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Tome second. C - F.
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y yo CRI

Crimée ; mais ils ne font sujets, ni au kan, ni au grandseigneur. Ils demeurent furie rivage occidental de la merNoire, entre Fembouchure du Danube 8 c la riviere deBog. Ils ressemblent aux Tartares de Crimée ; mais ilsles surpassent en bravoure. Ils se nourrissent de leurs bes-tiaux & de l’agriculture, le brigandage est leur princi-pale occupation. Ils ne connoissent point la paix , 8 c lors-qu’on envoye des armées contr’eux, ils fe retirent dansdes marais vers le rivage de la mer, d’où il est pres-qu’impôffible de les chasser. Ils fe réunissent aux Tarta-res de Crimée dans les grandes expéditions. Ils n’ontpoint de kan & vivent fous le commandement de leursmirzas. Ils peuvent mettre fur pied environ trente millehommes.

II ne reste » pour achever la description des mœurs deces Tartares, que de parler de ceux de Kouban, qui ontauffifait partie des premiers Tartares de Crimée- Ceux-cídemeurent au sud de la ville d’Azoff, auprès de la rivierede Kouban qui fe jette dans les Palus Méotides. Ils ontcessé d’être soumis aux kans de Crimée, depuis plus decinquante ans ; mais ils ont choisi dans cette famille unkan qui est entièrement indépendant de tous ses voisins.Les Koubans ont quelques bourgs Sc villages fur la ri-viere de Kouban ; mais la glus grande partie d’entr’euxne vivent que fous des tentes » au pied du mont Caucase,qui leur sert de retraite , lorsqu’ils font poursuivis parleurs ennemis. Ils font des courses jusqu’au Volga »qu’ils passent souvent en hiver , pour enlever les Cal-mouks 8 c les Nogaïs. C’est pour arrêter leurs incursionsdans le royaume de Cafan -, qu’on a fait élever un grandretranchement proche la ville de Towía, qui va du Vol-ga au Don. Les peuples ne différent en rien de ceà deCrimée ; mais ils ne font pas si aguerris, Sc ont moinsde subordination entr’eux. Ils peuvent mettre fur piedenviron quarante mille hommes. * Histoire générale desHuns, t. i , p. 293 , t. n, p. 375,390, 8 c fuiv.

CRÏMENDA. Voyez. Cri m.

CRIMESUS. Voyez. Crimisus.

CRIMISA ouC rimissa , promontoire d’Italie»au pays des B ru tiens , selon Strabon, /. 6. Etienne ymet une ville de même nom auprès de Crotone 8 c deThurium. Lycophron , v. 911 , fait auíli mention de cepromontoire à l’occasion de Philoctete, qui étant revenudu siège de Troyes , fut reçu dans le pays de Crimiía,dont il passe pour avoir été le fondateur , aussi bien quede Macalla. Apollodore , cité par Strabon, /. 6 , appelleChone, la ville située fur le promontoire Crimiía, 8 cdit que de-là,les habitans de cette contrée furent nom-més Chones. Strabon lui-même, /. 6, appelle cette villeCrimissa ; 8 c ce qui prouve que Potterus a eu tort de direqtie Petitia étoit la même ville que Crimiía , c’est queStrabon, après avoir parlé de la premiere, dit clairementque Crimissa étoit une autre ville dans ces quartiers-là,bâtie par Philoélete , 'r,--72 Peéi ^ i sr«A«?«'Kg<'«;?<*aînés ri-5 ilvras- Le pays est nommé Chonie par Lycophron,v. 9S3.

1. CRIMISUS ou Crimissus, riviere dTtalie , aupays des Salentins. Etienne le géographe en fait men-tion. Elle a son embouchure dans le golfe de Crotone.

2. CIMISUS, Crimissus, ou Crinisus, riviere deSicile , qui, selon Cellarius , fe jette dans la riviered’Hypfas. Clavier 8 c Samson assurent que c’est aujour-d’hui Belice defiro.

CRINISSA. Germanicus, dans ce qu’il a fait furAratus, appelle ainsi une iíle , dans laquelle il rapportequ’Aries.fiis de Neptune , fut changé en bélier. Orté-líus soupçonne qu’il faudroit lire Criunesus , c’est-à-dire,l’iste du Bélier. Cette iíle est auffi fabuleuse que le fait

meme.

CRIOA , bourg de l’Attique, dans la tribu Antio-cheide, selon Etienne le géographe & Suidas.

CRIONERO, r ^® re de Natolíe , en Asie. Sonancien 110m est MalaS. Elle coule à Sida , aujourd’huiCandelor , 8 c fe rend dans la mer.

CRIQUE, petit port ou havre formé par la nature,& où des barques Sc autres petits bâtimens fe peuventretirer.

CRIQUETOT L’ENNEVAL, bourg de France ,en Normandie, au pays de Caux, entre Goderville 8 cGonneville , à deux lieues de saint Join 8c de la mer,au milieu d’une belle campagne qui produit des grains

CRO

Sc des lins. II y a haute justice, on y tient marché tousste®lundis , 8 c deux foires tous les ans.

