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de Jersey & de Garnesey. Baudrand dit, que les An-glois s’en font emparés depuis long-tems, en quoi il fetrompe ; cette iíle est demeurée à la France ( b ). C’étoitautrefois la retraite de plusieurs solitaires qui la choisis-soient pour fe retirer du commerce dji monde , Sc pourfe donner entierement à la contemplation. Dans la fuite ,il s’y établit une abbaye dont on n’a aucuns mémoirescertains. Ce qu’il y a de constant, c’est qu’en l’année1 343 , Philippe, roi de France, donna l’iste de Chaufeyaux Cordeliers pour y bâtir un couvent. II s’y trouvaaux siécles fuivans, un si grand nombre de religieux,qu’on remarque dans. les registres des ordinations de l’è-vêché de Coutance, qu’il y avoir à chaque ordinationtrois ou quatre religieux de ce couvent pour foudíacre >diacre ou prêtre, jusqu’en l’an 1535. Les Anglois ayantensujte pillé deux fois l’isle &le couvent, l’an 1543 , lesreligieux furent enfin obligés de fe retirer , & de venirs’établir en terre ferme proche de Grandville. Vers lemilieu du siécle dernier, il y restoit encore un petit fortdont iln’y a plus qu’une maison, 8c les appartemens poufservir d’hôtellerie aux ouvriers qui y tirent quantité depierre grise , qu’on apporte fur la côte à Grandville 8 cà, S. Malo , Sc qu’on employé à bâtir. C’est aussi uneretraite pour les petits bâtímens que le mauvais temsoblige de relâcher à cette iíle. ( a ) Baudrand , éd. 1705.( b ) Corn. Dict. 8c Vaudòme , Manufc. géograph.
CHAUSORIUM. Voyez. Tamalme.
CHAUSSÉE, substantif féminin. Ce mot se prendPourune levée de terrre ou de pierre que l’on fait dansdes lieux bas, humides 8c marécageux. Les Romainsqui faifoient leurs chemins en droite ligne, élevoientdeschaussées à travers les marais afin de ne fe point détour-ner. On appelle aussi Chaussée les digues ou levéesde terre que l’on fait au bord d’un étang ou d’une riviè-re , p our en soutenir l’eau, 8c empêcher qu’elle ne fedéborde. On voit encore en France des restes de cheminsromains faits en chaussées de maçonnerie. Ce mot sembleVenir de la chaux qu’on n’y épargnent pas.
CHAUSSÉE, [La] ville d’Espagne. Voyez. Cal-Tad a .
CHAUSERRE, [ La ] bourg de France , en Anjou.D CHAUSSIN, ville 8c marquisat de France , enourg 0 g ne ^ mais enclavée dans la Franche-Comté.d’A^ Une des cinq villes qui dépendoient de la vicomté^ âussouo. II n’en reste qu’environune centaine de mai-depui s 1636, qu’elle fut incendiée par l’armée de. as -ll y a plusieurs villages qui dépendent du mar-. at > 8c relevent du château. II y a un bailliage rural,ìrn 3 P rest l ue ^ es mêmes privilèges que les royaux. C’estPays plain. Du côté du levant il y a une petite colli-au* grand bois au midi. La riviere d’Auriane passel a p es> elle prend fa source au-dessus de Poligni dansUn /^^be-Comté. Le Doux 8c la Saône n’en font qu’àp- Emi-quart de lieue; il y a un bac, fur le Doux, pourk er ^ r du côté de Dijon àPejeux, 8c un autre à Pontau-ïnar ^? Ur aller à Dole. II y a aussi quelques vignes. Cep^^lat appartient à la maison de Condé. * Difl. de là
. CHAUT AY, village de est SmTrqut
VAubois , à demi-lieue ^ fourneaux Sc ses for-
ble par ses mines de fer, sc par , /^bautay.
8e CHÎ\JVF^ e s ° rt ’ à «Chah vet , Çalveum . bour-gade de France, e°n Poitou, dans les fables ^la frontière de Bretagne, diocèse de L Ç ' . r £_abbaye qui étoit autrefois de Bénédtctms^ > AtlaS .
lentement possedee par des Camalauiet. r> ce e nCHAUVIGNI, Calvinidcum , ville de r z
Poitou, fur la Vienne, à quatre lieues de Poitierssix de Châtelleraut. * Jaillot , Atlas. JYlé-
CHAVON , gen. onis, contrée d AUe , oa^ ^^nddie, selon Etienne le géographe, q bU £ Senûra-livre des Persiques de Ctesias , ou d eit 4 arr ; v a a
Mis, s’étant mise en marîhe avec son arme ’ u a bitansChavon de Médíe'. On appelloit Cbavonsde cette contrée. , , nbersonnese
CHAVUM / ancienne place forte de la ^ ^’estTaurique, selon Strabon , 7 , p- 3 12 ’ st ul _ i ostt ilsUn des forts que Scilurus 8c ses fils élevèrent >fe servirent dans la guerre qu’ils soutinrent confiéraux de Mithridate.
