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Tome second. C - F.
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royaume d’Angola, où elle reçoit la rivière de Cubegi,g. passe au pied d’une montagne où est la capitaineriede Cambambo, d. se grossit de la petite riviere de Mo-ços Se de celle de Lucale , entre les embouchures des»quelles est Maffingano. Elle reprend la route vers l’occi-dent septentrional & forme une iíle , vis-à-vis de la-quelle, au midi occidental, est la capitainerie deMuchima,p. arrose Colomba , d. & reçoit enfin les eaux de la ri-vière de Calueala, avant que de se perdre dans í’OcéanEthiopien, entre ìa pointe de Palmerino & le cap Ledo.* De l’ifle , Carte du Congo. -

1. C O A RI. Bourgade de l’Amérique méridionale, àí’embouchiire de la riviere de même noitì dans celle desAmazones. G’est la derniere des six missions desserviespar les miffionaires carmes Portugais.

2. CO A RI. Riviere de l’Amérique méridionale. C’estune des principales rivières qui vont se rendre dans l’A-maZone,du côté du sud entre S. Paul, & la bourgade deCoari , qui lui donne son nom.

COATAISIS. Voyez. Cotaisis.

COATAN , montagne de l'Amérique au Méxique,dans la Guatimala Se au pays des Uzalcos. Elle est re-marquable , parce qu’elle jette souvent des flammes, d'oùvient qu’on la nomme le volcan de Coatan. * Baudrand ,édit. 1705.

COATRvE. Voyez. Choatr®.

1. COBA. Voyez. Chobat.

2. GOBA, bourgade de l’Arabie Heureuse , dans lesétats du scherif de la Mecque , à l’orient un peu septen-trional de la Mecque 8c dans les montagnes. * De l’I/lc,Carte de la Turquie.

On croit que c’est 'l’ancienne Carna, dont parle Pto-lomée, 1. 6, c. 2 8 , & qu’il dit avoir été la capitale desMi n n ai , peuple de l’Arabis Heureuse.

COBÂNDI, peuple de la Germanie , selon Ptolo-mée, 1.2, c. u , dans la Cheríonnèfe Cimbrique > fur lacôte orientale; ils étoient quelque part dans le Sleswig.

GOBE, ancienne ville marchande d’Ethiopie , dansle golfe Avalise, selon Ptolomée, /. 4, c. 7.

COBIALUS, selon Strabon, l. 12 , p. 544- Quel*ques-uns ont cru qu’Homére nommoit ainsi la ville d’-dE-Gialus, auprès de Cromma, parce qu’au lieu de K^ifuurc'Aìytáhavrt ,8cc. qu’on lit présentement dans l’iliade, B. v.855 > 'R lisoient Kínifitav Ka/S/x^vre.

COBII, lieu d’Egypte , dans la Maréotide » selonPtolomée , l. 4 , c. 5. On ne sait si c’étoit une ville ouun village ; car cet auteur ne qualifie point les lieuxnommés dans la liste où ce nom se trouve.

COBIJA, port Se village de l’Amérique , sur la côtedu Pérou, à la hauteur de 22 degrés 25 min. de latit. Laplupart des voyageurs prennent ce port pour celui de laville d’Atacama, qu’ils placent sur la côte; mais commeFrezier, dans son voyage de la mer du Sud , c. 1, p. 248,a avancé que la ville d’Atacama, est quarante lieues dansles terres, 8c que Cobija en étoit le port, je vais rappor-ter ce que ce voyageur en dit : on trouvera au mot Ata-cama , quels auteurs font du sentiment contraire. Le.port de Cobija est reconnoissable, dit Frezier, parce quedepuis Morro Moreno , qui est dix lieues au vent, laînontagne vient en montant jusqu’au-deíïiis de l’anse oùil est , Sc delà elle commence un peu à baisser ; de sorteque cet endroit est le plus haut de la côte. Cette recon-noiflance est plus sure que celle des taches blanches qu’ony volt , parce qu’il y en a quantité dans toute cette côte.Quoique nous n’y ayons pas été, ajoute-t-il, je ne lais-serai pas d’insérer ici ce que j’en ai appris des voya-geurs François, qui y ont mouillé ; ils disent que ce n’estqu’une petite anse, d’un tiers de lieue d’enfoncement, oùl’on se met à 18 oU 1 S brasses d’eau fond de fable ; on yest peu à couvert des vents de sud 8c de sud-ouest , quisont les plus ordinaires fur cette côte. Pour mettre piedà terre il saut débarquer entre des pierres qui formentun petit canal vers le sud , qui est,le seul où les chalou-pes puissent aborder fans risque.

Le village de Cobija, est composé d’une cinquantainede maisons d’Indiens , faites de peaux de loups marins.Comme le terroir est stérile, ils ne vivent ordinairementque de poissons , de quelque peu de mais 8c de topinam-bours ou papas qu’on leur apporte d’Atacama, en échan-ge du poisson qu’ils lui fournissent. II n’y a dans le vil-lage qu’un petit filet d’eau un peu salée j Sc pour tout

arbre on y voit quatre palmiers 8c deux figuiers, qui pÇÙ*vent servir de marque pour le mouillage ; il n’y a pointd’herbes pour les bestiaux , on est obligé d’envoyer lesmoutons dans une coulée vers le haut de la montagne ouils en trouvent quelque peu pour subsister.

