ont un qu’ils nomment Aromatique , qui est doux, 8 c aun peu goût d’aromate : mais il est fort comme de Teau-de-víe. Ce pays est extrêmement peuple. L/on comptejusqu’à deux cens paroisses dans la grande vallée partagéedans les pays de Broricio, Chiavenne & la Valteline.Quoique la religion prétendue-réformée soit entiere-ment bannie de ces trois pays depuis le massacre de Tan162.0, il est permis aux prétendus-réformés qui ont dubien, d’y demeurer six semaines de fuite, pourvu qu'ilsTaillent déclarer à la magistrature. On peut dire que cepeuple, qui est à l’entrée de TItalie, est Italien de mœurs8 c de langue. * Delices de la Suisse.
3. CHIAVENNE, [Le lac de] a environ deux mil-les de diamètre. II est de figure ovale, 8 c se jette par uncanal peu large & peu profond dans le lac de Cômë, vis-à-vis du fort de Fuentes. On compte deux lieues de celac à Chiavenne. On y voiture ordinairement les mar-chandises qui vont à Corne ou qui en viennent ; 8 c onles dépose dans les halles de Riva di Mezuola.
CHIAVEZ , Aqua flavia. Voyez. Chavez.
CHIAURLIC. Voyez Chioublic.
CHICACHAS , peuple de l’Amérique > dans la Lour-sianne, vers les sources de la Mobile, assez-près 8 c àTorrent du grand fleuve de Missiísipí. Cette nation estfort nombreuse, dit le Chevalier de Tonti, dans fa rela-tion , Recueil de voyages au nord , f. 5 , p- nr, 8 c peutmettre deux mille hommes fur pied. Ils ont tous la faceplate comme une assiette , ce qui est un trait de beautéparmi eux, c’est pour cela qu’ils prennent foin d'aplatírle viíag e de leurs enfans avec des tablettes de bois qu’ilsappliquent fur le front, 8 c qu'ils sanglent fortement avecdes bandes. Toutes les nations, jusqu’au bord de la merfe donnent cette figuré; tout abonde chez eux, ble,fruits , raisins, olives, poules domestiqués , poules d'in-des, outardes.
CHICACOU , petite riviere qu r se décharge dans lapartie méridionale du lac Miçhigan au Canada, 8 c quidonne son nom à tout le pays qu’elle arrose. Les Míamisy ont eu long-tems une grosse bourgade. C’est un desplus beaux pays de toute la Nouvelle Franc eALeP.deCharlevoix.
CHICAS( a ), [Los] peuple de T Amérique méridio-nale , au Pérou, dans l’audience de los-Charcas , auxmontagnes qui font au nord de Potosi; des deux côtésde la riviere de Pilcomayo, ayant ía jonction avec lariviere de Saint Jean. La bourgade 8 c les mines de To-mína, font dans leur pays. ( b ). Ils font doux, honnêtes ,Sc fort bons mineurs, ce qui faityque la plus grande par-tie d’entre eux , /adonne au travail des mines Tangent,dont il y a grand nombre de veines dans leur province. IIs’y trouve aussi force brebis du Pérou. ( a ) De l’IJle,Atlas. ( b ) Corn. Di'ct. De Laet, Ind. occid. 1 . 14,0. 12.
CHICHESTER, ville d’Angleterre, dans la provin-ce de Sussex , dont elle est la capitale. Elle étoit autre-fois la ville où tenoient leur cour les rois des Saxonsméridionaux. Elle a un évêché suffragant de Cantorberi.Cette ville s’áppelloit anciennement Regnúm , des Rè-gnes qui en jetterent les fondemens. Glissa, roi de Sus-sex » l a fit rebâtir, 8 c lui donna le nom de Chichester ;Tévêque de- Sussex ,y fut transféré fous le régne de Guil-laume le Conquérant. Cette ville envoie deux députés auParlement de la Gránde-Bretagne. Elle est à quatre mil-les de la cote de la Manche, à quinze de Pòrmouth, 8 cà soixante de Londres. II y a aujourd’hui cinq ou sixparoisses , quatre grandes rues 8 c la place du marcihé,qui est assez belle: son plus grand ornement est la cathé--drale, qui a été brûlée deux fois , 8 c a été réparée. Lesécrevisses de Chichester passent pour un mets délicat.* Etat -présent de la Grande-Bretàgne, 1.1 ,p. 116, long.ïd, 55 . lat. 50, 50.
CHICHEU, ville de la Chine, dans.la province deKiangnan , dont elle est la treizième métropole. Elleest située par les 31 degrés 3d m. de latitude, furie bordméridional du fleuve Riang. Quoíqu’elle soit entouréede montagnes, Sc qu’elle naît que très-péu dè plaine,elle ne laifle pas d'être riche, Sc fournie de tout ce quiest nécessaire a ces- habitans, car on lui apporte abon-damment par la riviere, ce qui peut lui manquer. 11 y asix villes dans ce département; savoir »
Chicheu, capitale. Xetay»
Cíngyang, Kíente,
Tungling, Tunglieu.
