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levoît des Romains Sc avoir été construit par l’empereurDioctétien. Mais Justinien, voyant qu’il avoit été relis-nient ruiné, par l’injure dutems , qu’il étoit abandonné,té rebâtit, & en fit une ville fort grande & fort considé-rable. On ne l’avoit pas enclos tout-à-fait de muraillesau tems de Dioctétien ; mais feulement jusques furle bord de f Euphrate, où l’on avoir élevé deux toursaux deux côtés , dans la croyance que ce fleuve le défen-droit aster de ce côté-là. L’Euphrate ayant miné parla fuite du tems le pied de la tour , qui étoit ducoté du midi, de telle forte qu’elle sembloit prêtea tomber, à moins qu’on ne la réparât promptement,Justinien soutint la tour, 8c continua la muraille le longde l’Euphrate. II en éleva une autre en dehors , à l’en-droit où les deux fleuves fe rencontrent, & il rendit laPlace imprenable.
CIRCESTER. Voyez. Cirencester.
CIRCIDIUS , riviere de l’iste de Corse, selon Pto-témée, /, J, c. z. Elle a fo n embouchure dans la partieoccidentale de cette ifle. Léandre Sc les interprètes dePtolomée disent que c’est présentement le Pianello.
CIRCINITANUS , siège épiscopal d’Afrique, dansla Byzacene. La conférence de Carthage fait mentiond Athenius , son évêque. Harduin. colleli. conc.CIRCIUS. Voyez. Taurus.
CIRCIUS VËNT.US. Les anciens nommoient ainsiVent fort 8 c impétueux , que Favorin , Apud Aid .Gell, 1. 2 , c. 2 , dit avoir pris son nom de ce qu'il fouflecn tourbillon. Aulugelle, qui le dit, ajoute qu’il faitp grands ravages dans la Gaule. Sénéque, Natur. quasi.J- S » c. 17 , dit, que quoi qu’il renversât les maisons ,le s Gaulois ne laistoíent pas de lui rendre grâces de cesta'il apportoit à leurs pays la salubrité, en purifiant
1 air; Sc qu’Auguste séjournant dans les Gaules , fit^ceu de lui ériger un temple , qu’il fit bâtir en effet,vline dit, /. 2, c. 47. Dans la province de Narbonne,1 ? plus remarquable de tous les vents c’est le Circius.Auífi violent qu’aucun autre , il roule en droite ligne
long de la côte de Gêne jusqu’à Ostie. Il est non-salement inconnu aux autres pays, mais même il n’ar-IlVe pas jusqu’à Vienne, ville dê la même province;Uste montagne médiocrement haute l’abat 8 c l’arrêteav ant qu’il vienne jusques-là. Le pere Hardouin ditstUe ses François l’appellent Nord-Ouest-Nord : ille trompe, i°. En ee qu’il n’y a aucun rumb de ventParmi } es trente-deux de la boussole, qui s’appelle ainsi.
2 • En ce qu’il ne répond éxactement à aucun de cestr ente-deux rumbs; mais celui dont il approche le plus,e ^>selonleP. Briet, le Nord - Ouest - quart a
Ouest.
, OIRELLA , Carillu , Cerelli , bourg d’Italie , dansa Galabre citérieure , fur le bord-de la mer, entre Bel-^tédere, Sc Scala , proche l’ifle de même nom. Atlas dee Assse, Atlas de Robert , Naples mérid.
OIRENE. Voyez Cyrene.
OIRENCE8LER, ville d’Angleterre , en Gloces-^ er shl re> Eii e est située fur le Churn, à douze milles,311 . ~ e st de Glocester. Du tems des Romains elle s’ap-P ,°it Corinium ou Durocornoviùm , Sc étoit importante;
déchue, ayant été fort maltraitée parjj S taxons Sc par les Danois. Gibfon, dans la table où■ ex plíque les noms géographiques, employés dans lar oniq Ue saxons, qu’il a fait imprimer, remarque quee tte ville y est nommée Cirrenceastre , Cireces-j, Ere ou Cx rcestre. II ajoute, selon Cambden , Lesre ton s disent Caer, Cori 8c Caer Ceri' , d’où ilP a jort qu’est venu le nom Saxon ; mais Somner aimet Ieux le dériver de Cirran , mot saxon qui veut diret p arce qn'en cet endroit les chemins consulairesvifl demains, se croisent. Gibfon nomme cette mêmep e . Cicf.ter. Gale, dans son commentaire fur lane j. le d’Antonin, qui concerne la Grande Bretagne,£ d Pas dans cet itinéraire Duro Cornovio , mais Durol’an l ° ' ^ re marque que c’est Corinium Dobunorum dec e /l ^tée de Ravenne. II écrit le nom moderne Ciren-Vie^ j ^ dst que l’un Sc l’autre nom vient de la ri-Vrlr j^% rw ’ ce qui est plu? vraisemblable. * EtatJ ent de la grande Bretagne , c. 1 , p. 66 ; long. 15 *
CìR 3t ‘ 51 ’ 24 ’. m ‘
fi-m. ENZA , ville du royaume de Naples , dans la■JCate, dont elle est la capitale , fur la riviere de
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Brandano » au pied de l’Apennin. Elle est le siège d’unArchevêque. Quelques-uns la nomment Acerenza ,c’est la même qu’ACHERONTiA, long. 33,40, m. latit.4°, 48 m.
