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Tome second. C - F.
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la mer Caspienne le borne au levant. II a au midi îeDaghestan , le royaume de Caret, la Mengrelie & lamer noire ; ,8c il s’étend jusqu’aux Palus Meotídes. Lepeuple qui nous eft présentement connu sous îe nom desCircasses, est une branche des Lartares^ Mahométans ;du moins en ont-ils conservé jusqu’à présent la langue,les coutumes , les inclinations , & même l’exterieur. IIy a apparence que les Tartares CircaíTes , ainsi que lesDaghustans ,-descendent des TartareS , qui lorsque lesSofts s’emparerent de la Perse .'sertirent de ce royaumepour a 11er gagner les montagnes de la province de Schír-van, d’où les Persans ne pouvoient pas ses chasser faci-lement , Sc où ils étoie^t à portée d’erìtrqtenir corres-pondance avec les autres tributs de leur station, quiétoient alors en possession des royaumes de Casan ^c d’As-tracan. Les CircaíTes font à peu près faits commeses au-tres Tartares Mahométans : ils font bazannés , d’unetaille médiocre, mais''bien renforcée , le tour du visagelarge 8 c plat, les traits grossiers , les cheveux noirs ,qu’íís rasent de ia largeur de deux doigts,-depuis le frontjusqu’à ía nuque, à l’exception d’un toupet qu’iís con-servent sur le haut de la tête. íls portent un manteaude feutre , ou de peau de mouton noué fur l’épaule avecune aiguillette, mais ce manteau ne couvre qu’une par-tie du corps , de forte que quand ils font à la campagne,ils le tournent selon le vent pu .la pluie. Leurs armesfont l’arc Sc la flèche, mais píusieurs d’entre eux com-mencent à le servir avec adresse d’armes à feu.

Scaliger en fait les peuples les plus perfides 8 c les plusbarbares de tous les hommes; mais cela doit s’entendrede ceux du Daghestan. Les autres fe défont peu-à-peude leur barbarie > depuis qu’ils font fous la dominationRuflienne, & qu’ils font en commerce avec les chré-tiens. Les femmes font bien faites,ont le visage beau,le teint blanc 8 c uni , 8 c les joues bien colorées. Ellesfont familières, de bonne humeur, Sc civiles envers lesétrangers’ mais fans tirer à conséquence. Elles n’accor-dent que les menues faveurs , Sc ce qu’òn-appelle ordi-nairement la petite oye, à ceux qui s’y prennent de labonne maniéré, c’est-à-dife;?, pâr la voie des préfens. Lepeuple ne leur pardonneront pas une infidélité. Leshommes peuvent épouser plusieurs femmes , maïs ordi-nairement ils fe contentent d’une. Quand un hommemeurt fans enfans, son frère est obligé d’époufer fa veuvepour lui en faire. Ils marquent beaucoup de tristesse à lamort de leurs parens : ils enterrent les morts sert hono-■ rablement. A î’enterrement de quelque personne de dis-tinction on sacrifie un bouc, qui est choisi avec des cé-rémonies fort extravagantes. La peau de ce bouc estsuspendue ensuite à tine longue perche , au milieu duvillage, devant laquelle les Circasses viennent faire leursadorations avec beaucoup d’empressement. Cette peauy demeure suspendue jusqu’à ce que , à la. mort d’uneautre períònne de qualité > on en mette une autre. Voilàà peu près en quoi consiste la religion des Circaíïes; ce-pendant la religion grecque y a fait quelques progrès de-puis quelque tems.

Les CircaíTes font bons hommes de cheval, commeles autres Tartares ; ils se nourrissent de la chasse, deleur bétail Sc de l’agriculture : Ils sont adroits voleurs >fans employer cependant la force ni la violence, commeceux du Daghestan. Vers les bords de la mer Caspiennele pays est fort stérile; mais vers les. frontières duDaghestan 8 c de la Géorgie, le pays produit toutes sor-tes de légumes Sc de fruits. On y trouve des minesd’argent, vers ses montagnes du Caucase. C’est de lapartie montueuse de ce pays que viennent ces chevauxCircaíïes, tant estimes en Russie, bien plus pour leurvitesse que pour leur beauté..

Les Circasses ont des princes particuliers de leur na-tion , auxquels ils obéissent > & ceux-ci font fous la pro-tection de la Russie. Ce peuple peut faire en tout vingt-mílle hommes armés.

Leur religion est presque toute payenne. Ils fe fontpourtant circoncire , Sc observent plusieurs autres céré-monies qui font voir qu’ils prétendent être Mahomé-tans; mais ils n’ont, ni moulhas , ni mosquées , ni Al-coran. La justice, qui est administrée par ceux de la na-tion , fe rend au nom du czar. Leur ville capitale estTerkí. Depuis que le czar a étendu ses conquêtes jus-Hue-là * il a mis garnison dans toutes les villes, & n’a

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laissé aux Circasses, pour demeure, que les bourgs, sesvillages. * Hiít. gén. des Tatars. ' -

A u nord du Caucase, allez avant dans íes terres , estla ville de Cabartei , capitale d’un canton nommé iaCabarpinie. Ce canton est au midi dé la partie orien-tale de la Circassie. * De Rifle, Atlas.