II y a dans la ville de Chicheu quatre pagodes célébrés.
Baudrand , Corneille, &c. mettent une seconde Chi-che ti à la Chine , dans la province de Chekiang; maiscela vient de ce que le premier a eu une mauvaise carte,où ce mot étoit mis pour Chucheu, ou de quelque rai-son semblable. Corneille 8c les autres , l’ont suivi sansexamen. Voyez Chucheu. * Martini, Atlas Sinensis.
CHICHIMEQUES , ancien peuple de T Amérique »septentrionale au Méxique, vers le nord, au-delà deMechoacan, en tirant vers la nouvelle Biscaye. Ils ontci-devant donné bien de la peine aux Espagnols, quiles ont soumis. Les établissemens qu’on a faits dans leurpays , ont aboli quantité de noms, qui ne subsistent plusque dans les histoires des guerres, A de la conquête dela Nouvelle Espagne. Ce qui étoit alors un pays sauva-ge , est entremêlé de villes, de bourgs 8c de villages,qui doivent la plupart leur origine aux mines , 8c auxtravaux métalliques qui le font dans le^ montagnes.Voici l’idée que nous donne de ce peuple Corneille ,d’après de Laet 8c Davity. Sous le nom de Chichime-ques , font comprises plusieurs nations différentes enlangage , en coutumes 8c en mœurs ; savoir, les Pa-rues, les Capuzes , les Samues., les Zancas, lesMaiolias, les Guamares , les GuNCHiCHrLES, &autres divisés entre eux, mais fort semblables en leursmaniérés rudes & Barbares. On dit que ces peuples pos-íedoient toutes les terres que les Espagnols ont décou-vertes , depuis les villes de S. Philippe 8c de S. Michel,dans le diocèse de Mechoacan, en s’avançant vers i’ouest& le nord. Ce font des terres de deux cens lieues d’é-tendue, Tune grande fertilité , plus chaudes qùe froides,plus sèches qu’humides , & par conséquent très-saines.Les Espagnols témoignent qu’ils y ont trouvé en diversendroits des ruines & des vestiges de grandes villes 8cde villages , ce qui fait connoître que ces campagnesont été cultivées autrefois avec grand soin, & que les*édifices dont on y trouve les restes, ont été bâtis parune nation industrieuse,& plus civilisée que les Chichr-méques, qui les ont habitées ensuite. Ces sauvages neffont pas accoutumés à demeurer fous des toits , ni àcultiver la terre, à l’exception de quelques-uns. Ils sontsons religion-& sons forme de république, errans dansles solitudes 8c dans les forêts, comme des bêtes sauva-ges. Us font de très-grands dommages dans les provin-ces de la Nouvelle Espagne, qui leur sont voisines, oùils gâtent la moisson, & Toù ils emportent le bétail qu’ilstrouvent, ensorte que les Espagnols 8c leurs tributaires,ont beaucoup de peine à fe garantir de leurs insultes-Davity, Amérique ,p. 84, dit, que'des sauvages ne la-bourent ni ne sèment, 8c vivent seulement de la chasse ,ce qui leur a fait donner le nom de Chichíméques. LeSfemmes mêmes y vont avec eux, laissant leurs enfansattachés aux branches de ces arbres, dans quelque panierde jonc. Ils vivent auffi de bélettes , de taupes , de chatssauvages. Us vont tous nuds, à la réserve de quelques-uris, qui se couvrent de peaux des bêtes qu’ils ont tuéesà la chasse. Ils sont grand buveurs , 8c ont des racinesavec lesquelles ils font une liqueur qui les enyvre : leursarmes sont des arcs &des flèches, 8c ils s’assemblentp astroupes pour voler. Us so retirent aux lieux les plus ru"des des montagnes, dans des cavernes 8c dans des buis*sons.
Corneille en rapportant si fidèlement ce que ces deU*auteurs ont recueilli des plus anciennes relations où 11soit fait mention de ce peuple, auroit dû avertir que l eSchoses ont bien changé depuis; qu’une partie de tous ceSpeuples a péri dans les guerres qu’ils ont faites aux £ s 'pagnols; que le reste vaincu & soumis, vit sous leur d 0 'mination, 8c s’est peu-à-peu accoutumé à observer 1®loix de /humanité ; que la religion Chrétienne , qui so"est permise dans les états de fa majesté Catholique - . ^ayant été annoncée depuis long-tems , a adouci la féredde leurs mœurs, 8c les a retirés de /irréligion ou 1 ^étoient ; & qu’enfin toute la face de ce vaste pays q ucupòient les Chichíméques , est changée entíerem® .de sorte qu’on y chercheroit en vain ces solitudesparlent les anciennes relations. .
CHICHUEN, Ville de la Chine, dans la proviî* 8