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Tome second. C - F.
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CHE

aùfli bien que des montagnes voisines , & se fit appeiierfoi & seigneur de Chechuán, car il apportoit dans cetteville toutes ses dépouilles, ayant toujours guerre avecles Portugais des places frontières» Sc en ayant remporteplusieurs victoires, tant fur terre que fur mer , en lacompagnie d’Almandari * seigneur de Tetuan» 8c d’aù-tres braves chefs. Ce petit état lui demeura, avec le nomde roi, depuis qu’Abufayd » roi de Fez, le lui eut confir-mé , jusqu'à cé qu’Abdala l’ôta à ses descendans pour ledonfier au petit-fils de Mumen Belelche. Ce peuple estbelliqueux, tant à pied qu’à cheval, Sc se pique de bra-voure * auffi Ali Barrax Pavoit-il exemté de tout tribut.Î1 est en bon équipage pour le pays , Sc il y a autour dela ville plusieurs fontaines dont on arrose les terres »qui rapportent quantité de bled, d'orge, de chanvre Scde lin j il y à aussi beaucoup de vergers Sc de jardinsd’herbes potagères, avec plusieurs troupeaux. Ils font plusde cinq mille eombattans, dont il y a plusieurs arquebu-siers Sc arbalétriers , Sc quelques compagnies de cavale-rie , outre les trois cens chevaux de garnison. * Marmol.1. 4, c. 8o.

CHECHUEN, ville de la Chine, dans la provincedeHonan, au département de Nanyang, septieme mé-tropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin de Z deg. 54 minutes, par les 33 deg. 33 min. delatitude. Atlas Sinenfis.

CHECABOUCTOU, riviere de l’Amérique sep-tentrionale, dans l’Acadie, vis-à-vis de Piste du cap Bre-ton. Elle a son embouchure dans le fond de la baie deCamscaux. II s’y est fait un beau havre, par le moyend’une digue de cailloux, de six cens pas de long, quiBarre l’embouchùre de cette riviere , à ía réserve del’entrée quia une portée de pistolet de large, ce qui faispar dedans une espèce de bassin. Cette digue paroît decinq ou six pieds de haute mer, en forte que l’entrée enest fort aisée ; un navire de cent tonneaux y peut entrerfacilement, 8c y demeurer toujours à flot. La terre desenvirons y est bonne, quoique les deux côtés de la ri-viere soient bordés de rochers. * Denys, Defc. de l’A-mérique septentrionale, t. 1, c. 5.

CHEERY, Caerium , abbaye d’hommes , de l’ordrede CîtëáuX, filiation de Troisfontaines, dans la Cham-pagne, eh ArgOnné, fondée l’an 114/.

CHEF. Ce mot se dit au lieu de Cap , dans la même

signification , 8c veut dire une pointe de terre ou de rochequi avance dans la mer.

CHEF DE CALAIS , cap de France, en Picardie ,fur la côte de Calais, à une lieue de Calais à l'oppositede Douvres. * Baudrand.

CHEF DE CAUX, cap de France , en Normandie,au pays de Caux, proche du Havre de Grâce, dont il estéloigné d’une demi-lieue. On l’appelle aussi le ChefbE Seine , parce qu'il est à l’embouchure de cette ri-viere. Les mariniers l’appellent souvent Le Foyer. E>EGuerre. * Baudrand:

CHEF DE HAGUE, cap de France, en basse Nor-mandie , à l’extrémité du Côtentin , à trois lieues deCherbourg.

CHEGE, forteresse de la haute Hongrie, au comtéde Zabolcz , fur la rive orientale de la Teyíîe, vis-à-visdu confluent de cette riviere , avec la petite riviere d’E-.gerwitz.

Baudrand , Maty 8c. Corneille , donnent à cetteforteresse le nom de Zabolcs, Sc en font une ville capi-tale d’un comté de même nom; Ce n’est rien moinsqu'urìe ville.-

CHEHERI. Voytz. Cahery, abbaye de France, enChampagne. ■

CHERI, forteresse ce la Chine, dans la province deQueicheu , au département de Liping , septieme métro-pole de la province. Elle est plus occidentale que Pékinde 8 degrés, 19 minutes, par les 27 degrés, 13 minutesde latitude. Atlas Sinenfis.

