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Tome second. C - F.
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C H E

CHERSONA, vilie maritime, au bord duPont-Eu-xin.Procope, dans son histoire des Gots, dit : En allantdu Bosphore à Chersone , qui est aussi au bord de la mer& sous la domination des Romains, tout l’espace quiest entre - deux est occupé par les Barbares , qui fontHuns d’origine. Auprès de Chersone il y a deux autrespetites villes, savoir Cepi & Phanaguris , anciennementsoumises aux Romains, même jusqu’à notre tems ; maisles barbares du voisinage les ont depuis peu détruites.Depuis Chersone jusqu’à l’embouchure du Danube , laroute est de dix journées. * Grodi histoire Goth. Sc Vali-dai. 8 cc. p. 421.

CHERSONESE, les Grecs disoient indifféremmentCherronese 8 c Chersonese , pour signifier une Pres-Vu’ilse. Ainsi ce nom doit se trouver souvent dans lesauteurs qui ont écrit en cette langue , 8 c même dans lesauteurs Latins , qui ne l’ont pas toujours traduit par lemot de Peninsula ; mais ce mot semble avoir été con-sacré 8 c être passé de la langue grecque pour signifierquatre presqu’ístes privilégiées ; savoir , la Cherso-nes e Cimbrique , la Chersonese de. Thrace, laChersonese Taurique , & la Chersonese d’Or.Da véritable orthographe est Chersonese ; cependantde bons écrivains ont amené l’usage d’écrire Querso-Nese , en faveur de la prononciation françoise. Voyez.Quersonese 8 c Presqu’isle.

CHERTOBALUS, ville de la haute Pannonie, au-Près du Danube, selon Ptolomée , /. 2, c. 5 , qui avantque de la nommer, fait mention de la XIV e légion ger-manique. Lazius juge que c’estCHARLBOuRG, en Au-triche , 8 c ajoute qu’il y a peu de siécles qu’elle s’appel-loitCHERFULEN bourg. Le même la nomme aussi Che-r 0 Lata. Antonin fait mention de Gerulata dans cescantons, 8c y met la XIV e légion. Voyez Gerulata.

CHERTZREY , ancienne abbaye d’Angleterre , aucomté deSurrey, près de la Tamise. S. Erconwald, quif ut fait évêque de Londres, l’an 675 , bâtit ce monastèreVers l’an 666 » 8c s’y retira avec une compagnie de ser-viteurs de dieu , comme on peut voir dans fa vie. * Bail-let, Vie des Saints au 30. Avril.

CHERVAL, les Angloís écrivent Charvel, ce quiIe vient au même pour la prononciation , riviere d’An-gleterre en Oxfordshíre. Elle a fa source auprès de Ban-Wy, fi’où serpentant vers le midi, elle passe à Oxfordelle se perd dans l’Isis. Allard. Atlas. ^î CHERUB, ville de laChaldée. Les juifs qui en for-èrent au retour de la captivité de Babiíone , ne purentMwais donner de preuves évidentes de leur origine.

* > Esd. 11,59, 11 » Esd. VII, 6.

CHERVES. Bourg de France , en Touraíne , dans

* election de Richelieu.

CHERVINSKO , ville de Pologne , au duché de"Varsovie, sur la Wistule, à trois lieues au-dessous deDakrochin. Elle est ornée d’un bâtiment magnifique ,qui est celui d’une abbaye de Chanoines réguliers de S.âuZustîn, & qui est une des plus riches 8c des plus con-sderables de la Pologne , possédée toujours par un desplus grands Seigneurs du royaume, même par des fils° e roi ; quoíqu’elle soit régulière elle vaut encore qua-rante mille livres de rente. Le roi y nomme ; mais Comme

* abbé doit être moine , sélection en doit être faite aussiPar les moines de l’abbaye en confirmation du brevet

u roi, 8c très-souvent ils n’y ont aucun égard j ce quiait que la premiers élection est suivie d’une seconde,même d’une troisième dans des intervalles d’un mois. e P u ne à l’autre, 8c si la derniere n’est pas conforme àj? Domination du roi, le titulaire se pourvoít à RomeDs fruits font en séquestre pendant la vacance, n’yyant point en Pologne d’œconomat. Cette abbaye an^age de la Vierge, qui fait une des plus grandesp Q Votl ' 0 ns de la Pologne. L’habít de íès moines est une^tan e blancs avec un p et jt surplis court 8 c ferré com-gj. , brochet, mais fans manches, en forme de scapulaire,blé 8 stS c ^ œur rD °nt un camail d’évêque » noir » dou-pTjp^roolsi- Baujeu, Mém. 1 . 2 , p. 289.

