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deux églises , celle de S. Germain , qui est collégiale& paroissiale, 8c celle des Carmes qui ont un couventflans cette ville. Cette seigneurie faisoit autrefois par-tie de la principauté Déoloise, Sc fut donnée en apa-nage a Ebbes , fils de Raoul le Chauve , seigneur deChâteau-Roux. II prit le nom de son apanage , Sc oncroît que de lui sont descendus les seigneurs du nomde la Châtre, dont l’un s’étant croisé fut fait prison-nier 8c obligé de vendre sa terre pour se racheter. Eliea été depuis plusieurs fois réunie au fief dominant, Scnottamment en 16x4, au mois de février, qu’ellefut achetée de Catherine Hurault 8c d’Antoine d’Au-inont son mari, par Henri de Bourbon , II. du nom ,prince de Condé. * Piganiol de la Force , Descr. de lafrance, t, 6 , p. 44, long. 19,36, lat. 45,35.
Le terroir de sélection de la Châtre est le plus fertile^ le plus cultivé qu’il y ait dans le Berri. Son prin-C1 pal commerce est celui des bestiaux.
i. CHATRES, Cajlum,ChafFra, & Cajbrefìum oppi-“F'mprope montem Leherici, petite ville de France, dans leHurpois. Elle est située dans un agréable vallon , entreeux coteaux, fur la petite rivíere d’Orge , qui la divisep n ^eux parties inégales, dont celle qui est du côté deans est la pl U s grande. Elle n’a de remarquable que lechâteau de Chantelou, qui est près de ses murailles ,^ quelque auteurs prétendent être l’ouvrage de Lou-™ante, femme d’un nommé Tuilleau, jardinier du roif. raa cus ; ce qu’il y a de vrai 8c de réel, c’est que ce, leu est un domaine fertile Sc agréable. II y a un célé-re couvent de religieuses, de l’ordrede S. Benoît, quide 'beaux jardins. Cette ville a été érigée en mar-sthssat, en faveur du marquis d’Arpajon, en 1720,8c onUl donne le nom d’Arpajon dans les actes. Elle est àe ux lieues de Montleheri, au midi, 8c à sept de Paris ,Ur le chemin d’Estampes.
^•CHATRES-LEZ-COIGNAC,abbaye de France,Saintonge, au diocèse de Saintes , à une lieue de. cignac, près de l’endroít où la rivíere de Nays se^ anS la Charente. Elle est de l’ordre de S. Augustin,
, lut fondée vers l’an 1077. Les lieux réguliers ontê ruinés , 8c les biens presque tous usurpés , ensorte*l u u n’y a aucun religieux qui y réside. II y a seule-
eil tun abbé titulaire, qui jouit d’environ mille livresksr an.
S oj?j^LA-TRES, Castra , abbaye de France, en Péri-|* 1 fur une colline , auprès du ruisseau le Cerf qui sejq . "ans la Vesere , à deux lieues du monastère dedes °k ^ a cinq de Périgueux. Elle étoit occupée parn chanoines réguliers de S. Augustin ; mais il n’y en: . e P as un. II y a toujours, néanmoins, un abbé quiCl 4 a 4 , nvîrcm m !st e Uvres.
p "^lìlCES, Caflricia, abbaye de F rance, en Cham-Eu n.. e ’ ste l’ordre des chanoines, réguliers de S. Au-estfá 6 la congrégation de sainte Geneviève de Paris,,j e , . e en Argonne, au milieu de quinze cent arpensAlb ° 1S ^ ll * appartiennent. En l’année 1x33 ou J137,^ - ert ° 5 U Albero , évêque de Verdun, ayant retiré desUne^ â Llric, frere de Gui, archidiacre de Verdun,le b en stef. Sc une iíle fur la rivíere d’Aisne, dansCet ° IS , st-A-cgone, en fit don à Eustache pour y fonderlui U ^ ^ ye ’.st° n,: il fut le premier abbé. II y mit avecde cette vo n ° lnes stc l’ordre de S. Augustin. Les titres
les guerres,Torstíe?
tous les lieux réguliers furent coníu-STnl ° nn ’ ena P* rien apprendre de plus. OnïnceS 61 ?, 611 ' Me l’é g & feule fut exempte de cetpierre as stìlelque tombes des seigneurs deDam-
y a l • ,. 1. * dont les inscriptions font effacées. II
to Us 1 1 f. e ^g^eux qui ont depuis peu fait rebâtira neufment k'V eU f Çcguliers, 8c l’église qui étoit entiere-Chamr, a 16 C "tiques. * L^grcr, Mémoires hist. de la
CHATR TQrtTP E ’r°, U
Ptolomép 1E, selon les divers exemplaires de
CHATTE t 17 ’ E" st 5Asi e> dans l’Arie.
chattam 19yeZj Cattes -
pés par k __ ’ Ç^atanum. Quelques François, trom-
st’autres écr.V^^lon angloise, écriventC hattaiN,
L Province deKent * íb T ’- P .° rt d ’ An gleterre , dans
st^ous 8c près de Ro’ch e st e V"n T ^
neiter. II y a plusieurs chantiers
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Sc magazíns pour les vaisseaux pendant l’hyver. Ce futdans ce port que la flotte holiand.oiíe , l’an 1667, brûla ,coula à fond , ou emmena tous les vaisseaux angloisqu’elle y trouva. On en peut voir un plus long détaildans l’histoire dé France , fous. le régne de Louis XIV.t. 9 , p. 481. Mais on y fait une faute groffiere , car onne s’y contente pas de nommer cette rivière la rivíerede Chattam ; on ajoute, dans une note, que c’est la Ta-mise qui.passe à Chattam; il ne faut qu’une Carte d’An-gleterre , Sc des yeux pour se convaincre de cette erreur.
