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Tome second. C - F.
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par les comtes de Dunoís , ducs de Lollguevllîe.II y a dans la cour de ce château une sainte cha-pelle , dont le chapitre est considérable , & dans la-quelle est la sépulture des princes de la maison deLongtieville. Les autres églises de Chateau - Dun ,font la Magdeléne, abbaye royale, saint André, col-légiale , saint Nicolas, hôpital , saint Pierre & saintLubín, paroisses, & S. Roch . qui n’est qu’une chapelle.

Comme les fauxbourgs de Château-Dun font plusgrands que la ville , il y a quatre églises paroissiales ,saint Valeríen, saint Aígnan, saint Médard & saint Jean ;il y a auffi un couvent de Cordeliers , un de filles de lacongrégation de Notre-Dame, & un de Recollets. Onconserve dans le trésor de saint Nicolas de fhôpítal,des titres de fan noo, qui prouvent qu'on battoit au-trefois monnoïe à Château-Dun, puisqu’ily est fait men-tion de solidi Dunenses. On voit de ces monnoies dansles cabinets des curieux, lesquelles ont pour légende cesdeux mots Dunis Cafiili. Les habitans de Château-Dunpassent pour être d’une grande vivacité d’esprit, ce qui adonné lieu au proverbe : ll est de Château- Dun , íl en-tend à. demi-mot. Lambert Licors, qui íbus le régne deLouis VU, mit, avec Alexandre Paris , l’histoire d’A-lexandre le Grand en vers de douze à treize syllabes, ap-pelles pour cette raison Alexandrins, étoit de Château-Dun. Augustin Costé, poète latin , étoit auffi. de cetteville. Elle étoit auffi la patrie du célébré pere Chemi-nais , Jésuite , fils d’un protestant. 11 fit imprimer » l’an163.4» une description du Dunois en vers latins , qui estégalement éxacte Se élégante 3 elle est intitulée JVymphavivaria, feu Patrin, Dunenfìs descriptio. Château-Dunest le siège d’une éleóìion qui produit du vin, du hie, Scdes fruits. Dans les paroisses de Brou & d’Authon il yaune manufacture d’étamines, lesquelles se débitent aTours ,à Orléans 8 c à Paris. Dans la paroisse de Champ-rond il y a une Forge , de laquelle je parle ailleurs. L'ab-baye de la Magdelaine de Château-Dun est de l’ordrede saint Augustin, fondée par l'empereur Charíemagne»comme le témoignent Chopin Sc Belleforêt. On y voitdans plusieurs endroits des aigles impériales , tailléesdans la pierre. Le pape Innocent II. accorda a cetteabbaye de très-beaux privilèges l’an 1x32. Elle est dansle diocèse de Chartres , * Piganiol de la Force tom. 5 »p. x8<5 8 c 202, long. 19 d. o m. z f. latit.48 d. 4m. x2 f.

CHATEAU GARNIER, bourg de France , enPoitou, dans sélection de Poitiers.

e CHATEAU -GONTIER ( a ) Gontherii Castrant ,ville de France, en Anjou, fur la Mayenne, avec unpont qui la sépare du fauxbourg d’AzE. Elie prend sonncm d’un certain fermier ou concierge de Foulque Nerra,comte d’Anjou, qui fonda ce lieu en 1037 > comme Ha-drien de Valois, notit. Ga.ll. le prouve par des actes del’abbaye de saint Aubin d’Angers , où il est marque queFoulques , comte d'Anjou, pere de Geofroi Martel, Scfils de Geofroi Grise-Gonelle , fit faire une forteressesur la riviere de Mayenne [ ad Meduanam jluvium ]dans un lieu que l’on appelloit auparavant Basilic ut [ Ba-zoche] , 8 c qu’il lui donna le nom d’un de ses fermiers,ou concierge, nommé Gontier : [ firmavit caflrum JuperMeduanam fluvïum in curte quœ vocatur Basilic a , at-que ex nomìne cujusdam Villici fui Caflrum Guntheri ap-pellavit .J On voit auffi dans l’histoire des comtes d’An-jou, au recueil de Duchêne , un discours du comte Foul-que-Rechin, dans lequel il assure que son ayeul ma-ternel avoít fait bâtir plusieurs forteresses en Anjou ;savoir, Baujé , Château - Gontier , Durestal Sc plu-sieurs autres. Chateau-Gontier est devenu une villeassez peuplée » qui faifoit partie du duché de BeaumontSc de la Flèche , Sc qui a depuis été aliénée ( b ) à Ni-colas de Bailleul , président à mortier au parlementde Paris, en faveur de qui elle a été érigée en mar-quisat. II y a deux baronnies , sept châtellenies, 8ctrente-sept paroisses qui en relèvent. La ville Sc le châ-teau ont un gouverneur particulier. IIy a trois paroissesdans la ville 5c dans le fauxbourg; outre cela il y a unecollégiale, un couvent de capucins, 8c dans le fauxbourgd’Azé un couvent d’Urfulínes & un de Cordeliers, quipossèdent auffi l’hôpital de saint Joseph. Le commerce decette ville consiste en fabrique Sc vente de toiles , enserges Sc en cires. Près de cette ville est une fontaineminérale qui est bonne contre la gravelle. ( a ) Longuerue »

CHA

Desc. de la France, 1. part. p. 102. ( b ) Divers mémoires.long. 16, 54,lat. 47,47.

