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églises font dédiées à S. Jean & à S. Nicolas. II y a danscette ville un couvent de Cordeliers,un de Feuillans, unde Capucins, un de Bénédictines , und’Uríulines; & unde Carmélites. L’hôpital de S. Germain a été fondé pourloger les pauvres paísans , qui peuvent s'y reposerpendant deux jours , 8 c celui de 8. Pierre pour les pau-vres. Le collège est fondé pour un principal, Se pour■trois rëgens qui enseignent les humanités. II y a auffibailliage 'Se siège présidial établi en 1696, une mairie àlaquelle est unie la prévôté royale , une maîtrise parti-culière des eaux 8c forêts, un bailliage ducal pour la jus-tice de l’évêque de Langres, une maréchaussée 8c un
f renier à sel. Cette ville a un gouvernement particulier.
Ile est â seize lieues de Dijon, & à treize de Langresvers l’occident. Cette ville est la dixième qui députe auxEtats de 1a province. * piganiol de la Force , Desc ; deía France , t. 3, p. 2.01 , long. 12, 8, lat. 47.
13. CHAT 1LLON, ville 8 c baronnie de Savoie, dansle Val d'Aoste, au nord de la rivíere deDoíre, d’oùelleest â quelque distance, au sud-est d’Aoste. Theatre dePiémont & de Savoye.
14. CHATÏLLQN , abbaye régulière , ordre deCîteaux, dans le Verdunois, diocèse de Verdun.
15. CHATÏLLON, abbaye régulière, ordre de Cî-teaux , dans le Barrais au pays de vaivre.
C FIATO £ Les ] étoient une branche de la nationTurque. T s detneuroient d'abord aux environs du lacde Lop, proche lequel il y avoir un grand désert que lesTurcs appelloient Cha-to , 8 c paria fuite on prit i'ha-bitude de nommer ces peuples Chato, 8 c le nom deTe H EN-Ï me, qu’ils portoient auparavant, s'oublía. Leshistoriens Arabes, qui parlent de cette espece de Turcs,les nomment Bagargar : ils disent que cé : peuple adoroiten partie le feu, Sc que la ville de Tantabée étoit leurcapitale. Les Chato étoient soumis au grand han desTurcs occidentaux; ils les suivirent dans toutes leurs-expéditions, Sc éprouvèrent la même fortune. Après lamort du grand khan He-Lou, les Chato avoient un chefnommé kinchan, qui, pour les services qu'il rendit àl’empereur de la Chine, fut fait Kam de Tcham-ye. IIenvoya des tributs aux Chinois. Ses enfans lui succédè-rent; mais la trop grande puissance des Tibetans ouToufans,les obligea d’abandonner leur demeure pouríèretirer avec leurs sujets dans le voisinage de la forteresseBering, au nord d’igour; mais les Tibetans ayant priseette place, les Chato fe soumirent à eux , 8c ces pre-miers envoyerent ceux-ci à l’extrémité du Chenil, àKantcheou, Sc toutes les fois qu'ils faifoient des coursésdans la Chine , les Chato étoient à l’avant - garde deleur armée. Dans la fuite les Koeike enlevèrent Linct-cheou aux Tibetans , qui .craignant que les Chato ne íedéclarassent en faveur de leurs ennemis , voulurent lestransporter plus au loin du côté de l’occident; mais lesChato fe retirerent au contraire vers l’orient, Sc s’ap-jjrocherent de l’endroit où est aujourd'hui Caracorum.Ils s’avancerent, par la fuite vers Lindcheou , 8 c fesoumirent aux Chinois , qui confièrent à leur roi, nom-mé Tchi-y > la garde des frontières septentrionales pourmaintenir les peuples du nord dans l'obéiílance , Sc lesempêcher de ravager les pays soumis à l’empereur. IIs'acqultta si bien de fa commission qu'il gagna la con-fiance des empereurs, qui lui donnerent le gouverne-ment d’une province de la Chine. La fortune éveillason ambition ; il voulut se faire proclamer souverain dela province-qu’jj gouvernait, leva des troupes; maiselles furent entierement défaites, 8c, pour éviter la justepunition de son crime, il se sauva chez les Tatch : Hor-des des Moko, qui habitoient alors la montagne Inchan.Voyant qu’H n’avolt rien a espérer des Moko, il songeaZ mériter ' 8 c obtenir fa. grâce de l'empereur de la Chine;pour cet effet il marcha contre un officier rebelle qui re-fusait d’obéir aux ordres de l’empereur, Sc avoit gagnéplusieurs soldats qui l’appuyoient dans fa révolte : il lebattit 8 c dispersa entièrement son parti. En reconnois-fance de ce service, l'empereur de la Chine accorda lepardon nu chef des Chato, lui donna un gouvernement,avec le titre de roi. Son élévation causa de la jalousieaux autres officiers, qui engagèrent "empereur à le dé-poser; mais il lut les réduire par la force des armes , Scforça l’empereur à lui rendre ce qu’il lui avoit ôté.Enfin, voyant que tous les gouverneurs profispient-de l a
