Band 
Tome second. C - F.
Seite
563
JPEG-Download
 

CUR

6. CURÍA DEI, nom latin de la Courdíeu, abbayede France. Voyez, Cour-Dieu.

7 , - CURl MURÍA , iíle de l’Océan , sur la côte? ^ Arabie Heureuíe, vis-à-vis l’embouchure de ia ri-

X ieie de Prim , au midi d u cap de Viré. Entr’elle Scembouchure de cette riviere est un assez grand nombreecuests ; mais il y en a encore davantage du côté dupj"8 e > c’est-à-dire , à Porient méridional de cette iíle.de est vers le 71 e . degré de longitude , Sc par les 17 d.

at stude-nord. Si la riviere , nommée Prim par De‘le p») (>st la même que le Prion de Ptolornée, il s’en-~ IVra que cette iíle est la Dioscoride de cet auteur.

^Pendant en comparant ses diverses cartes, il en ré-dlte qu'i[ prend (U la Dioscoride des anciens pour la^ocotora des modernes ; 8 c quoiqu’il marque en íbn lieu1 iíle dont il est ici question , il ne marque point queldom il croit que les anciens lui ont donné. ( a ) Carte de1 Egypte , de La Nubie & de L’Abìjjinic. ( b ) Or bis Veter.not - Tabula.

ÇUR. 1 APÍUM, promontoire de la Gaule, dans l’A-^uitaine , selon Ptolornée. Chaque savant P a expliqué àa maniéré. Gérard Mercator le prend pour S o t l a cSollac ou Soulac est dans la pointe qui resserre audj'di Pembouchure de la Garonne, dont le promontoire^fwiar.um iPétoit pas voiíîn , selon Ptolornée. Scaliger,«ans ses remarques fur Ausone , dit que c’est la TesteBusch, Vinet dit que le nom moderne est Gordan.Ft Besteforêt, que c’est aujourd’hui le cap Sainte* a Rie. La vérité du fait est, qu’il n’y a point au midi, e ta Garonne jusqu’à Rayonne > de cap aussi avance quetadevroit être celui de Ptolornée , si la position qu’ilta donne, par rapport á Pembouchure de la Garonne,et °it fort juste. Qelques-uns ont cru que c’est la PointeF’A r c A s s o n , comme le remarque Baudrand , édit.I68r.

CTJRÏAS , promontoire de Piste de Cypre, dans íaPartie méridionale. Pline , /. 5, c. 3 1 , y met une villea Ppellée de même. Etienne le géographe nomme la villeCurium, Sc garde, le nom de Curias pour le cantonost elle est. Ce cap s’appelle présentement Capo delleGatte , Sc la ville qui s’appelle Audi mot , est située*out auprcs.

^CURJAT, petite ville.de l’Yemen , dans P ArabieWeureuíe , fur la côte , vis-à-vis de l’ifle de Mazira ,S^viron à cinquante-cinq lieues du cap de Raz-al-Gate.

c Piste la néglige. Baudrand, édit. 1705 , dit : Quel-ss^es-uns conjecturent que c’est le lieu nommé par Pto-^mée DiANL Oraculum, c’est-à-dire, l’oracle de

CUR

56 3

iane.

J CURiATES,ancien peuple d’Italie , vers l’Ombrie.

1 n’en étoit déja plus question du tems de Pline, l. ; »° st LU " en parle comme d’une nation détruite.

CURiQ'pA , iste du golfe Adriatique, fur la côtes e flllyrie » selon Pline, /. 3 , c. 21 , Sc Ptolornée , 2,

• *7- Strabon l’appelle CïractiCA, K C’est

Pfesentement Piste de Vegia.

j *• CURICUM , ville de Piste Curicta, selon Pto-omée, /. 2 t c.ult. C’est aujourd’hui la ville de Vegia,^ 1 nie de meme nom.

. 2 - CURICUM, campagne dans le pays des Amo-,Ites * selon Jofephe, Antic[. 1 . 7.

^ 3 ' CURICUM. II semble queProcope, JEdifo. I. 5 »5jnsi nommé une ville de l’Iíaurie.

^ DRlUIUM. TElien nomme de la sorte un lieu oh£r^ j Voit quantité de cerfs. Assez près de-là étoit unquel k° ÍS consacré à Apollon ; mais il ne dit point en* Pays étoit ce lieu. Ortéiius , de qui est cet article »y “ te si ce ne seroit pas Curium dans Piste de Cypre.I rt Ci Itacfaur.

