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Tome second. C - F.
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ssudit ble 3 j qui leve de la hauteur de cinq u_fix pieds ,& tiennent le champ fort net de mauvaises herbes.Nous y vîmes force citrouilles , courges, petum, qù’ilscultivent auffi. Ils sèment le bled d Inde en Mai, Sc lerecueillent en Septembre — d'y vis quantité de noix,qui sont petites Sc ont pluíieurs quartiers : 11 y a auíliforce vignes , ausquelles il y avoit de fort beau grain ,dont nous fîmes de très - bon verjus ; ce que n*avionspoint encore vu qu'en l’iíle de Bacchus , distante d’i-celle riviere, près de deux lieues. Leur demeurearrêtée , le labourage me fit juger que l’air y est plustempéré Sc meilleur — que les autres lieux de la côte.Les forêts, dans les terres, font fort claires, mais pour-tant remplies de chênes , hêtres , frênes , Sc ormeaux.Dans les lieux aquatiques, il y a quantité de saules. Lessauvages se tiennent toujours en ce lieu , 8c ont unegrande cabane, entourée de palissades , faites d’assezgros arbres , rangés les uns contre les autres , où ils seretirent, lorsque leurs ennemis leur viennent faire laguerre ; Sc couvrent leurs cabannes d’écorce de chênes.Ce lieu est fort plaisant Sc aussi agréable que l'on enpuisse voir : la riviere abondante en poisson, environnéede prairies. A l'entrée il y a un istet capable d’y faireune bonne forteresse, où l’on seroit en sûreté. * Cham-plain, Voyages, part. x.l. a, c. 5 , p. 7 2 -

Le nom de Chouacoet se trouve bien íùr la carte dresséepar Champlain ; maïs les cartes modernes le négligent. Jene fais fi les Anglois y ont laissé quelques naturels dupays; mais ils ont des établissemens le long de cettecôte , Sc comme ils ont changé presque tous les nomsque les François , ou même les Américains , avoíentdonné aux rivières, aux caps, aux anses , Sec. Je nepuis dire comment ils appellent cette riviere.

CHOUG ou Shogle, ville assez grande d'Assyrie »dans la Syrie, fur l’Oronte, avec un très - beau Cara-vanferai, où tous les voyageurs, fans nulle distinction,font reçus 8c nourris gratis, pendant trois jours. II a étéfondé par le second Cuperli, grand visir, qui y a atta-che un revenu suffisant pour fournir à cette dépense-Cette ville est située sur l’Oronte , riviere auffi rapideque le Rhône, sur la route d’Alep à Sayde, à une jour-née au-delà d'Edlay. * Carré, voyage des Indes orien-tales , p. 295 , 299.

Le ministre Mandell , appelle ce lieu Shoggle , Scnomme Kan , ce que Carré nomme un Caravanserai.Voyage d’Alep à Jérusalem, p. 6 8c 7.

CHOUCZA. Voyez, Szucza.

CHOUZÉ , bourg de France, au bord de la Loire ,aux confins de l’Anjou Sc de la Touraine.

CHOUZY, bourg de France, dans le Bleíoís, dio-cèse Sc élection de Blois.

CH OXAN, ville de la Chine dans la province deHuquang, dans le département de Chingyang, quin-zième métropole de cette province. Sa latitude est de51 deg. 49 min. Sc elle est de 7 deg. 30 min. plus occi-dentale que PeKin. Auprès de cette ville est une rivierenommée Cungyang, dont l’eau enleve facilement tou-tes les taches des habits , Sc passe pour être excellenteà aiguiser les ferremens, à cause d’une 'certaine qualitécorrosive qui lui est propre. * Martini, Atlas Sinensis.

CHOZALA, ville de la Mauritanie Césariense » se-lon Ptolomée, l. 4, c . 2. L’ancien interprète latin, litChizala. Quelques exemplaires portent Choizala,

CHRABAZA, ville de l’Afrique , proprement dite,selon le même géographe, /. 4, c. 3.

CHRASMUS. Ortélius croit que ce mot employépar Nicetas, est se nom d’une petite place qui étoítquelque part vers la Dacie.

CHREMES. Voyèz Krembs.

