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Tome second. C - F.
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C! A

CIANDU, ville de la Tartarie. SU nord & à troisjournées de la ville des Cianganiens. Ce fut le grandKan Cublaí qui la fit bâtir , & qui y fit construire ungrand Sc beau palais de marbre ornéd’or, selon MarcoPaolo le Venitieii, /, i > c- 6 $- Auprès de ce palais estun parc entouré de murailles, Sc qui a 15 milles de cir-cuit. Dans ce parc font des fontaines, des ruisseaux, desprairies, différentes sortes de bêtes, comme cerfs, daims,chevreuils , sauçons , qui fervent ou aux plaisirs ou à latìouriture du prince, Sc qui font là Comme en réserve pourqu’on les trouve quand il vient séjourner en cette ville.H y vient souvent à cheval pour chasser , il méne aVeclui un léopard aprivoisé, qu’il lâche sur les cerfs Sc fur lesdaims. Au milieu de ce bois est une maison fort jolie,bâtie de roseaux, ornée dehors 8c dedans de dorures Scde peintures. Cette maison, que la pluie ne peut pénétrera cela de commode, qu’on la peut monter Sc démonteraisément comme une tente; car, lorsqu’elle est dressée,elle est affermie par environ deux cens cordons de soie ,Sc les roseaux, dont elle est faite , ont chacun quinze pasde longueur Sc trois palmes de largeur. C’est de quoisont faites les colomnes, les planchers , la charpente Scmême les tuiles ; car des roseaux sont coupés à la lon-gueur des nœuds, Sc en fendant ces bouts par la moitié ils’en fait une espece de tuile creuse , qui, étant mise suríe toit, garantit de pluie 1* maison. Le grand kan yvient passer trois mois de l’année ; lavoir , les mois dejuin , de juillet, 8c d’août, parce que l’air y est fort tem-péré, 8c qu’on n’y sent point les grandes chaleurs. C’estdurant ce tems-là que la maison, dont on vient de parler,est debout; le reste de l’année on la tient roulée Sc dé-faite.

CIANGLI, ville d’Asie, au Cathai, à cinq journéesde la ville de Ganglu, selon Marco Paolo le Vénitien, L2, c. 50. II dit qu’elle est arrosée d’une grande rívíere,qui est très commode à cause des barques chargées demarchandisos, qui y vont Sc viennent, car c’est , ajoute-t-il, une ville de grand commerce.

. CIANGLO , ville de la Chine, dans la province deFokien, au département de la ville de Jenping, cinquiè-me métropole de cette province. Elle est environnée.presque de .tous côtés par la montagne deFung; Sc com-me elle est sor la riviere de Si, qui se joint à la rívíerequi passeà Focheu, cepourroit bien être la Ciangli deMarco Paolo. * Atlas Sínenfìs.

CIANI, peuple d’Asie, dans la Myfie. Tite-Live, L3 2 Sc 33, nomme ainsi les habítans de Cium , ville de cet-te province.

CIANICA,ville de la petite Arménie, dans la con-trée de Melitene , selon Ptolomée, /. 5 , c. 7.

CIANIGANIORUM CIVITAS , ou la ville des‘Cianiganiens , ville de la Tartarie , dans la province deTeuduch » à trois journées de chemin de la ville de Sín--dacui. il y a un grand palais où loge le grand kan quandil vient en cette ville , Sc il y vient assez souvent parcequ’auprès de cette ville sont des lagunes où l’on trouvedes oiseaux de différentes especes , comme des grues,des faisans , des perdrix Sc autres oisoaux. Près de cetteville il y a une vallée où sont quantité de cabanes danslesquelles on nourrit un grand nombre de perdrix pourle service du prince. * Marco Paolo , 1 . 1, c. 64.

1. CÍANIS, riviere nommée dans le Léxíque, de•Phavorin. Ortélius, Thésaurus ,-croit qu’elle couloit auxenvirons de la ville d eCûm.

2. CIANIS , riviere de la Géorgie, dans la Mingre-îie. Elle se rend dans la mer Noire, selon le P. ArchangeLambert!; ou plutôt selon Baudrànd qui le cite ; car voi-ci ce que dit ce pere : Pour la riviere de Cobo, ceux dupays Rappellent aujourd’hui Ciani Skari : elle est ap-pellée dans les cartes Cyaneus , nommée ainsi d’une na-tion qui en habite les rives , 8c qui vient souvent trafi-quer en Mingrelíe.

CIANOS. C’est ainsi qu’on. lit dans Pomponius Mê-la , dans les anciennes éditions des Juntes , p. 27, desAides , p. 28 , & d’Olívarius , comme si c’étoít le nomd’une des iffes de l’Archípel. Vossms , ì n â/. p. 2*1,prétend qu’il faut lire CiA, ÍCoS, de sorte que soíon luic’est le nom de deux istes; mais dans Pline, l. 4, c . 12,au lieu de Cianos ou de , Icos , on lisoit anciennementCyrnus. Les copistes ont pu facilement se tromper enprenant ces deux lettres a, r, l’une pour i’autre. Le P.

C IB

fïardouln voudroit que l’on lût dans Pline CythNOS.* Emend. 69. in\. 4.