^ taURIGA. Voyez . Ucultiniacum.pi , URIGA , f Le] petit pays de la presqu’ísle de

. "Oe , j.t_ n._ t. j. 7 ií 1 1 T-N

Vit

-deçà du Gange, fur la côte de Malabar. Da-

y.

de Curiga prend le uom nommé Curríva-

banane & Crangaoor. Son roi. "™® butairC , «n^ad, mena au Samorm , duquel il ro yaume>

secours de trois mille hommes ,1 1 5°4^ . du dans

devoir être de fort petite « eîaíiue ’ (: ntio n dans

^lui de Samorin , Sc il n’en est plus & , dit

tas relations modernes. Baudrand , editio 7^taonPappellç aussi quelquefois ClRiOA'r.

CURIGLIANO ou Corigliano , Coriolanum ,ville d’Italie , au royaume de Naples , dans la HauteCalabre citérieure , prés du ruisseau de même nom, en-viron à cinq milles de la côte du golfe de latente,& à six milles de Rossa no au couchant.

CURIGUACURU , riviere de p Amérique méri-dionale. Elie a fa source dans les montagnes de la Cuta-né, Sc, après un long cours vers le midi, elle se déchargedans la riviere des Amazones , par une bouche largede plus de deux lieues. Les Topinambous l’appellentUruna, c’est-à-dire-, eau noire. Les Portugais la nom-ment Rio Negro par la même raison. * Corn. Dict.

CURIONES, ancien peuple de la Germanie, selonPtolornée.

CURIOROWICZA ou Czarnaniverti. C’est,selon Baudrand, le nom moderne de la montagne deThrace , que les anciens ont connue fous le nom deRhodope.

CURIQSOLITES , ancien peuple de la Gaule, dansPArmorique. La ville de même nom est aujourd’hui unevillo presqu inconnue ; car ce n’est que par pure con-jecture » Sc en se copiant aveuglément les uns les autres ,que les commentateurs de César ont dit que c’étoit Cor -nouaiíles ou Quimper. Le peu de conformité de ces nomsavec celui de Curiosolites, dont l’un ou l’autre doit vrai-semblablement avoir été formé, 8 c le peu de vestiges quirestent dans ces villes de la magnificence ou de l’antí-quíté qui doit les avoir distinguées, font des objectionsausqueiles il semble très - difficile de répondre. Quel-ques académiciens de l’açadémie royale des belles let-tres à Paris, connoissantlepays, Sc s’étant persuadés queP ancienne ville de Curiosolites pourroit bien être le vil-lage de CoRSEULT.àdeux lieues de Dînant, versPouest,M. le Pelletier de Souzi chargea > en 1709, un ingénieurde S. Malo de se transporter sur les lieux, d’y examinerles ruines indiquées,Lc d’en faire le rapport le plus circort-stancié qu’il seroit possible. Voici quel fut le fruit decette recherche Sc le rapport de 1 ingénieur.

Le village de Corseult est certainement bâti sur lesruines d’une ville considérable , comme il paroît par lagrande quantité de restes de murailles qu e p 0 n trouvadans les jardins 8 c dans les champs, à quatre ou cinqpieds de profondeur dans la terre. Son église a,íans doute,été bâtie du débris de quelque grand édifice* car on voiten différens endroits des tambours de colonnes de même. grosseur que ceux des pilliers qui forment les ailes duchœur. Tels font ceux que l’on voit a trois cens pas depégliíe , au milieu du grand chemin de Dînant, auprèsdesquels est une base de profil atticurge de trois piedssix pouces de diamètre , avec environ un pied de fustcanelé en spirale. Mais ce qui est de plus remarquable estune grande pierre de cinq pieds de long, large & épaissede trois, que l’on a tirée d’un tombeau pour en faireun pilier octogone, auquel on a laissé une face plus lar-. ge que celles qui lui répondent, pour conserver une ins-cription latine , telle qu’elle est figurée dans la çopíesuivante :

D * M * S.

SILICIA. N A

mgidde-do

M O. AFFRIKAEXIMIA PIETATEFILIUM secutaHIC. S IT A. EST.

V IXI T. AN. L XV.

C N. IANVARIVS. FIL-POSUIT.

Au bas du clocher de la même église, dans un troude seize pouces en carré, on voit une inscription gothi-que , mais tres-difficile à déchifrer.

II paroît en quelques endroits, à fleur de terre, un petitmur de deux pieds quatre pouces continué en droiteligne du íud de l’égliíe vers le nord , fur la longueurd’envíron deux cens toises, 11 traverse le cimetiere par-devant la grande porte, passe entre deux maisons Sc s e ca-che dans un champ, où on ne l’a pas fait chercher, étanttrop mince pour un mur de ville. L es paysans nent qssilest coupé perpendiculairement par un autre mur épaìz q @

Tome II, Bbbb i\