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nom à un comté qui est très-considérable» longitude23 »8, latitude 49, 38.
2. CHINY, [Le Comté de] a été démembré de 1 an-cien comté d’Ardenne. Chiny , qui en est le chef lieu , estpeu considérable. On croît que cette ville fut bâtie versla fin du dixième siécle fous Othon III.
Ce duché étoit poíTédé» vers 1 an 990, par un comtenommé Othon : ses descendans le possédèrent jusqu’àl’an 1227 , que l’héritiere de cette maison le porta àArnou, comte de Loss, prés de Liège » lequel elle épou-íà. Margueritte de Loss, derniere comtesse de Chiny »vendit, l’an 1383 , ce comté à Venceslas , duc de Lu-xembourg , frere de l’empereur Charles IV, qui confir-ma cette vente. Le duc Venceslas eut pour héritier sonneveu Venceslas » roi des Romains, qui reconnut tenirle comté de Chiny, en fief, des comtes de Bar, marquisde Pont, comme avoient fait les anciens ducs de Chiny.Le duché de Bar étant venu, par mariage, à ia maisond’Anjou , Sc celui de Chiny , à celle de Bourgogne , ledroit féodal des ducs de Bar, est aboli. Les ducs de Lor-raine , successeurs Sc héritiers des maisons d’Anjou 8cde Bar, firent un traité, en 1602, avec l’archiduc Al-bert , Sc Pinfante Isabelle-Claire-Eugénie, princesse desPays-Bas , p ar lequel l’archiduc 8c l’infante renoncè-rent aux droits de féodalité fur Stenay, Scies terres com-munes de Marv.ille 8c d’Arancey; en échange , le duc deLorraine abandonna son droit de féodalité fur le comtéde Chiny.
Le duc Charles de Lorraine, n’ayant point voulu ac-cepter la restitution qu’o n lui offroit des duchés de Lor-raine Sc de Bar , aux conditions du traité de Nimegue»le duché de Bar fut réuni à la couronne de France , 8cLouis XIV établit une chambre à Mets , pour jugerdes aliénations des évêchés de Mets , Tous, Verdun 8cdu.duché de Bar , fief de la couronne. Le procureur gé-néral de cette chambre fit affignerle polie sieur du comtéde Chiny, qui étoit Charles II, roi d’Espagne, à venirfaire hommage au roi de France, pour ce comté, commefief de Bar, Sc il intervint un arrête, fur les poursuites dece procureur général » rendu le 21 Avril 1681., par le-quel , faute de rendre les devoirs pour le comté de Chiny »ce comté feroit réuni , Sc un corps de cavalerie 8c dedragons exécuta l’arrêt.
Les officiers du roi de France s’emparerent ensuitedu marquisat d’Arbon, du comté de la Roche , en Ar-yenne , Sc de la plus grande partie du Luxembourg. Lacapitale de la province fut assiégée 8c prise, l’an 1684, Scla même année on fit une trêve à Ratisbone , pour vingtans , par laquelle le roi de France, demeura en posieffionde tout ce dont il s’étoit emparé ; mais cette trêve ayantété rompue, l’an 1 683 , la paix de Rysvyck, en 169/ > acassé tous les arrêts de réunion , 8c la France a restituéau roi d’Espagne , Luxembourg Sc ses annexes , avectout le comté de Chiny, qui appartient aujourd’hui àla maison d’Autriche.
Ce comté est sort étendu : mais il n’a d’autre ville queChiny , qui n’est même à présent qu’une Bourgade, 8c^[euf-Château en Ardenne , laquelle est aussi fort peude chose. II y a en récompense beaucoup de villages ré-pandus dans les forêts. La prévôté d-’Orchimont , quiavoít, d y a 45 ans, ses seigneurs particuliers, dépend dece comté. Voici celles que lui donne Baudrand, édit.de 170/.
Bastogne.Chiny,Dierick »Durbug,Hoffùlife,
Marche en Famine,Neufchâtel,
La Roche en Ardenne,S.Veit,
Vianden,
Virton.
t. CHINYVEN, ville de la Chine , dans la provinced’Iunnan. dont elle est la dixième métropole, à 24 deg.
jjun. au milieu de cette province, près de la sourceV ríviere de Xanmo, au midi Oriental de la ville deKíngtung. Elle a sous elle la forteresse de Loco.* At-
laS t CHINYVEN > Ville de la Chine, dans la provincede Queícheu ,stont elle est la quatrième métropole ; fa
CHI
latitude est de 27 degrés, 34 minutes. Son départementcontient deux villes 8c quatre forteresses. Les villessont.
