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Tome second. C - F.
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CHE

J’aî expliqué ailleurs ce que c’est que Bec, Voyez. ce

mot.

2. CHER [ Le J, riviere de France. Elle a fa sourcedans le Barrois, passe à Douzi, en France, Se se jettedans la Meuse , entre Mouzon Se Sedan.

CHERAC , bourg de France , dans la Saintonge,diocèse Se élection de Saintes..

CHERALUS, petite ville de la basse Egypte , fur le,1 f e l° n Procope, JEdific. 1 . 6, c. i. II remarque queNil n’alloít pas j us qu'à Alexandrie; mais qu’aprèsHvoir arrosé Cherée, il tournoit à gauche, Se s’éloignoitNrritoire d’Alexandrie. II ajoute : les anciens » pourn etre pas privés de, la commodité de ce fleuve , ontcreusé , depuis Cherée jusqu’à Alexandrie , un canal oà2 e décharge i’eau du lac Mœrís. Procope íè trompe, ildevoit dire Mereotide. Ortélius croît que c’estlamêmestue Creropolis d'Etíenne, Sc que la Chercu d’An-tQ nin. C'elì en effet de la forte qu'o n lit dans l’exem-plaire du Vatican, d’autres portent Cereu , ce qui mar-qu’il faut lireCHEREU. Ce lieu étoit à 24 milles de"Êropolis, Sc à 20 d'Alexandrie.

, CHERAMIDIou Chramidi , petite ville de laMo-re s, au Belvedere , vers le golfe de Caron , Sc les con-de la Zaconie, entre Calamata Sc Zarnata. Cetteville a été connue des anciens fous le nom de Phera.Pœadrand , éd. 1705.

CHERAQUIS, peuple sauvage du Canada, au sudclu lac Erié , Sc à l’ouest de la Virginie. II habite def°rt belles prairies aux environs d’uné belle riviere,presque parallèle à celle des Chaouanons , Sc qui íe dé-charge , auffi bien que celle-ci, dans l’Ouabache. Ona Ppelle quelquefois ces sauvages les Têtes plates.

CHERASCO, c'elì la véritable orthographe de cefiom, mais en françoís on dit Querasque. /f ce mot.

CHERAZOUL, ville de Perse, sur une riviere, quia deux journées au-dessus , prend fa source d’une mon-tagne qui n'est qu’à trois lieues de la fameuse plainecl’Arbelles. 11 y a à Cherazoul un beau pont de pierrefur cette riviere, avec dix-neuf arcades , dont le grand^ha-Abbas en fit rompre trois après qu’il eut pris Bag-out. Cette ville de Cherazoul elì construite d’une ma-«xere íingulíere, étant toute pratiquée dans le roc escar-P e l'espace d’un quart dç lieue , Sc on monte aux mai-sons par des escaliers de quinze ou vingt marches, plusou moins , selon Bassette du roc. Ces maisons n'ont pourporte qu’une maniéré de meule de moulin, qu'o n n’affu’à rouler pour l’ouvrir le jour 8c la fermer la nuit; lesjambages de la porte étant taillés en dedans pour rece-voir la pierre qui est alors au niveau du roc. Au-dessousîles maisons » qui font comme des niches dans la monta-ge , on a creusé des caves ou les habitans retirent leurBétail, ce qui fait que ce lieu-là a été une forte retraitepour défendre la frontière contre les courses des Ara-bes , Sc des Bédouins de la Mésopotamie. II y a àChe-raz oul des sources d’une eau minérale aigrette Sc très-P_ u rgative. Elles bouillonnent fur le bord d’Altun sou-dière qui se jette dans le Tigre, environ à trois jour-•flees de Bagdat. * Tavernier, voyage de Perse, 1. 2 ,

CHERBOURG. Cœsaris Burgus. Ville maritime de^ 9s man die, dans le Cotentin, près d’Haríleur 8c dexa Hogue , avec un assez bon port, 8c une abbaye dePku- re Augustin. Elle fut pillée parles troupes deuippe le Bel, en 1298. C est la derniere des villesque conservèrent les Anglois fous le régne de Charles1 . O nia leur enleva vers Pan 1453. Ses fortificationsurent rasées en 1689. Elle est fameuse par le combat«aval qui se donna auprès en 1692.

; .1 y a, a Cherbourg , bailliage , amirauté , siège desr lte ® » mairie 8c bureau des cinq grosses fermes. Long.*2 , lat. 49 , 38, 26.

Bi n ne d'où lui vient son nom latin de Cœsarif» ou Burgura , qui n’a été employé que dans leme - eC ^ e ' ^ n en Est fait aucune Thentíon dans les com-des"o^? Oêiar, qui n’a jamais été dans cette partieC ail les. Cherbourg est encore nommé Cafiellumîïianff^j ^ anS ^ es ^ ettres de Richard III, duc de Nor-COr T’ données l’an 1026. On ne connoissoit point en-

CPrpD Prétendue fondation de César.

'-HERCÀ. Voyez. Kerk*

CKERCAMP. Voyez. Cercamp.

