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Snptîon qu’il en fait, il ne dit point dans quel pays ví-voit cette nation.
t ^?®^-C)MITHRENE, contrée de la Médíe, se-lon Ptolomée ,1. 6 , c. 2.
. , ^OROSANE, place forte d’Asie, selon Cédrene,clt l i P ar Ortélius.
CHOROSANITjE.I^«Maurophori.EHORRÉENS ou Horréens , ancien peuple d’A-! e ’ dans l’Arabie. Ce furent ( a ) les premiers habitansu , Pays n de Séhir , qui fut depuis occupé par les Idu-^ e ens. Ils étoient déja puiísans du tems d’Abraham,if long-tems avant la,naissance d’Efaiï. Séhir, fort difi-er ent d’Efaii, étoit leur pere ( b ). Les enfans d’EsaiiConquirent le pays de Séhir ; ou se mêlèrent avec les"Orréens , descendans de Séhir ; car on ne íaít paspomment cela s’est fait; mais on fait qu’ils íont tou-jours regardés comme ne faisant qu’un même peuple,a yant leur demeure dans l’Arabie Pétrée (°) dans l’A-fabie Déserte , au midi, Sc à l’orient de la terre deChanaan. ( a ) D. Calmet, ( b ) Genes. c. z6, f. 20 , 21 ,c ; 2 4> t.. 6 , &c. 26 , f. 20. ( c ) Douter, c. 2 , t. 1, c. 53 ,2. Judic. c. 5, f. 4.
On trouve les noms des Horréens dans un sens ap-Pollatif au III e livre des Rois , c. 21, f. 2 , ou les inter-prètes l’ont traduit par Optimates , les Grands ; Heroes ,* es Héros.
CHORS , abbaye de France, en Bourgogne , audiocèse d’Autun. Ce font des religieux qui suivent lare gle de saint Benoît.
. CHORS A, ville de la grande Arménie r-iselon Pto-Cmée 5 /. 5, c. 13 , Ortélius soupçonne que c’est la villedo Cars, qu'il écrit Chars ; mais il n’a pas fait té-dexion que Chorfa doit avoir été fur l’Euphrate , ScMe la ville de Cars n’y est point, mais fur une ri-v iere qui se jette dans l’Araxe.
CHORS ACI Sc
CHORSARI, Voyez. Chorsori.
CHORSEUS, X -.nos, fleuve de la Palestine, selon.rtélius , qui n’en dit point autre chose, sinon qu’ilMe Ptolomée. Ce dernier, /. 5 , c. 15 , le fait voisin dêêvilse de Dora, Sc le nomme Cherseus. II le donne,d°n pas â la Palestine, mais à la Phénicie. Baudrand ,1682 , dit que c'est une petite riviere de la Pales-j lrie » aux confins de la Phénicie ; qu’elle se déchargeMus la mer de Syrie, entre le Mont Carmel Sc Ptole-?aïde ; qu’eiie est nommée Cisson parles Hébreux Sc^ocata, par les modernes, 8c qu'enfin Ortélius l’ap-P e lle Corso. Baudrand devoit bien nous dire dansMol ouvrage d'Ortélius il a trouvé cela ; ce n’est pasdu moins dans le trésor géographique, où il n’y a rienMi en approche.
. CHORSIA , petite ville de Grâce, dans la Béotie ,e sen Pausanías , /. 9 > c. 24. Kuhnius lit Corsea ScM s se grec , Kigeux ; mais Etienne le géographe , quil lte Pausanias , écrit Chorjia. Suidas dit Corfix ,
au pluriel.
,,y- HORSORI. Pline, l. 6, c. i5, 8c Solin, c. 49 ,u - Salmas. disent que les Scythes donnoient ancien-ç^ent ce nom aux Perses. Le P. Hardouín, au lieu deHoRsorï , rétablit, fur l’autorité unanime des manus-ç lts > Chorsari, Sc Saumaife veut qu’on doive lireSorsoci ; mot dont le ministre Bochart cherche l’éty-^oiogie 3 p ar une conjecture plus ingénieuse que solide.
Ptetend que les Scythes n’appelloient ainsi les Perses" ® P ar un sobriquet injurieux.
m ORTACANA , Diodore de Sicile , l. 17, nom-^ainsi l a ville d’Artacana.
HORTASO , x-^-î-A, ville d'Egypte, selonlenne le géographe. Quelques-uns , dit il, rapportenttrQ e teine Cléopâtre manquant de vivres pour sesfi p ^ es * les habitans de ce lieu lui en fournirent en1Tj g tt ari ue quantité, que toute l’armée en eut suffisem-lieu l' ^ st ue cette circonstance fit donner ce nom à cefais r mot g rec signifie, nourrir, repaître,
doise • ’ mds question est de savoir, si les Egyptiensgrecque 111 ^ ^ eurs villes des noms tirés de la langue
OrtéljO^^^' lieu de Thrace, selon Cédrene, cité par
Nxén^O^^ÉNE - , contrée de la grande Ar-
• *' íelQ1 » Strabop » A 115*8. Selon cet auteur.