CIREZ. De l’ifle , Carte du Paraguay , nomme In-diens Cirez une nation de l’Amérique méridionale auParaguay, dans l’Urvais , à l’orient de la riviere d’Ur-vais, 8c au couchant de la riviere d’igai, encore voisinede fa source.
CIRIADA, lieu municipal, ou bourg de l’Attique,dans la tribu Hippothoontide, selon Etienne le géogra-phe^ 8c Hefyche.
CIRIGI , riviere de l’Amérique méridionale , auBrésil, Sc dans la capitaine de Ciriji, à laquelle elledonne le nom , que l’on a corrompu en celui de Sere-
È ippe, comme le remarque Gaspard Barlay, cité paraudrand , /d. 1705. Voyez SerreGippe.
CIRIS, riviere des Brutiens, selon Lycophron. Onlit auísi Coeris Ks/jus. C’est une riviere de Calabre ,nommée présentement Caldano , comme dit GabrielBarri. * Ortel. Thef.
CIRIS AN O , Cyterium, bourg d’Italie, dans la Ca-labre citérieure, avec titre de principauté, au pied duMont Apennin , a quatre milles de Cosenza.
CIRNA, montagne de l’Afrique propre , selon Pto-lomée, /. 4, c. . 3 -
CIRNTJS. Voyez Cyrnos.
CIRO, ou lo Ziro , en latin Cirum , petit bourgd’Italie > au royaume de Naples , dans la Calabre cité-rieure , près du cap d’Alice, à neuf milles d’Umbria-tico. C’étolt autrefois une ville épiscopale. Voyez Cri-MISA.
I.CIRPHIS » ville de Gréce, dans la Phocide, selonStrabon, /. 9 , p- 416. Elle étoit dans les terres auprèsdu mont Parnasse.
2. CIRPHIS , montagne de Gréce, dans la Phocide,tout auprès du Parnasse , selon le fcholiaste de Pindare.Strabon , 9, p. 4x8 , dit : devant la ville [ de Del-
phes] est au midi le mont Cirphis. Il est escarpé, Sc ily a entre deux un bois qu’arrofe le fleuve Plistus , 8 cnon pas plusieurs fleuves, comme portent les ancienneséditions latines.
C’est aujourd’hui le mont Stiva , voyez' ce mot.CIRPI, Reu qu’Antonin met entre Ulcifia Castra &a d Herculsm Castra , à douze mille pas de l’un Sc del'autre. H ne lui donne que le nom de Mansion ou gîte.La notice de l’empire, Jèft. 57. met, fous le départe-ment de la Valérie Ripense, les cavaliers Dalmates enquartiers d’hiver à Cirpum équités Balmatœ. Cirpi. IIfalloit que ce fùt alors quelque chose de plus qu’unesimpté Auberge, Voyez Carpi 2.
CIRRA ou Cirrha , ville ancienne de Gréce , dansla Phocide; c’étoit le port de mer des habitans de Del-phes. Elle étoit dans une campagne , qui en prenoit lenom de Cirrh^i Campi. Eschine, dans se haran-gue, contre Ctésiphon, fait mention d’un peuple nom-mé Cirrkœi. Toureii, dans ses œuvres , t. 4, p. 358 , ex-pliquant , dans une remarque , ces paroles de la mêmeharangue, il est une plaine qu’on appelle Cirrhée , Scc.dit : elle "empruntoit son nom de Cirrhe, ville de laPhocide , située au pied du mont Parnasse ; en quoi ilfe trompe; car cette ville ne pouvoit être au pied dumont Parnasse, 8c être en même-tems un port de mer,comme elle étoit, selon le témoignage des anciens. Ilexplique les Cirrhéens par les habitans de cette ville.Pausanias nous apprend qu’elle s’appelloit ancienne-ment Crissa, 8 c c’est fous ce nom qu’elle est marquéedans la carte de l’ancienne Gréce par de l’ifle. On croitque le nom moderne est Aspropiti. * Paufan.ï. it>,p. 609. Strabon , 1 . 9 , p. q.18.
CIRRHADIA , contrée de l’Inde, au-delà du Gange,selon Ptolomée , l. 7, c. 2, où croissoít le meilleur par-fum de cette espece, que les anciens nommoient Ma-labatbrum ou Malobathrum ; ce lieu n’étoit pas le seulqui en produisit. Horace, l. 2, Ode y, lui donne l’épi-thète - de Syrien, parce que les Romains le tiraient deSyrie. Dacier expliquant ce vers, Malobathro Sirio ca-píìloS, dit : c’est la feuille d’une bette qui croissoít auxIndes, dans le pays de Malabar, vis-à-vis des ífles Mal-dives. De-là on l’apportoit en Syrie , ouïes marchandsRomains l’achetoient [peut-être au® le tiroient-ils de
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