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Tome second. C - F.
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neure & de í’íoníe , au couchant de ía presqu’iíle de Cia-zomene. Sa longueur est du nord au midi , 8c fa pluslargeur est dans íà partie septentrionale ; car laméridionale finît en pointe. Cette iíle tiroit son anciennom de la nymphe Chio , fille de l’Océan, ou à causep à neige qui s’y trouve en abondance , Sc que les' JTecs nomment Xi'm», Chion , ou enfin d’une nymphenommée Chíoné. Ces étymologies font fournies parHe-catee, dans un passage cité par Etienne le géographe. Laerniere 8c la précédente sont auísi rapportées par Pline,4 > c. 31, qui ajoute qu’Ephorus la nomme jEtha-par son ancien nom. Etienne le géographe dit aufli:O^ peut user du nom d’iEthalite , pour signifier un ha-° 3 tant de Chios , car l’ifle de Chios s’appelloit autre-fois ainsi. Elle a été aussi nommée Macris 8c Pityusa.L Le premier de ces noms marque qu’elle est longue,^ lo second qu’elle est couverte de pins.] II est surpre-«ant qu e Tite-Líve, /. 37, se soit trompé jusqu’au point.j? cr °ire, qu’AEthalie , Chios Sc Macris , étoient troisj les différentes. Pline ajoute: IIy a la montagne de Pel-"E; on vante le marbre de Chios ; elle a vingt-cinqpas de circuit, selon le témoignage des anciens;'dore y en met neuf de plus. Strabon diminue ce cír-c uit en le réduisant à neuf cens stades, qui ne font qu’en-Vlr ° n cent douze milles , & appelle Pelinée , la monta-§ ne que Pline nomme Pellenaum , il fait aussi mentiones carrières de marbre ; cette iste produisoît d’excel-g”* vin. Voyez. Arvisia. Cette iste étoit libre. Voyez,

2 - CHIOS , ville de Piste de même nom, vers le mi-leu de la côte orientale , fur quoi il est bon de remar-? Uer une bévue d’Etienne. II met le mont Pellinée dansA Carie, 8c au pied de ce mont une ville nommée Chios.1 f a > dit-il ,une autre Chios, ville de Carie ,au pied du^ont Pellinée, Denys le Periégete , v. 535 , avoit ditS Ue Chio S est au pied de la très-haute montagne de. EUinée, mais fans faire mention de la Carie. Saumaise,?? Solin, p. 60J, a raison de dire qu’Etienne rêvoit, 8c1 °evin e assez mal quand , cherchant P origine de cettep.^Prise , il remarque que les Caríens a voient posséd飕* e de Chios , avant que les Ioniens, qui les en chas-- ren t, s’en emparassent; mais Etienne lui-même dit,ifl rne ^’ atemen ' : auparavant, que Piste de Chios est unetre s-fameuse des Ioniens, Sc qu’elle a une ville de. etst e nom , en quoi il parle juste : P autre Chios de Ca-e> imaginaire. * Plin.

p r ’'CHIOS , ville de Carie, près Triopion , dans la, selon Etienne le géographe.

4 CH 10 S, ville de l’Eubée , selon le même.

,j a * - ÇHIOXJRLIC, ville de la Turquie , en Europe,est s a Romanie.Les Turcs l’appellent Zioreo; ellepas st 11, Une P et ' te tiviere.de même nom , à vingt milletinn f ^ mer Marmora, Sc fur la route de Constan-L 0n p e a Andrinople, C’est le siège d’un évêché grec.

' 22 ' Lt. 41,18.

Vill» e U * a nomrne Chíourli ou Turzul. Cette^0^ anc ienne, Sc s’appelloit TuruLlus ou Tyral-

AnÉ^^URLIC, rivière de Turquie, en Romanie.autr e S ? V .°‘ r "trosé la ville de même nom, elle reçoit uned e jyr riVlere a vec laquelle elle se va perdre dans la mert 0n Aariîl0ra > entre Cora , qui est à l’orient, Sc Murios-c ’^ r e bourgade qui est à l’occídent. Les anciens Pontthy as lle ^ 0US nom de Zorolus , 8c ont nommé Bi-CHîn^ 6 ^ U1 î°' nt 2 elle , Sc dont j’aí parlé,dam PF ’ ou k^'tôt Chiogcia, ville d’Italîe,8 a nt d V*’ V en ’^' e ' au Oogat, avec un évêché suffra-ge ' Enise. Elle est dans une petite iste près des La-lon p" . ^ Coronelli îsolario ,part p. 62, dit que, fe-Clodi° rtlUS Cato , elle eut pour fondateur un certainmond S o C0m P a S n0n d’Antenor , qui y arriva l’an dudiu e /o, d’autres disent qu’elle fut bâtie par Clo-cette d en . nem ' de Cicéron , 48 ans avant J. C. mais^onnem^i"^^ °H n ' on est absolument rejettáe. D’autresdin s > ,, a fondation de cette ville à l’empereur Clau-F r ° c lam aUtreS en ^ n 2 Claudius Albínus, que Parméedéfait ^empereur après la mort de Pertinax, Sc qui futNier f en -~ Ue P ar Septime Severe. Pline détruit ce der-îîiença à if 6nt ' 11 la ” omn,e sofa Claudia. Elle com-du I V c aij e c ° n f ue < : sous le nom de Clugia , vers la finstéae. A 1 arrivée des Vandales en Italie, quan-