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la Chorzene Sc la Cambise , étoient au nord , dans lesmontagnes du Caucase , fort sujettes aux neiges , Sc ap-parténoient à l'Iberie Sc à la Colchide. Xylander doutesi ce ne seroít pas la Chotatene de Ptolomée, Screnvoie à son trésor, ou dictionnaire géographique, quim'est inconnu. Ortélius , qui soupçonne auffi ce nomd’être corrompu, aimeroit'mieux lire Xersena.
CHORZIANI, peuple d'Asie, selon Prccope. Cou-sin ne nomme pas le peuple, mais le pays , Sc dit :Philimuth, Sc Verus allerent dans la Chorsianine, avecles Eruliens, qu'ils commandoient > Sc s’arrêterent toutproche de Martin. Procope dit , quelques lignes plushaut, que ce dernier capitaine des troupes d’Orient,étoit arrivé au fort de Citharise , à quatre journées deThéodosiopolis, où Valerien étoit campé, * Perjic, 1. 2 ,c. 24, art. 4.
CHOSAIR, ville d’Egypte, fur la côte de la merrouge. Voyez. Kossir.
CHOTA, lieu d’Assyrie. Voyez. Cutj-ia.
CHOTìENA Sc
CHO i ENA. Voyez. Cot^na.
CHO-SIE-ÇHAN, montagnes de Tartarie, situéesdans le désert, a 1 ouest de la riviere de Jo-Choui .* fíijl.générale des Huns , t. 11, p . j 4i ,
CHOTIETZOW, abbaye de filles , ordre de Pré-montré , dans le royaume de Bohême , au cercle dePilsen.
CHOTZIN, petite ville de la Valaquie, íùr les con-fins de la Pologne.
CHOUACOET, riviere de l’Amérique septentrio-nale, dans la nouvelle Angleterre , vers les confins del’Acadie, Sc à l’occident méridional de la riviere deQuinibexci. Champlain , qui s'y arrêta au commence-ment du siécle passé, avant que las Anglois eussent desétablisiémeiîs solides dans ces quartiers , parle ainsi decette riviere, Sc de ce qu’il y remarqua. 11 faut obser-ver qu’il venoit de quitter la riviere de QuinibeKi, la-quelle a conservé jusqu’à présent ce nom sur les cartes.J'emploirai ses propres expressions. Côtoyant la côte ,fûmes mouiller l’ancre derriere un petit iílet, proche dela grande terre , où nous vîmes plus de quatre-vingtsauvages , qui accouroient le long de la côte, pour nousvoir > dansans Sc faisans signe de réjouissance qu’ils enavoíent. Je fus visiter une ifle, qui est fort belle , de cequ’elle contient, y ayant des beaux chênes Sc noyers ,la terre défrichée , Sc force vignes > qui apportent de
beaux raisins en leur saison.Nous la nommâmes
I’isle E>E Bacchus. Etant de pleine mer nous levâmesl’ancre 8c entrâmes dans une petite riviere , où nous nepûmes plutôt, d’autant que c’est un havre de barre , n’yayant de basse mer que demi - brasse d’eau, de pleinemer, brasse Sc demie, & du grand de l’eau, deux bras-ses : Quand on est dedans, il y en a trois , quatre , cinqSc six. Comme nous eûmes mouillé l’ancre, il vint ànous quantité de sauvages, fur le bord de la riviere, quicommencerent à danser. Leur capitaine, qu’ils appel-
loient Honemechin.arriva environ deux ou trois
heures après, avec deux canaux, puis s’en vint tour-noyant tout autour de notre barque. Ces peuples se ra-sent le poil de dessus le crâne assez haut, Sc portent lereste fort long , qu’ils peignent Sc tortillent par derrieree n plusieurs façons > fort proprement, avec des plumesqu’ils .attachent fur leur tête. Us se peignent le visagefie noir Sc de rouge.ce sont gens dispos, bien for-
més de leur corps. Leurs armes font, piques , massues »arcs Sc flèches , au bout desquelíes aucuns mettent laqueue d’un poislon appellé Sìgnoc : d’autres y accommo-dent des os, 8c d’autres en ont toutes de bois. Ils la-bourent Sc cultivent la terre.Au lieu de charrues ils
ont un instrument de bois, fort dur, fait en façon d’unebêche. Cette riviere s’appelle, des habitans du pays »Chuoacoet.
Je fus à terre pour voir leur labourage , fur le bordde la riviere, Sc vis leurs bleds , qui font bleds d’Inde*qu’ils font en jardinages , sémans trois ou quatre grainsen un lieu; après ils assemblent tout autorfr,avec desécailles dudit Signoc , quantité de terre, puis a troispieds de-là, en sement encore autant, Sc ainsi consécu-tivement. Parmi ce bled , à chaque rousseau, ils plantenttrois ou quatre fèves du Brésil, qui viennent de-di-verses .couleurs. Étant grandes, elles s’entrelacent autour
ponte II. r f f