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Tome second. C - F.
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íèpt à huit pieds. Ils le reconnoissent par le bled ouï esttoujours plus court au-dessus de ce mur qu’aux autresendroits. II est assez difficile de deviner ce que c’étost,vu la quantité d’autres restes de murs que l’on rencontreen fouillant dans ce champ. A I e ^- ee mur est un puitscreusé dans le roc , couvert d’une pierre de sept piedsde diamètre , Sc percée au milieu d’un trou rond de dix-huit pouces.

Le grand chemin de Dînant, au sortir du village, esttraversé par des restes de petits murs de deux à quatrepieds , éloignés les uns des autre's de deux Sc de cinqtoises. Sur ce chemin , à quelques deux cens pas de l’é-glise, on a fouillé & l’on fouille encore , dans une piécede ferre inculte pour chercher & ramasser du tuíleau àfaire du ciment .pour les fortifications de S. Malo , Scl’on y a trouvé plusieurs vestiges d’ancie-ns bâtimens. Lepremier qui fut découvert est une espece de petite ci-terne, de six pieds en carré , qui avoir du côté de l’estune rigole, Sc une autre au sud de huit pouces en carré.Le pavé en est couvert d’une chape de ciment de quatrepouces d’épaís, au-dessus est une voûte pleine de terre.A deux toises .plus haut, vers le nord, fous une pierrebrute de trois pieds , il y a une pierre de taille de cinqpieds six pouces , fur quatre Sc demi de large , & deseize pouces d’épais, On a fait fouiller à côté pour sa-voir ce qu’il y avoit dessous. On l’a trouvée enchâsséedans une maçonnerie . faite d’une façon singulière. Cefont de petites pierres, Sc dés morceaux de tuile platejettés fur un enduit de ciment bien uni , Sc recouvertd’un autre enduit de ciment applani de même par-dessus :îl y en g plusieurs lits les uns fur les autres. Après avoirdémoli tout à l’entour, on n’a trouvé que d’autres pier-res de taille plus petites, 8 c au-dessous de la maçonnerieà chaux 8c à fable. A deux toises plus haut, on a trouvédans une espece de chambre de douze pieds en carréenduite de ciment, une cheminée de cinq pieds de lar-ge , quí exhaloit la fumée par deux canaux de tuile d’unepiéce, cimentés aux deux coins. Ces canaux font de dix-huit pouces de haut Sc de six en carré. Aux deux côtésopposés , ils font percés de trous carrés , longs de cinqpouces fur un Sc demi de large. A cinq toises de cet en-droit , étoit un petit corridor de quatre pieds de large ,pavé de pierres carrées de quatorze pouces, dont le grainest plus fin Sc la couleur plus verdâtre que celles duP a ys, avec un enduit de ciment par les côtés. A l’ouestste la même chambre étoit une espece dé canal voûté,de deux pieds de large Sc de deux pieds 8 c demi de haut,avec de pdtits piliers de brique de neuf pouces en carré :dans le milieu, un peu au-dessous , est une grande pierrede taille de cinq pieds Sc demi en carré, épaisse de vingtpouces. A côté est un mur en demí-cercle, qui va join-dre la pierre dont on a parlé , Sc un autre mur de septpieds d’épais le traverse à deux toises par derrière.

Un autre, qui est nord Sc sud, semble venir le joindre,Sc celui-ci est coupé d’une ouverture qu’on croit avoirété une porte dont le seuil est une pierre de cinq piedsfur quatre de large , encastrée par un bout fur un pare-ment de grandes briques ; l’autre paroît l’avoir été aussi.Ayant fait fouiller au-dessous jusqu’à dix pieds de pro-fondeur , 011 a trouvé une arcade de brique , bouchéed’un côte de pierres de taille , 8 c un autre mur en re-tour formant un angle fort obtus.

Environ a huit cens toises de l’ëglise , ausud-est, furune hauteur , on volt la moitié d’un temple oéìogone,qui subsiste encore hors de terre, de trente Sc un piedsde haut, revêtu par dedans Sc par dehors de petites pier-res de quatre pouces en carré, taillées proprement Scposées par assises réglées. Les angles , le bas Scie haut,à quatre pieds prés du sommet, font écorchés commes’il y avoit eu une baie, une corniche Se quelque incrus-tation. Entre les pans de l’octogone f G n remarque aussiquantité de trous. Aux côtés de ce temple on découvrequelques vestiges d une levée couverte d’un enduit deciment appliqué fur des pierres à sec.

II paroît d’autres restes de chemins, en forme de lévée,qui pourroient bien être l’ouvrage des Romains, depuisCorfeult jusqu’à deux lieues loin auprès de Beaubois .Sc depuis ce temple jusqu’à pareille distance du côté deQuever. Ce chemin est en plusieurs endroits dans íònentier » quoique le plus souvent couvert de terre.