CHATEAU - D'IF, iíle Sc château de France , enProvence, dans la baie de Marseille. Les isíes du Châ-teau-d’lf, dit fauteur du Portulan de la Méditerranée ,p. 64, font au nombre de trois, éloignées du port deMarseille d’environ trois milles à l’ouest-sud-ouest. Laplus voisine de Marseille est celle du Château-d’If, qu!est un gros rocher fortifié de toutes parts du temps deFrançois I. Au milieu il y a trois grandes tours , quiaccompagnent un donjon. Les deuxautres font les isies deRatonneau, vers le nord, Sc celle de saint Jean ou dePomegue, qui est au midi de celle-là. Voyez, leurs articlesparticuliers.

CHATEAU - L’ABBAYE , abbaye régulière del’ordre de Prémontré, dans la Flandre françoise, à sex-trémité du diocèse d’Arras, entre l’Escaut Sc la Sambre,au-dessus 8 c auprès de Mortagne.

CHATEAU-LANDON , petite ville de France ,au Gâtinois, fur une colline, près du ruisseau de Fusin,à deux lieues de Nemours , à cinq de Montargis, Sc avingt de Paris. Voyez au mot Castrum, l’article Cas-trum Nantonis , qui est le nom latin.

Cette petite ville doit son origine à l’abbaye qu’cn yvoit sous le titre de saint Severin,8c aujourd’hui désor-dre de saint Augustin. Saint Severin revenant de Pariss’arrêta fur la montagne de Château -Tandon, 8c y de-meura avec deux prêtres, compagnons de son voyage. Ily mourut fan 507. Les miracles qui s’opérerent à sontombeau, engagerent le roi Childebert à y bâtir uneéglise , dont les prêtres , vivant en communauté , em-brassèrent la réglé de saint Augustin dans le douzièmesiécle. Cette abbaye n’est pas régulière comme le ditdom Beaunier.

CHATEAU-LIN, bourg de France , en Basse-Bre-tagne, au diocèse de Químper, sur la riviere d’Aufen ,qui se rend peu après dans la baie de Brest, à cinq lieuesde Quimper 8c à neuf de Brest. * Baudrand, éd. 1705.

CHATEAU DU LOIR( a ) Caflrum L.idi ou Ledœ>ou Liderici , onCastellumLigeri , petite ville de France,dans le Maine, aux frontières de la Touraine, au nordSc à main droite de la riviere du Loir, fur la hauteur ducoteau qui régne le long de cette riviere. Cette ville estfameuse pour avoir soutenu un siège de sept ans contreHerbert, comte du Mans, surnommé Eveille-chien. Osly trouve les juridictions ordinaires , siège royal , élec-tion > grenier à sel, maîtrise des eaux Sc forêts, Sc maré-chaussée. II y a deux paroisses, on y compte trois censsoixante-six feux. C’est le lieu de la naissance de Guillau-me des Roches , sénéchal héréditaire d’Anjou, de Tou-raine 8c du Maine ; 8c de Robert le Maçon , baron deTreve en Anjou, chancelier de France. Château duLoir ( b ) a auffi donné à la république des lettres Nico-las Coestteau, si vanté par la netteté de son style , Sccité pouf modeie dans les remarques de Vaugelas. ( a J Pi-ganiol de la Force, Descr. de la France, t, j , p. 142-( b ) Corn. Dict. long. i8,lat. 47» 40.

CHATEAU-MEILLAN, Castrum Mediolanuvn ,ou Caflrum Melliani, bourg ou ville non murée d eFrance en Berri, élection d’Issoudun, avec un ancíeuchâteau 8c titre de comté , sur le ruisseau de Sínaise, 3trois lieues de la Châtre, à dix d’Issoudun , Sc à díx-sep sde Bourges. II y a une église collégiale sou s sínvocatio 11de Notre-Dame , fondée en 1571 , par Jean d’Albert»comte de Dreux Sc de Château-Meillan. II y a dans \ echâteau une ancienne tour, que l’on dit avoir été faâtJ^par Jules César. II y a par an six foires d’un jour ch&fcune, Sc un marché qui se tient tous les vendredis.vers mémoires.

1. CHATEAU-NEUF, ville de France , dans I ePerche , avec un vieux château, au pays deThimeraí s 'dont elle est la principale , d’où vient qu’on la nom II ’ esouvent Château-Neuf en Thimerais. Elle est auss j 0cheflieu d’un bailliage. Ce fut Guazzon qui ladans l’onziéme" siécle. C’est un gouvernement partislier qui dépend du gouvernement militaire de l’M e ^France. Elle est a quatre lieues de Chartres, au couch 3 ^d’été, en allant vers V erneuil. Château-Neuf dépef°gouvernement militaire du Maine. * Divers ménioi re ^P

2. CHATEAU - NEUF , ville de France , ^

goumoís , fur la Charente, à quatre lieues au-o e “°