CHREMETES. Aristote faisant une énumérationdes rivières, pour famé voir qu’elles ont leurs sourcesdans des montagnes , dit : de même en Afrique, il yen a d’autres comme l’sEgon Sc le Nises, qui tombentdes montagnes d’Ethiopíe ; Sc d autres qui sont les plusgrandes entre celles dont on parle le plus, comme leChrémetes qui se décharge dans la mer extérieure [l’Q-Céan] Sc le premier bras du Nil, ont leur source dansla montagne nommée le mont d Argent. R n’estpszsur-prènant qu’Aristote suive l’ancienne erreur, quimettoitla source du Nil aux montagnes de la Lunf, puisque de

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favans géographes, tels que MM.Sanson, Font main-tenue dans leurs cartes par un entêtement que je neseu-rois louer, quelque raison quej’aye de ne parler de leursience qu’avec une estime respectueuse. A présent quel’on connoît les sources du Nil, on fait, à n’en pointdouter, que des lieux où il sourd , il ne sort aucuneriviere qui íe rende dans l’Océan. Ainsi les signes qu?donne Aristote pour reconnoître le Chermetes , ne con-viennent à aucune riviere du monde. Cependant, à lesexaminer fur le pied d.e l’ancienne erreur, on peut soup-çonner qu'il a voulu parler de la riviere de Zaire. Lesanciens , comme je l’ai fait voir ailleurs, avoient fait letour de l’Afrique; mais iisn’avoientqu’une connoissancebien confuse de toute sa partie méridionale qu’ils ontpeuplée, Sc entrecoupée de rivières Sc de montagnes »conformément à leur imagination. Heíyche parle au®du Chrémetes. * Météorologie, 1 . 1, c. 13.

CHREMNITZ. Voytz Cremnitz.

CHRENDI , peuple de l’Hircanie , selon Ptolomée ,l. 6, c. 9. Quelques exemplaires portent Chrindi »mais en latin, car pour le grec il y a xphnaoi. Celavient de ce que quelques-uns lisent 1% comme uni, Scd’autres comme un e ouvert.

CHRESTÍENTÉ. [L’S ne sc prononce point. ] Onappelle ainsi les pays où la religion Chrétienne est ladominante, non-sculement ceux où régne la religion Ca-tholique , mais même ceux où l’on fait profession duChristianisme altéré par le schisme ou par l’hérésie.Vbyez.au mot Religion , le détail des lieux qui sontoccupés par des nations Chrétiennes.

CHRETES, lac de la Libye, contenant trois iíles,félonie périple de Hannon.

CHRETINA, Xmtim , ville de la Lusitanie propre,selon Ptolomée, /. 2, c. 5.

CHRINDI. Voyez. Chrendi.

CHRINNI Montes. Fôyrx. Silys.

CHRINNISSsE. Voyez Crinissa.

CHRISTBOURG , ville de Pologne ,dans la PrussePolonoisc , sor une montagne , près du ruisseau de Sis"ê un , 8c du lac de Drauscn, à trois milles de Polognede Marienbourg, Sc à quatre d’Elbing. Cette ville dêson origine à un fort que les Teutoniques élevèrent dansce lieu l’an 1247, & dont Suantopelck , duc de Pomera'nie, s’empara la même année. Dlugojs. p. 7 08, longss"15 , 45 - lat. 50, 46. B audr an d, édit. 1705.

_ CHRIST-CHRUCH ,c’est-à-dire, YFg'JJè de Chris’ville d’Angleterre en Hantsbire , fur l’Avon, à troismilles de la mer , à dix-huit de Southampton. Ses dépu^tés ont séance au parlement, Sc on y tient marché pu'blic. * Atlas de L/âî .

? CHRIST-GARTEN, Hortus - Chrifii , chartreuse*d’Allemagne, dans la Suabe, au nord du Danube , dansla principauté de Oëting, à deux lieues au sud-ouest d eNordlingen.

CHRISTIANA, iflet ou rocher de la Méditerranée»vers la côte méridionale de l’iíle d'e Candie, Sc duritoire de Setia , au couchant du cap Xacro , Sc à cin 4milles seulement de la côte, avec trois autres rocherspresque joignans. Baudrand, édit. 1705, donne p ot jjnoms latins de ce rocher Sagusa , Dia , LetoA-auroit dû nous apprendre où il avoit pris ce nom de^gusa. Pour Dia Sc Letoa, c’étoient deux iíles très-dínrentes l’une del’autre, selon Ptolomée , /. 3 , c. 17 'marque ainsi leur position.

Letoa Insista 54 d. 30 m. long. 34 d. 10 m. l 3 ^'Dia Insista 54 d. 30 m. 3^.4001. '

Sophien croit que Letoa estàpréscnt Chrijìiana>

Dia, elle conserve l'ancien nom. On y a seuse 111ajouté la préposition à l’article d'où s’est formé I e nde Standia. ,

CHRISTIANE. [ Mer ] partie de la mer du No^'entre l’Arnérique septentrionale Sc les terres Arct !< ï u ..^ eau couchant du détroit de Hudson. Elle a été fEEgjjs 'ainsi par les Danois , qui y ayant fait des établi"?^sous leur roi Christian IV, lui donnerent son norn '£ ef -baie de Hudson en fait la principale partie. Elle renme auffi celle de Buton. Baudrand. * „ r rís

CHRISTIANIA , ville de Norwege ,îans la p ^

méridionale de ce royaume, au gouvernenlent d . §0

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