CIARTIAM , province de la Tartarie. Marco Pao-lo, /. 1, c. 43 , dit qu’il y a des villes Sc quantité de châ-teaux , qu’elle est sous la domination du grand Kan,Sc que fa capitale s’appelle aussi Ciartiam. On y trouvedans les rivières des pierres précieuses , comme jaspe Scchalcédoine , que les marchands portent au Cathai. Laprovince de Ciartiam est sablonneuse , ayant beaucoupd’eaux ameres qui en rendent le terroir stérile. Lorsquequelqu’armée étrangère vient à passer par-là, les habí-tans prennent leurs femmes , leurs enfans, leurs bestiauxSc leurs meubles , Sc passent dans un pays voisin où il yait du pâturage Sc de bonne eau, Sc ils y demeurent jus-qu’à ce que l’armée ait quitté le pays. 11 seroit d’autantplus difficile de les poursuivre, que le vent qui balaie lelabié efface les traces de leur passage , de forte qu’on nepeut voir où ils sont allés ; mais si c’est une armée deTartares, à qui ils sont sujets, qui doit passer, ils ne s’en-fuient point, Sc se contentent de mettre leurs troupeauxen íûreté , car les Tartares ne payent rien des vivresqu’on leur fournit. Lorsque l’on quitte cette province,on est obligé de traverser durant cinq jours des fables,où l’on ne trouve presque point d’eau qui ne soit amere ,avant que d’arriver à la ville de Lop. Cette ville Sc cetteprovince de Ciartiam, est de l’ancíen Tu.rquestan, ou,pour parler comme Fauteur cité, de la grande Turquie.

CIARUS. Phavorin nomme cette ville dans son Lé^xique , mais fans dire en quel pays elle est. * Ortélius >Thés

CIASÁ , 10'v.na. Quelques éxemplaires portent Yi<á* e *CjEasa , ville d’Asie, dans la Babylonie , selon Ptolo"mée J. 5 , c. 20.

CIBALES, Cìbalis , ville de la basse Pannoníe, selottPtolomée, liv. 2, c. id. Eutrope, liv. 10 ,c. 4. Ammie"Marcellin, /. 30 ,p. 457 , edit. Lindebrog. Sc PàulDia-cre , De gefl Longob. la nomme Cib alm. Lazius croîtque c’est présentement Palma. Baillet , topogr. de*Saints , p. 130 , dit que c’est maintenant Bereczlo. Bdit beaucoup mieux quelques lignes après qu’on ne f a!toù elle étoit; on fait en général qu’elle étoit entre jsSave Sc la Drave, Sc qu’elle étoit l’une des plus consodérables de la province. Elle étoit épiscopale, Sc S. Ein e 'be, son évêque, souffrit le martyre, le 27 avril ; dans I e *persécutions du troisième siécle; mais on ignore si cesofous Dece , ou sous Valerien. S. Pollion , ou Pullí° n ,jlecteur de l’église de la même ville, souffrit le 27 avr 1de l’an 304, sous Dioctétien. La ville de Cibales don 1 " 3naissance à l’empereur Valentinien I; mais dans laso lteelle a été tellement ruinée , que l’on cherche encore aî^jourd’hui la place où elle étoit. On peut voir danszíme les détails de la victoire que l’armée de Constajtin remporta sor celle de Licinius en 314, auprès ®Cibales.

CIBAO , province de Piste de Saint Domingue > f ^Amérique. C’étoit la plus puissante de toutes le provî^ces méditerranées de cetteriste, avant que les Espag^ 0 'en fussent les maîtres. Elle étoit fort riche end’or. Il y a force rochers 8c montagnes » remplisplusieurs sortes d’arbres, Sc particulièrement de hasapins. Elle est arrosée de quantité de torrens & ^ruisseaux, 8c Pair y est fort bon Sc fort sain. * Corn ■ L"De Laet, Ind. occid./. x,c. 5.

CIBARCI, peuple d’Espagne: Ils étoient du dep ^tement de Lugo , conventus hucenfis, selon Pline,c. 20.

CIBARITIS, KiSetplrtf OU Ku&pdV/í , CyBARETIS’ , p.trée d’Asie, près du Méandre. Au lieu de cette d°^ aIlSmaniéré de lire ce nom , qu’Ortélius dit se trouveslas divers éxemplaires de Strabon ; j’en trouve sirsiéme, qui est Cybyratis , Sc c’est la meilleure. j 0 fsainsi dans sédition de Casaubon , /. 13 , p. » ** 0 t,

il est clair que ce nom vient de Cibyra. Vôy eí ^ sA*'On trouve dans Constantin Porphyrogenete,

RLoîis KiSuppalorts, qui est la même choso.

CIBARRffEOTIS. Voyez, l’article précédent. . g ,

CIBDELI. Nom d’un lieu dont parle Vitruve^ £0tI jc. 3 , 8c qui n’étoit pas loin de Troezene. Presq^ u qlles habítans de^ce lieu’avoient les píests g 3teS ’,;j s Wregarde comme un effet de la mauvaise eau ^ ^ u evoient, Pline parle aulE de ce mal aux pieds,