Comme ce port est dénué de tout, il n’a jamais étéfréquenté que par les François qui , pour s’attirer lesmarchands, ont cherché les endroits les plus proches desminières 8c les plus écartés des officiers royaux, afin defaciliter le commerce 8e le transport de l’argent 8c desmarchandises. Celui - ci est le plus près de Liges & dePotofl , qui en est néanmoins éloigné de plus de centlieues de pays désert.

COBILANA, ville de Portugal, dans la province,de Beyra. On la nomme aussi Covilhana , à six lieuesde Guarda, avec une forteresse ; il y a treize paroisses >quoique l’on n’y compte que douze cens habitans. Jail-lot dans fa grande carte n’en fait qu’une bourgade fur lariviere de Zezare.

COBILUS , riviere d’Asie, dans la Bithynie, au ju-gement d’Ortélius qui cite Valérius Flaccus. Hermo-laiis croit que cette même riviere est nommée CrobialusYLfupUtos par Apollonius. Ortélius doute si cette riviereest différente duCoBULATUs de Tite-Live. Voyez.ce mot.

COBIOMACHUS , ancien village des Gaules , en-tre Toulouse & Narbonne , selon que nous l’apprendCicéron, pro Fonteio , c. 5. Ortélius aimeroit mieux lireCobiomagus , qui est une terminaison plus gauloise?car, comme il le remarque très-bien , l’antiquité fournitautour de trente noms ainsi terminés. On croit que c’estprésentement Cabaignac. * Baudrand , édit. 1682.

COBLENS ou Coblentz , ville d’Allemagne,dans í’électorat de Trêves , au confluent du Rhin & dela Moselle , d’où lui vient le nom latin de Confluentes ,8c Confluentia. II en est fait mention dans l’itinéraired’Antonïn , qui la met à neuf mille pas d’ Antunnacu'fl 18c a vingt-six de Vïneum ou Bïngium . La notice de l’em-pire Jecl. 64, y met p ot! r garnison milites defenfores. Arm-inien Marcellin , dit qu’au tems de Julien l’apostat, stn’étoit resté lâ qu’une tour , c’est-à-dire un fort petitchâteau. Cette ville est belle, bien bâtie 8c assez peuplée,dans un terroir fertile avec des montagnes remplies dsvignobles, à distance égale entre Mayence 8c Cologne-L’électeur 8c archevêque Gaspard de Leyen , a mis 1 ®ville en l’état où elle est. Ses fortifications consistent endix bastions revêtus avec des ravelins.

Au milieu des courtines est un fossé large 8e profond,excepté àux deux côtés de l’angle que forme la rencon-tre du Rhin 8e de la Moselle, auxquels ces deux riviè-res fervent de fortification. Cette ville étoit autrefoisimpériale. C’est aujourd’hui la résidence des électeurs deTrêves, à qui elle appartient, long. 25,8'latit. 50, 24'-

* D’Audifret, Geog. ,t. p. 232.

COB 0 NAS 3 [ Les ] peuple d’Afrique , dans la C 3 'frerie , fous le tropique du Capricorne, entre des mon-tagnes , à l’orient de celles de S. Thomas. II est An-thropophage. J’ai remarqué ailleurs que ce mot ne J edoit pas toujours prendre à la lettre, Sc qu’il ne signm sautre chose sinon des peuples qui ne font gueres connus-

* De L Isle, Carte du Congo 8c du pays des Castes.

COBORIS, iíle de la côte de l’Arabie Heurem e '

dans la merdes Indes, selon Pline , 1 . 6, c. 28.

COBOURG. Voyec. Coburg.

COBRE £ R1 o J, riviere d’Afrique. Voyez. A **

GOBER. ^

COBRYS, KS£puî, ville de la Thrace, selon Ftinn^-le géographe. Scylax dit dans son périple que c’étoi £ville marchande des Gardiens. , j e

COBUCLA , lieu d’Astique , dans laTingitane. Antonin le met entre Ténia longa 8c *tina , à vingt-quatre mille pas de l’une 8c de l’a« tr f' .

COBULATUS . riviere d’Asie , dans la Bxthyn ie>selon Tite-Live, l- 38, c. 15. Ortélius trouve ^°^°r^ ce sK,ao'?«î''í dans les fragmens de Polybe , Sc dout^ 1 q 0 „deux noms ne signifient pas une même riviere q u ^ le .bi lus de Valérius Flaccus, Sc le Kça~LAas d’Ap°'‘°^ s

COBUM, riviere de la Colchíde. Elle a fa s° u ^. e , /.Ie Caucase, 8c coule chez le peuple Suani , selon P xn ^

6, c. 4- Arrien en fait auffi mention dans fon^énpPônc Euxin, 8c l’appelle XSSV wTXftU. Voyez. Chob