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ces de l’empire , seíi. 21. Ce nom est ,sans doute , pourChermela, qui est le Carmel, où étoit une ville, commeje le marque en son lieu.
CHERONAC, bourg de France, dans le Poitou,élection de Confolans.
CHERONÉE, Ch^ronea , ville de Gréce , dansla Béotie, aux frontières de la Phocide, selon Etiennele^géographe. Thucydide , dit, L 4, Cheronee estaPe'xtrémité de la Béotie auprès de Phanotide , qui est dela Phocide. ./Elien dit, Var. hijì. /. 6, c. x , Philippep-asmala bataille auprès de Cheronée. Diodore décrit cecombat, /• x6, c. 87. Ce fut au même lieu que Syllavainquit Archelaíis. Cette ville doit fa principale répu-tation à l’honneur qu’elle a eu de produire Plutarque ,philosophe Sc historien. Son ouvrage des vies des hom-mes illustres, est un des livres les plus précieux 8c desplus utiles qui se soient conservés, de tout ce que labonne antiquité a produit. * Plutarc. in Sylla & inLucullo.
CHERROY , bourg de France , au Gâtinois , auxconfins de la Champagne, entre Aigreville Sc Pont-sur-Yonne.
CHERRONESI ou Pigiada, ville de laMorée,dans la Zacaníe, fur la côte du golfe d’Engia, environà six lieues du golfe d’Engia, vers le midi oriental-Quel-ques-uns y cherchent Pancienne Epidaure , fameusepar le temple d’Esculape.
î. CHERRONESUS, ville de Libye. On la nom-,moít austi Cherrura , si on en croît Etienne le géo-graphe.
2. CHERRONESUS , promotoire d’Asie , dans laLycie , selon le même.
3. CHÉRRONESUS , ville de P Asie mineure, au-près de Cnide, selon le même, Sc par conséquent dansla Doride.
4. CHERRONESUS , ancienne ville d’Espagne,près de Sagonte , selon Strabon, /. 3 , p. ijç.
5 8c 5. CHERRONESUS, ville maritime , vers lePalus Méotide. Strabon, /. 7 ,p. 308 , dit que c’étoit unecolonie des habitans d’Heraclée, qui étoient fur le pontíùr la côte de Bithynie. II compte delà quatre mille qua-tre cens stades du fleuve Tyras ; Sc ajoute: dans cetteville est le temple d'un certain démon vierge, qui don-ne le nom au promontoire qui est devant la ville, à ladistance de cent stades, 8c on l’appelle Phartenium , ouest le temple Sc la statue de ce génie. Entre la ville Sciepromontoire , il y a trois ports, savoir Pancienne Cher-R ? NE „ SE qui est ruinée, Sec. ce démon vierge pourroítbien être Diane ; car Pomponius Mêla, /. 2, c. 1, n. 20,dit qu’elle fonda cette ville de Cherroneíè.
7-. CHERRONESUS, port de Thrace, fur le Pont-Euxin, entre Apolloniade Sc Thyniade , selon Arrien,en son périple du Pont-Euxin, p. 24, éd. Oxon-Hcompte soixante stades d’Apollonie à Cherroneíè, Scdela aux murs d’Aulée, AÚW» rux <>;, deux cens cinquante,d’ou il y en a encore cent vingt jusqu’à Thyniade.
8. CHERRONESUS, iíle voisine de l’ifle de Crete,avec une bourgade de même nom, selon Etienne le géo-graphe
z>- CHERRONESUS. Le même auteur dit : il y ena encore une autre près dela ville Corronite. Ortéliusne fâchant ou la chercher , avoit soupçonné qu’il falloitlire Corinthe au lieu de Corronite ; mais Berkelius doutes’il ne faut pas écrire Coronide, au scholiaste de Pindare115.
Ce nom de Cherronese n ’ a êré donné à ces lieux , qu’àcause de leur, situation en forme de presqu’iste : delàvient qu’Ortélius en rapporte quelques-unes tirées dePlutarque Sc de Pto ornée , q Ue j'ai omises, parce quece n étoient point des noms propres, maïs des noms ap-pellatifs. Mon dessein n étant pas de donner ici une listedes presqu’istes , mais des villes, ports Sc autres lieuxsemblables, qui portoient e nom de Cherronese , commeétant leur nom propre , cette signification du mot a per-suadé à Ortélius , que la Cherronese d’Espagne [ n. 4. ]est présentement PeNISCOLA, parce q Ue ce nom moder-ne est effectivement une traduction du nom grec.
CHERSENA. Paul, diacre, appelle ainsi l a Cher-sonneíè Taurique. J’aí remarqué a 1 article Cersona,que ce nom lui a été aussi donné par des auteurs peuexacts.
