Band 
Tome second. C - F.
Seite
556
JPEG-Download
 

556 CUC

avec tous ses sujets. * Mémoires fournis par M. De Gui-gnes , auteur de l’hift. générale des Huns.

CUBAGUA , petite isle de l’Amérique > découvertepar Christophe Colomb, en 1498» entre 1 isle de la Mar-guerite & la terre-ferme , au nord de l’embouchure del’Orénoque, au douzième degré de latitude septentrio-nale. On y pêchoit alors une quantité prodigieuse deperles, ce qui la fit nommer l’Ifle des Perles. En 1509,D. Díegue Colomb , fils de Christophe, y fit un éta-blissement, & on y bâtit une jolie ville, qui fut nom-mée Cadix, & située dans un très-bon port, auprès du-quel il y a une fontaine, dont seau odorifírente Sc mé-dicinale , surnage sur celle de la mer lorsqu’elle s’y dé-charge. Pendant plusieurs années il se fit des fortunesimmenses dans cette ists , par la pêche des perles, puis-que des historiens assurent que le quint pour le roi ymontoit tous les ans à quinze cens ducats ; mais bientôtles plongeurs Lucayons , qu’on y avoit menés, 8c qu’onne ménagea point, périrent tous jusqu’au dernier, Scles perles disparurent pres’qu’en même tems des côtesde Piste, dont les terres , n’étant bonnes à rien , ellefut abandonnée. * Hift. de S. Domìngue , t. 1.

CUBALLUM, place forte d’Asie, dans la Gala-tie. Tite-Líve, /. 38 , c. 18 , en fait mention. On enignore la situation.

CUBDENSIS , siège épiscopal d'Afrique, dans laprovince proconsulaire ,selon la conférence de Carthage,qui fait mention de Thomas , son évêque. Hardouìn ,Collect. cône.

CTJBENA, ancienne ville d’Asie, dans l’Arménie,selon Ptolomée » /. p , c. 13. Elle est Tailleurs peuconnue.

CUBI. Voyez, au mot Bituriges.

CUBULTERINI, ancien peuple d’ítalîe, se-lon Pline, l. f, c. 5. II étoit quelque part vers la Cam-panie.

CUBUS CANOPI, lieu délicieux , aux fauxbourgsde Constantinople. Pierre Gilles dit > qu’on l’appelleprésentement AGiaParasceve, Sc il croit que dutems de Justinien on appelloit le même lieu SaintLaurent.

CUCADMA, selon quelques exemplaires de Ptolo-mée, /, 5 , c. 9. Cucunda , selon d’autres , ville de laSarmatie , en Asie , auprès de la riviere de Burcus.

CUCAQUA. C’est le nom que quelques Auteursdonnent au Miciffipi.

CUCASBIRI » forteresse de Thrace, selon Procope,De JEdific. I. 14, c. 11. C’est une des places que Justi-nien fit construire dans la province de Rhodope.

CUCHIVARA, riviere de l’Amérique méridionale.Voyez. PuR US ,

CUCHTER. Voyez. Tostar.

CUCCI , selon le livre des notices, seéi. 5 6. ancienlieu de laPannonie , près de la Save. L’itinéraire d’An-tonin la met entre Bononia Sc Cornacum , à seize millepas de l’une Sc de l’autre, & la nomme aufíi Cucci. Simlercroît que le nom moderne est Cerosicka ou Curusca.

CUCIOS, fontaine d’Ethiopie, près de la mer Rou-ge , fur un promontoire assez près du port d’Isis , félonPline , /• 6, c. 29. JLe P. Hardoúin doute s’il ne faudroitpas lire Coracios, parce, dít-il, que Strabon met en celieu-là une contrée de ce nom.

CUCO. Voyez Couco.

CUCUENI- Voyez CuQUENI.

CUCUJAENS.afibaye d’hommes, ordre de S. Be-noît, en Portugal » dans le diocèse de Coimbre, sous letitre de S. Martin, 8c dans une petite ville de mêmenom» compofee de trois cens feux.

CUCULLJEou Cuculli : la table de Peutîngerporte CuCULLE » forteresse de la Norique. Eugippe,c. n, dit, dans la vie de saint Severin : Le saint Hommeétoit arrivé à une forteresse, nommée Cuculles. In Cas-tellum cid erat Cucullir ’vócabulum. On croit que c’estaujourd’hui ICuchel, bourgade de Bavière.

CUCULUM , , ancien lieu d’Italie, aux con-

fins des Maries Sc des PéliAoes , assez près d’Albe dansla voie Valerienne, selon Strabon, l. 5 , p. 2.38.

CUCUNDA. Voyez Cucadma.