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tité de familles se réfugièrent en ce lieu. Attila , ayantravagé Padoue, le siécle suivant, Clugia fut encore peu-plée de ses babítans. Elle vint ensuite au pouvoir de Ve-nise, qui la fit gouverner par un tribun, ensuite par unpotestat. En 8op Vog-Pepin » roi d’Italíe la ravagea : maiselle fut rebâtie deux ans après. Elle fut encore détruitePan 901, par les Huns. L’an 939 , le pape Jean IV per-mit à l’évêque de Padoue, de transférât ion siégé à Ma-lamoque, parce que les Arriens s’étoíent emparés de íaville épiscopale : maïs, cette derniere prête à être sub-mergée , il le transféra à Chioggia , ce qui la renditflorissante.

Cette ville est à présent de forme ovale, d’un mille 8cdemi de circuit, que traverse une belle rue d’un demimille de long, Sc qui forme comme une place continuelle.Par le milieu de cette rue passe le canal nommé Vena,sur lequel il y a neuf ponts. Cette ville est entouréed’eau ; par un pont de pierre on va à la petite iste, Sc par-un autre de bois , long de cent cinquante pas , on pafleà Bondolo , à un demi mille de Chioggia; à l’orient,est celle de Lido , c’est-à-dire Rivage. Le nord est occupépar des salines , qui fournissent du sel à toute l’iste.Chiosa est a l’occident Sc à 25 mille de Padoue , Sc àpareille distance de Venise , qui est vers le nord. Sortport est défendu par un fort exagone.

CHIPI^HE. Baudrand , /d. 1075 , dit,Pays d’AsieSc partie de la Géorgie au Gurgistan , au couchant desTartares du Daghestan, vers les montagnes, fous la puis-sance d’un prince tributaire du roi de Perse. II a pourprincipale la ville de Chipiche, selon quelques relations.Baudrand, dans son dictionnaire latin cite, non quel-ques relations en général, mais Niger 8c Castald. Lapremíere citation est absolument fausse. Niger comment.3 , p. 482 , dans le chapitre qu’il a fait exprès de l’Alba-nie, dit que ses habitans la nomment présentement Zi-tracha 8c Garzena. Baudrand eût mieux fait de citersédition de Ptolomée, /. c. 12, ou au chapitre del’Albanie , on voit pour noms modernes de l’AlbanieZuiRiA , Chipiche, Zitracha Sc Garzena. Onvient de voir que les deux derniers font pris de Niger.Ortélíus marque que ZuiRiA est de Jérôme Ruscelli,8c d’Alphonse Adrien; Sc que Chipiche est de Castald;mais ce n'est pas l’ordinaire de Baudrand de citer lesauteurs dont il emprunte, il aime mieux nommer dessources qu’il n’a point consultées.

CHIPIONA. Voyez, l’article Capionis Turris.

CHIPPENHAM ( a ) petite ville ou bourg d’Angle-terre , en 'Wiltshire, fur l’Avon. Elle est fameuse parun grand marché qui s’y tient ( b ), Sc par le droit qu’ellea d’envoyer ses députés au parlement. ( a ) Baudrand , éd.1705 ( b ; Etat prés. de la Grande-Bretagne, t. 1 , p. 123,long. 1*5 > 38 , lat. 51 , 25.

CHIPPING-NORTON, bourg d’Angleterre ,dansla province d’Oxford. On .y tient marché public. Etatprisent de la Grande-Bretagne , t. 1.

CHIPPING-WICCOMB, ville à marché d’Angle-terre, dans le Bucks. Elle envoie deux députés en par-lement. Elle est grande Sc bien bâtie, à dix lieues deLondres. Long. 51.

CHIPROVAS ou Chiproa » ville de Turquie, dansla Bulgarie, à la source de l’Ogest, qui tombant dans lariviere de Lom ou de Lamp » va se perdre dans le Da-nube. Cette ville est aux confins de la Servie vers lenord-est, 8c cinq lieues Sc demie communes hongroisesde la ville de Naissa- Baudrand , éd. 1705 , dit que c’estprésentement le séjour de Pévêque de Sophie. * De C Isle,Atlas.

CHIQUITOS, peuple de l’Améríque méridionale;dans le gouvernement de Santa Crux de la âierra, asorient de cette ville , à l’occident du Paraguay, au norddu Chaco » Sc de los Zamucos, Sc au midi d’une chaînede montagnes, qui se termine au lac Xaragés ; leur paysa 440 lieues d’étendue en lat. depuis les s jusqu’au17 e . deg. sud , il n’en a pas plus de 100 en long. Sc fsrétrécit toUjours en approchant du midi. Le Guapay ScieS. Michel, le traversent dans fa partie occidentale; letout est forfmontueux, Sc couvert de forêts fort epaií-ses. Le miel en fait la principale richesse. On y trouvebeaucoup de gibier. Les couleuvres Sc les víperesyíonttrès-communes Sc très-vénimeuses. •

Les pluies qui tombent en abondance depuis Decem-