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CHERCARA. Voyez. Cercare.

CHERCU. Voyez. Chera-us.

CHERECLA. Voyez. Chaerecla.

CHEREGUA. Baudrand , Maty & Corneille, met-tent uneiíle de ce nom , entre les ifîes des Larrons ,ouifles Mariannes. II n’y en a pas une de ce nom, à moinsqu’o n ne veuille dire qu’ils ont voulu appeller ainsi Billede SariGan. Voyez, ce mot.

CHEREOS, nom d’une forteresse ou château , félonSuidas, ad vocem Indacus, dans B Asie Mineure, versBlfaurie.

CHEREZ. Voyez. Xerez.

CHEREZOUL. Voyez. Cherazoul. Corneille enfait un article ridicule, 8c met cette ville à cinq jour-nées de Cherazoul, fur quoi il cite à faux Oléaríus.

CHERHAR, ville de Perse , dans la province deTeren, dont elle est la capitale : quelques-uns lui don-nent le nom de la province. Elle est de médiocre gran-deur, Sc n’a rien qui soit digne de remarque; mais àune lieue delà, on voit les ruines d’une grande ville »par lesquelles on peut juger qu’elle avoít environ deuxlieues de tour. IL y a encore quantité de tours de bri-ques cuites au feu , & en plusieurs endroits des pans demurailles qui subsistent encore. On - voit plusieurs lettrestaillées dans des pierres, qui font cimentées dans cestours ; mais ni les Turcs , n i les Persans » ni les Arabes,n’y peuvent plus rien connoître. La ville étoit bâtie au-tour d’une haute colline , au-dessus de laquelle font lesruines d’un chateau , qui, à ce que disent ceux dupays,étoit la résidence des rois de Perse. * Tavernier , voyagede Perse, 1 - Z, c. 4. ê

CHER 1 GUANES, sauvages de l’Amérique mé-ridionale , dans B audience de Los-Charcas , aux mon-tagnes de Santa-Cruz de la Sierra. Ces montagnardsfont si farouches 8c si avides de chair humaine, qu’ilsn’épargnent pas même les nations alliées, ils ne dévo-rent pas seulement les corps tous cruds de leurs enne-mis qu’ils prennent en guerre, mais ils mangent aufficeux de leurs parens quand ils font morts. Garcilasso dela Vega , rapporte que l’inca Yupanqui, avoir entreprisde subjuguer ces Barbares, afin de leur faire prendre desmœurs plus douces : dans ce dessein, il envoya des trou-pes vers les Andes » près desquelles ils habitoient dansdes montagnes fort rudes, 8c destituées de toutes sortesde grains ; mais la difficulté 8c l’âpreté des chemins, luîfirent abandonner l’entreprise- L’an 1/72, D. Francise©de Tolede , viceroi du Pérou, forma le iriême deíïein ;mais il fut si malheureux dans cette expédition, qu’aprèsavoir perdu beaucoup de ses gens, qui moururent dedisette 8c de fatigue,' il eut beaucoup de peine à sauversa vie en fuyant, avec la perte de tout son équipage.* Corn. Disk. De Laet, Ind. occid. 1 . 11, c. 12.

CHERINOS,peuple del’Amériqueméridionale, auPérou. La contrée qu’il habite n’est éloignée que desept lieues de celle de Chuquimayo. 11 est nom-breux, fort vaillant, Sc demeure le long d’une assezgrande ríviere qui porte de l’or. Son langage est diffé-rent de celui des peuples voisins, 8c ses terres font fer-tiles. * Corn. Di sk.ScDe Laet. Ind. occid. 1 . 10, c . 14.

- Cette grande riviere est celle de Chuquimayo.

CHERLIEU, Cbaruf locus , abbaye d’hommes, deJ’ordre de Cîteaux, filiation de Glairvaux, dans la Fran-che-Comté, diocèse de Besançon, au sud-ouest deVe-soul, fondée Ban 1130.

CHERMEL, ou plutôt Charmel. , selon la vulgate;Ce mot est employé par le prophète Isaïe, c. 29, v. 17,qui dit : est - ce que dans peu de tems le Liban nefera pas changé en Charmel, 8c Charmel ne sera-t-il pasconsidéré comme une montagne ? Cette traduction , quie st à la lettre, selon la vulgatœ, est très-différente dequelques versions , qui mettent le nom de Chermel ouCharmel, 8 c lui substituent fa signification. Elles rendentainsi ce même verset : le Liban ne íèra-t-il pas dans peuchangé en plaine, 8c la plaine en forêt. Ce font desexpressions figurées , qui ne prouvent pas fort clairementque Chermel soit le nom propre d’un lieu.

CHERMEL A. Les auteurs du moyen, âge, nom-ment ainsi le Carmel; entr’autres, l’auteur d’une des-cription de la Terre-Sainte , publiée fous le n0 . m ° ^' u 'gesippe, auteur de l’onzîeme siécle, p ar atl . US '

CHERMULA , lieu de la Palestine, selon les noti-Tome II- Aaa jj

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