CHEKIANG. [Prononcez Tghekian , fans fairesentis k G, qui n’est que pour quelques Européens,comme j’ en avertis ailleurs.] Contrée maritime de laChine, 6c la dixïeme province, en ordre, de ce vaste em-pire. II n’y en a que deux auxquelles elle soit inférieure ;quoique sous la famille de Sunga I elle ait eu auffi la qua-lité de royale, & l’honneur d’être le séjour des rois;mais si elle cédé à deux provinces, elle l’emporte-de

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beaucoup fur toutes les autres , non point par son éten-due , mais par fa fertilité * par son agréable situation Scpar ses richesses. Elle a fous elle onze villes, qui font lesmétropoles d’autant de petites provinces , Sc qui ontfous elles soixantes trois villes ,Xans parler des bourgs ,des forteresses, dont le nombre est prodigieux» Sc desvillages qui y font à très-peu de distance l'un de l'autre.

Cette province est bornée au levant par la mer Orien-tale , qui est là comme resserrée entre la terre ferme Scune fuite d'isies , qui s’étend depuis l'iíle Formoíe jus-q-u’au Japon, 8c forme un détroit, par lequel, avec unbon vent, on peut íe rendre en un jour, ou un peu plusdu cap de Ningpo, ou, ce qui est la même chose, del’embouchure de la riviere deCienton, auxíflesdu Japon.Elle a, au midi, la province deFokien; au couchant,partie de celle de Kiansi, Sc partie de celle de Kiam-nan, qui la termine auffi au nord. Elle est entrecoupéede plaines Sc de montagnes. La température de l’air,lessources, les fontaines , les rivières Sc les lacs qui l’arro-sent, en rendent le séjour délicieux. Tout s’y troiive enabondance Sc dans une grande variété. Dans fa partieméridionale 8c dans l’occidentale , elle a des montagnes,mais toutes cultivées 8c très-agréables, si ce n’est en peuû endroits hérissés de roches Sc de pierres, encore tire-t-on de ces montagnes de quoi. bâtir des vaisseaux 8c desmaisons. Les bois Sc les forêts de meuriers y font unechose sort commune. Ces arbres fervent à nourrir une sigrande multitude de vers à foie , qu’on en recueille assezde foies pour en fournir des étoffes de toutes façons,non-seulement à .la province , mais encore à toute la Chi-ne, au Japon , aux Philippines , Sc même aux Indes Scaux nations de l’Europe. Ils ne laissent pas croître leursmeuriers comme nous, ils les taillent comme nos vignes,.persuadés, par une longue expérience, que les feuilles despetits meuriers rendent une soie beaucoup plus excel-lente : auffi ont-ils grand soin de distinguer le premiertissu d'avec le second. Le premier vient des feuilles ten-dres Sc délicates que produit d’abord le printems, 8cdont les vers se nourrissent; l’autre est formé des feuil-les dures 8c épaisses qu'ils broutent en été.

Les tributs que cette province paye à l’empereursontimmenses. Ils consistent en 2510299 sacs de riz; enZ70466 livres de soie crue; en 2574 pieces d’étoffe defoie > fans compter que tous les ans quatre barquesroyales, assez grandes , nommées Lungychuen, chargéesd’étoffés, travaillées avec un art singulier, brochées d’orSc d’argent, parsemées de divers oiseaux en couleur na-turelle, Sc de dragons , qui sont une marque réservée àl’empereur, à íà famille Sc à ceux à qui il accorde pargrâce la permission de la porter. Outre cela, l’empereurtire pour tribut 870449.1 bottes de foin; 444769 poidsde sel. II y a deux douanes considérables dans la métro-pole de la province;la premiere , dans la partie septen-trionale de la ville, est pour les marchandises cjui so tra-fiquent; l’autre,dans la partie méridionale, est pour le bois.Car comme les Chinois en font une grande consomma-tion pour leurs maisons , les barques, les cercueils, Scquantité d’ustensiles , Sc qu’il y a des marchands de boistres-riches, l’empereur tire un gros revenu de cet impôt.Le registre public de la Chine, compte dans cette pro-vince 1242135 familles , 8c 4525470 hommes.

Le peuple de cette province est affable, honnête, dsbon esprit, fort adonné à la superstition 8c au culte desidoles. Mais quand il arrive que quelqu’un embrasse Hreligion Chrétienne, pour laquelle il n’a guéres de répu-gnance, il s’y attache sincèrement. Sc la religion y a faí £de grands progrès.

Tout y est arrosé de ruisseaux, de rivières, grandes8c petites, Sc de canaux auxquels l’art 8c la nature on £contribué. Voici les noms 8c les positions des villes decette province, telles qu’elles sont déterminées dan sl’atlas chinois du P. Martini. •

Noms.

Longitude

Latitude.

I Ville métropolitaine.

deg. min.

deg. min.

Hangcheu

3 10

30

27

0

Haining

;

45

30

34

P

0 -

Fuyang

3

0

30 10