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Tome second. C - F.
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CHE

eft présentement nommé Golfo de l’Arcadie , nomqu’il prend d’une ville nommée TArcadia.

CHuLONITIDES , deux petites iíles de la mervouge , a la hauteur du port nommé Theon Soteron,esa» SaiT^av Aise»',. On les nommoit aussi Catathr/e.Ptolom. 1. 4, c. 8.

r , 1- ÇHELONOPHAGI, ancien peuple de l’Arabie,

e o n Mêla,/, 3, c _ q U j à , après avoir parlé degypte Sc du mont Casius : delà jusqu’au golfe Persi-j Ue ' ce ne íònt que deserts, si ce n’est à Tendrait oùemeurent les Chenophages. Strabon, /. 1 6, p. 773,par e auísi de ces Chelonophages d’Arabie: ce nom, lre ma ngeurs de Tortue. 11s se couvrent, dit-íl»

, ec aillesde tortues, qui font si grandes, qu’ils peuventen l er vir en sûreté en guise de bateau. Quelques-unsramassent l’Algue, que la mer jette fur le rivage , ils enont grands tas fous lesquels ils ménagent des trouspour f e loger. Ils jettent leurs morts dans la mer pourervir de nourriture aux poissons.

ÇHELONOPHAGI, peuple d’Asie, dans laCar-^ a nie. Plj ne> /. c. 25 , dit : dans un coin de laCar-r , ai ®> font les Cheîùnophages, qui íè couvrent del ^ ai Ue des tortues, Sc vivent de leur chair. Ptolomée,d’H' C b ’ ^ es lnet auísi dans la Carmanie. Marcienp^ a dée, peripl. p. 22 , édit. Oxon. de même.j. HELSEY, lieu d’Angleterre, au comté de Mid-rg 6 ex * a u n mille de Westminster , fur la Tamise. II n’estarquable que par le fameux collège ou hôpital poursoldats, bâti à l’imitatíon de l’hôtel royal des Inva-

lides d e P ar j s> J’ en donne la description à l’article de•Londres.

Quelques-uns écrivent Chelsea » qui revient à laprononciation.

LHELVA ou Xelva, petite ville d’Espagne, au*j°y a ume de Valence, près du Guadalaviar , à sept lieuese p?gorbe , & à dix lieues au-dessus de Valence.n L'Hc.LYDOREA , montagne du Péloponnefe , atte-la montagne de Cíllene. Pauíanias , L 8 , c. 17,jy* que ce fut fur cette montagne de Chelydorée, queercure , ayant trouvé une tortue , en accommoda l’é-jy 1 Pour un instrument de musique , Sc en fit une lyre.j e , a vient que lés Poètes Latins fe fervent du mot tes-°» Une tortue, pour signifier une lyre, Horace, /. 2 ,°*** ,& ailleurs.

j a HEMACH ou Kemach, ville de la Natolie , dansatamanie méridionale, dans le gouvernement dep Ypre, aux confins de celui d’Alep. C’est l’anciei

■•amachus. Voyez, ce

'-HEMBIS. PW-Chemmis.

CHEM1A. Plutarque, in Osinde ,-dit, que les Lgy-

kdens . d ans leurs sacrifices, donnoïent ce nom a L

-GïPtr.

, CHEMILLÉ,petite ville de France, dans l’Anjou.syr ìa petìte riviere d’Irome, avec titre de comte, quor-lue ce foi t originairement une baronníedont le seigneurest vassal de l’évêque d’Angers, & en cette qualité il estde ceux qui doivent service à ce Prélat le jour def°n entrée. L’ancienne maison de Chemille fondit en«Ue de la Haye-Passavant. Louis de cette seconde mai-ne laissa qu’une fille, Yolande de la Haye, qm épou-sa Jean d’Armagnac , duc de Nemours. Ils la vendirentensemble à Pierre de Rohan , maréchal de oie , pourseize mille écus d’or - mais Joachim de Montespedon,sieur d e Beaupreaux, ayant fait valoir le droit de retraitlignager , du chef de Renée de la Haye, fa femme, laplus proche parente 8c héritière, la terre de Chemilléleur fut adjugée, par arrêt de la cour du 18 Mai 1501.-Ile passa ensuite dans l a maison de Gondi Sc de Colle ,puis par acquêts, en celle de Broon, & enfin en celle deGolbert-Maulevrier. II y a une église collégiale , fousInvocation de saint Léonard. Le chapitre est compote, m doyen, d’un sacristain Sc de huit chanoines, qui ontfnacun deux cens livres de revenu. Outre la Collégiale,

^ Va deux paroisses. * Piganiol de la Force, Desc. dela h rance, t. 6, p. 134, & n. 106.

t-CHEMIN ON , village de France, en Champs-Sne , au diocèse de Chaalons , élection de Vitri, entrettri 8c Bar-le-Duc, fur un ruisseau nommé la Brunelle»qui ie rend dans la riviere de Sault. II y a une abbayeautrefois considérable. Voyez, l’article suivant.

CHEMINON, abbaye de France, au díoceíe de

ancienne

mot.

