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Tome second. C - F.
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met au même endroit une riviere qu’il nomme Cyparis-J'eis, aujourd’hui Arcadia. La ville donnoit le nom deCypariffus Sinus au golfe, que nous appelions le golfede Ronchio , & de Cypariffurm promontorium , au capvoisin, à qui Baudrand donne pour nom moderne CapoConello.

CYPARISSiEA, ville du Péloponnese, dans laTryphilie, la même qu’Eranna, 8c que celle qui

précede.

CYPARISSUS. Etienne 8c Eustathe nommentainsi une ville de Grece, au mont Parnasse , auprès deDelphes. On l’appelloit aussi Eranum , 8c quelques-unsla nommoient Apolloniade. Voyez, les articles de cesdeux noms.

CYPARODES, lieu voisin de Constantinople, se-lon Pierre Gilles, dans fa description du Bosphore.

CIPASIS, ville quelque part près de l’Hellespont»selon Etienne le géographe, qui cite Hécatée.

C YPE, place forte de Sicile, selon le mêmeEtienne K

1. CYPHANTA, ville du Péloponnese, dans laLaconie, selon Ptolomée, L 3 , c. 16. Elle étoit dansles terres , Sc disterente de celle qui fuit.

2. CYPHANTA, autre ville, mais maritime, duPéloponnese, dans le golfe Argotique, selon Ptolomée,l 2 , <7. r6. Pline, l. 4', c. 5 , en faitauffi mention. Cesdeux géographes les distinguent en ce qu’ils ne don-nent à la derniere que le nom de port, Sc à l’autre letitre de ville, Pausanias, /. 3 ,p. 209» met la premiersà dix stades de la mer.

C Y P H A R A, place forte de Gréce , dans laThessalie, où elle commandoit laDolopie.Títe-Live,

/. 32, en fait mention.

CYPHUS, montagne de Gréce, dans la Perrhebíe,selon Etienne 8c Strabon, /. 8, p. 441 3 c p. 442 , qui dixqu’il y avoit un village de même nom.

CYPRA. Voyez, Cupr^.

i. CYPRE ou Chipre , iíle de la mer médíterranêe,'entre la Sicile au nord, & la Syrie, à Forient. Cette ífle est,célébré dans P antiquité. Elle fut autrefois consacrée àVenus, que les poëtes ont dit y être née , peut-être parcsque les habitans étoient extrêmement amoureux. Sesanciens noms font , Acamantide , Cerastis , Aspelie »Amathusie , Macarie , Cryptos » Colonia » Sphécée »Satrachus, Drosa, Citíca, Justíniana seconda. Hésychédésigne les Cypriots par le nom de Miones , & peut-êtreOvide, leur territoire , par celui d’Ophiusia Arva*MetamA. 10 , v. 229. Voici Phistoíre abrégée des di-vers souverains à qui cette iíle a été soumise. Des ty-rans particuliers s’en firent les premiers souverains. Lesrois d’Egypte y établirent leur domination : ils en furentdépossédés par les Romains. Les Grecs succédèrent auxRomains. L’iste de Cypre faiíòit partie de l’empire deConstantinople. Les Arabes Mahométans, fous le régnédu calife Otman 8c Pempire d’Héraclius, s’en rendirentles maîtres. Les Grecs y rétablirent depuis leur autorité.XJn prince de la maison de Comnenes, que l’empereurEmmanuel en avoit fait gouverneur, se révolta , usurpal’autorité souveraine , 8c, sous le foible régné d’Isaacl’Ange» il demeura maître absolu de cette iíle. C’étoitalors le tems des Croisades. Richard premier, roi d’An-gleterre , allant au Levant avec fa flotte, dont une esca-dre , où étoient quelques princesses, aborda en Cypre du-rant une furieuse tempête, 8c fut insultée 8c pillée parleprince Grec. Richard, à qui on refusa la satisfaction,la prit par les armes, défit le prince de Cypre , le fitprisonnier avec sa fille unique ,■ 8c se rendit maître detoute l’isle. Comme ell e étoit trop éloignée de l’Angle-terre, il \ a vendit aux Templiers qu’elle accommodoít,pour trois cens mille livres. * Vertot , hist. de Malte.

