Band 
Tome second. C - F.
Seite
349
JPEG-Download
 

CHA

antiquité : on voit seulement qu’ayant autrefois fait par-tie du Briennois, il vint au pouvoir des comtes deChalion fur Saône. Ce n’étoit alors qu’une simple châ-tellenie, que Jean, comte de Chalion, échangea avec■Hugues IV. dqc de Bourgogne : ensuite le duc fit hom-^ a ge a saint Louis de la châtellenie de Charoíoís, qu’íldonna en partage à son second fils nommé Jean , lequel^ eut de fa femme Agnès de Bourbon Dampíerre qu’uneHe nommée Béatrix, à qui son ayeul, le duc Hugues ,confirma par son testament la seigneurie de Charolois,”■ e llel’apporta, avec celle de Bourbon, à son mari Ro-bert, le plus jeune des fils de saint Louis. Jean, fils de«•obert, eut en partage la baronníe de Charoíoís. Cepince n’eut qú’une fille nommée Béatrix, en favèur de'aquelle le Charoíoís fut érigé en comté, qu’elie apportaa sen mari Jean comte d’Armagnac, dont les deseendansfendirent l’an 1390 le comté de Charoíoís à Philippe leHardi duc de Bourgogne , de la branche de Valois. Leuc Philippe laissa ce comté à ses deseendans , 8c Char-arriére-petit-fils > porta,du vivant de sonpere,hilippe j e fo titre de comte de Charoíoís. Aprèsa Hortde Charles, Louis XI. conquit le duché de Bour-p°gne & se comté de Charolois ; mais Charles VIII.a n 1492 > fut obligé, par le traité de Senlís, de rendree comté de Charolois à Philippe, archiduc d’Autriche,P^tit-filg du due Charles, à la charge que l’archiduc fe-jjptfoí 8c hommage de ce comté à la couronne de France,p y eut ensuite de grands différends entre l’empereurharles-Quínt Sc François I, soit pour la propriété, seitP° Ur la souveraineté du Charolois, qui fut à diverses foisc °nfisqué;maís ces différends furent terminés l’an 1559.Parle traité de Château-Cambresis, conclu entre Henri II.r °i de France Sc Philippe II, roi d’Espagne., par lequel°n convint que la propriété du comté de Charolois de?Heureroít à Philippe II, Sc à ses successeurs, pour lete nir seus la souveraineté des rois de France, qui mirentCe comté fous le ressort du parlement de Dijon.

. traité de Château-Cambresis , pour ce qui regardep e c omté de Charolois , fut confirmé par celui de Vervíns,1598 , Sc par celui des Pyrénées de l’an 1659, enx ^cution desquels les rois d’Espagne ont été remis enPOuefiìon du comté de Charolois , dont ils avoient étée P°ffédés par la guerre.

^ Philipp e IV, roi d’Espagne, en exécution du traitée s Pyrénées , fut réintégré dans la possession du Cha-ls j mais Louis de Bourbon, prince de Condé, qui,aftt serti de France , avoit long-temps servi ce monar-^ ' ^ui se; devoit encore de grandes sommes , fit saisirp°JUté de Charolois, Sc s’en fit adjuger la possession,refirpp demeurée à ses deseendans jusqu’aujourd’hui. Len Espagne Charles II » n’y fit pas de grandes opposi-les S f° rte qu’il n’en est fait aucune mention dansâ'ff rx-la-Chapelle, de Nimegue Sc de

ra 3 j es Principaux lieux de ce comté sent Chatoies, Pa-p^ e '^°nial, Toulon, 8cle Mont Saint Vincent. ( a )[ a p orce > Deserip. de la France, t. 3. p. 2x3.uivantes. (b) Lonvuerue , Deserip- de la France,

P Partie, pag. 285.

p a ON, Caro , bourg maritime de France, au

de la aux frontières du Poitou, à quatre lieues

de Cîte° C " e ^ e ' avec une abbaye d’hommes de l’ordreNotre-Darn P ° nc ^ e ^ an 11 9 I > fous l’invocation de

de f^NlA. Les ancícns Grecs ont ainsi nommé

CHA

349

Qg rprtíjí 1* û cUì^icììo View um ûiu**

Pahse ^ j S leUX , oà il s’exhaloit une odeur empestée ca-ce nnm e onner la mort. Strabon, /.12, & 1. 14, emploieElutcim* US ° Une foE; 8c c’est ce que Cicéron appelieCH A R^S < î'T^ >sern * e r ^ vre de la Divination.