CHE z 69

Chaalons, de l’ordre de Cîteaux, filiation de Trois Fon-taines. Elle est située fur une petite riviere , appellée laBrunelle, qui fe décharge dans la riviere de Sault. Hu-gues , comte de Champagne, est reconnu pour fondateurdé cette abbaye. II donna à frere Allard » le lieu où elleest construite , avec trois rivières 8c de belles dépendan-ces » à la charge d’y faire bâtir une église à l’honneur deS. Nicolas,& d’y assembler des moines pour y vivre ré-gulièrement avec lui. Il ajouta à cette donation toute laterre de Beaumont, 3c le village de Cheminon. Cettedonation fut confirmée par Richer ou Richard, évêqued’Albanie , légat du pape en France. L’église fut eneffet bâtie, dédiée à S. Nicolas , 8c les freres mis fousla régie de S. Augustin, fans être obligés de reconnoîtreaucune juridiction épiscopale, Sc avec permission ab-solue de prendre des saintes huiles de tel évêque qu’illeur plairait: ce qui fut ainsi accordé, avec la participa-tion & le consentement de l’évêque de Chaalons. L’actede cette confirmation porte , que si aucun étoit si témé-raire que d’aller contre, qu’il soit priîé des facremens,même a l’extrémíté, s’il n’en a fait auparavant satisfac-tion : ce qui fut encore confirmé par le pape PaschalII,en 1117 , qui, outre cela , accorda à ces religieux l’e-xemption des dixmes. Callixte II. confirma tous cesprivilèges » en 1120, même la donation qu’Alix, veuvede Thibaut I. du nom , comte de Champagne , & meredu fondateur, y avoit faite avec son agrément, & celuide Philippe , évêque de Chaalons , son second fils , &frere du comte Hugues. L’abbaye de Cheminon a passédepuis ce tems , de l’ordre de S. Augustin à celui de Cî-teaux, en vertu de la permission accordée par la bulle di*pape Innocent II, e n Tannée 113 1. Ce qui a été confir-mé par cinq autres papes , dont le dernier fut CelestinIII, la bulle duquel est signée de trois évêques, 8c dedix-huit cardinaux, elle confirme tous les privilèges ac-cordés à cette abbaye. Elle a perdu depuis ce tems unegrande partie de ses biens. Ce monastère est beau, agréa-ble , Sc fort spacieux; Téglife est fort haute 8c bien éclai-rée; R grand autel fort riche , dont les ornemens Sc va-ses d’argent, quoique fort anciens, ont encore un air debeauté. Les religieux ne font plus qu’au nombre dehuit, qui ont fait rebâtir, depuis quelque tems, les lieuxréguliers. * Baugier , Mémoires histoires de Champa-gne , t. 2, p. 160. i ,

CHEMKON, ville de la Perse. Tavernier,/. 3 , r ;der. au lieu d’en marquer la position par rapport à laprovince & aux villes circonvoisines , la détermine pardes longitudes & des latitudes assez suspectes; car il luidonne 63 degrés 15 min. de longitude , 8c 41 degrés 1Jmin. de latitude. Il ajoute, que cette ville a un très-beauchâteau 8c de grands Caravanseras , avec quantité d©Tours, d’où Ton appelle le peuple pour venir à la mos-quée. II est vrai qu’il dit qu’il en parie ailleur? ; mais:comme il ne dit ni en quel livre, ni en quel voyage ,j’ai perdu inutilement quelque tems à le chercher.

1. CHEMNIS , ancienne ville d’Egypte , dans la

Thebaïde , proche de Nea. Hérodote /. 2, c. 91 , .ditqu’il y avoit là un temple dédié à Perfée , bâti en car-ré, 8c entouré de palmiers; que les Chemnites assuraientque Perfée apparaissent souvent dans ce temple , & qu’a-lors toutel’Egypte étoit dans l’abondance. Ils célébraient,en Thonneur de Perfée, des jeux à la maniéré des Grecs,perfée , difoient-ils , étoit originaire de leur ville. Or-télius observe que Diodore nomme cette ville laville de Pan , en Grec il croit que ce même

lieu est nommé mal-à-propos xíms par Plutarque » in Ifìd.S’íi est vrai que Cbemmis 8c Panopolis íoient la mêmeville > il s’eníuivroit que le Nôme où étoit Cbemmis,iefoít le même que les anciens géographes décriventfous le nom de Nôme Panopolite , Sc dont je parle enson lieu.

2. CHEMNIS , iíle de la basse Egypte, que les peu-ples de ce pays croient être Flotante. On y voyoit ungrand temple d’Apollon , avec quantité de palmiers Scd’autres arbres , dont quelques uns portoient du fruit,

8c d’autres ne donnoïent que de Tombre, Hérodote, L2, c. 1 $<5. Cette iíle étoit devenue flottante ,

les Egyptiens , parce que Latone ayant reçu d Isis ,Apollon comme un dépôt, elle le cacha dans cette file »qui commença à flotter; elle le sauva p ar ce m ?7 ei |,~5 j!; afureur de Typhon , qui cherchoít par-tout e fils d Qsi-

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