Pe 1 ^RUSCI ( a ) CjLERUSQUES , ou Cherusces,à pro e a Hcíen 8 c puissa * de la Germanie, appellé malnés I° S P ar ALthicus , 8c Cherijfi par les moder-bitoir 6 n ° m lui venoit de ce qu’il ba-

H ar7 au P res la forêt Hercínienne , comme qui díroít2ers ou Harzschen, mot que les Grecs 8c les Ro~

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mains ont accommodé à leur maniéré, en y faisant-quel-que changement. II habîtoít entre le Weser & l’Eíbe,( b ) séparés des Cattes par la forêt Bacenis , ayant lesCouchi au midi, depuis l’Elbe jusqu’au Weser. Quel-ques modernes ont étendu le pays des Cherusques jus-qu’au confluent de la Saala , qui les séparait, disent-iis »des Cattes ; mais il est certain qu’il y avoit une forêtentre ces deux peuples, 8c il n’y en en a point là. DionSc Velleius Paterculus, ont porté les bornes de cettenation en-deçà du Weser, au lieu que les autres auteursne les plaçent qu’au delà ; mais un passage de Strabonconcilie ces différentes autorités. Vorus, dit-il, fut dé-fait chez les Chiens des Cherusques, c’est-à-dire, chez lespeuples qui leur étoient soumis. Les vrais Cherusquesétoíent entre le Weser 8c l’Elbe ; mais ils avoient despeuples subordonnés, tels que les Dalgibins, qui étoienten-deçà duWeser. Ces nations subalternes, comprisesdans la Cheruscíde , dont on trouve les noms dans Pto-lomée , 1 . 2. c. x 1 , 8c dans Strabon, 1. 7 , se fondirent encelle des Cherusques , 8c en prirent le nom. Dans lafuite les Francs s’étant établis dans les Gaules, lesCherusques fe joignirent à la ligue des Saxons, 8c s’a-vancerent avec eux vers le Rhin ; avec le tems ces deuxnations, fondues l’une dans l’autre , ne furent plus con-nues que fous le nom général de Saxons. Ils occupoientune partie de Lunebourg, Brunsvíg, la veille Mar-che , une partie des pays de Turinge 8c de Magde-bourg , fans qu’on puisse déterminer au juste leurs limi-tes (*) Spener, Not. Germ. ant. 1. 4, c. 3. §, 54. (*)Tarit, annal. 1 . 2 , c. 9 , Lc Cxjar , Bell. Gall. 1 . 4,c. 10.

CHERZ. Les Polonoís écrivent Gzërko , ville dePologne, dans la Mafovie,fur le chemin de Varsovie àLéopol, à cinq lieues 8c demie de la premiers. Elleest ancienne 8c plus ancienne que Warsovie. Elle estbâtie de brique, mais fort détruite. Les masures des tours8 c des murailles marquent leur ancienne grandeur. Elladonne cependant le titre de castelan de Mafovie à celuiqui en. est revêtu, 8c c’est en même-tems un grode oubailliage considérable appellé grode de Marsovie. *Beaujeu , Mém. 1 . 2 , c. 1. long. 39 , 28 , lat. 51, 58.

CHESOPEACK. [ Baie de] Voyez Baie.

CHESBON. Voyez Esbus.

CHESEL. Voyez Sihun.

CHESELET-THABOR. Voyez Casaloth.

CHESHAM, bourg d’Angleterre, dans la provincede Buckíngham. On y tient marché public. Etat pre-Jent.de la grande Bretagne t t. 1.

CHESHIRE, province maritime d’Angleterre, dansle diocèse de ce nom. Elle a cent douze milles de tour,8 c contient environ soixante 8c douze mille arpens , 8 cvingt-quatre mille cinquante-quatre maisons. C’est unpays qui abonde plus en pâturage qu’en bled , plat 8 cuni pour la plus grande partie. Ses principales mon-tagnes font celles qui le séparent des provinces de Stan-ford Scfeerbí. II y a plusieurs forêts , particulièrementcelles de Delamere 8c de Macclesfield y 8c une sigrande abondance de parcs, qu’il y a peu d^ gentils-hommes qui n’en ayent.

On y trouve des bruyères I où les chevaux 8c les bre-Eis paissent, 8c des endroits pleins d’une moufle quisert à faire des tourbes.

Les principales rivières qui l’arrosent font, la Dée ,au sud-ouest , le Weer, au milieu , Sc le Mersey , aunord de la province. La premiers a ceci de remarquable,qu’elle grossit peu quand il pleut beaucoup ; mais quandle vent du sud régne, c’est alors qu’elle s’enfle & sedéborde. Enfin , les principales denrées de cette pro-vinces font, le fromage 8c le sel, qui sont de requêtepar toute l’Angleterre.

Mais il ne faut pas que je passe fous silence l’avan-tage qu’a cette province , d’être, ce qu’on appelle, unecomté palatine, dont les comtes avoient autrefois un sigrand pouvoir qu’ils vivoient plûtôt en princes qu’ensujets. Le premier comte palatin fut un neveu de Guil-laume le Conquérant, 8c le dernier fut Simon de Mon-fort , comte de Leicester. Après fa mort, au douzièmesiécle, cette province fut réunie à la couronne j cepen-dant la province jouit encore de ses anciens prívi eges, 8 cl’on tient toujours à Chester, fa capitale » les cours pa-latines » pour rendre justicice aux ha itans e cette