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Fartaclï, Sc dans únë autre carte Sequiré , au royaumed’Hadramut. Elle est par les 14 degrés, 5 o minutes, delatitude nord, située fur un fable aride, au bord d’unêgrande baie ; où l’on ancre à une portée de petit canonde la ville, íùr huit brasses » fond de bonne tenue. Elleest fort grande, par la distance des maisons, éloignéesles unes des autres. Elles font bâties d’argile , 8c endui-tes de chaux par dehors. II y a un chateau avec 4 toursrondes , bon pour fe garantir d’une course; mais qui nepeut soutenir le canon. II y a 3 ou 4 mosquées. C’est leprincipal port que le roi ait. Ce prince tient fa cour, laplûpart du rems, à Hadermuid, [ Hadramur J ville dansles terres, aune journée de Chihiri. II fe nomme sul-tan Abdulla, issu,lui 8c ses sujets, des vrais Arabes. IIpaye tous les ans,entre les mains du hacha, viceroi durand seigneur , un tribut de 4000 réales de huit 8ce 20 livres de bon ambre gris. Son peuple est sincère,doux & bienfaisant » modeste en sa démarche 8c en seSactions, dévot dans la religion de Mahomet. Les fem-mes de condition ne vont que masquées. Elles font fortlascives , 8c de belle faille. Les parens fe font honneurque les étrangers veuillent avoir commerce avec leursfilles. Ils vont même les leur offrir pour une très-légererécompense, lorsqu’elles fontencorejeunes.il demeuredans ce pays-là beaucoup de Banianes des Indes, 8c dePersans. II y va tous les ans des vaisseaux des Indes , dePerfé, d’Ethiopie, des illes Comores , de Madagascar,Sc de Melinde à la rade. * Han den Broeckt Voyages dela Comp. des Indes orientales, t. 4, p. 355.
CHIKA , petite province du Charisme, íùr la riveméridionale du Khesel, àl’orient du territoire de Touk,& àl’occident du pays d’Ikzé-Kumani. * Hift. généraledes Huns, t. 10,p. p. 501.
CHIKÏANG, ville de la Chine, dans la provincede Huquang, au département de Kingcheu, sixième mé-tropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin, de 6 degrés 10 minutes , par les 30 degrés 5 °minutes de latitude. Atlas Sinenfìs.
CHILAO , riviere de l’iíle de Ceilan , dans fa partieoccidentale. Après avoir serpenté vers l’ouest, puis versle nord-ouest, elle baigne une ville de même nom, 8cfe jette dans l’Océan , au midi de l’ille de Calpentin.Carte des Indes orient. Robert 1751.
CHILAO , ville d’Asie, fur la côte occidentale dél’iíle de Ceilan, à dix lieues de Negombo. Elle étoítautrefois capitale d’un royaume de même nom. Elle estfous la domination des Hollandois. A/ùrr, DiB.
1. CHILCA, vallée de P Amérique méridionale auPérou , à dix lieues de Lima. Les Incas y avoient an-ciennement un palais , des jardins , des greniers, 8c ungrand magazin de vivres. Quoique cette vallée ne soitarrosée d’aucune riviere , ni d’aucun torrent, elle estnéanmoins très-fértile en ma's , en arbres fruitiers , 8cen racines bonnes à manger. Cette abondance est causéeparPindustrie Sc par le travail dés Indiens, qui font deprofondes fosses,, dans lesquelles ils íement leur mais,Sc afin qu’il vienne mieux , ils y mettent des têtes desardines au lieu de fumier; ils ont de ce poisson enabondance. Il s creusent des puits -fort profpnds , d’oùils tirent Peau qu’ils boivent, * Corn. Dict. De Laet,I ìd. occid. 1. 10 , c. 14.
2. CHILCA, Havre de la mer du Sud , au royaumedu Pérou, a quarante-huit lieues de Callao, 8c à troisdes, rochers de Pachacamac. La pointe de Chilca estbasse , & approche un peu de la figure d’une Selle [ àl’Angloifei] Le havre de Chilca est le meilleur, qui fetrouve dans la me,r du Sud, & aussi tranquille qu’un bas-sin ; mais son embouchure est fort étroite , 8c il est sipetit qu’il ne fauroít contenir que sept ou huit vaisseaux.Pour y entrer, il fuit mouiller à l’embouchure, & vousfaire touer avec une cordelle derrière la petite iíle , 8c yamarrer où il vous plaira. De la pointe de Chilca à Mala,îl y a quatre lieues, * Supplément aux voyages de Ro-gers , p- 5 °'
1, CHILI, [Le J grand pays 8c royaume de l’Amé-rique méridionale, le long de la mer du Sud. II est bornéau nord par Rio Salado, qui le séparé du Pérou. LesAndes le séparent à l’orient du Tucuman, jusqu’à lasource de la riviere de Chili, où commençant à s’étargirconsidérablement par une ligne imaginée qui s’avancevers le fud-est, ils’étend jusqu’à la terre Magelianiquè,
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qui le termine au fud-est jusqu’à la mer du Sud. Les Es-pagnols comprennent la terre Magellan!que fous le nomgénéral de Chili; mais nous ne parlons ici que du Chiliproprement dit.