La conformité du nom, Sc ces débris d’édifices Sc dechemins , portent à croire que le village de Corfeult

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occupe le même lieu oh étoit la ville des Curíoiohtes.Elle étoit le siège d’un évêché , Sc le nom en a eteversement défiguré dans les notices ecclésiastiques 7autres monumens du moyen âge. On l’y trouve écrit

CuRIOSULlTUM , CoRISOPITUM , CoRIOSOFlTUM ,

CivitaS. II faut donc distinguer la ville 8c le siège epjseO'pal. La ville n'est plus que le village de Corfeult: i evechéaété ensuiteappellél’évêché de Cornouailles dunomdu canton.On l’appelle présentement Qu imper ou b-Eper, Sc on y joint le nom de Corentin, qui est celui de foupremier évêque. Cette ville, au reste, a été inconnue atous les géographes grecs.

CU RISCHE-HAFF, Lacus Curonenfìs , lac ou P‘ u 'tôt golfe , dans le royaume de Prusse, le long de la n>erBaltique , de laquelle ilestséparé parle Curiích-Narung-Sa longueur, depuis Memel jusqu’à LabiaW, est d’en-viron seize milles communs d’Allemagne. Sa largeur e ‘très-inégale , assez grande au midi, Sc fort étroite vers lenord. Entre les rivières qu’il reçoit, la Rpffie est la fl t! „ sconsidérable. Au reste, quoique son nom signifie goU' ede Curlande,ií n’est pourtant pas dans la Curlande propt £ 'ment dite , Sc il y a toute la Samogitie entre deux.

CURISCH NARUN G , pointe de terre du royalUme de Prusse , oh elle s’étend entre la mer Baltique ^le golfe de Curlande, qu’elle en sépare du côté du cou"chant, à la réserve d’une ouverture qu’elle laisse pour yentrer auprès de Memel. C’est une langue de terre f° r ^longue 8c fort étroite, oh il n’y a aucun lieu remarqua'ble. Quoiqu’on écrive Naning prononcez Nerung. D el’Iíle écrit conformément à la prononciation.

1. CURIUM. Voyez. Cvrïas.

2. CURIUM Àger. Ortélíus croit qu’il y tfv 01 }chez les Sabins un lieu nommé Curium ; du moins »s’en explique si brièvement qu’il donne lieu de le crost e>II cite en preuve le livre des colonies. On trouve en efl £tdans Frontin Curium Sabinorum ager ; mais Citrix 1est le génitif de Cures. Voyez, ce mot.

Z- CURIUM. Ortélius trouve une ville de, ce fl 0 * 11en dEtolie, Sc cite le VII e . livre d’Hérodote. Voyez.ticle qui fuit.

4. CURIUM. Le même géographe met, fur l’aut°'ri té d’Eustathe , une montagne de ce nom dans le mênj epays ; Strabon la nomme Curius , selon lui. Mais j ene trouve dans Strabon , /. 10, p. 451 , que CuRi^'qui étoit íàfis douté une ville assez près de Pleure»-CURLANDE ou Courlande, comme onpf 0 'nonce, petit pays avec titre de duché , dans la Livo» J f’dont il faisoit autrefois partie , Sc dont il est détacb £ jfous la protection du roi de Pologne. II est borné au n 0 !par le golfe de Riga 8c par le Dunce , qui le sépare ^la Livonie , au midi par la Samogitie, au couchantla mer Baltique : il confine par son extrémité orienta^au duché de Lithuanie. Míttau en est la capital^-^comprend la Curlande proprement dite , Sc le duchéSemigalle. Voyez, ce mot.

Ce duché faisoit autrefois partie de la Livonie;cette province ayant été ruinée par les Suédois 8 c p arRusses , l’archevêque de Riga, Sc le grand maît se ,l’ordre de Livonie se mirent sous la protection du r ° gj,Pologne, avec tout ce qu’ilspossédoient encore aloi" 3, ^gismond Auguste, roi de Pologne, érigea la Curla»duché, l’an 1561, Sc la donna à Gottard Ketler de M e j„rod, dernier grand maître de l’ordre; Sc, après Ravoir °^ cgé de quitter la dignité de grand maître, il le décte** ^de Curlande Sc de Semigalle ; qualité qui paíïà a > eScesseurs. . ‘

La maison de Gottard Ketler a joui ainsi ^'}> sla nd»de Curlande jusqu’au 5 de mai 1737, que Fer» 1 ^ ortdernier duc de Curlande de cette maison , éta» 0llsans enfans , les états du duché élurent à fa P^we» 1 *mois de juin suivant, Maurice , comte de Saxe» - nedepuis maréchal de France ; mais forcés par la g fsle slAnne, ils élurent un mois après , pour leur duc >

Jean, comte de Biren, qui fut dépouillé de cette e ,Sc proscrit en 1740. Le roi 8c la république de P° |j s jlen revêtirent Charles-Christian, prince de Saxe - jjj,en a été dépouillé après la mort de son pere , , j a ns

roi de Pologne , Sc le duc de Biren a été r£ta ^ e sse lale duché de Courlande. Dans le pays, ° n Y Scande >religion Luthérienne. Baudrand nomme la gitans »en latin, Curlandia , d’autres Curonia tes ^. 0 uY £rCuxones Sc Cmoni 3 il y en a quí croient