CRISE. Voyez. Chrysa.

CRISEORUM Oppidum. Frontin, /. 3, c- 7, parl e

de cette ville , Sc dit qu’elle fut prise par stratagème parClisthéne. Ortélius juge qu’il faut lire CyrrjEoruM» f urF autorité de Polyxnus » /. 6.

CRISPAE. Voyez, au mot ad, Farticle ad Crispas.

CRISPIANA , lieu de laPannonie. Antonin le wetfur la route de Sirmium à Carnuntum , entre Ulwi &Murfa, àvingt-six mille pas de la premiere , Sc à vingt-'quatre de la seconde.

CRISPITIA, ville de laDacîe Ripenfe, c’est-à-dh^»au bord du Danube. II en est fait mention dans la noticede l’empire » fett. 31.

CRISSA -, ancienne ville de Grece, dans la Phocide-Quelques-uns Font confondue avec Cirrha ; mais P t0 'lomée, Pline Sc Strabon les distinguent. Cette ville -selon Strabon, 1 . 6 , p. 259, donnoitle nom de Criss$ uSSinus au golfe qui en étoit voisin, Sc qui fait partie dugolfe de Corinthe. Elle ne fubsistoit déja plus du tem sde Strabon; il paroít pourtant qu’on l’avoit relevée avan £Pline, /. 4, c-i, qui en fait mention. Le P. Hardou*^dit que c’est présentement Salona , Sc que le golfe estgolfo di Salona. II a raisen, pour le nom du golfe imais Salona est trop loin de la mer íùr une riviere ; atIlieu que Crissa conserve encore son nom au bord de Bmer aufond du golfe. Ce n’est plus qu’un pauvre village

CRISSENON, CriJJenonium, abbaye de filles, deFo s "dre de S. Benoît, en France » dans la Bourgogne , al1diocèse , 8c à cinq lieues, au midi, d’Auxerre , Sc à un®de Cravan. Hugues de Montaigu , évêque d’Auxerre > 'ímit des religieuses Bénédictines. Cette abbaye a été fo stillustre ; elle vaut aujourd’hui 9000 lív.

CRISTINAUX, sauvages de F Amérique septesl''tronale , dont on prétend que le pays propre est au n°ydu lac supérieur , où ils font la traite avec les Franç° jS ’Us alloient auffi la faire dans la baye d’Hudfon-lorsffi 10les François en étoient les maîtres.

CRISTONfEI. Stobée nomme ainsi un penp*®voisin des Scythes , Sc dit que les femmes s’y brûlost^avec les corps de leurs maris. Cette coutume est enco seen usage dans les Indes.

CRISTOLIUM. Voyez. Christolium.

CRISTOPOLIS. Voyez. Christopolis.

CRISTALA, ancienne ville d’Asie , dans la Cty'padoce , selon Hérodote , l.j, c. 26.

CRISTENSI, ancien peuple d’Ethiopie, fous 1 '^'gypte, selon Pline, l. 6 , c. 30.

CRITHOTE. Scymus de Chío , p. 29 , la noin^K ftB-mé , 8c Scylax , ville ancienne de la Cherí°

nèfe de Thrace, fur la Propontine. * Pline, 1. 4 , c-

CRIUMETOPON; c’est-à-dire, le front duBélst 1 "'promontoire de Fille de Crète. C’est aujourd’hui I esaint Jean de Fille de Candie.

CRIUNESUS. Voyez. Crinissa. a

1. C R I U S , bourg municipal de F Attique , & 0Suidas.

2. CRIUS, riviere duPéloponnese dans l’Achaïe ^g ^a íà seurce aux montagnes qui font au-dessus de P a *' e

Sc se perd dans la mer auprès d’Egyres, au rapj?° sPaufanias, /. 7 , c. ult.

3. CRIUS. Voyez. Creius. „ja

CRIXIA, ville d’Italie , dans la Ligurie.

en fait mention, Sc la met entre Aqu<t Sc Ca ^ 1 jnSimler dit que le nom moderne est Crossera, v ^j R o,Montferrat. Cluvier aime mieux que ce soit il. Equi en est à deux milles. . <- Je

CROATES. [Les] On appelle ainsi les h^ t£Llila Croatie. n é air

CROATIE, [La] pays de Hongrie. 11 est ^ qU ínord-ouest par la Carniole , au nord-est par l a j3 0S íde ala sépare de l’Esclavonie ; plus bas elle a 1 *. ; g e a ul’orient ; la Dalmatie au midi, Sc le golfe d® % eS fia-midi occidental. On y comprend la Morlaq uie-bitans font nommés par les Allemands Cfo ate ^ }baten, 8 c le gouverneur est qualifié BannUS &<>

Les places de la Croatie font,

Chrasto^ ítZ '

Carlstadt capitale, Petrínia,Casthanowitz , Segna ,

Sisseck.