Cet ordre en prit possession , 8c pour y assurer fa do-mination , il y corps considérable des ses trou-

pes ; mais la dureté du gouvernement de ces chevaliers,8c leurs maniérés hautaines , aliénèrent les esprits deleurs nouveaux sujets : d ailleurs les Cypriots > qui suí-voient le rit grec, ne purent se résoudre d’obéir à desreligieux latins : ce fut la source d’une guerre presquecontinuelle entre les grands de cet état 8c sos Templiers,qui furent obligés à la fin d’abandonner l’iiso §c de laremettre au roi d’Angleterre. Les droits en furent cédésà Gui de Lusignan. On prétend que Richard, avant de

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partir de la Palestine, lui fit épouser la princesse de Cy-pre , 8c lui céda la souveraineté de cette iíle, que lesTempliers lui avoient remise, 8c que les princes de la mai-son de Lusignan ont possédée depuis pendant près de troiscens ans. Henri II, l’un de ses successeurs, y reçut lesHospitaliers Sc les Templiers, que les infidèles venoientde chasser de la Palestine 8c de la Syrie. Les Hospitaliersfortifièrent même Limisso , mais ensuite ils tenteront derentrer dans la Terre-Saínte, 8c après quelques effortsinutiles, ils s’emparerent de Fille de Rhodes, d’où ilsprotégèrent les Chrétiens du Levant,-8c sur-tout les roisde Cypre. Les Vénitiens se rendirent maîtres de Cypre,Fan 1480 , 8c la perdirent , Fan 1570 , que les Turcss’en emparèrent. Voici la distribution de cette iíle, com-me elle étoit peuplée 8c habitée du tems de Ptolomée ,l. P, c. 14.

2. CYPRE est, dit-il, environnée de tous côtés pa sla mer • au couchant par celle de Pamphylie de cettemaniéré,

Acamas, promontoire, L’ancíenne Paphos

La nouvelle Paphos Drépanum , promontoire

Zephiríum, promontoire,

A.u midi par la mer d’Egypte 8c de Syrie , de cettemaniéré; après le promontoire Drépanum,

Phrurium, promontoire, L’embouchure dulitiu 3 'Curium, ville, Citium, ville,

L’embouchure du Lycus, Dades, cap ,

Curías, cap, Thron}, ville 8c cap,

Amatonte, .

A l’orient par la mer de Syrie de cette maniéré, apte?le cap Throni,

Ammochostus, promontoire , Elée,cap, # .

L’embouchure duPedée, Uraboos, c’est-à-dire* 1Salamis » queue de bœuf,

Au nord par le petit détroit de Cílicie, de cette st 1 ®niere,

Carpasie » Lapîthos , ville

Le rivage des Achéens, Le cap de Crommíes %Aphrodisium, Soli,

Macarie, Callinuse t

Ceronie, Arsinoé,

, L’embouchure du Lapïthe »

Le territoire de Salamis occupe la partie la plus of,e ^ gtaie dé Fille ; celui de Paphos la plus occidentale : ell£ £l’un Sc l’autre font, le quartier d’Amathonte, 8c le ra°Olympe au midi, 8c le territoire de Lapithos ail nord'

» Les villes dans l’intérieur de l’ifle font,

Chytrus, Triméthus, Tamassu s '

Les ifles qui en dépendent font, les Çleides Sc ^Carpases.

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Ammíen Marcellín, 1. 14, parle ainsi de l’iste olP -pre. Entre les villes 8c bourgs qui y font en grand n .bre , deux villes la rendent illustre > savoir , Sal 3 / 1 ! ju-Paphos , fameuses, l’une par un temple consacrf, e fl;piter , 8c l’autre par un temple dédié à Venus. E Ktfertile en toutes fortes de productions, 8cpeuty e ^ e estdes pays étrangers. Ses vins font excellons , go4

estla capitale. Long. jo.3.0. J2. 4p. lat.34. 20- D

phîstoss®

Les évêchés de l’isle de Cypre, connus dans 1ecclésiastique, font,

Confiantina ou Confiantia , nommée

géographes latins 8c grecs, à présent CofljfCitium , aujourd’hui Chite.

Amathus , aujourd’hui Lirnijjo. . .

Curium ou Episcopia, selon Etienne. Nig er *

Carmîa.

Paphos, aujourd’hui Baffe.

Arsinoé.

Lapithui » à présent Eapathiosi-

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