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Tome second. C - F.
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religieuses , qui font assez à charge à la ville. Le princi-pal trafic des marchands de cette ville est le cacao, lecoton, qu’ils vont acheter à la campagne aux environs,les merceries , le sucre qu’ils tirent de Chïapa des In-diens, 8c de quelque peu de cochenille; mais parce quele gouverneur tire beaucoup de profit du commerce dela cochenille » il ne leur permet pas facilement de trafi-fiuer de cette forte de marchandise. Ils ont tous des bou-tiques dans une petite place , où l’on tient le marché 8cfiui est devant l’église cathédrale , où il y a des alléesâc des porches , où les femmes des pauvres Indiens serendent ordinairement sur les cinq heures du soir , 8c yapportent des drogues 8c des boissons, qu’elles vendenta bon marché aux Crioles. Les plus riches de ces mar-chands vont à Tabasco, ou bien ils y envoient acheterdçs marchandises qui viennent d’Espagne, comme desvins, des toiles , des figues, des raisins, des olives & duIhr; mais ils n’oíent pas risquer beaucoup en ces choses-j a > parce qu’il y a peu d’Espagnols dans le pays, 8c quela plupart se contentent d’avoir seulement ce qui leurcft nécessaire pour la vie ; de sorte que la plupart desMarchandises d’Espagne, que l’on y apporte, font pourles religieux. II a dans cette ville un gouverneur 8c uncvêque. La charge de gouverneur est considérable, parcestue son pouvoir s’étend fort loin , Sc qu’il traite les Es-P a gnols 8c les Indiens comme il lui plaît, 8c qu’il faittrès - grand commerce de cacao & de cochenille.L évêché vaut, pour le moins, huit mille ducats par an.L’auteur cité parle avec beaucoup de mépris de la no-blesse de Chiapa. * Gage, Relat.des Indes occid. z. part.Cl *4, p.156, long. 284, 30, lat. 16, 20.

Z. CHIAPA DE LOS INDIOS, ou Chiapa desIndiens, ville de la province de Chiapa , à douze"eues de la précédente, vers le sud-ouest. Elle est peu-plée d’Indiens, pour la plus grande partie, d’où lui vientnom, 8c c’est une des plus grandes villes de l’Amé-ri stue , il y a pour le moins quatre mille familles. Lesr °is d’Espagne lui ont donné plusieurs privilèges ; mais^noiqu’este soit gouvernée par les Indiens, elle dépend^anmoins du gouvernement de Chiapa-el-Real, 8c lesEspagnols choisissent un gouverneur Indien tel qu’ileur plaît avec les autres officiers inférieurs. Ce gou-verneur peut porter l’épée 8c le poignard, 8c jouit dePlusieurs autres privilèges au-dessus des autres Indiens.

* n’y a aucune ville, où il íe trouve tant de gentilshom-5 î es Indiens qu’en celle-ci. Elle est située fur le bordune grande riviere, fur laquelle il y a plusieurs ba-ea ux, où l’on enseigne aux Indiens à faire des corn-as de mer, en quoi ils font extrêmement adroits, ilsne le font pas moins à la course des taureaux , au jeu des^nnes , à courir des chevaux, à dresser un camp, à laoùi Ue ’ à îu danse 8c aux autres exercices du corps ,.j. 1 s ne cedent en rien aux Espagnols. Ils bâtissent des, es Sc des châteaux de bois, qu’ils couvrent de toiler nte, 8c qu’ils assiègent avec des bateaux, où ilsdeìTl ttent ^ es uns contre les autres avec des fusées ,ave g ^ à feu. Sc autres sortes de feux d’artifice,be aucoup de courage Sc d’adresse. Ils représententnvent des comédies , qui font leurs divertissemens or-niaires ; mais avec tant de générosité, qu’ils n’y épar-nab" 11 ^°' nt dépense, pour régaler les religieux 8c lesitans des bourgs, qui leur font voisins , particuliere-îl se^tr^ ^° Urs de fête & de réjouissance publique , oùLa n.° r ^ na * rernent un grand concours de peuple,

bit V1 e e ; àhe, parce qu’il y a quantité de riches ha-ans , qui trafiquent à la campagne, comme font lesnée * S j ^ exerce nt entr’eux plusieurs métiersni à a |, re * S ° an ? une v/He bien policée. Ils ne manquent^avisi 0 a 9 lr ’ n * P°ifs°n; la riviere qui passe devantl eilr C ’ e P^ u /* eurs fermes, où il y a beaucoup de bétail,gieuv 611 fournissent en abondance. Entre tous les reli-S. D 0 * ssnrfont établis en cette ville, ceux de l’ordre deUs y ^n'nique font ceux qui tiennent le premier rang.c hapel| nt Un . rt keau couvent 8c une autre église, ouce lieu-1'’ en dépend. La chaleur est si grande ende pQr t g ' sti e _ S religieux & les Indiens font obligéspour z--q-ordinairement un linge autour de leur coulonn-tern ’ , c , e st ui fait aussi qu’ils demeurent plusIàuroiem-^ S 3 ta M’iE ne feroient, parce qu’ils neleur tomh^TPf Un Morceau, que les gouttes d’eau netomben, le long d u vilagc Lo, ídfc, néanmoins