On peut le diviser en trois parties, savoir, deux àl’occident 8c une àl’orient. Des deux parties occidenta-les , celle qui est le plus au nord estl’ÊvECHÉ de santJago , la plus méridionale est Impérial. La troisième»qui est du côté du levant, porte le nom de Cuïo, ou deChicuito , 6c est bornée au couchant par les Andes. Lenom de Chili lui vient de la petite riviere de Chile quile traverse. Quelques historiens le font venir du mot in-dien, Chili, qui selon eux signifie froid. Maïs cela neconviendroit point à un pays aussi tempéré qu’est celui-là. * Fr ester , Voyages , t. 1, p. 200.
Le Chili fut découvert par D. Diegue d’Almagre,vers Pan 1535 , qui en commença la conquête; mais onn’est point encore parvenu à le soumettre aussi entière-ment que l’est la Nouvelle Espagne. II y reste encoredes nations indiennes , qui, depuis le milieu du derniersiécle, ont fait sentir aux Espagnols combien ellesétoient à craindre, comme on le verra par la fuite de cetarticle.
Entre les naturels du pays , il n’y a que ceux qui fontau service des Espagnols » qui soient véritablement Chré-tiens , encore ne le font-ils que d’une maniéré très-ma-térielle. Les Indiens de la frontière , fur-tout le long dela côte, paroissent assez portés à embrasser le Christia-nisme , s’ilne défendoit pas la polygamie 8c l’yvrogne-rie. Il y en a même qui fe font baptiser, mais ils nepeuvent fe faire violence fur ces deux articles. Ils n’ontaucune religion , n’adorent rien du tout, 8c fe moquentde tout ce qu’on peut leur dire là-dessus. [ On peut voirnéanmoins les lettres édifiantes des Missionnaires, t. 8,où l’on assure que les PP. Jésuites font beaucoup defruit à Nahuelhuapi, par les 42 d. à 50 lieues de lamer.] On n’a jamais trouvé dans le Chili, ni temples »ni vestiges d’idoles > qu’ils ayent adorés, comme on envoit encore aujourd’hui en plusieurs endroits du Pérou;8c s’ily a chez eux quelque apparence de sortilège, cen’est autre chose que l’ufage du*poifon dont ils fe fer-vent fort souvent. Au reste il s’en trouve qui croientUne autre vie , pour laquelle on met à ceux qui meu-rent » de quoi boire, manger & s’habiller dans leur tom-beau. Les femmes de ceux qui ne font pas Chrétiens »demeurent pendant plusieurs jours fur le tombeau deleurs maris à leur faire la cuisine > à leur verser fur lecorps de la Cbicha, qui est leur boisson favorite » 8c ellesleur accommodent leur bagage comme pour faire unvoyage de longue durée. II ne faut pas croire pour celaqu’ils aient une idée de la spiritualité, ni de l’immorta-lité de l’ame; ils la regardent comme quelque chose decorporel, qui doit aller au-delà des mers » dans des lieu#de plaisirs, où ils regorgeront de viandes 8c de boissons ;qu’ils y auront plusieurs' femmes qui ne feront pointd’enfans, qui fçront occupées à leur faire de bonusChicha, à les, fervír, 8c c. mais ils ne croient cela qnstrès-confufément, & plusieurs le regardent comme un®imagination. * Frefler, Voyages, t. 1, p. 97.
Les indiens du Chili, n’ont parmi eux, ní rois, msouverains. Chaque chef de famille étoit maître cheZlui; mais comme ces familles ont augmenté, ces chefsfont devenus les seigneurs de plusieurs vassaux, quile® robéissent, fans leur payer aucun tribut. Les Espagnolsles appellent Caciques. Toutes leurs prérogatives coU'Estent â commander en tems de guerre , 8c à rendre I 3justice , ils succèdent à cette dignité par droit d’aînestù/Sc chacun d’eux est indépendant de qui que ce soit,maître absolu de son domaine. Je ne parle pas seulem eI jde ceux qui sont braves , c’est-à-dire, indomtés , P ialSencore de ceux qu’on appelle de réduction; car quoií® e ’par un traité de paix, ils aient reconnu fa majesté Cs-f *lique pour leur roi, ils ne font obligés de lui payer dtre tribut, qu’un secours d’hommes pour rétablirfes *£tifications 8c fe défendre contre les autres Indiens- jjfait monter le nombre de ceux-ci à 1400 où I 5° 0 , oJln’en est pas de mêmè de ceux qui font subjugués-q u jappelle YaNaconas. Ceux-là font tributaires d®d’Espagne > à qui ils doivent la valeur de dix piastr^ r ^an, en argent ou en denrées , 8c font encore e . ríì îl’iQ%-au feryice des familles espagnoles , à qui fa maj esté