cou
comme parle le P. le Jay dans fa traduction de Denysd’HalicarnaíTe. De-là les Sabins dít-il, se répandirentdans leRéatín possédé par les Aborigènes, fur lesquels ilsP n rent Cotynes, la principale ville dupays. * AntiquitésRomaines, 1 . L. c. 49 , p. 145.
COTYORA , ancienne ville grecque , dans l’Asieinineure, au pays des Tibaréníens. C’étoit une colonie,*°ndée par les habitans de Synope , selon Xénophon,dans l a retraite des dix mille » 8c Suidas. Le premier, ’ ^5 ,«■./» que c’étoit un port de mer où les Grecs? eiïJ barquerent ; 8c l. 6 , c. z , après avoir navigé un8c une nuit par un bon vent, on arriva à Sinope.
I donne le géographe > Hefyche 8c Ptolomée, /. 5, c. 1,*, a nomment Cytorum, K»,»/>«> j les interprètes de cedernier diíènt que le nom moderne est Comana , enquoi j e crois qu’ils se trompent. Pline , /. 6 , c. 4,*appell e Cotyorum , 8c Strabon, l. n » p. 548, Co-
"^°ROS , K,71 tap*?.
COTYRGA , ville de la Sicile, dans l’intérieur duP a >s > selon Ptolomée. Simler croît que c’est la Corco-n ' la num d’Antonin.
COTZIANUM , ancienne ville de la Phrygie ,‘don Jornandes, De regnor. Suc ce J]', p. 135.
COVADÏNÁ. Village d’Italie, dans l’état de Venise,fcntre Ire vise & la Píave. Corneille trompé par un arti-dle des voyages d’Edouard Brown en a fait une ville.COUAMA. Voyez. Cuama.
COUANTON. Voyez, Qu anton.r CO V ARRU VI AS, village d’Espagne, dans la vieilleCastille, vers les montagnes de Cogollos & la rivièredArlanZa, à six d’Aranda de Douro, du côté du nord.Quelques géographes disent que c’est un reste de l’an-c * e nne Augusta nova. Voyez, cet article, au mot■^ugusta.
COUBELS » fort des Indes, dans l’ífle d’Amboine.C est l e même qui est nommé Chateau Victoriaduns l’article d’Amboine. II est aux Hollandois commel °ut le reste de l’iíle.
COÛCHAHAR , petite ville d’Asie, fur la route dej, m ytne à Tocat, à deux lieues du Dousbag , lac d’où‘ °u tire beaucoup de sel, ce qu’exprime son nom qui^ e ut dire place de sel. * Tavernier, Voyages, t. 1, 1 .1, c. 7», COU CHE, petite ville de France, en Poitou, diocèse® Poitiers » fur une petite rivière qui se jette dans leCiaîn.
COUCHES, bourg de France, du diocèse d’Autun»a Us ia Bourgogne, entre Autun, Montcenis , Chalon** û caune. II y a un prieuré, fous le vocable de S. Geor-p s > qui fut uni en 1624 au collège des Jésuites d’Au-Un - L’église collégiale de S. Nicolas fut fondée, en 1464,l £ ar Mouise de la Tour, épouse de Claude de Montagu,^Tjel descendoít de la premiere race royale des ducs, e Bourgogne. Saint Martin est archíprêtré & paroissej^Qocèse d’Autun. II y a un hôpital desservi par despileuses , 8c une châtellenie & baronnie. Le prieuré,P aro *® aie ' Pbôpital & la châtellenie font duç 1 la ge d’Autun, dans la partie de Couches appellée^Qyauté. L’églife collégiale 8c la baronnie font du^'tch ,a ^ e de Montcenis » dans la partie de Couches enêd;, ’ * Garreau , description de la Bourgogne,
. C 'YUCO ,pays d’Afrique, dans la Barbarie, au royau-6 Alger. Ce pays , qu’on appelle communeme _° nta gne de Couco, étoit autrefois un royaume qui auotmé des princes d’une grande réputation qui aidèrent? c ° n quéri r l’Espagne. Mais à présent les Arabes » Bere-« es Sc Azaeues, qui habitent cette montagne, quoique, e F* de leur origine & aimant ^indépendance, font dansZ ^Eesse Sc dans la misère. Us n on J P°.“* de ^mmerce®y ec leurs voisins de peur d’être réduits par les Algé-riens a filins, P r , nlftpart des autres Ara-
“ r 0ut à cause de se difficulté de la montagne ou lesdg Uf>es ne peuvent aller fans s’exposer Q tom , ^.^tée í nbusca des. On ne peut y parvenir que dJ ec beaucoup de peine ; & les Arabes qm 1 habitentsavent facilement , en faisant rouler des rochers leu-^fnt, abîmer une grande armée.