* Etat présent de la Grande-Bretagne , t, 1 , p.
CHATTAS, nation Sauvage, entre le Mississipi 8 cla Louisiane. On les appelle communément têtes plates ,ainsi que quelques peuples de ces contrées, parce qu’ef-fectivement les femmes applatissentun peu le haut de latête de leurs enfans quand ils font fort petits. * Mémoiresde la Louisiane.
CHATTENIA , contrée des Gerréens , peuple del’Arabie Heureuíe, près de la mer Ery thrée, selonEtiennele géographe. Seroit-ce le pays des Cbateni de Pline ?
CHAI TUARI. Voyez, Chattuarii.
CHATZAN, ville d’Asie. > dans l’Indoustan> Sedansla province de Mukan , au pjed des montagnes ,au nord8c à l’orient desquelles coule la rivíere de Lacca avantde se jetter dans la rivíere d’Inde. Cette ville est àvingt-cinq lieues, ou heures, de chemin de Multan. Elleest à près de quatre-vingt de ces mêmes lieues de Can-dahar ; ainsi Baudrand, qui met Chatzan à distance égalede ces deux villes , environ à quarante lieues de Tune Scde l’autre, n’a pas mieux rencontré que ceux qui préten-dent que c’est l’Arachosia des anciens. * De l’Ifle, Atlas.
CHAVAIGNES, bourg de France, dans le Poi-tou, entre Montaigu 8c les Essars , fur la rivíere qui ar-rose l’un Sc l’autre lieu.
CHA VANAY, petíte ville de France, dans le Forez,élection de S. Etienne.
CHAUDESAIGNES , petite ville de France, en
Auvergne, dans la généralité de Ríom.
CHAUDRON, bourg de France, en Anjou, audiocèse d’Angers,
CHAVIAGNES, bourg de France, en Anjou ,au midi de la Loire, au levant d’híver, 8c à trois quartsde lieue , de 24 au degré, de Touarcé.
. CHAVANETS, peuples d’Afrique , qui ont tou-jours été libres , 8c qui ont pris le parti de ceux qui lesont payés le mieux. Ce font de très-bons soldats , maisqui n’en font pas originaires. Mouley-Jacob-Almansor-Míromominin , souverain de tous les pays qui fontdepuis la Mecque jusques en Sudan , après avoir sub-jugué l’Espagne , fit passer en Afrique soixante millecaptifs- II en laissa cinquante mille à Salé pour en bâtirles murs, qu’on voit encore aujourd’hui du côté du sud ,leur promettant la liberté pour prix du travail qu’onleur faisoit entreprendre. II envoya le reste à Maroc,pour les employer à faire venir dans la ville Peau d’unerivíere, qui en est éloignée de cinq lieues, avec la mêmepromesse de les rendre libres. Ils s’y attachèrent avectant d’ardeur , que tout se trouva achevé en peu de tems.
Le roi vouloir leur tenir parole, comme il avoit fait àceux qui avoient construit les murs de Salé, quand lesgrands de Maroc Sc les prêtres de leur loi, qu’on appelleFables , lui remontrèrent qu’il étoit très-important dene les point renvoyer > parce que s’ils retournoient enEspagne > ils pourroient donner connoiffance de l’Afri-que , Sc revenir dans certains tems , accompagnés d’unplus grand nombre de ceux de leur pays, pour chasserles Maures. Ils ajoutèrent, qu’il étoit à craindre qu’ilsne voulussent assiéger Maroc , qui ne pourroit résister ,long-tems , si on lui ôtoit l’eau que l’on venoit d’y con-duire par le moyen de ces esclaves; 8c que le roi, pourne point manquer â fa parole , pouvoít leur donner laliberté avec des terres pour les cultiver. Cet avis futapprouvé, Sc le roi leur ayant déclaré son deíîèin, leurordonna de députer un nombre d’entr’eux pour choisirun pays à leur gré dans son royaume. Les Chavanets, riepouvant faire autrement, choisirent des campagnes quifont très-fertiles Sc très-agréàbles , 8c environnées demontagnes d’un hauteur presque inaccessible. Le roi en.fit retirer les Barbares qui les habitoíent, & les mava-nets commenceront à s’y établir le plus^commo mentqu’il leur fut possible. La plupart d entr eux moururentJ ■ Terne II- L z