNormandie , à demíe-íïeue de Neubourg , & à septlieues de Rouen, dans le diocèse d Evreux. H est magni-fique 8c bâti a la moderne , d’un dessein assez singulier.Une grande terrasse terminée par une balustrade de pier-res est élevée 8 c régné fur toute la façade de la ported’entrée qui avance en demi-lune , Sc qui communiquedans une grande avant-cour gazonnéepar cómpartimens.La cour du château est carrée, grands Sc accompagnée
CHA
de deux vastes corps de bâtímens fort élevés, Sc d’uneassez belle ordonnance d’archîtecture , terminés l’un Scl’autre par deux espèces de bastions couverts 8 c logea-bles , qui tiennent lieu de pavillons ; 8 c fur le milieu dechaque corps de bâtiment on a élevé un petit dôme. Lejardin fait face à la terrasse d’entrée, Sc il est séparé de lacour du château par un mur d’appui qui porte un grandtreillis de fer, soutenu dans des distances égales par despiliers de pierres avec des ornemens de sculpture con-venables à l’entrée d’un beau jardin. Enfin on peut direen général que les fossés , les entrées , les façades , lescours, les jardins Sc tòus les accompagnemens de ce beauchâteau tiennent du magnifique. * Com. Dict. Mémoi-res dressés fur les lieux.
CHAMP-DU-MENSONGE. C’est ainsi qu’on aappeilé une plaine qui est entre Balle, est Strasbourg,à cause que les trois fils de l’empereur Louis le Débon-naire, ayant amené avec eux le pape Grégoire iv, s’em-parerent de la personne de l’empereur, qui fe vit aban-donné de toute son armée, & le firent conduire à S. Mé-dard de Soissons.
CHAMP (LE) DE MARS.Campas Martins. Grandeplace hors de Rome, ainsi nommée à cause d’un ancientemple bâti en l’honneur du dieu Mars. C’est dans ceChamp que íè tinrent les premieres assemblées que lesRomains appelloient Comitía Genturiata , Sc que so fitpour la premiere fois la cérémonie qu’ils appelloientLiAs-tre. C’étoit dans cette place que le peuple s’assembloítpour élire ses magistrats ; les consuls y enrôloient lessoldats, & la jeunesse s’en íervoit pour faire ses exercices.
CHAMP ( le ) DE FLOR, Campas Flora. Lieu con-sacré à cette déesse , 8c où se représentoient les jeux ap-pelles Floralia , institués en son honneur.
CHAMP (le) CRIMINEL Campas Sceleratus. Placede Rome , proche de la porte Colline, où l’on enterraittoutes vives les vestales qui n’avoient pas gardé leurvirginité. Antiq. Grec. 8c Rom.
CHAMP (LE) DU RIRE, Campas Ridiculi. Place oùAnnibal avoít campé en faisant le siège de Rome, qu’ilauroit pu prendre ; mais épouvanté par de vaines ter-reurs 8c par certains phantomes qui le troublèrent, illeva le siégé. Les Romains délivrés par ce moyen fe mi-rent à faire de grands éclats de rire , 8 c élevèrent là unautel au dieu du Rire. Antiq. Grec. Sc Rom.
CHAMP-DU-DRAP-D’OR , entre Guignes Sc
Ardes > principauté, on trouve un petit terroir ainsi ap-pellé. On dit que ce nom lui fut donné à cause de lamagnificence de François I - roi de France , 8c de HenriVIII, qui y eurent une entrevue en 1520.
1. CHAMPAGNE. Quelques-uns disent la Cham-pagne de .Rome ; soit pour signifier la Champaniedes anciens, ou la Campagne de Rome , qui n’en estqu’une partie.
2. CHAMPAGNE. Campania. Province considéra-ble de France, & l’un des'12 grands gouvernemens, daroyaume, d’environ 65 lieues de long, fur45 8c en quel-ques,endroits 35 seulement de large. Elle est bornée parla Lorraine & partie de la Franche-Comté au levant :par la Picardie , l’Iste de France 8c le Soissonnois , aucouchant; la Bourgogne au midi: 8cune partie du Lu-xembourg Sc du Hainaut au septentrion. Le nom deChampagne est noùveau. Le premier qui s’en est servi estle continuateur de la chronique du comte Marcellin, quia été suivi parles autres écrivains, qui l’ont appellée laChampagne de Reims 8c quelquefois de Châlons. Lepays de Champagne 8c de Brie, félon l’ancienne divi-sion de César, étoit en partie dans la Gaule Belgique 8cen partie dans la Celtique. De Cordemoï dit; que Clo-vis, premier roi chrétien, déclara la guerre à Siagrius »qui étoit maître de la plus grande partie de la Champa-gne » qu’il le bâtit proche de Soissons , 8c s’empara desvilles qui tenoient pour les Romains, entre lesquellesétoient celles de Reims , de Troies , 8c autres villes deChampagne. Ces peuples fe soumirent au nouveau vain-queur , à condition de n avoir plus de rois , maís descomtes ou des ducs de leur nation qui relèveraient desrois de France. Dans le partage de la Monarchie Fran-çoise , que firent les enfans de Clovis I, 8c puis ceux ‘fClotaire I, la Champagne faisoit partie du royaume eMets ou d’Austrasie. Grégoire de Tours dit , qu e “tems de Sigebert, roi de Mets en 570,1! y avoir ust "va