Le pays est situé entre Alger 8c Bugîe. II tire son nom
5,7 3 4
COU Sis
d’une ancienne ville à présent détruite ; elle étoit ieséjour des rois qui y avoient fait construire un superbepalais. Cette ville étoit entourée de rochers au pied de lamontagne qui étoit couverte de villages 8c des hameauxfort peuplés. Elle avoít un port appelle Tamagus, cùelle faífoit le commerce du miel, de la cire 8c des cuirsavec les Marseilloís.
Les habitans de cette montagne, qui est leur uniqueretraite, font ennemis irréconciliables des Turcs depuisle commencement du XV e siécle, que Selím Eutemi,prince Arabe, chef de la nation qui habitoit le pays deMutijar ou Motigie ayant été appellé pour gouvernerles Algériens, fut tué par Aruch Barberousse. Seremeth-ben-el-Cadi, pour lors roi de Couco, parent du prince,craignant que l’userpateur ne s’emparât auífi dè se»royaume, fit alliance avec l’Espagne, & promit d’âideraux Espagnols à faire des conquêtes dans le royaumed’Alger, 8c il les favorisa de tout son pouvoir.
En I54 1 - lorsque Charles V. fut arrivé devant AI geavec une puiílànte armée , le roi de Couco lui envoyrdes provisions, & 3000 Arabes armés pour lui faciliterles chemins, 8c servir de guides à ses troupes ; mais dèsque le secours fut parti, se roi, ayant appris 1e mauvaissuccès de l’empereur , le s rappella incesiamment. LesAlgériens voulurent se venger de cette action, Assan-Bacha envoya une armee de trois mille Turcs pour affié-ger le roi de Couco dans fa vilse , qui ne se sentant pasasiez fort demanda la paix. Elle sel fse accordée moyen-nant une somme considérable ; 8c en attendant cette satis-faction , afin d’obliger les troupes d’Alger à se retirer,il leur remit en otage Hamet ben-el-Cadi son fils. Peude teins après les deux nations se réconcilièrent 8c s’al-lierent par 1e mariage d'Assa n» avec la fille d u roi qui futconduite à Alger. Cette alliance attira beaucoup d’habi-tans de Couco dans la ville d’Alger , pour lesquels lebacha avoít beaucoup de complaisance ; & leur ayantmême permis d’acheter des armes dans la ville , ilsvenoient en foule pour s’en munir. Les soldats Turcsjaloux de ces voisins, qui pouvoient dans l’occasion seservir de ces armes contr’eux, se mutinèrent là-dessus,8c n’ayant pu obtenir du bacha que cette permission fûtrévoquée , ils se révoltèrent contre lui, s’en saisirent 8cl’envoyerent lié à Constantinople , où ils firent repré-senter à Soliman II, que ce bacha vouloir se faire roid’Alger par 1e secours des habitans du Couco. Ces deuxétats se firent souvent la guerre, mais elle fut toujoursterminée à l’avantage des Algériens.
Au commencement du XVII* siécle le roi de Coucòlivra aux Espagnols son port de Tamagus , dont les Al-gériens se saisirent bien-tôt après. Dans la fuite, voyantque les Arabes voisins avoient toujours quelqu’intellí-gence avec l’Espagne , ils s’emparerent de la ville dùCouco 8c du plat pays, & obligèrent le roi de sc retiresdans la montagne avec tous ses sujets. Les montagnesdu Coucô font abondantes en grains, en fruits 8c enbestiaux. II y a de belles vallées, de charmans coteaux,d’agréables prairies & d’abondantes sources de très^bonne eau. C’est où se réfugient ordinairement, avec leurargent, les deys d’Alger, lorsqu’ils craignent la mort ouqu’ils veulent àbandonner le pesant fardeau dii gouver-nement. Mais quelquefois ils ne sent pas ses maîtres deprendre ce parti, 8c on les prévient lorsque leur desseinest pénétré. * Vaugier du Tajfy , Histoire du royaumed’Alger , p. 146.
C O U C Y , château en Picardie , entre Laon & larivière d’Oyse. Son nom latin est Codiciacum. II appar-tenois à l’archevêque de Reims du tems des Carlovin-giens ; mais fur la fin du X e siécle ses archevêques lelaissèrent aux moines de S. Rémi, qui 1e donnerenten fief à plusieurs chevaliers. Anguerand de Bove futseigneur de Coucy, sous se régné de Philippe premier»8c ses descendans de ce seigneur jouirent, de mâle e»mâle, de cette seigneurie jusqu’au régné de Philippe seBel. Alors Anguerand IV. étant mort fans enfans, st eutpour héririer íbn neveu Anguerand de Guines, ^ t01 Çfils d’Alix de Coucy 8c d’Arnoul, comte de Gmoes , 88de cet Anguerand V , descendoít Marie 8e Coucy q U jvendit cette terre à Louis, fils de France, duc d Orléans,dont le petit-fils » Louis, fut roi de France , 8c fa filleClaude , épousa François I, par où cette terre a été réunieà la couronne.