CIRCEII, ville des Volsques, en Italie, près du pro-montoire Circeien ; c’est-à-dire , au pied du mont Cir-cello. Pline dit qu’elle étoit autrefois entourée de lamer, & entierement isolée ; sur quoi il cite l’autoritéd’Homere, Odyjs. »' v. 194. Le P. Hardouín, accusePline de n’avoir pas bien entendu le poète grec > 8 cprête à ce dernier une allégorie assez ingénieuse. L’iísede Circé, dit-il, c’est la terre entourée par tout l’Océan,8 c Hornere l’appelle, v. 13 5 , &. a' , v. 70 , ’Aiala , c’estla même qu’il appelle , é v. 300 duJímoç , parcequ’elle produit tout ce ce qui est nécessaire à la nour-riture des hommes. Hornere , donne à Circé un frerenommé iEéte ; c’est-à-dire, terrestre. II feint

qu’ils avoient l’un 5c l’autre le soleil pour pere, 8 c poufmere la nymphe Perla, file de l’Océan. Ce frere deCircé ou de la terre , est la vigueur de la terre , causéepar le íoleil, 8c nourrie par les eaux de l’Océan. C’estainsi que les mythologistes s’éxercent à trouver un sensphysique ou moral , dans les fictions d’Homere, quoi-que vraisemblablement il n’y ait jamais entendu tant definesse.Theophraste. qui, selon le témoignage de Pline,est le premier étranger qui ait écrit avec foin , touchantles Romains » parle de cette iíle, dans le livre 5 c. 9,de s histoire des plantes , qu’il a, écrit fous Nicodore»magistrat des Athéniens, c’est-à-dire, l’an dè Rome449 , 8c dit que l’iíìe de Circeii avoir quatre - vingtstades, c’est-à-dire , dix mille pas de grandeur. Plineconclut delà, que tout ce qu’il y a de terre autour decette ville 8 c de cette ifle, outre les dix mille pas decircuit, dont on vient de parler, est un accroissementqui a été ajouté à l’Italie. Sur les ruines de cette villeest présentement un village nommé Santa Félicita.Ortélius a été trompé quand il a cru que c’étoit présen-tement Civita Vecchia , qui en est à environ soixante8 c dix milles.

CIRCELLO, [Monte] cap d’Italie, <íáns la Cam-pagne de Rome. C’est une fort haute montagne, qui pa-role une iste étant environnée de la mer de Toscane,vers le midi, 8c des Palus Pontines au nord. * Baudrand ,édit: 1705.

CIRCENSIS. Dans la conférence de Carthage , c-138, p. 274 , édit. Dupinians.. on trouve Fortunat évê-que de Constantine [Êcclefïa Conflantinienjîs. ] C’est semême siège d’Afrique , dans la Nomidie, qui est nomméCircensis ou Cirtensis , selon les divers éxemplaseres de la notice d’Afrique. La ville de Cirta, si fameusedans les écrits des anciens, a donné lieu au nom de Cìt~tenfis. Elle est nommée dans l’itínéraire d’Antonin , se'Ion l’éxemplaíre du Vatican, Circa Colonia, 8 c c’est <se-là qu’est venu le nom de Circensis. Elle prit le nomConstantine, à cause de Constantin le Grand, ^c’est le nom qu’elle poste encore à présent. Voyez. CiR' 1 ’*8c Constantine.

CIRCESIUM ,»K iMéirtù>. Eutrope l’appelle Circ£ s 'su m , ce qui est une faute des copistes ; car Paeanius sisetraducteur grec dit fort bien K.."*w/a avec un , de tropà la vérité. Eutrope, Breviar. 1 . 9, c. z , parlant de la ®° stde l’empereur Gordien , dit : Le soldat lui érigea llílmonument à vingt milles de Circessum, qui est une siseteresse appartenante encore aux Romains , au pied dlaquelle passe l’Euphrate. La notice de l’empire,met Circesium dans le département de l’Osrhoëne- L®pitohn, Hijt. Aiigujl. p 331 » e'dit. Roi. Steph. 1 ) 4 $ fl8°. appelle cette forteresse Circeium Castrum,^ ^qu’elle étoit aux frontières de Perse. II prétend que c elà que fut élevé le monument dont même íi rapPf.l’inscnption. Ammien Marcellín, /. 23 ,p. 262 , e'dA -debrog, l’appelle Cercusium, 8 c dit que c’est une P®forte, très-sûre Sc bien bâtie , dont i’Abora 8 c l’EuP' ira o .entourent les murs 8c en font uneespéce d’ífle. H a ) oUt 'seL’empereur'Díoclétien la trouvant petite 8c trop ex? ^fée, l’environna de murs 8c de hautes tours ; cela eu c _forme à ce que dit Procope , JEdific. I. 2 , c. 6. y' 1 ’ 1 -. j esion , forteresse dans la Mésopotamie , à Pend rose 0 (

fleuve Morras se décharge dans l’Euphrate.

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