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Tome second. C - F.
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5Z2, COT

Sardíque. II met outre cela les ruines d'un mur très-Iotìgdans la partie méridionale du Costegnaz, 8c qui a étéautrefois bâtie pour fermer la Romanie a l’occident.

COSTILE, ifle de l’Archípel, près de Stanco , c’estla même que celle de Syme ou Simie. Voyez. Syme.;

COST 0 BOCI, ancien peuple de la Sarmatie, en• Europe , selon Capít°^ n » Mar. Aurel. Ammien Mar-cellin, /. 22, c. 8, les nomme Costoboc®. Ptolomée,

■ /. 3 , c. 5 i les appelle CoestoboCi , YLadíax-oi.

COSTOUGES, village de France, dans le Rous-sillon , à la droite de Prats de Mouliou , entre cetteville 8c celle d’Arles, à trois quarts de lieues de S. Lau-rent de Cerda, 8c à onze ou douze dé Perpignan. Ce.lieu étoit autrefois considérable 8c même la principaleparoisse de S, Laurent de Cerda-, au lieu qu'à présentce n’en est que l’église succursale, desservie par un sim-ple vicaire.. Çepçndant cette église est remarquable. Latradition du pay? veut, que le pape saint Damase l’aítfait bâtir, parce que ce lieu étoit la patrie de sa mere :cela sent bien l a fable ; ce qu’il y a de certain , c’estque cette petite église est très-ancienne , puisqu’elie aun beau porche qui servoit autrefois aux Catéchumènes.Elle est voûtée de grosses pierres de taille , fort épaisses,en anse de panier. On y remarque une très-haute grillede fer qui ferme le sanctuaire » & qui est d’un très-beautravail- Quelques-uns écrivent Costoujas. * Piganiolde ln Force, Desc. de la France , t. 6 , p. 446.

COSWICK, petite ville d’Allemagne , dans la HauteSaxe, 8c comprise dans la principauté d’Anhalt. II y aun château, 8c un bailliage, possédé par la branche deZerbts, ainsi que plusieurs autres villes. Hubner. géog.p. 560.

COSYRA. Voyez, Cossyra,

C O S Y RI, ancien peuple des Indes , selon Pline ,1.6, c. 17, il étoit vers les monts Emodes.

COSYRUS , iíle voisine de Selinus, ville de Sicile,selon Etienne le géographe, qui trouve encore une ville& une riviere de même nom. Surquoi Ortélius observequ’il y a présentement ati même endroit trois ifles , nom-mées Tre-Fontane.

COSYTdE, ville d’Ombrie, selon le même Etienne,qui cite la Periégese de Ctesias.

COTA , bourgade des Indes , dans le Malabar, aunord-est de la ville de Cananor. Elle a eu autrefois son.roi particulier,.8c c’étoit un de ces roitelets que P-yrard »p. 2.63 , dit dans son voyage*, qu’il ne sauroit compter.MM. Sanson 8c Baudrand en parlent après Davity. Del’Iíle n’en dit rien.

COTACE , ville d’Asie , dans l’Arie, selon Ptolo-mée , 1.6, c. 17, fCoîájíij.

. COTACENE. Quelques exemplaires de Ptoloméeportent ce nom , au lieu de Catarzena. Voyez cet.art.

COTsEA, KoitxU , ville de la petite Arménie , selonPtolomée , /. 5 , c. 7. Quelques exemplaires portentCoRTjEA.

. COTYENA » ville de la petite Arménie , dans la pré-fecture nommée Muriana, selon le même géographe.

C OT AI S 18 , ou Co ataisis, ville des Perses, enIbérie, près du.Phafe, selon Agathías, 1.2, & 4.

COTAM. Voyez. CoTTAN.

GOTAMBA , ancienne ville de la Perfide » selonPtolomée , l- 6, c. 4.

COTANA, ancienne ville épiscopale d’Asie, dansla seconde Pamphylie , selon la notice de Hiérocles.Ortélius observe, que dans le concile d’Ephése il estfait mention d’Acace, évêque, Cotannorurn [ il faut lireCotanorurn\ dans la Pamphylie. Ainsi Cotana est un nompluriel.

COTANTIN, ou Coutantin, contrée de France,dans la baste Normandie : une partie forme une pres-qu’iíle qui s’avance dans l’Océan. Le Cotantin est bor-né au septentrion » 8c a. 1 occident, par la mer Britanni-que , a l’orient pat so Beffin, 8c au midi par l’Avranchín.II a été connu des anciens fous se nom de Castra Con-stantin t dit Piganíol de la Force , 8c a pris celui qu’ilporte aujourd hui de la ville de Coutances, qui en est lacapitale. Le climat est affeZ tempère, mais cependantfroid Sc humide. Le pays est rude , ayant des coteauxfréquens 8c des vallées. Il est aussi très-couvert, à l’ex-ception des paroisses dubord de la mer , où le vent 8c lasaline rongent les arbres. Les eaux y font partout çom-

COT

modes 8 c en abondance » chaque maison ayant presquetoujours fa fontaine , ce qui forme quantité de ruisseauxqui fe déchargent dans cinq rivières principales »Sienne , I’Airon , se Souiè., le Tar 8c 1 e D ay. Ellessont toutes- poissonneuses , 8c font moudre quantité demoulins.