CHE 3 6 $
CHAUX, village de France, dans la Franche-Comté,à cinq lieues de Besançon. Ì 1 n'est remarquable qu’àcause d’une caverne qui est à son voisinage , où l’on voitdes pyramides de glace l’été, 8c qui degelent l’hiver. Surla fin de l’été, on en voit sortir un brouillard qui an-nonce le degel de cette glacière. On ne peut pas demeu-rer dans cette grotte demí-heure fans trembler, 8c furl’expérience qui en a été faite , un thermomètre qui de-hors étoit à 60 degrés y descendit à 10 » c’est-à-dire, à10 degrés au-dessous du très-grand froid. Mém. de l’A-cademìe. 1712.
CHAXUM. Voyez Axum.
CHAYANTA, bourgade de l’Amérique méridionaleau Pérou, dans Faudíence de los Charcas, à l’oecidentdu chemin de la Paz à la Píata, à distance à peu prèségale de l’une Sc de l’autre, à l’oecident septentrionald’Oropeíà. Corneille fait une province de ce nom, devingt lieues de longuer fur presque autant de largeur.*Del’lhe, Atlas.
CHAYLAR, f Le] bourg de France, dans le hautVivarais.
CHA Y ON. Voyez Chavon qui est la même chose.
CHAZARIA, nom d’un lieu dont parle Cedrene 8cZonare. Constantin Manasses, fait mention des Chaza-res [ Chazari ] dont il nomme le prince Chagan ; demême que Glícas & l’histoire mêlée 22 , qui met ce lieudans la Bulgarie. * Orte'l , Thefaur.
CHAZELLES , bourg de France , dans le Forez,élection de Montbrifon, à l’oecident septentrional deS. Symphorien. * Sanfin, Atlas.
CHÁZENA, contrée d’Asie, dans la Mésopotamie,au voisinage de l’Adiabene, selon Strabon, l. 16, inis." CHE , ville de la Chine, dans la province Channsi ,aU département deTaiyven, premieremétropole de laprovince. Elie est plus occidentale que Pékin, de 4 deg.zy min. par les 38 deg. 57 min. de latitude. Atlas Si -nenfis-
CHEADLE, bourg d’Angleterre , dans la provincede Stafford. On y tient marché public. Etat présent dela Grande-Bret. t. 1.
CHEBBON, ville de la Palestine, dans la Tribu deJuda. Josue' 15,40.
CHEBAR. Voyez Chobak.
CHEBRECHIN. Les Polonois écrivent Sczebrec-ZiN , ville de Pologne, dans le palatinatde Russie ; elleest la plus considérable des villes qui dépendent de Za-mosch. Elle est située fur une pente de colline ornée devergers à droite Sc à gauche » régnant en rideau au des-sus d’un marais fort étendu en long Sc en large, au mi-lieu duquel, Sc au pied des murailles de la ville, passela petite riviere de Wíepres , qui va fe jetter à travers lepalatinat de Lublin dans le Bog. Les Juifs y font fortriches, & les Juives assez jolies. Tous les vergers desenvirons de cette ville, font pleins de ruches à miel,dont il fe fait un trafic considérable, ce canton fournis-sant plus de cire qu’aucun autre de Pologne. On comptetrois lieues de TourobinàChebrechín. ^ Mém. de Beau-jeUì h 2 , c. 1 , long.41,26, lat. 50,35.
CHEBRON, ville d'Idumée , située fur une mon-tagne de Judée , occupée par les lduméens, du tems deJudas Machabée qui s’en empara. 1. Macb. 5, 65.
CHECAPEQUE, riviere de l’Amérique, où elleà son embouchure , au golfe de Méxique, dans la côteoccidentale de la baie de Campêche, à sept lieues de lariviere de Tabasco. Voyez l’article CampeChe oùje parle de cette riviere,
Cheching, petite forteresse de la Chine, dans le Pe-keli. Elle est plus occidentale que Pékin de 1 deg. iZmin- par les 41 deg. de latitude. Atlas Sinensis.CHECHO ou
CHEGO. C’est ainsi que nos Européens appellentdans leurs relations la capitale du Tunquin, royaume
d'Asie. Voyez Cachao 2.
CHECHUAN ou SES AVON, ville 8c montagned’Afrique , au royaume de Fez, dans la province cl Lr-rlf. La montagne est une des plus agréables de cetteprovince; la petite ville de même nom est peuplée demarchands Sc d’artisans fort à leur aifey ma)s es mon-tagnards font Bereberes. Cette ville est devenue fameusepar Ali Barrax, qui s’en rendit martre par sa valeur,