Erant-P A 1 -n° u C HA RRosx , Carophium , \ jlle dea denvf 1'- anS T-,?, err L élection d’Iíîòudun, dont elle est®°uro-ei ei pú a àuée fur l’Arnon, à cinq lieues debourgs - 'r f ? entou rée de murailles, Sc a deux faux-danz un j* 1 f F ar °iffiale, dédiée à saint Michel, e*stwaisen doPLr ? r 4 S :. Gharost a été possédée par lala maisen u 3 t>? , e ^Irehault, de qui une branche deprieuré. T, mi , une la act ì uise en 1608. Il y a una un château V sit?iJ 1 ' l rl Ue ^ ux P° rt es Sc deux rues. EllePropres à nourrir A* ° n ^ es environs sont très-

un. ii y a auprès les bois de

Fond Mureau. Elle avoit autrefois donné sen nom à l’an-cîenne maison qui en jouissoit en 1093 , & qui s’est éteinteen 1370. Elle fut érigée en duché-pairíe l’an 1690 , enfaveur de Louis de Béthune, comte de Charrost, long.19,45 , lat. 46 , 56.

CHA ROT, contrée de la Tartarie, proche la grandemuraille de la Chine. Elle est divisée en deux banières »Sc est principalement habitée vers la jonction du Laban-Pira & du Síra-Mouren. Hifi. général, des Huns par deGuignes, 1. 4, p. 238. :

CHAROUX. Voyez. Charroux.

CHARPAIGNÉ, bourg de Lorraine. Voyez, Scar-fagne.

CHARPETE , selon Curopalate, ou

CHARPOTE, selon Cédrene, place forte dans laMésopotamie.

x- CHARROUX, Carrofium , Carofum, petite villede France, dans le Poitou, au diocèse & à dix lieues.aumidi de Poitiers, fur la Charente. Elle doit son origineà une abbaye d’hommes de l’ordre de saint Benoît, fon*«dée par Roger, comte d’Aquitaíne, l’an 770, qui y mitdouze religieux fous la conduite de l’abbé Dominique.L’église étoit autrefois une des plus belles du rovaume.11 s’est tenu dans cette ville un Concile , auquel présidaGombaut, archevêque de Bordeaux, l’an 989; un autreen 102.8, contre les Manichéens. On parle encore dedeux autres tenus , l’un en 1082 , Sc l’autre en 1186,dutemps d’Urbain II; Henri, légat du saint Siège, présidaà ce dernier.

2. CHARROUX, petite ville de France , au Bour-bonnois. Elle est presque réduite à la condition de vil-lage. Elle a deux paroisses ; celle de saint Jean est dudiocèse de Clermont, Sc celle de íaint Sébastien de celuide Bourges. La ville est fur une hauteur à demi-lieue dela ríviere de Sioulle. 11 y a un monastère de religieusesbénédictines. Les tanneries y sent le principal commerce.Long. 20, 45 , set. 4 6 , xo.

CHARS. Voyez, Cars.

CHARSIANUM Castrum. Cedrene 8c Porphyro-genete nomment ainsi une place de Cappadoce. Curo-palate fait mention des passages de Charfianum , selonOrtélíus.

1. CHARTA, place de la Mésopotamie. Là novicede l’empire, jeEi. 26, marque que les Romains y avoientgarnison.

2. CHARTA , ville de la Palestine , dans la tribu deZabulon. Elle fut donnée en partage aux Lévites de iafamille de Mérari. * Josué, c. 21 , v. 34.

CHARTAIA , ville de l’Hircanie , vers l’orient.Elle étoit grande Sc riche au rapport de Laoníc, citépar Ortélíus.

CHARTAN, ville de la Palestine dans la tribu deNephthali. Elle tomba en partage aux Lévites de la fa-mille de Gerson. * Josué, c. 21 » v. 32. .

CHARTANI, peuple de la Libye, dans le voisinagede l’Egypte, selon Ptolotnée , /. 4, c. 5.

CHARTNIANUS, siège épiscopal de la Palestine;JJémétrius, son évêque , assista au concile de Jérusaleml’an 53 6. Hard. coll. conc.

CHARTRAIN , £Le pays] contrée de France.,comprise dans la Beausse- II a tiré son nom de la ville deChartres, qui a pris se fen des peuples Carnutes , les-quels étoient des plus célébrés entre les Celtes, parieurpuissance, Sc l’étendue de leur territoire. Leur capitale estnommée Autricum dans les plus anciens auteurs , & cenom a succédé à celui du peuple. Cette ville ayant étédes dépendances du royaume de Neustrie, elle demeurae n partage à Charles le Chauve Sc à ses successeurs. Mais,après la prison de Charles le Simple, les seigneurs Fran-çois s’étant rendus maîtres de la plus grande partie duroyaume de France, celles de Chartres Se de Blois vin-rent au pouvoir de Thibaud, premier du nom , dont lessuccesseurs furent aussi comtes de Champagne. Cescomtés furent séparés après la mort de Thibaud IV".Son fils aîné, Henri le Large, fut comte de Champagne,

Sc laissa cette province à ses deseendans. Thibaud , citle Bon, son cadet, fut comte de Blois 8c de Chartres, 8ctenoit ses terres en fief du comte de Champagne 'Mis’en étoit réservé le droit féodal. Le P et,t ', ? e 7 “Ubaud , qui portoit le même nom quefongran - pere, etantmort sans enfans l’an 1218, eut pour ses hv.rmeres ies