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faiblesse de l’empereur pour fe faire proclamer souve-rains dans leur gouvernement, il les imita Sc prit lenom de roi de T im. Après fa mort son fils monta fur leTrône, soumit plusieurs princes voisins.Enfin.se voyantmaître de la plus grande partie de la Chine, il íe fitproclamer empereur à Greitcheou l’an 923 , Sc ordonnaque fa Dynastie fût appellée Tarn. Les historiens Rap-pellent Heou-Tam , c’est-à-dire, le Tarn postérieur,pour distinguer fa famille de celle des Tarn qui avoitété détruite quelque tems auparavant. Peu de tems après-son élévation il fut reconnu empereur de toute la Chine,8 c les rois des états voisins lui envoyerent des ambassa-deurs pour le complimenter Sc lui demander fa protec-tion. Ce prince fut grand tant qu’il ne fut pas empe-reur ; toujours à la tête de ses troupes, par son exemple ilexcitait ses soldats à la fatigue , 8c entretenait leur cou-rage. Pour ne pas perdre trop de tems au sommeil, ilavoit toujours une fonette attachée au col. II issétoit en-vironné que des ministres prudents & sages , dont ilécoutait les conseils. Si-tôt qu'il fut monté fur le trône »toutes fes vertus s’évancuirent : on ne vit plus ce princequ au milieu des comédiens Sc des eunuques , ausquelsii distribuait la substance de fan peuple. II fut bientôtméprisé des officiers Sc des soldats : il fe trouva enfinune main parricide qui, dans une émotion populaire, luilança une flèche Sc le tua. Son successeur , qui n’étoítson frere que par adoption , répara les maux qu’il avoitfaits ; maïs son régne fut continuellement troublé par lesincursions des Kitans fur fes terres, Sc par les guerresciviles ; il périt aussi malheureusement. Un autre enfinde cette famille eut le même sort, 8 c elle fut à la fin dé-trônée ; mais l’ufurpateur ne jouit pas long-tems du fruitde fa rébellion. Un gouverneur de province, qui étoitde la nation des Chato, fut assez hardi pour entrepren-dre de remettre le sceptre dans fa nation, Sc allez heu-reux pour y réussir. II fe fit proclamer empereur, Sc futreconnu de toute la nation; mais íès débauches, fes vexa-tions le rendirent fi odieux, qu’on fe tourna facilementdu côté du premier usurpateur qui se présenta. Sa posté-rité conserva encore pendant quelque tems la souverai-neté dans une province de la Chine , Sc à la fin elle futattaquée vivement, Sc détruite par celle qui avoit usurpél’empire. C’est ainsi que cette nation » après avoir étélong-tems errante à l’orient de la Tartarie, s’y fixa, pé-nétra dans la Chine, s’empara de ce vaste empire, 8c ypérit ; ce qui en réchappa fe confondit par ía fuite avecles Chinois, 8c le nom de cette nation s'est perdu.* Hift. gén. des Huns par de Guignes, 1. 3 , p. 34.
1. CflATRACHARTA , ancienne ville d’Asie,dans la Bactriane, selon Ptolomée, /. 6 , c. n , qui lamet auprès de l’Oxus. Ammien Marcellin coupe ce nomen deux, Sc en fait deux villes Cathra 8 c Charte. C’estune marque que dans i’exemplaíre qu’avoit Ptolomée, cesdeux noms étoient distingués, Sc ce qui lui est favorable ,c’est que Ptolomée, lui-même, dans son vm e livre,Afìa tal. Vil , qui est une récapitulation , Sc une preuvedes sept autres, nomme simplement Charta la mêmeville , où il dit, que le plus long jour est de 15 heuresSc de 20 m. II fe peut bien que les copistes ayent confondudeux villes dans le VI e . livre où fe trouve Chatracharta.
2. CHATRACHARTA, ancienne ville d’Asiedansl’Assyrie , selon Ptolomée , l. 6, c. 11.
CHATRWI, peuple d’Asie dans lTnde , en-deça dtfGange, selon Ptolomee, l- 7 , c. 1.
CHATRAMMlTéE, selon Ptolomée, L 6 , c. ï»ou „
CHATRA MOT.®, selon Uranius, cité par Etiennele géographe, ou enfin
CHATRAMOTIT®, selon Pline . /. 6. c. 28. S-Strabon , /. 1 6. p. 768, peuple de l'Arabie Heureuse-Etienne le géographe, dit que la Chatramotie , est uslpays de la mer Erythrée. Denys le Periégete, v. 5 97 ’nous fait entendre qu’il ne faut pas prendre ici la tnestErythrée ou la mer Rouge en-dedans le détroit, jb^ iSsur le rivage de ce que nous appelions la mer des Ij 1 'des ; car il met le pays qu’il appelle ChatraMIS Vis-à-vis de la Perse.
CHATRAPUS. Voyez Arapus.
CHATRE, [La] Castra. Quelques-uns écriventChastre , petite ville de France, àl’extrémitéde B er *-fur la rivíere d’Indre , à 15 lieues de Bourges.