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y font fraîches & agréables, ce qui fait aussi qu’on lesemploie à íe divertir & à íè promener dans les allées 8 cles jardins qui font fur le bord de la riviere. La ville8 c tous les bourgs des environs ne manquent de quoique ce soit, que d’un climat plus tempéré & de fromentqui n’y peut fructifier; mais ceux qui ne s’en peuventpasser, en font venir de Chiapa des Espagnols, 8 c desenvirons de Camitlan ; ce manque de bled n’y passe paspour un défaut, parce qu’il y a une très - grande abon-dance de maïs , dont les Espagnols 8 c les religieuxfont faire du pain » dont ils mangent, avec autant d’ap-pétít que de celui de froment. * Gage » Rel. des

Indes

occ. p. 2, c. 17, p. 172.

CHI ARÈNZA, ville de la Morée, c’est la même queClarence. Voyez, ce mot.

CHI ARI, ville d’Italie , dans le Bressan » entre Crè-me , au íùd-ouest & Bresse au nord-est. Elle est remar-quable par la victoire que les impériaux remporteront furles François en 1701 , long. 27, 30, lat. 45,30.

CHIAROMONTE, Claromons , ville d’Italie, dansla Sicile , dans la valég de Noto. Elle est fur une mon-tagne à 11 lieues de Syracuse, long. 32,25 ,lat. 37, 5.

CHI AS CIO, £Le] riviere d’Italie , dans l’Etat del’église- Elle a sa source dans l’Apennin, près d’Eugu-bio(Gubío)au duché d’Urbín, d’où, passant dans l’Om-brie 8c recevant quelques ruisseaux, elle passe à 3000d’Assise » 8c peu aptes se jette dans le Tibre avec le Ta-pino , près de Torsciano, à 4000 de Perouse. Léandredit que c’est l ’Afms » riviere que Ptolomée , /. 3 , <r. 1,fait couler le pays de Semnons. * Baudrand, éd. 1705.

CHI AN ARI, Clavarum, ville d’Italie, dans l’Etatde la république de Gènes , fur la riviere du Levant,dans une plaine, près de l’embouchure de la riviere deLavagna, & proche de la mer; elle a été autrefois pres-que ruinée par les Catalans, C’est le lieu de la naissancedu pape Innocent IV » elle n’est qu’à vingt-cinq millesde Genes vers le levant, à cinq de Rapalle , & est assezpeuplée quoique petite. Ses habítans font appellés 1.Chiaresi. *. Baudrand. éd. 1725.

1. CHIAVENNE, en alemand Elepen , en latinElavenna , ville de Suisse, chez les Grisons, au pied desAlpes Rhetiques, dans le comté de Chiavenne, dontelle fait le premier département. Elle est située fur lesbords de la riviere Maira, au pied de quelques mon-tagnes , dans une campagne couverte de beaux & bonsvignobles. L’air y est doux 8c pur, si ce n’est lorsqu’ily soufle un vent du sud. Cette ville est ancienne : elleest bien peuplée , bien bâtie, parsemée de belles mai-sons , ornée de plusieurs églises, d’un hôtel superbe pourle gouvernement, & d’une belle douane. Elle avoit debonnes fortifications: mais en 1536, les Grisons les dé-molirent. Le commerce de cette ville est assez considé-rable. Le gouverneur que les Grisons y envoient, por-tent le titre de commissaire, & a un plein pouvoir pourles affaires civiles 8c criminelles. Les habítans ont legouvernement de leur police, qui est entre les mainsde quatorze personnes qu’ils choisissent tous les ans, 8cordinairement par le fort. II y a auffi des officiers mili-taires pour le Comté, qui ont mille hommes fous leurcommandement. Délices de la Suisse, p. 6pi.

2. CHI AVENN E , ( Le Comté de ) occupe toute lapartie occidentale de la grande vallée , qui s’étend enlongueur au pied des Alpes Rhetiques. II a la hauteligne des Grisons, au nord & à l’occident, 8c les voisinsdu lac de Corne au midi , à l’orient, en partie , 1 e pays dePergell. II est peu étendu, & est situé entre de hautesmontagnes » 8c partagé en trois vallées. La ville est com-me dans le centre. Les habítans creusent de grandesgrottes dans les montagnes où ils ferrent leur vin. Sur ledevant de ces grotes, ils pratiquent des sales, où ilss’assemblent le soir. La ville est dominée par des rochers»qui en cas de besoin, pourroient servir de citadelles.

Ce pays est beau & fertile , en bleds, en fruits, 8c envins: les pâturages y font excellons, Lcil s’y trouve quan-tité de gibier. Le lac 8c la riviere fournissent de très-bonpoisson, & en quantité. Comme il y a beaucoup d'en-droits de ce comté où les paysans ne s’occupent qu’a lavigne , parce que le prûduit en est considérable, le bledleur manque quelquefois, maïs la grande quantité dechâtaignes qui y viennent les en dédommagent ; ils enfont leur principale nourriture. Parmi leurs vins, ils en

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