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CHERSER , [Le] riviere d’Afrique , en Barbarie»au royaume de Fez , dans la province d’Errif. Elle ad’abord son cours d’orient en occident, Sc se grossissantde quelques autres ruisseaux, elle coule vers le nordpour se perdre dans la Méditerranée, auprès du lieunommé Chersera, selon la carte du royaume de Fez,par Nicolas Sanson, insérée dans l’Afrique de Marmol.
CHERSEUS , riviere de la Phénicie , selon Ptolo-mée , / 5 , c. 15 - H en met l’embouchure entre Dora ScCésarée de Straton ; ainsi il couloit dans la Palestine, quePtolomée confond avec la Phénicie. Ce ne sauroit être letorrent de Cison ou Cisson.
CHERSINUS. C’estla même riviere que Ptoloméeappelle Chesinus. Voyez, ce mot.
1. CHERSO ou Cherzo , iste de la mer Adriatique,dans le golfe de Quarnero , [CarneroJ 8 c fur la côte dela Croatie', joignant l’ifle d’Osero, dont elle faisoit au-trefois partie. Elle est séparée de la terre ferme, à l’occí-dent, par le canal de Farisin : elle a au nord les istes díVeglia Sc d’Arbe , à l’orient, celle di Pago , Sc au midide fa partie orientale, celle d’Osoro, ou Osero, Sc quel-ques autres moindres. Elle est presque partagée en deuxparties inégales par un golfe long 8c étroit; au fond du-quel est situé la petite ville de Cherso : vers l’orient dePiste, sur fa côte méridionale , est la petite ville d’Osero,qui donne son nom à l’iste voisine , laquelle n’en est sé-parée que par un canal fort étroit. Les anciens ont connucette iste de Cherso, sous le nom de Cripsa, Crexa,ou Crixa , son circuit est de cent cinquante milles :Pair y est sain. Elle est toute en montagnes , 8c d’un ter-rein pierreux. Elle n’a pdurtant point de montagne re-marquable ; elle est aussi fort couverte de bois , que l’oncharge pour Venise. II n’y a ni rivières, ni torrent,mais bien des fontaines, dont la plus fameuse est cellede Biaise, qui a sa source à cinq milles de la ville. II ya un lac d’environ sept milles de tour, fort poissonneux :Piste abonde en bétail, particulièrement en bêtes à laine.Elle produit du vin 8c de l’huile en assez grande quan-tité pour en débiter ailleurs ; elle a auísi du miel excel-lent ; mais elle recueille si peu de bled, qu’il n’y envient pas le tiers de ce dont ses habitans ont besoin.* Coronelli , Isolar. part. 1, p. 142.
2. CHERSO , ou. Cherzo, ville de Piste de mêmenom, vers le milieu de laquelle elle est située. Elle esten forme de pentagone, dans une plaine ; excepté ducôté du nord qu’elle est plus haute Sc défendue par unebonne muraille , mais ancienne, Sc fans terre-pleín , ac-compagnée de quatre petits tourillons. Environ la moi-tié de la ville est baignée de la mer, d’où il se forme unpetit port, que l’on ferme tous les soirs. Elle a un peumoins d’un mille de tour, Sc a pour armes la figure deS. Isidore, évêque, son patron, qui porte la ville dans íâmain. On ne fait pas le tems de fa fondation, quoiqu’onla croye ancienne. L’an 1410, elle se donna avec l’ifl ed’Osero aux Vénitiens , qui y envoyerent, pour toutesles deux, un noble Vénitien, avec le titre de comte 8 cde capitaine. Sa charge dure deux ans , 8c il fait fa ré-sidence dans cette ville, où il y a à peu près '2500 âmes-* fioronelli , Isol.part. 1, p. 142, long. 32, 1 p , lat. 45»
3. CHERSO , petite iste de P Archipel. Les habitasl 9
de cette iste font Grecs » 8 c payent tribut aux Vénitien 9Sc aux Turcs. Elle produit du vin , de l’huile, Scc.sud-ouest il y a un fort bon havre qu’on peut découvri sà la faveur d’une petite iste haute, qui est à un mille 8 Cdemi au sud-quart au íùd-ouest de son embouchureCelle-ci est si étroite, 8c la mer y est si haute, qu’on a 11 ]roit de la peine à la trouver sans cette marque. D’aborqu’on l’a devant foi il faut gouverner au sud-est, £C ffdroit dans une crique , qui court environ un mill e ^demi, Sc en laisser un autre à gauche , qui n’est p aScommode. Quand on voit une petite chapelle fur u 11 j! ssemblage de rochers on peut donner à fond à dix brah^d’eau 8 c attacher une amarre. D’ailleurs le monde yen général civil, timide Sc ignorant ; ils n’ont que V ede commerce avec les pirates. L’eau douce ne vautriefl 'Sc on ne peut y arriver qu’avec peine. * Robert » Voy a êdu Levant, p. 280. , . . S
L’aqteur écrivoít dans un tems que les Vém £J ^-étant maîtres de la Morée, au levant de laquelle 7iste est située , pouvoient mettre les istes voisine 9contribution; mais cela n’est plus.