CUCURULU., fleuve de l’Amérique méridiona-le, au Pérou; il est grand Sc poissonneux, aux pays desCanisiens; c’est tout ce nous en apprennent des Mission-

CUE

vaires qui ont fait établissement fur íes bords. * Lct-tres édifiantes, t. 2 , p. 183. ,

CUCUSSUS , ville épiscopale de la seconde Armé-nie , Sc non pas de la Cappadoce, comme le dit Cedre-nus. C’est la même que Cocufum de l’itinéraire d’An-tonin, & CocussA de Socrate, surnommé le Scholast 1 'que. Théodoret ditqu’elle avoit été fous la Cappadoce»qu’ensuite on l’avoit annexé à la petite Arménie. CaiW tedit qu’elle étoit située sur les confins de lìrnpire Ro-main. Le comte Marsilli la nomme Cusum , par cor-ruption , 8c dit que l’évêque Jean [ S. Chry sostóme JSc quelques autres y furent envoyés en exil. Baillet. Top-des Saints , p. 160, parle ainsi de cette ville : CucusB'ou Cocuse, petite ville d’Arménie, au pied du mon cTau ru s , fur les confins de la Cappadoce, dans un cli-mat fort rude' Sc dans une contrée déserte, où saint Paul »évêque de Constantinople, fut relégué , puis étrangl epar les Ariens , l’an 351. * Or tel. Theíaur.

CUDOT, dans le Gatinois , au diocèse de Sens, atrois lieues du rivage d’Ionne , à sept lieues ou enviroj*de la ville de Sens , entre le midi Sc le couchant. Ce n’ej*qu’un simple village , situé fur les hauteurs , par-delà l apetite riviere de Caiíè , qui íè jette dans l’Ionne, à Ce-zy ; mais il est devenu mémorable dans l’histoire p_ afrapport à une sainte fille qui y prit naissance au douziè-me siécle. Elle se nommoit Alpaïs , qu’on prononçâtvulgairement Aupa'ies , fille d’un pauvre paysan, nom-mé Bernard, qui l’exerça dès sa plus tendre jeunesse. aporter du fumier. Dès l’âge de douze ans, elle se distinguapar sa piété ; elle devint, par la suite, couverte d’uncespece de lèpre, & dans un état à ne pouvoir se remues»n’ayant de libre que la tête & la main droite. Elle étoitsouvent ravie en extase, sur-tout aux jours des grandesfêtes, 8e en cet état elle parloit de Dieu aussi doctemc sltque les plus habiles théologiens ; cela lui duroit plu-sieurs jours : elle. eut auísi le don des prédictions » demaniéré que les plus savans de ces pays , allerent eílêtre témoins Sc s’entretenir avec elle. Robert , aute usde la chronique de S. Maríen , assure, qu’en l’an 1180»il lui avoit parlé plusieurs fois : Cum ea fane pluries roi'locutus , fateor , obflupuï. Les religieux de l’abbaye de§Eschallis , de l’ordre de Cîteaux , qui est peu éloign^ ede Cudot, en furent témoins , Sc l’un d’entr’eux écrivitfa vie, qui est entre les mains de Fauteur de cette note »mais gâté par l’humidité. Ce que Robert de S. Mariesen écrivit, passa depuis dans les chroniques des auteusSpostérieurs, 8c Pierre de Natalibus n’a pas oublié cettesainte paysane ; Morin dans son histoire du Gâtinois »p. 696, dit, que vers l’an 1244, frere Jean , de l’ords^des Mineurs de la province de Bourgogne , a écrit a Mplement la vie de la vénérable Alpaïs. * Notes coWif iitniquéespar Le Beuf.

CUDRAE , Kyjç«<, siège archiépiscopal de l’Orieu '

CUDREFIN , petite ville de Suisse , dans le cantode Berne , à une lieue de Neuf-Châtel.

CUDUTAî. Voyez Codutje. f

I. CUENÇA , Concha , ville d’Espagne, dans £nouvelle Castille, Sc dans le pays de la Sierra, dont eest la capitale , avec un évêché suffragant de l’arebeché de Tolède. Elle est sur une coline entre deux u a ^tes montagnes , Sc entre deux petites rivières qu Jment le Xucar. Elle s’appelloit anciennement “ 0 ^j eSQuelques auteurs prétendent qu’elle étoit la capitaleanciens Concani. Voyez ce mot. Son évêché fut anC j, 0 nnement établi à Valéria. Le plus ancien évêque ^ cOÍÍ -en connoisse est Eusebe, qui assista au quatrièmecile de Tolède , tenu en 633. Alfonse IX , ayantcette ville sur les Maures , y transféra l’évêché d eria , l’an 1221 , Sc Jean Yanez en fut fait prem_ iesque. Le chapitre est composé de treize dignitafie^/^.vingt-six chanoines , de dix prébendiers, de d° nZe e n-prébendiers , de vingt-quatre chapelains , de doufans de chœur , de quatre pfalmistes , Sc de de»chantres ; fans compter plusieurs autres chants^siciens pour la musique instrumentale. L’évêche .

fur trois cens quatre-vingt-quatre paroisses , ? ar Q ae te »quelles il y a deux cités, qui font, Cuença-^. - r j e s»fur quatorze villes , huit archiprêtrés , vingt v3 , a pést e -cent trente bénéfices simples , sept cens deux c ^ st te gcnies , une église collégiale, qui estBelmonte , °fa a ítc& íSun couvens , neuf cens heroútages » deux mi