On trouve aux environs de Carentan de grandes pi" alrries , herbages 8 c pâturages , ou l’on nourrit une grandequantité de bœufs Sc de vaches , : du lait desquels on fa l£d’excellent beurre. On- éleve encore dans ce pays deschevaux qui sont estimés pour leur légereté 8 c pour lew rbonté. -, -

La forêt de Garcy est l’unique de ces cantons» 8c atrès-peude bêtes fauves. Les garennes de Mont Martin»de Créence, 8c de quelques autres paroisses maritimes»ont une grande quantité de lapins que l’on transporte 3Rouen, 8c même jusqu’à Paris , aussi bien que les po* 1 "lardes 8c chapons gras. Les habitans sont. vifs , subtils’prudens 8c laborieux. Les principales villes du Cotant 111sont,

Coûtantes, capitale,. Valogne,

Saínt-Sauveur » Carentan,

Cherbourg, - Ville-Díeu,

Barfleur, Granville, 8 cc.

COTAT I, OU CofATTE, ou Cotate, ville del’Inde, dans 1 a presqu’iíle en-deçà du Gange , au pe £ltroyaume de Travancor ( a ) > dans les terres, à quatrelieues du Cap de. Comorin, au pied des montagnes q utrendent le cap fameux pour les merveilles qu’on en ra-conte. Car plusieurs assurent, que dans cette langue n eterre qui n’a pas plus de trois lieues d’étendue, ontroiiY een même tems les deux saisons de l’année les plus opp c "fées » l’hiver 8c l’été , Sc que quelquesfois dans unjardin de cinq cens pas en carré, on peut avoir le, plai"de voir ces deux saisons réunies, les arbres étant chas*

gés de fleurs 8c de fruits d’un côté, pendant que de l’ al1 'tre ils sont dépouillés de toutes leurs feuilles ( b ). Ce t£ ®ville est devenue fameuse en Europe , 8c dans toutes I e *Indes, par 1a prédication de saint François Xavier. Co nrme elle termine le royaume de Travancor au sud ,n’est pas plus à couvert que le reste du pays, des couss-®des B A D a G E s , qui viennent presque tous les a« sroyaume de Maduré, faire 1e dégât dans les terres^ 1 *roi de Travancor. Quoiqu’elle soit une des princípayde ce petit état, elle est partagée entre les ministres 3royaume, qui en ont usurpé toute l’autorité. L’église o 0 ®Jésuites fe trouve située dans le quartier du principalces ministres. On a été plus de douze ans à se bad r 'quoíqu’elle eût pu l’être dans six mois » parce que £officiers, qui n’ont d’autre dieu que leur intérêt, ^soient à tous momens suspendre l’ouvrage pour tiret ^l’argent. Cet édifice- n’est considérable que parle lieu 0on l’a élevé » le sanctuaire Sc l’autel, étant placés à 1 edroit même qu’occupoit 1 a cabane où S. François Xa^fe retiroit le soir, après avoir prêché le jour à ces P^ l(pies. C’est à cete cabane que ses Gentils mirent I eun nuit, pensant le faire périr dans les flammes. L? ,banefut, dit-on, réduite en cendres , fans que lequi y resta toujours en prières, reçût 1a moindre at £edu feu. Les Chrétiens , pour honorer ce lieu y Prent d’abord une grande Croix ; 8c ensuite on Y? nte s>l’église dont nous venons de parler. ( a ) Lettres e'difi a ^, J.t. 3 , p- 209. ( b ( lbid. t. 5, p. z8, 8c 45. Long-

8 m. lat. 8 d. . ‘$c

C O T A TIS , petite ville d’Asie, en Geetg^capitale du pays d’Imerette fur le Phase , ave c ç,£ [0 ÍCchâteau fur un rocher, au pied des montagnes of g\e.autrefois se résidence ordinaire des rois de^stChardin, en son voyage, t. 2 , p. 108, dit : g e uve

un bourg bâti au bas d’une coline fur le bord 1 n0 rn-du Phase. Les historiens grecs du sixième sié c ^ e llment Cotese , 8c en font une place d'iMpo^^^n’y a présentement que deux cens maison 3, j^nce-grands 8c les palais du roi font autour à quelqu 0 ^ ^ p 3 rCe bourg n’a ni fortifications ni muraíU es j atout ouvert, excepté_aux endroits où le fleure

is

tagne Renferment. De l’autre côté dufl euve ’.. alJ bas* r ,1 celle 8 mi-

di! bourg, 8c sor une coline plus haute que c ede laquelle il est situé , est la forteresse dé L° a

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