Chinyen, & Xikíen,Les forteresses sont
Kinyung,Pienxíao »
ínxuí»
Taiping.
Elle doit fa fondation à la famille de Juen. Son terri*toire produit d’excellentes fleurs, fort estimées des Chi-nois , des grenades, des oranges, des poules sauvages,8cc. Les montagnes sont habitées par des gens Amples;mais traitabies, quoique grossiers 8c rustiques. Ils n’ontpoint de sel, 8c l’on y supplée par les cendres de l’herbenommée Kiue.
3. CHIN YVEN , ville de la Chine, dans la provincede Quangsi, au département de Taiping » huitième mé-tropole de la première. Este est plus méridionale que Pé-kin, de n degrés, 33 minutes, par les 32 deg. 38 min.de lat. Atlas iinen/is.
4' CHINYVEN, ville de la Chine, dans la provincede Xensi ,au département de Pingleang, quatrième mé-tropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin, de 10 deg. 5 min. par les 37 deg. 37 min. de lat.A tlas Sinenfis.
CHIO. Voyez. Chios , pour l’ancien nom » 8c Scio,pour le nom moderne de cette iíle.
CHÍONIT.éE , ancien peuple d’Asie, voisin des Per-ses , selon Ammien Marcellin. Junius, prétend qu’il fautlire Cynamolgi , AnimadverjA. 5 , c, 27. Si ce passageétoit unique dans Ammien Marcellin , un grammairienpourroit proposer ce changement comme une conjecture;mais cet historien parle en plusieurs endroits de ce peu-ple , 8c le nomme constamment Chionita, II dit ai*livre 17 , p. 102 , éd. Lindebrog, que le roi des Persesse trouvant aux frontières des nations extérieures , 8cayant fait alliance avec les Chionites 8c les Gelons, lesplus braves guerriers de tous, étoit prêt de s’en retour-ner dans ses états lorsqu’il reçut une lettre de Saper. IIdit ailleurs, /. 18, p. 13 6. II y avoit en ce tems-là un sa-trape de la Corduéne, soumis à la domination des Per-ses , nommé Jovinien, ami secret des Romains .... J efus envoyé vers lui avec un centurion, homme de con-fiance .II me donna un guide discret 8c qui connois-
soit tous les chemins, 8c me fit aller fur des roches ex-trêmement hautes , 8c assez éloignées delà , d’où l’ofleût pu voir à cinquante milles de distance , rien ne bor-nant la vue que la foiblesse des yeux. Après nous êtrearrêtés deux jours en cet endroit, le troisième venant aparoître.nous vimes tout l’horizon couvert de troupesinnombrables ; le roi [ de Perse ] marchant à la tête 8cdistingué par des habits qui jettoient un grand éclat. Afa gauche marchoit Grumbate, roi des Chionites, c’étoítun homme entre deux âges, dont la peau avoit déja desrides ; mais dont l’amene formoit que des grands pro-jets , 8c qui s’étoit rendu fameux par un grand nombrede victoires. A droite étoit le roi des Albanois , 8cc. C emême Grumbate , roi des Chionites , paroît encoresiège d’Amide, où il combattit avec d’autant plus d’ar-deur, qu’il venoit d’y perdre son fils unique dont Aw-mien décrit les funérailles. Ces trois passages suffise sttpour faire voir qu’il ne faut rien changer au nom de Ç epeuple, Sc en même tems servent à faire voir où il étoit-Les Gelons, dont le pays a conservé le nom , 8c que l’° nappelle le Ghilan, 8c l’Albanie Asiatique , sont des p a y sdont la situation est connue. Le Satrape de la Corduénecommandoit dans la province où sont les Curdes,Sc quappelle le Curdistan. Ainsi il n’est pas surprenant q u 1se soit trouvé des roches , testes qu’en vit l’historien cít®’entre ce pays 8c celui qu’arrofent l’Araxe Sc le Cyru®,car l’armée des alliés du roi de Perse s’étoit assemblé®vers ces quartiers-là; les Gelons Sc les Albanois , h, 1toient les bords de la mer Caspienne » Sc les Chioní teétoíent leurs voisins ; cela paroît assez dans les past*ag equ’on vient de lire. ,
1. CHIOS, iíle fameuse de la mer âgée, entreííles de Lçsbos & de Samos, fur la côte de I’Asi e 111